Programme spatial allemand

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Le programme spatial allemand regroupe l'ensemble des activités spatiales civiles ou militaires allemandes.

Historique[modifier | modifier le code]

Une sonde Helios subit des tests.

Les ingénieurs allemands en développant les missiles V2 durant la Seconde Guerre mondiale font progresser de manière décisive la technique spatiale en mettant au point les principaux dispositifs utilisés par les lanceurs modernes. Mais à la suite de la défaite du régime nazi en 1945, les vainqueurs imposent un moratoire sur toute l'activité allemande relative aux fusées considérées à l'époque comme des armes de guerre. Cette interdiction n'est levée qu'en 1952. Le gouvernement de l'Allemagne de l'Ouest crée cette année-là avec l'appui de plusieurs industriels le Forschungsinstitut für Physik des Strahlantriebe (FPS) implanté à Stuttgart et qui a pour objectif l'étude des moteurs à réaction et des moteurs-fusées. Les alliés imposent toutefois que le centre de recherche se cantonne aux études théoriques. Le premier directeur de l'Institut est Eugen Sänger qui a travaillé avant-guerre sur les avions spatiaux et les statoréacteurs. Celui-ci doit abandonner son poste en 1961 pour avoir assisté le président égyptien Nasser dans la conception de missiles menaçant Israël. En 1959 un centre de recherches est créé à Lampoldshausen (opérationnel en 1962) qui sera amené à jouer un rôle important dans le développement du programme spatial allemand notamment à travers ses bancs d'essais pour moteurs-fusées[1].

L'Allemagne se lance dans le développement de satellites scientifiques avec la signature d'un accord de coopération avec la NASA le 17 juillet 1965. Le premier satellite développé, baptisé Azur doit analyser les interactions entre le vent solaire et le champ magnétique terrestre dans les ceintures de Van Allen. L'agence spatiale américaine fournit le lanceur, les moyens de lancement et de suivi ainsi que sont assistance pour la mise au point de l'électronique embarquée. Azur est lancé le 8 novembre 1969 par une fusée américaine Scout depuis la base de lancement de Vandenberg et permet d'obtenir des informations scientifiques de grande valeur. Ce projet pose les jalons d'une coopération spatiale durable entre l'Allemagne et les États-Unis[2]. Suivent plusieurs autres satellites scientifiques DIAL (1970), AEROS (1974,1975). En 1966 à l'initiative de la NASA, l'Allemagne s'est lancé en coopération avec l'agence spatiale américaine dans un projet beaucoup plus ambitieux d'un cout de 267 M$ dont 180 à la charge de l'Allemagne. Les sondes jumelles Helios placées en orbite autour du Soleil doivent étudier les manifestations de l'astre durant un cycle solaire complet ainsi que les caractéristiques du milieu interplanétaire telles que le champ magnétique. Le constructeur allemand MBB est chargé de construire les satellites tandis que des instituts de recherche allemands fournissent 7 des 10 instruments scientifiques. Les sondes sont lancées en 1974 et 1976 et remplissent parfaitement leurs missions. Ce sont les premiers engins spatiaux européens à s'aventurer dans l'espace interplanétaire[3].

En 1976 l'Allemagne décide d'abandonner tout projet spatial national ou même bilatéral et de financer uniquement des projets développés dans le cadre de l'Agence spatiale européenne. Elle maintiendra cette politique jusqu'en 1989. Au sein de l'agence européenne, l'Allemagne contribue plus particulièrement au projet Spacelab de laboratoire spatial embarqué dans la soute de la navette spatiale américaine[4].

La politique spatiale allemande[modifier | modifier le code]

À partir des années 2000, l'activité spatiale fait partie des thèmes stratégiques que les dirigeants allemands suivent de près. Pour la première fois en 2001, le gouvernement allemand, dirigé à l'époque par le chancelier Gerhard Schröder, définit une stratégie spatiale. En 2009 la nouvelle équipe gouvernementale de tendance libérale dirigée par Angela Merkel veut dynamiser l'activité spatiale en fixant des objectifs au secteur au service de la capacité d'innovation de l'Allemagne. Le gouvernement constatant l'importance croissante du spatial dans le quotidien des allemands entend accroître les parts de marché de l'industrie allemande tout en trouvant le rapport le plus efficace entre programmes nationaux et ceux développés en coopération. L'Allemagne souhaite renforcer les règles internationales régissant l'activité spatiale notamment pour prendre en compte le poids croissant des acteurs privés. Enfin le secteur spatial doit prendre en compte les questions globales relatives à l'environnement et à la sécurité[5].

