Royaume de Hongrie (1867-1918)

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Drapeau.

Le royaume de Hongrie constitue la principale composante des Pays de la Couronne de Saint-Étienne, nom officiel de la Transleithanie. Réformé à la suite du compromis de 1867, le royaume reprend son existence millénaire.

territoire du royaume[modifier | modifier le code]

Le royaume de Hongrie constitue la plus importante des composantes des Pays de la Couronne de Saint-Étienne, du point de vue territorial et politique.

Composition du royaume[modifier | modifier le code]

Le Royaume de Hongrie dans la double monarchie

Géographie du royaume[modifier | modifier le code]

Lors des négociations de paix entre la Hongrie, alors indépendante, et les Alliés en 1918-1919, devant aboutir au traité de Trianon, la délégation hongroise, menée par le géographe Pal Teleki, tente de défendre l'intégrité des territoires ayant dépendu du royaume de Budapest jusqu'en 1918; ses membres présentent ainsi une analyse géographique et ethnographique précisément documentée de la situation du royaume en 1910, date du dernier recensement hongrois[1].

Il constitue un ensemble territorial unifié autour du bassin des Carpathes et de la plaine de Pannonie[2].

Un royaume multi-ethnique[modifier | modifier le code]

La célèbre « carte rouge » de Pál Teleki : élaborée en 1919, elle rend compte de la répartition des nationalités au sein du royaume de Hongrie en 1910.

Le Royaume de Hongrie est le seul État d'Europe dans lequel l'ethnie titulaire, les Magyars, constitue moins de la moitié de la population totale du royaume[3]. Cette caractéristique fragilise le royaume, en dépit de sa force apparente[4].

Des minorités majoritaires[modifier | modifier le code]

La population du royaume est en effet composée de Magyars, de Slaves du Nord (Ruthènes et Slovaques) et du Sud (Croates et Serbes), de Roumains et d'Allemands, installés à partir du début du XVIIIe siècle sur des territoires sur lesquels les colons bénéficient d'exemptions fiscales, comme dans le Banat hongrois les Donauschwaben[5].

Ces minorités soutiennent, dans leur majorité, les Autrichiens dans le conflit permanent entre les deux parties de la double monarchie[4].

Magyarisation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : magyarisation.

En dépit du caractère officiellement libéral du royaume de Hongrie, les différents courants magyars représentés au parlement de Budapest sont partisans d'une intense politique magyarisation des populations non hongroises du royaume. Ils reçoivent sur ce point le soutien des quelques députés représentants des Volksdeutsche établis dans le royaume depuis le XVIIe siècle.

Au fil de l'évolution du royaume, la politique de magyarisation, appuyée sur la loi sur les nationalités, votée en 1868, qui définit le royaume un ensemble unitaire[6], se fait de plus en plus affirmée, axée sur la mise en avant de la petite noblesse magyare et des allogènes assimiliés[7]. Elle se fonde sur une politique de discrimination des minorités, d'intimidation policière et sur la multiplication des entraves au droit de réunion, pourtant garanti par la constitution de 1868[8].

Élément de cette politique, la politique de « magyarisation symbolique » se met en place à partir des années 1895-1896, marquées par la querelle de l'État avec les églises autour de l'obligation du mariage civil, puis, en 1896, autour de la célébration du Millenium magyar de 1896. Ainsi, de nombreux villages et villes sont rebaptisés de leur nom hongrois; les conscrits voient leur nom magyarisé, la langue magyare est imposée dans les écoles[9]. Dans le même ordre d'idées, la justice est toujours rendue en langue magyare, en contradiction avec la constitution[N 1],[8].

Face à cette politique, les représentants de ces minorités se cherchent des alliés à l'extérieur du royaume : ils bénéficient ainsi du soutien des responsables autrichiens, satisfaits d'affaiblir leurs partenaires hongrois[10], tandis que les nouveaux États des Balkans, essentiellement la Roumanie et la Serbie tentent de protéger leurs compatriotes de la double monarchie[4].

Institutions et vie politique[modifier | modifier le code]

Issu du processus de régionalisation des territoires des Habsbourg qui commence dans les années 1860, le royaume connaît une autonomie interne quasi totale à partir de la conclusion de l'Ausgleich de 1867[11].

Le roi de Hongrie[modifier | modifier le code]

Lié aux pays de la couronne de Saint-Étienne, le roi de Hongrie est, en vertu des liens qui unissent la Transleithanie à l'empire d'Autriche, l'empereur d'Autriche. Deux rois se succèdent entre 1867 et 1918 : François-Joseph Ier et son petit-neveu Charles IV.

En vertu de la pragmatique sanction de 1717, le roi, toujours un membre de la famille des Habsbourg, est également le dépositaire du pouvoir dans les pays autrichiens.

