Programme spatial de la Chine

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Un lanceur Longue Marche 2D décollant depuis la Centre spatial de Jiuquan le 28 septembre 2012 avec le VRSS-1, premier satellite d'observation de la terre vénézuélien .

Le programme spatial de la République populaire de Chine a accompagné l'essor économique très rapide du pays durant les deux dernières décennies. La Chine dispose désormais d'une famille de lanceurs complète, les lanceurs Longue marche, et a mis sur pied des programmes couvrant l'ensemble de l'activité spatiale : satellites de télécommunications, d'observation de la Terre, météorologiques, navigation, satellites de reconnaissance militaire. Elle a lancé par ailleurs un programme spatial habité qui s'est traduit par un premier vol habité en 2003 et la mise en orbite d'un embryon de station spatiale, Tiangong 1 en 2011. La Chine a un plan de développement ambitieux qui comprend à court terme la réalisation d'une station spatiale en orbite basse, l'envoi de robots à la surface de la Lune ainsi que le développement d'une nouvelle famille de lanceurs Longue Marche 5.

Historique[modifier | modifier le code]

Coopération avec l'Union soviétique et développement des premiers missiles balistiques (1957-1966)[modifier | modifier le code]

Le missile Dongfeng 1 au musée militaire de la Révolution du peuple chinois, première fusée chinoise.

Comme les autres puissances spatiales, la Chine a commencé par développer des missiles balistiques qui ont par la suite constitué le point de départ pour la réalisation de lanceurs. En 1956, la décision de développer un programme de missiles balistiques est prise. En octobre 1956, un institut de recherche rattaché au ministère de la Défense aux moyens modestes et baptisé Cinquième académie est fondé à Pékin pour développer un missile et un lanceur. La Chine profite du retour de plusieurs dizaines de chercheurs d'origine chinoise chassés des États-Unis par la paranoïa anticommuniste des années 1950. Qian Xuesen chercheur de haut niveau ayant travaillé sur les programmes de missiles et de lanceurs américains est autorisé à rentrer en Chine en 1955 après de longues négociations entre les gouvernements américain et chinois et joue un rôle fondamental dans la fondation du programme des fusées chinoises en prenant la tête de la Cinquième académie. À l'époque les dirigeants chinois entretiennent des liens étroits avec l'Union soviétique considérée comme un pays frère régi par les mêmes principes socialistes. Dans le cadre des accords de coopération signés entre les deux pays l'URSS vend en 1956 des missiles R-1 puis cède en décembre 1957 à la Chine la licence de construction du missile à courte portée R-2 qui est lui-même une version plus puissante du V2 allemand. Des experts soviétiques sont mis à disposition pour former des spécialistes chinois. Le lancement d'un satellite artificiel fait partie des objectifs inscrits dans la politique du Grand Bond en avant déclenchée par Mao Zedong en 1958 qui vise à rattraper le retard sur les pays occidentaux en 15 ans grâce à la mobilisation des masses. L'Institut de mécanique et d'électricité de Shanghai (SIMED) placé sous la tutelle de cette ville et de l'Académie des sciences, est également fondé à cette époque pour la réalisation de cet objectif et reçoit un outillage moderne. La construction de la base de lancement de Jiuquan en Mongolie-intérieure à la limite du désert de Gobi est décidée en 1958[1].

Mais courant 1959, les relations entre la Chine et l'Union soviétique se détériorent et la Chine doit poursuivre à compter de 1960 le développement de ses missiles sans aide étrangère. Le premier missile, copie du R-2, le Dongfeng 1 (Vent d'est) ou DF-1 est lancé avec succès en novembre 1960. Malgré les conséquences désastreuses de la politique du "Grand Bond en avant" qui a entrainé une famine sans précédent et fait reculer le secteur industriel, les dirigeants chinois décident en juillet 1961 de poursuivre le développement du programme de missile balistique mais repoussent le lancement d'un satellite artificiel. Le premier missile de portée intermédiaire DF-2 capable de lancer une tête nucléaire est tiré avec succès en juin 1964 ce qui permet à la Chine à sa mise en service à la fin des années 1960 d'entrer dans le cercle restreint des pays possédant cette arme stratégique[2].