Le budget alloué au spatial reflète l'importance croissante de ce secteur aux yeux des responsables politiques allemands. En 2011 le budget institutionnel du spatial s'élève à 1,15 Mds€ en provenance des fonds des ministères de la Recherche (BMBF), de l'économie (BMWi), des transports (BMVBS) et de la Défense (BMVg)[5] :

  • La part de ce budget allouée aux projets de l'Agence spatiale européenne est particulièrement importante. En 2 011 692 M€ du budget spatial allemand (soit 60 %) sont versés à l'ESA dont 60 M€ au titre de GMES (Observation de la Terre) et 21,6 M€ pour Galileo (système de navigation par satellite) proviennent du BMVBS. Le solde est versé par le BMWi. En 2012 la contribution allemande portée à 750,5 millions devance pour la première fois celle de la France (718,8 M€) reflétant l'intérêt croissant des dirigeants allemands pour ce secteur.
  • L'Allemagne contribue à hauteur de 40,5 M€ (fournis par BMVBS) à EUMETSAT l'organisation européenne responsable des satellites météorologiques et de la distribution de leurs données
  • Le programme regroupant les projets non conçus dans le cadre de l'ESA reçoit 242 M€ sur une ligne budgétaire du BMWi
  • Les activités de recherche et de développement spatial ont un budget de 157 M€ (hors frais de fonctionnement DLR)
  • Le programme spatial militaire reçoit 26,6 M€ de provenance BMVG.

La politique spatiale implique plusieurs ministères fédéraux dont les besoins sont mis en cohérence par un coordinateur pour la politique aérospatiale. Le BMWi est responsable de l'élaboration de la politique spatiale allemande en prenant en compte les orientations du gouvernement et les besoins des autres ministères impliqués. Au sein du Bundestag, le groupe de réflexion aérospatial (227 membres) discute des questions aérospatiales. Les représentants des Länder au sein du Bundesrat confirment ou non les lois et propositions de budget spatiaux. Les gouvernements des Länder sont dans certains cas directement impliqués dans le développement de l'activité spatiale. C'est le cas des dirigeants des Länder de Brême et de la Bavière qui ont investi des fonds régionaux importants dans l'industrie et la recherche spatiale[5].

Les programmes nationaux et bilatéraux[modifier | modifier le code]

Les projets spatiaux purement nationaux sont particulièrement peu nombreux pour plusieurs raisons[6] :

  • L'Allemagne ne s'est lancée qu'en 1962 dans des réalisations spatiales notamment parce que tous travaux non théoriques dans le domaine lui ont été interdits par les Alliés après la Seconde guerre mondiale.
  • L'Allemagne a dès le départ privilégié les projets spatiaux internationaux par rapport à des projets purement nationaux. Ainsi en 2000 85 % du budget spatial allemand était consacré à des programmes internationaux.
  • Le programme spatial habité a absorbé une grande partie du budget. L'Allemagne a financé 50 % des coûts du module de recherche Spacelab embarqué dans la soute de la Navette spatiale américaine et 45 % du module Columbus de la Station spatiale internationale.

Satellites scientifiques[modifier | modifier le code]

  • Azur (1969)
  • DIAL (1970)
  • AEROS
  • Feuerrad (Firewheel) (1980) perdu au lancement d'Ariane 1
  • CCE ou AMPTE 1 ou Explorer 65 est projet élaboré avec la NASA (1984)

Sondes spatiales[modifier | modifier le code]

L'Allemagne a développé fortement ses compétences spatiales en menant le projet de sonde spatiale Helios à parité avec la NASA.