Le roi est sacré à Budapest par le primat catholique du royaume; François-Joseph est sacré le 8 juin 1867, Charles IV le 30 décembre 1916[N 2]. Lors de cette cérémonie, le roi est oint de la couronne de Hongrie, tandis que son manteau a été rapiécé par la nouvelle reine, comme le veut la tradition[12]. Enfin, joignant le geste à la parole, le roi doit gravir à cheval un tertre artificiel, formé avec de la terre de l'ensemble des comitats de Hongrie, et, en brandissant l'épée de sacre aux quatre points cardinaux, s'engager à défendre le royaume[12].

Constitution et institutions du royaume[modifier | modifier le code]

Le royaume est refondé en 1867 sur des bases libérales. Une constitution est adoptée. Cette constitution, mettant en place un régime centralisé, permet la dissolution des diètes provinciales, à l'image de celle de Transylvanie, dissoute par le chef du gouvernement hongrois, Gyula Andrássy, dès la renaissance du royaume en 1868[6].

Le gouvernement est responsable devant le parlement.

Cependant, la classe politique affiche son hostilité à l'encontre d'une réforme institutionnelle visant à élargir le droit de suffrage; cette opposition fournit au roi un moyen de pression sur la classe politique du royaume[13].

Vie politique[modifier | modifier le code]

La constitution de 1868 garantit au royaume des institutions libérales.

Des partis politiques se mettent rapidement en place à partir de 1867. Rapidement, la vie politique du royaume s'ordonne autour de l'opposition entre le parti libéral (ou son continuateur, le parti national du travail), dit parti de 1867, et le parti de l'indépendance. Ces partis sont contrôlés de père en fils par les grandes familles du royaume, les Tisza, Kalman et son fils, Istvan, les Andrassy, Gyula et son fils Gyula, les Kossuth, Lajos et son fils Ferenc (en). Contrôlant le pouvoir pendant 40 ans, le parti libéral, ou parti de 1867, est défait lors des élections législatives de 1905. À l'issue de cette consultation, le parti de l'Indépendance, ou parti de 1848, majoritaire, contrôle une majorité du Reichstag de Budapest[13]. Ces partis magyars voient rapidement apparaître des partis représentant les minorités nationales du royaume : ainsi, en 1881 est créé le parti national roumain de Hongrie[14].

Cependant, en 1910, à l'issue de nouvelles élections, le parti libéral, renommé et réorganisé par Istvan Tisza, reconquiert la majorité. Le gouvernement est alors confié à des proches du nouvel homme fort du royaume[13].

Ces partis connaissent des débats intenses, aboutissant à des scissions et des recompositions, parfois de grande ampleur. Ces scissions et recompositions se font autour des enjeux posés par la place de la Hongrie dans la double monarchie et par la pertinence du maintien de l'alliance avec le Reich[15].

Ce recompositions autorisent l'arrivée au pouvoir de Mihaly Karolyi entre le 25 et le 30 octobre 1918; en effet, celui-ci, appuyé par une minorité au Reichstag, mais par un vaste mouvement au sein du royaume, met en place le 31 octobre un gouvernement de coalition[16].

Liens avec les autres composantes de la double monarchie[modifier | modifier le code]

Principale composante des Pays de la Couronne de Saint-Étienne, le royaume de Hongrie est lié avec le Royaume de Croatie-Slavonie par un Ausgleich hungaro-croate.

Les pays de la Couronne de Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

Le royaume dans l'empire austro-hongrois[modifier | modifier le code]

Principal composante des Pays de la Couronne de Saint-Étienne, le royaume de Hongrie joue un rôle essentiel dans la définition de la politique de la monarchie danubienne.

Ainsi, le royaume participe activement aux négociations avec la Cisleithanie dans le cadre du renouvellement du compromis décennal l'Ausgleich austro-hongrois, fixant les règles de fonctionnement interne de la double monarchie; sont ainsi négociés tous les dix ans les liens entre les deux parties de la double monarchie; en 1917, par exemple, le dernier renouvellement du compromis fixe la participation de la Hongrie au budget commun à 34,4 % de ce budget commun[17]. Le compromis entre les deux parties de la monarchie danubienne oblige à la mise en place d'un budget et de politiques communes dans certains domaines, notamment l'armée, la diplomatie, les affaires commerciales, la monnaie. Ainsi , tous les ans, une délégation parlementaire hongroise participe aux réunions des délégations austro-hongroises : composées de représentants des chambres issus des parlements de l'empire d'Autriche et des Pays de la Couronne de Saint-Étienne, cette réunion parlementaire fait office de parlement austro-hongrois et fixe le budget commun à la double monarchie.