Le premier satellite artificiel chinois (1965-1970)[modifier | modifier le code]

Dong Fang Hong 1, premier satellite chinois

En mai 1965, la construction d'un satellite artificiel est remise à l'ordre du jour dans le cadre du projet 651[N 1]. L'industrie spatiale est réorganisée en 4 « Académies » dont l'Académie chinoise des technologies des lanceurs (abrégé en CALT en anglais) installée à Pékin et chargée de la réalisation du lanceur et l'Académie des technologies spatiales de Shangaï (abrégé en SAST en anglais) chargée de développer les satellites. L’Académie des sciences chinoise a la responsabilité de concevoir le satellite et mettre en place le réseau de stations au sol. La Commission de la Science et de la Technologie pour la Défense nationale coordonne l'ensemble du projet et construit les bateaux chargés du suivi des missions. Le missile intercontinental DF-4 en cours de développement sert de point de départ pour le développement du lanceur léger Longue Marche 1 capable de placer 0,5 tonnes en orbite basse. La Révolution Culturelle, déclenchée par Mao Zedong pour reconquérir le pouvoir, est à l'origine entre 1966 à 1969 de campagnes de harcèlement des intellectuels par les gardes rouges ; celles-ci touchent les chercheurs et ingénieurs travaillant dans le domaine spatial et désorganise celui-ci ; la hiérarchie des compétences est remise en question et les contrôles qualité ne sont plus respectés[N 2]. Pour empêcher une paralysie du secteur spatial, Zhou Enlai place celui-ci sous la protection de l'Armée et fait décréter que toute interférence dans l'atteinte des objectifs sera considérée comme un acte antipatriotique. Alors que les excès de la Révolution Culturelle s'estompent, la Chine teste secrètement son premier lanceur le 1er[3], 4 ou 16 novembre 1969, cela sera un échec[4]. Le second essai est une réussite et le premier satellite chinois, Dong Fang Hong I (L'Orient est rouge), est en orbite le à l'aide d'une fusée Longue Marche-1 tirée depuis le centre spatial de Jiuquan. La Chine, à la surprise des autres nations, devient la cinquième puissance spatiale après l'Union soviétique, les États-Unis, la France et le Japon[5].

Lancement avorté d'un programme spatial habité et mise au point de nouveaux lanceurs (1968-1975)[modifier | modifier le code]

Les dirigeants chinois décident de fixer des objectifs plus ambitieux au programme spatial. Dès le milieu des années 1960, il avait été décidé de développer à partir du missile intercontinental DF-5 les lanceurs de moyenne puissance Longue Marche 2 (CZ-2) à Pékin et Feng Bao 1 (FB 1) à Shangaï. Un deuxième centre de lancement à Xichang est construit dans une région montagneuse du Sichuan qui a été volontairement choisie parce qu'elle se situe à bonne distance de la frontière avec l'Union soviétique. Un réseau de poursuite et de guidage est construit à Xi'an. La construction du satellite d'observation lourd FSW (Fanhui Shi Weixing c'est-à-dire satellite récupérable en chinois) est lancée ; cet engin spatial à usage mixte civil/militaire (satellite de reconnaissance dans sa version militaire) comprend une capsule qui revient sur Terre avec le film photographique. La mise en place d'un programme de vols spatiaux habités sous-tendue par un premier rapport d'experts et la création d'un institut de recherche dédié à la médecine spatiale en 1968, se concrétise en 1971 avec le lancement du projet 714 dont l'objectif est de placer sur orbite le premier astronaute chinois en 1973. 19 astronautes sont sélectionnés mais le programme est arrêté peu après par Mao Zedong qui annonce que d'autres projets sont plus prioritaires. Le premier vol du lanceur FB 1 a lieu le 10 aout 1972 mais c'est un succès partiel. Le premier vol du lanceur CZ-2, qui a lieu le 5 novembre 1974, est un échec. Le deuxième tir parvient à placer en orbite le satellite FSW-0 1 le 26 novembre 1975. Cette série de satellites permet à la Chine de mettre au point les techniques de rentrée atmosphérique et d'atterrissage qui seront utilisées dans le cadre des vols spatiaux habités. La mort de Mao Zedong en 1976 entraine des bouleversements dans les priorités du pays qui touchent également le programme spatial. Néanmoins le premier bâtiment de la série Yuan Wang destiné au suivi des trajectoires des missiles, lanceurs et satellites entre en service en 1979. Le premier missile balistique intercontinental chinois est tiré avec succès à sa portée maximale en mai 1980[6].