Télescopes spatiaux[modifier | modifier le code]

  • Rosat est un télescope spatial allemand dédié à l'observation des rayons X mous (0,1 à 2 keV) lancé en 1990 qui a réalisé un inventaire systématique des sources de rayons X et qui a permis d'en identifier environ 125 000. Le satellite embarquait également un télescope fonctionnant dans l'ultraviolet lointain qui a permis d'identifier 479 sources dans l'ultraviolet lointain[7].
  • ABRIXAS lancé en 1999 devait prendre la suite de Rosat mais est perdu de manière accidentelle quelques jours après son lancement[8].
  • L'Allemagne est fortement impliqué dans la mission russe Spektr-RG un télescope spatial à rayons X mous dont l'instrument principal eRosita est fourni par l'institut Max Planck. Le projet lancé dans les années 1990 a été fortement ralenti par les déboires économiques de la Russie et même annulé en 2002. Réactivé par la suite le projet devrait déboucher sur une mise en orbite en 2018[9]..

Satellites d'observation de la Terre scientifiques[modifier | modifier le code]

Vue d'artiste des deux satellites GRACE.
  • Equator-S est un petit satellite scientifique à bas coût s'inscrivant dans le programme international ISTP lancé en 1997 ayant pour objectif de mesurer avec une grande précision le champ magnétique terrestre, le plasma et le champ électrique dans plusieurs régions de l'espace mal couvertes par le programme ISTP. Le satellite est tombé en panne le mais a pu fournir durant sa phase opérationnelle un grand nombre d'informations scientifiques de valeur[10].
  • CHAMP est un satellite scientifique lancé en 2000 dont l'objectif était de mesurer avec une grande précision le champ magnétique terrestre, le champ de gravité de la Terre et d'effectuer des mesures des caractéristiques de l'atmosphère par occultation radio des signaux GPS. Le satellite a rempli ses objectifs en effectuant des mesures durant plus de 10 ans soit 2 fois plus que la durée prévue[11].
  • GRACE est une mission spatiale conjointe de la NASA et de l'agence spatiale allemande lancée en mars 2002 et destinée à effectuer des mesures détaillées de la gravité terrestre. Une deuxième mission, baptisée GRACE-FO et constituée de satellites aux caractéristiques très proches doit poursuivre les mesures du champ de gravité de la Terre à compter de 2018[12].
  • MERLIN est un mini-satellite scientifique développé par l'Allemagne et la France qui doit mesurer avec une précision inégalée la distribution spatiale et temporelle des émissions de méthane pour l'ensemble de la planète. Le satellite doit être lancé en 2020 par une fusée européenne Vega[13]..

Satellites d'application[modifier | modifier le code]

Un des domaines de prédilection est la réalisation de satellites d'observations de la Terre :

Satellites de télécommunications :

Satellites technologiques[modifier | modifier le code]

  • TET
  • TUBSAT est un programme de nano-satellites développés par l'Université technique de Berlin. L'objectif de ce programme est de mettre au point des systèmes de contrôle d'attitude, des techniques de stockage et de transmission des données ainsi que des systèmes d'observation de la Terre avec une attention particulière sur les techniques de surveillance des désastres. Depuis le début du programme en 1985 11 satellites de cette série ont été lancés (actualisé fin 2017)[14].

Satellites militaires[modifier | modifier le code]