Régulièrement, les débats politiques en Hongrie et au sein des représentants des pays de la Couronne de Saint-Étienne ont des conséquences pratiques sur le dualisme austro-hongrois : à partir de 1908, le royaume connaît une crise politique liée au refus hongrois d'adopter les budgets devant permettre le renforcement de l'armée commune; en 1910, de nouvelles élections résolvent cette crise, en portant au pouvoir des partisans du maintien des liens entre l'Autriche et la Hongrie, regroupés autour d'Istvan Tisza[13].

Rapidement, les antagonismes entre la Cisleithanie et la Transleithanie créent les conditions d'une crispations entre les deux parties de la monarchie, notamment sur la question de ce budget. ainsi, à partir de 1899, les tensions font craindre un éclatement de l'empire des Habsbourg, tandis que, en 1900, puis en 1905, les responsables militaires de la double monarchie envisagent une invasion militaire du royaume de Saint-Étienne[18].

Enfin, le Royaume constitue, au sein de la double monarchie, un grenier à blé de première importance, donnant au royaume un moyen de pression utile dans les périodes crise alimentaire, notamment à partir de [19]

Politique étrangère de la double monarchie[modifier | modifier le code]

Disparition du Royaume[modifier | modifier le code]

Le royaume dans la Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant le conflit, les Hongrois subissent les effets du blocus allié, limité par les productions de céréales du royaume[19].

Cependant, en dépit des difficultés, la vie politique continue, le parlement se réunit et exerce ses prérogatives garanties par les institutions[19]. Cependant, le jeu institutionnel ne remet pas en cause, du moins jusqu'en 1917, la stabilité gouvernementale du royaum[20].

Dans le même temps, les liens entre le Reich et la double monarchie sont définitivement resserrés en 1918, lors de la conférence de Spa du 12 mai, privant la monarchie des Habsbourg d'une sortie de crise sans le Reich, et de ce fait, remettant en cause le royaume en cas de défaite du Reich[21].

L'impossible réforme[modifier | modifier le code]

À partir de la fin de l'année 1916, marqué par l'avènement du nouveau roi, Charles IV, Des velléités de réforme du royaume et de la double monarchie se font nombreuses, soutenues par le roi[22]. cependant, ces velléités de réforme sont bridées par les serments royaux, contractés lors de son sacre : il doit ainsi composer avec le nouveau Palatin du royaume, Istvan Tisza[N 3], hostile à toute modification de la constitution hongroise[12].

Ainsi, dès son entrée en fonction, le nouveau roi exige la mise en œuvre d'une réforme du suffrage comme cela avait été fait en Autriche en 1906; ce dernier, hostile à cette réforme, est rapidement congédié en avril 1917; mais son successeur, Mòric Esterházy, puis le successeur de celui-ci, Sandor Werkele, échouent à imposer au parlement, fermement tenu en main par Istvan Tisza, la réforme souhaitée par le roi[N 4],[23].

À partir du 11 octobre 1918, l'intransigeance des responsables politiques du royaume, hostiles à tout changement politique en Hongrie, commencent à défendre l'idée d'une modification des liens qui unissent le royaume à l'Autriche, proposant la mise en place d'une simple union personnelle entre les deux monarchie[24]. Ainsi, à l'annonce de projet de réforme intérieure de la Cisleithanie, Sandor Werkele présente sa démission, mais ne peut s'opposer efficacement au cours des événements[25].

Indépendance hongroise[modifier | modifier le code]

Dans le contexte de la défaite militaire austro-hongroise, les ferments de dissolution du royaume de Hongrie sont à l’œuvre; cependant les dirigeants hongrois s'en rendent compte trop tard pour enrayer le processus de dissolution, les Roumains de Transylvanie s'agitent, les Slovaques de Haute-Hongrie également. Le 25 octobre, Karolyi fonde un conseil national à Budapest mais hésite sur la nature du futur État hongrois; dès le 24 octobre, le royaume n'a plus de gouvernement légal[26].

De plus, lors des dernières semaines du conflit, les partisans d'une indépendance du royaume, refondé sur des valeurs démocratiques, sont de plus en plus nombreux, regroupés autour de Mihaily Karolyi, partisan d'une rupture de l'alliance avec le Reich[27]. Celui-ci, cependant, défend encore, durant les derniers jours d'octobre, le maintien d'un lien avec la dynastie : il prête son serment devant l'archiduc Joseph, Homo Régius, représentant du roi Charles à Budapest[25].

Dans les faits, dès le 1er novembre 1918, le royaume est indépendant[25], tandis que la guerre continue avec les Alliés, l'Armistice de Padoue ne s'appliquant qu'au front italien[25].

Proclamation de la République[modifier | modifier le code]

Replié avec sa famille dans son château familial d'Eckartsau depuis le début du mois de novembre, Charles IV reçoit le 13 novembre une délégation de membres du conseil national hongrois venus lui demander d'abdiquer; ne disposant d'aucun pouvoir, le roi se contente de rédiger un acte de renonciation à la participation aux affaires de l'État[28].