Politique d'ouverture et priorité aux applications spatiales (1978-1984)[modifier | modifier le code]

Le nouveau dirigeant chinois Deng Xiaoping, qui prend les rênes du pouvoir en 1978, engage son pays dans une politique visant à rétablir l'unité politique et favoriser le décollage économique. L'organisation et les procédures en vigueur dans l'industrie spatiale sont revues dans une optique de plus grande efficacité. La politique d'ouverture politique et économique, qui s'oppose à la stratégie de développement préconisée par Mao s'appuyant sur des ressources purement nationales , se traduit dans le domaine spatial par l'achat de technologies à l'étranger et la mise en place de programmes de coopération avec de nombreux pays. Mais les bénéfices de cette politique sont relativement réduits car les positions idéologiques de la Chine, dans le contexte de la guerre froide, limitent la portée des accords contrairement à ce qui se passe pour l'Inde, pays non aligné qui à l'époque utilise la même stratégie pour développer son industrie spatiale. Le secteur spatial chinois a pour consigne de contribuer au développement économique et l'accent est mis sur les applications pratiques. Les programmes de prestige comme les vols spatiaux habités sont écartés tandis que la construction du satellite de télécommunications Shiyan Tongbu Weixing [N 3] et celle du premier satellite météorologique de la série Feng-Yun sont lancées. Pour mettre le satellite de télécommunications en orbite géostationnaire, le lanceur Longue Marche 3 est développé à compter de 1980. Celui-ci comporte un troisième étage utilisant la combinaison très performante hydrogène liquide/oxygène liquide maitrisée jusque là uniquement par les États-Unis et l'Europe. Le lanceur, qui peut placer une masse de 1,4 tonne en orbite de transfert géostationnaire, effectue son premier vol en 1984[7].

Développement de l'activité commerciale (1985-1996)[modifier | modifier le code]

La disponibilité d'un lanceur capable de placer les satellites en orbite géostationnaire débouche sur la création de la Compagnie de la Grande Muraille qui est chargée à partir de 1985 de commercialiser des lancements auprès de clients étrangers. L'objectif est d'utiliser les revenus générés par cette activité pour financer l'amélioration progressive des lanceurs chinois. Mais les clients potentiels sont réticents à se tourner vers ce nouveau lanceur et il faut attendre le 7 avril 1990 pour que le premier satellite de télécommunications, commercial mais chinois, AsiaSat-1, soit lancé depuis la base de Xichang par une fusée Longue Marche-3. Après un démarrage relativement lent cette activité commerciale débouche sur le lancement de 28 satellites entre 1990 et 1998. Des versions de plus en plus puissantes sont développées : la 3B permet ainsi de lancer 5,1 tonnes en orbite de transfert géostationnaire. Mais en février 1996 le premier exemplaire de cette version qui transporte le satellite de télécommunications américain Intelsat 708 explose immédiatement après le décollage en faisant un nombre indéterminé de victimes civiles. Cet incident et une politique américaine protectionniste pour tout ce qui touche aux composants électroniques sensibles limitent fortement par la suite l'attractivité des lanceurs chinois qui ne prendront à nouveau des parts de marché significatives qu'à la fin des années 2000[8].

Réorganisation de l'industrie spatiale (1988-1998)[modifier | modifier le code]

Les réformes de Deng Xiaoping du début des années 1980 avaient touché l'organisation de l'industrie de la défense en charge jusque là du domaine aérospatial et avait abouti en 1982 à la création d'un ministère de l'Industrie spatiale transformé à compter de 1988 en un ministère de l'industrie aérospatiale pour augmenter la synergie entre les industries aéronautiques et spatiales. La mise en place de l'« économie socialiste de marché » par le nouveau dirigeant chinois Jiang Zemin en 1993 touche également l'industrie spatiale. Dans le souci d'une plus grande efficacité, deux nouvelles entités remplacent à compter du 22 avril 1993 le ministère. Le CNSA (Agence spatiale nationale de la Chine) est chargée de définir, à l'image des agences spatiales étrangères, la stratégie spatiale de la Chine. Le CASC (Société chinoise des sciences et techniques aérospatiales) est chargée de réaliser les développements. En 1998 le CASC est éclaté en plusieurs sociétés qui sont toutes détenues par l’État mais qui sont gérées de manière autonome.

Création du programme spatial habité chinois (1992-2003)[modifier | modifier le code]

Le lanceur Longue Marche 2F avec le vaisseau spatial Shenzhou 8 est amené sur le pas de tir (2012).
L'équipage de Shenzhou 9 comprend la première chinoise à aller dans l'espace (2011).