Durant la guerre du Kosovo l'Armée allemande s'est heurté aux réticences des États-Unis à partager le renseignement militaire collecté par sa constellation de satellites de reconnaissance. Tirant les leçons de ce conflit, la Bundeswehr a commandé et déployé entre 2006 et 2008 5 satellites de reconnaissance radar SAR-Lupe fournissant des images caractérisés par une résolution spatiale de 1 mètre. Ce type de satellite présente l'avantage par rapport aux satellites de reconnaissance optique de pouvoir fournir des images quelles que soient l'heure et la couverture nuageuse. En 2013 l'Armée allemande a passé commande d'une constellation baptisée SARah composée de trois satellites d'environ 2 tonnes destinés à remplacer les SAR-Lupe dont la durée de vie opérationnelle théorique s'achève en 2015-2017. Contrairement aux satellites SAR-Lupe tous identiques, les satellites SARah sont de deux types ce qui permet d'améliorer la résolution spatiale qui est portée à 35-40 centimètres. Les satellites et les équipements des deux stations au sol sont fournis par la société allemande OHB-System qui avait déjà été le principal contributeur de la génération précédente. La filiale allemande de Airbus D&S fournit l'antenne réseau à commande de phase et les équipements au sol associés qui présentent la principale innovation de la constellation[15]. Les satellites doivent être placés en orbite par un lanceur américain Falcon 9 dans le cadre de vols planifiés en 2018 et 2019[16]. Fin 2017 le gouvernement allemand décide de doter l'Allemagne de satellites de reconnaissance optique en propre. Il s'agit de répondre aux besoins du service de renseignement allemand, le BND (Bundesnachrichtendienst) qui souhaite en finir avec la dépendance vis à vis des moyens de reconnaissance des nations alliées (États-Unis, France). Le contrat de 400 millions € porte sur l'acquisition de 3 satellites baptisés Georg développés par la société OHB System. Le projet est géré conjointement par le BND, l'Armée de Terre et l'aAgence spatiale allemande. Les satellites pourraient être lancés vers 2022[17],[18].

Lanceurs[modifier | modifier le code]

Les contributions au programme de l'Agence spatiale européenne[modifier | modifier le code]

Avec une participation financière de 750,5 millions €, l'Allemagne est devenu en 2012 le premier contributeur de l'Agence spatiale européenne dépassant la France pour la première fois depuis sa création. Alors qu'une part importante de la contribution française porte sur le développement des lanceurs, la contribution allemande est plus axée sur les programmes scientifiques.

Sondes spatiales interplanétaires[modifier | modifier le code]

L'Allemagne a fourni ou fournira les instruments scientifiques des sondes spatiales européennes suivantes :

  • Mars Express caméra à haute résolution HRSC
  • Venus Express Caméra VMC (Venus Monitoring Camera)
  • Rosetta atterrisseur
    • Philae : spectroscope imageur OSIRIS-Optical, analyseur d'ions COSIMA, expérience de radio science RSI
  • SMART-1 spectromètre infrarouge SIR (SMART-1(Infrared Spectrometer)
  • ...

Autres satellites scientifiques[modifier | modifier le code]

L'Allemagne a participé de manière importante aux satellites scientifiques d'observation de la Terre suivants :

Télescopes spatiaux

Vol spatial habité[modifier | modifier le code]

  • Spacelab laboratoire embarqué dans la soute de la Navette spatiale américaine Columbus laboratoire européen de la Station spatiale internationale.

Lanceurs[modifier | modifier le code]

Les spationautes allemands[modifier | modifier le code]

Thomas Reiter durant une sortie extravéhiculaire au cours de son séjour dans la Station spatiale internationale (2006).

En 2013 deux spationautes allemands font partie du Corps européen des astronautes. Le vétéran Hans Schlegel a séjourné à bord du module de recherche Spacelab de la navette spatiale américaine du 26 avril 1993 au 6 mai 1993 dans le cadre de la mission STS-55. Il a été également spécialiste de mission dans l'équipage de la mission STS-122 qui a placé en orbite le module de recherche européen Columbus pour son assemblage avec la Station spatiale internationale[19]. Alexander Gerst, sélectionné en 2009, doit faire partie de l'équipage permanent de la station spatiale en 2014 pour une durée de 6 mois dans le cadre des Expédition 40 et 41[20].

Historique[modifier | modifier le code]

Sigmund Jähn ressortissant de l'Allemagne de l'Est est le premier allemand à voler dans l'espace dans le cadre du programme soviétique de coopération spatiale internationale Intercosmos. Il est mis en orbite dans le vaisseau Soyouz 31 et fait partie brièvement de l'équipage de la station spatiale soviétique Saliout 6. Il séjourne dans l'espace du 26 aout 1978 au 3 septembre 1978.