Le 16 novembre, la République démocratique hongroise est proclamée, abolissant pour la première fois la monarchie en Hongrie[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon la constitution de 1868, la langue majoritairement parlée dans le comitat doit être la langue de la justice.
  2. Le sacre du roi Charles est la dernière grande cérémonie du royaume avant la défaite de 1918.
  3. Ce dernier s'est en effet fait nommer Palatin, remettant en cause la tradition du choix du titulaire de la fonction parmi une branche cadette de la famille royale.
  4. La réforme adoptée en 1917 permet de porter le corps électoral à 3,9 millions de votants, soit plus du doublement, en incluant les anciens combattants, aux adultes sachant lire et écrire et aux ouvriers d'usine.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Kubassek 2011, p. 34.
  2. Kubassek 2011, p. 36.
  3. Karady 2008, p. 19.
  4. a, b et c Seiti 2015, p. 50.
  5. Bled 2014, p. 417.
  6. a et b Grandhomme 2009, p. 28.
  7. Karady 2008, p. 25.
  8. a et b Grandhomme 2009, p. 29.
  9. Karady 2008, p. 26.
  10. Seiti 2015, p. 49.
  11. Karady 2008, p. 18.
  12. a, b et c Bled 2014, p. 260.
  13. a, b, c et d Bled 2014, p. 47.
  14. Grandhomme 2009, p. 30.
  15. Uslu 2007, p. 117.
  16. Bled 2014, p. 423.
  17. Bled 2014, p. 298.
  18. Kennedy et Lellouche 1989, p. 256.
  19. a, b et c Bled 2014, p. 259.
  20. Bled 2014, p. 295.
  21. Gradvohl 2008, p. 2.
  22. Bled 2014, p. 404.
  23. Bled 2014, p. 296.
  24. Bled 2014, p. 405.
  25. a, b, c et d Gradvohl 2008, p. 3.
  26. Schiavon 2011, p. 238.
  27. Bled 2014, p. 408.
  28. Schiavon 2011, p. 250.
  29. Gradvohl 2008, p. 5.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Jean-Paul Bled, L'agonie d'une monarchie : Autriche-Hongrie 1914-1920, Paris, Taillandier, , 464 p. (ISBN 9791021004405). 
  • Christopher Clark, Les somnambules : Été 1914 : comment l'Europe a marché vers la guerre, Paris, Flammarion, , 668 p. (ISBN 978-2-0812-1648-8). 
  • Paul Gradvohl, « Novembre-décembre 1918 : le début de la guerre à la Hongrie », Revue historique des armées, no 251,‎ , p. 47 - 70 (pagination du document pdf) (lire en ligne). 
  • Grandhomme, La Roumanie. De la Triplice à l'Entente, 1914-1919, Paris, Éditions SOTECA, 14-18, coll. « Les Nations dans la Grande Guerre Éditions », , 278 p. (ISBN 978-2-916-38525-9). 
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  • Kennedy et Pierre Lellouche (présentation) (trad. Marie-Aude Cochez et Jean-Louis Lebrave), Naissance et déclin des grandes puissances : Transformations économiques et conflits militaires entre 1500 et 2000, Paris, Payot, coll. « Petite bibliothèque » (no 63), (réimpr. 2004), 415 p. (ISBN 978-2-228-88401-3, OCLC 24930730). 
  • János Kubassek, « Pál Teleki ou les espoirs de renaissance de la nation hongroise dans l'entre-deux-guerres », Hérodote, vol. 1, no 140,‎ , p. 31-45 (DOI 10.3917/her.140.0031, lire en ligne).  (inscription nécessaire) – via Cairn.info
  • Pierre Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Peuples et civilisations » (no 19), (réimpr. 1939, 1948, 1969 et 1972), 779 p. (notice BnF no FRBNF33152114). 
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  • Max Schiavon, L'Autriche-Hongrie dans la Première Guerre mondiale : La fin d'un empire, Paris, Éditions SOTECA, 14-18 Éditions, coll. « Les Nations dans la Grande Guerre », , 298 p. (ISBN 978-2-9163-8559-4). 
  • Arta Seiti, Des guerres balkaniques à la Grande Guerre : un regard stratégique, Paris, Les Cahiers de la Revue Défense Nationale, (ISSN 2105-7508). 
  • Ates Uslu, « Le comte Mihaly Karolyi et la France. Regards croisés, 1909-1919. », Bulletin de l'Institut Pierre Renouvin, vol. 1,‎ , p. 115-130 (DOI 10.3917/bipr.025.0115, lire en ligne).  (inscription nécessaire) – via Cairn.info

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]