Giurgiu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Giurgiu (homonymie).
Giurgiu
Blason de Giurgiu
Héraldique
Image illustrative de l'article Giurgiu
Administration
Pays Drapeau de la Roumanie Roumanie
Région Munténie
Județ Stema Giurgiu.svg Giurgiu
Maire
Mandat
Nicolae Barbu (PSD)
depuis
Code postal 080301
Indicatif téléphonique international +(40)
Démographie
Population 61 353 hab. ()
Géographie
Coordonnées 43° 54′ 03″ nord, 25° 58′ 26″ est
Altitude 25 m
Fuseau horaire +02:00 (heure d'hiver)
+03:00 (heure d'été)
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Roumanie

Voir la carte administrative de Roumanie
City locator 14.svg
Giurgiu

Géolocalisation sur la carte : Roumanie

Voir la carte topographique de Roumanie
City locator 14.svg
Giurgiu
Liens
Site web www.primaria-giurgiu.ro

Giurgiu (en bulgare Гюргево (Giurgevo)) est une ville du sud de la Roumanie et le chef-lieu du județ de Giurgiu, appelé autrefois Vlașca. Sa population s'élevait à 54 655 habitants en 2011.

Giurgiu est bâtie sur la rive gauche du Danube, face à la ville bulgare de Roussé. Les deux villes sont reliées depuis 1954 par un pont routier et ferroviaire, qui est aussi le principal point de passage entre les deux pays.

Géographie[modifier | modifier le code]

Giurgiu est située au milieu des vasières et des marais sur la rive gauche du Danube, tout près de la frontière bulgare. Trois petites îles lui font face dont la plus grande qui abrite son port, Smârda.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tour de l'horloge de Giurgiu, peinture de Valeriu Pantazi.
Centre-ville de Giurgiu.

La région autour de Giurgiu était densément peuplée à l'époque des Daces (Thraces septentrionaux du Ier siècle avant notre ère, décrits par Hérodote) comme le prouve l'archéologie, et même leur roi Burebista y a eu une résidence (on pense que c'était à Popești sur la rivière Argeș).

À l'époque de l'empereur romain Justinien (483-565) c'était l'emplacement de Théodorapolis, ville et port fortifié face à celle de Prista sur la rive droite. Lorsque les Bulgares remplacèrent les Romains, au VIIe siècle, Théodorapolis tomba en ruine et Prista prit le nom de Roussé.

Selon le Codex latinus parisinus (1395) la ville actuelle de San-Giorgio fut fondée au XIVe siècle, pendant le règne de Mircea Ier de Valachie, comme port sur le Danube, par des marchands génois entreprenants, qui y ont établi une banque et pratiqué le commerce des soies et des velours[1]. Ils baptisèrent la ville du nom du saint patron de Gênes, San Giorgio (saint Georges), appellation qui a donné Giurgiu en roumain et Djurdjevo en bulgare. La ville fut conquise en 1420 par les Ottomans qui voulaient ainsi contrôler la circulation sur le Danube.

Ville fortifiée et port, Giurgiu fut souvent impliquée dans les guerres pour la conquête du Bas-Danube ; surtout dans les luttes menées par Michel Ier le Brave (régnant de 1593 à 1601) contre les Turcs et par la suite dans les guerres russo-turques. Elle fut incendiée en 1659. En 1829, Giurgiu est rendue à la Valachie à l'issue d'une nouvelle guerre russo-turque, et ses fortifications sont rasées, lui laissant pour seule défense un donjon sur l'île de Slobozia, réuni à la côte par un pont.

Le a lieu la bataille de Giurgevo entre les troupes russes et turques durant la Guerre de Crimée.

En 1869, Giurgiu et Bucarest furent les deux premières villes roumaines à être reliées par un chemin de fer, construit par les britanniques pour exporter les céréales de la plaine valaque par le Danube et la mer Noire. Le port et la ville se développèrent. Giurgiu fut bombardée par l'armée allemande pendant la Première Guerre mondiale. Elle fut reconstruite dans les années 1920. Comme toute la Roumanie, Giurgiu a subi les régimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste de février 1938 à décembre 1989, mais connaît à nouveau la démocratie depuis 1990.

Depuis les années 1950, le Pont de l'Amitié la relie à la ville bulgare de Roussé, de l'autre côté du Danube. De 1990 à 2007, l'accroissement du trafic, consécutif au retour de la démocratie en Roumanie et Bulgarie, se traduisit par un engorgement de plus en plus étouffant du pont et de la ville, avec des camions de toutes nationalités attendant parfois durant des semaines. Depuis 2007, avec l'entrée des deux pays dans l'Union européenne et l'ouverture de la frontière, la situation s'est beaucoup améliorée.

Démographie[modifier | modifier le code]

Historique des recensements
Ann. Pop.  %±
1912 20 629
1930 31 016 50,4%
1948 30 197
1956 32 613 8,0%
1966 39 199 20,2%
1977 51 544 31,5%
1992 74 191 43,9%
2002 69 587 -6,2%
2011 54 655 -21,5%

Ethnies[modifier | modifier le code]

Religions[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Piero Boccardo, Clario Di Fabio (dir.), Il secolo dei genovesi, ed. Electa, Milan 1999, 472 p., (ISBN 9788843572700) ; Octavian Iliescu, Contributions à l'histoire des colonies génoises en Roumanie aux XIIIe-XVe siècles, Revue Roumaine d'Histoire no 28, 1989, p. 25-52 et le Codex Parisinus latinus in Ph. Lauer, Catalogue des manuscrits latins, p. 95-6, d'après la Bibliothèque nationale Lat. 1623, IX-X, Paris, 1940

Liens externes[modifier | modifier le code]