L’Agence spatiale européenne crée en 1978 le Corps européen des astronautes. L'Allemagne de l'Ouest qui s'est impliqué fortement dans le programme de la navette spatiale américaine en finançant et développant en grande partie le module de recherche Spacelab embarqué dans la soute de la navette envoie à plusieurs reprises des astronautes en tant que spécialiste du mission. Par ailleurs des spationautes allemands participent à des missions à bord de la station russe Mir dans le cadre du programme Euromir

  • Ulf Merbold effectue trois séjours dans l'espace en tant qu'astronaute de l'Agence spatiale européenne. Il vole du 28 novembre au 8 décembre dans le cadre de la mission STS-9 de la navette spatiale américaine Columbia comme spécialiste de mission du laboratoire de recherche européen Spacelab. Dans le même rôle il séjourne dans l'espace du 22 janvier au 30 janvier 1992 à bord de la navette Discovery dans le cadre de la mission STS-42. Enfin il séjourne à bord de la station spatiale russe Mir du 3 octobre au 4 novembre 1994.
  • Ernst Messerschmid et Reinhard Furrer spécialistes de charge utile sont spécialistes de mission du laboratoire de recherche européen Spacelab à bord de la navette spatiale américaine Challenger dans le cadre de la mission STS-61-A du au .
  • Klaus-Dietrich Flade premier astronaute de l'Allemagne réunifiée, il vole du 17 mars 1992 au 25 mars 1992 à bord de la station spatiale russe Mir.
  • Ulrich Walter séjourne avec Hans Schlegel à bord du module de recherche Spacelab de la navette spatiale américaine du 26 avril 1993 au 6 mai 1993 dans le cadre de la mission STS-55.
  • Reinhold Ewald vole du 10 février 1997 au 2 mars 1997 à bord de la station spatiale Mir
  • Gerhard Thiele vole comme spécialiste de mission (STS-99) à bord de la navette spatiale Endeavour du 11 au 22 février 2000.

Au début des années 2000 débute l'assemblage de la Station spatiale internationale. Hans Schlegel participe à la mise en place du module Columbus en 2008 et Thomas Reiter, qui a séjourné du au à bord de Mir (avec une sortie extravéhiculaire le ), fait partie du 6 juillet au de l'équipage permanent de la station réalisant le plus long séjour d'un spationaute allemand dans l'espace (171 jours).

Organisation[modifier | modifier le code]

Agence spatiale et instituts de recherche[modifier | modifier le code]

Le programme national est piloté par le Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt (DLR) qui est par ailleurs chargé de la recherche aérospatiale. La DLR représente l'Allemagne au sein des instances européennes et internationales. En 2011 la DLR disposait d'un budget de 157 M€ hors frais de fonctionnement pour traiter 6 axes de recherche dans le domaine spatial :

  • Technologie des systèmes spatiaux (33 %) ;
  • Observation de la Terre (28 %) ;
  • Transport spatial (16 %) ;
  • Recherche dans les conditions orbitales / microgravité (9 %) ;
  • Communication/Navigation (7 %) ;
  • Exploration spatiale (7 %).

Établissements de l'Agence spatiale européenne[modifier | modifier le code]

L'Allemagne héberge deux des établissements de l'Agence spatiale européenne[21]. :

  • L'ESOC, Centre européen d'opérations spatiales, est situé à Darmstadt. Il est chargé des opérations de commande et contrôle en orbite des satellites de l'ESA.
  • L'EAC, Centre des astronautes européens, est situé à Cologne. Il forme les astronautes aux futures missions.

L'industrie spatiale allemande[modifier | modifier le code]

L'industrie spatiale allemande est montée en compétence progressivement dans le cadre des grands programmes réalisés en coopération comme le laboratoire spatial Colombus, le cargo spatial ATV, les lanceurs Ariane et la réalisation d'instruments pour les satellites scientifiques. Elle est dominée par deux grands groupes Astrium GmbH (4 500 personnes pour 1,4 Mds€) qui dispose d'établissements à Brême, Friedrichshafen, Trauen, Lampoldshausen et Ottobrunn et OHB 2 206 personnes pour 456 Mi€) implanté à Augsbourg, Mayence, Brandebourg, Salem, Schwering, Munich et Brême qui est plutôt positionné comme intégrateur de systèmes. Des sociétés de plus petite taille sont spécialisées dans des prestations ou équipements comme IABG (1 000 employés, centre de test et d'analyse), Teldix (roues de réaction), Tesat-Spacecom (1 200 employés, télécommunications par satellite), Thales Electron Devices (390 employés) et ND Satcom (300 employés, équipementier et intégrateur système sol)[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Harvey 2003, p. 118-119
  2. (de) « 35 Jahre AZUR - Am 08. November 1969 startete Deutschlands erster Forschungssatellit », DLR,
  3. Ulivi et Harland 2007, p. 196-198
  4. Harvey 2003, p. 121
  5. a, b, c et d Les enjeux et perspectives de la politique spatiale européenne 2012
  6. (de) Bernd Leitenberger, « Deutsche Satelliten » (consulté le 22 juin 2013)
  7. (en) « ROSAT - Introduction », sur http://www.mpe.mpg.de, Max-Planck-Institut für extraterrestrische Physik (consulté le 17 novembre 2017)
  8. (en) « ABRIXAS - Small Satellite Technology », Max-Planck-Institut für extraterrestrische Physik (consulté le 3 mai 2013)
  9. (en) « Spektr-RG », sur Russianspaceweb.com (consulté le 9 janvier 2012)
  10. (en) « Equator-S : Mission & Opérations », Institut Max-Planck de physique extraterrestre (consulté le 8 mai 2013)
  11. (en) « CHAMP », sur EO Portal, Agence spatiale européenne (consulté le 4 mai 2013)
  12. (en) « GRACE-FO », sur EO Portal, Agence spatiale européenne
  13. (en) « Surface Water and ocean topography : technology », EO Portal (ESA) (consulté le 16 janvier 2015)
  14. (de) « TUBSAT-Missionen », sur Institut für Luft- und Raumfahrt Fachgebiet Raumfahrttechnik, Technische Universität Berlin (consulté le 17 novembre 2017)
  15. (de) Christian Dewitz, « Neue Aufklärungssatelliten f0r die Bundeswehr », sur Bundeswehr-Journal, Bundeswehr,
  16. (en) Peter B. de Selding, « Falcon 9 Selected To Launch German Military Radar Satellites », sur spacenews.com,
  17. Stefan Barensky, « Feu vert pour Georg, satellite espion allemand », sur Aerospatium,
  18. (en) Gosnold, « A new German space policy? », sur Blog Satellite Observation - Observing Earth Observation satellites,
  19. (en) « Hans Schlegel », sur ESA (consulté le 22 juin 2013)
  20. (en) « Alexander Gerst », sur ESA (consulté le 22 juin 2013)
  21. « L'ESA faits et chiffres », sur ESA (consulté le 23 juin 2013)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sebastian Ritter, Note de présentation du Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR), Ambassade France en Allemagne, (lire en ligne)
  • Les enjeux et perspectives de la politique spatiale européenne, Ambassade de France en Allemagne, (lire en ligne)
  • (en) Brian Harvey, Europe Space's Program : To Ariane and beyond, Springer Praxis, (ISBN 978-1-852-33722-3)
  • (en) Paolo Ulivi et David M. Harland, Robotic Exploration of the Solar System Part 1 The Golden Age 1957-1982, Springer Praxis, (ISBN 978-0-387-49326-8)
    Description détaillée des missions (contexte, objectifs, description technique, déroulement, résultats) des sondes spatiales lancées entre 1957 et 1982.
  • (en) Paolo Ulivi et David M Harland, Robotic Exploration of the Solar System Part 2 Hiatus and Renewal 1983-1996, Springer Praxis, , 535 p. (ISBN 978-0-387-78904-0, OCLC 472232662, présentation en ligne)
    Description détaillée des missions (contexte, objectifs, description technique, déroulement, résultats) des sondes spatiales lancées entre 1983 et 1996.
  • (en) Paolo Ulivi et David M. Harland, Robotic Exploration of the Solar System Part 3 Wows and Woes 1997-2003, Springer Praxis, (ISBN 978-0-387-09627-8)
    Description détaillée des missions (contexte, objectifs, description technique, déroulement, résultats) des sondes spatiales lancées entre 1997 et 2003.

Articles connexes[modifier | modifier le code]