Après une première tentative avortée dans les années 1960, un projet de programme spatial habité (projet 863-204) est lancé en mars 1986. Il prévoit notamment le développement d'un vaisseau habité et d'une station spatiale. Ce projet est abandonné en 1992 au profit du projet 921. En lançant ce programme de prestige à l'opposé de la stratégie adoptée jusque-là, Jiang Zemin veut sans doute surtout profiter de l'opportunité créée par l'éclatement de l'Union soviétique qui permet à la Chine de se procurer à faible cout toute la technologie nécessaire à un vol habité. En 1995 des accords sont passés entre la Russie et la Chine portant sur l'acquisition des technologies du vaisseau russe Soyouz ainsi que l'achat d'exemplaires du vaisseau, de systèmes de support-vie, d'amarrage et de combinaisons spatiales. Les équipages chinois sont entrainés dans les installations de la Cité des Étoiles à Moscou. Le premier vol du vaisseau spatial sans équipage, Shenzhou 1 a lieu le 20 avril 1999 pour le 50ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. Le 15 octobre 2003 Yang Liwei devient le premier chinois à aller dans l'espace dans le cadre de la mission Shenzhou 5. La Chine devient la troisième nation spatiale après l'Union soviétique et les États-Unis capable de lancer des hommes dans l'espace. Deux autres vols ont lieu en 2005 avec deux astronautes et en 2008 avec une sortie extra-véhiculaire tandis qu'une mini station spatiale, Tiangong 1, est lancée fin 2011.

Les années 2000[modifier | modifier le code]

Les autorités chinoises publient pour la première fois en 2000 un livre blanc sur l'activité spatiale chinoise. Celui-ci est subdivisé en trois domaines : technologie, applications et science. Les bénéfices de la coopération et des échanges internationaux y sont mis en avant tandis que le programme spatial habité y occupe une place discrète. Au cours de la décennie les réalisations du programme spatial chinois continuent à être mis en avant par les dirigeants comme la preuve de la réussite du socialisme chinois. Mais cette image projetée par le régime essentiellement à usage interne contribue à susciter une certaine méfiance de la part des autres puissances spatiales qui par ailleurs redoutent la montée en puissance d'un concurrent commercial aux coûts peu élevés. Cette méfiance est particulièrement exacerbée aux États-Unis où le rapport du sénateur républicain Cox, rédigé à la fin des années 1990, déclenche la mise en place de barrières limitant les transferts technologiques et les échanges commerciaux avec la Chine. La Chine accumule durant cette décennie les succès dans un grand nombre de domaines : déploiement du système de positionnement à usage militaire Beidou, développement de l'activité d'observation de la Terre et de systèmes de reconnaissance militaire, satellites d'observation et de recherche océanographique, systèmes de télécommunications couvrant toute la gamme des services, mise en place d'un réseau de satellites météorologiques, lancement de sondes spatiales lunaires.

Le nouveau responsable chinois Hu Jintao arrivé au pouvoir en 2002 poursuit la politique pragmatique de son prédécesseur sans augmenter de manière visible la part budgétaire consacrée à l'espace. En 2003, avec le programme Shenzhou, la Chine devient la troisième puissance spatiale après la Russie et les États-Unis à lancer un homme dans l'espace.

Années 2010[modifier | modifier le code]

En 2011, la Chine dépasse pour la première fois les États-Unis en termes de lancements, avec 19 tirs effectués (un seul échec) contre 18 seulement (un échec également) pour les américains. Il s'agit d'un nouveau record puisqu'en 2010 la Chine n’avait effectué que 15 lancements (à égalité avec les États-Unis). Les Russes restent toutefois bien devant avec 33 lancements, dont 3 échecs partiels ou totaux. En 2012, elle effectue 19 lancements pour 28 engins spatiaux chinois et étrangers. Cela fait un total de 185 lancements chinois dont 174 avec la famille Longue Marche. En juin 2013, la Chine a lancé jusqu'à présent 232 engins/satellites dans l'espace, dont 26 étrangers. 105 sont encore opérationnels. La capacité de lancement chinoise à cette date est de 8,6 tonnes en orbite terrestre basse, 2,8 t. en orbite héliosynchrone et 5,5 t. en orbite de transfert géostationnaire. En 2015, elle sera avec les nouveaux lanceurs CZ-5, CZ-6, CZ-7 et CZ-11 de 25 tonnes en orbite terrestre basse, 13 t. en orbite héliosynchrone et 14 t. en orbite de transfert géostationnaire[9].

Nombre de lancements spatiaux par la République populaire de Chine entre 1970 et 2012. Le premier tir de test d'un lanceur en 1969 qui fut un échec n'est pas indiqué. Les années après 1970 qui ne sont pas indiquées n'ont vu aucune tentative de tir.
* Bleu : Succès
* Rouge : Échec

Organisations spatiales chinoises[modifier | modifier le code]

Le centre de contrôle et de commandement aérospatial de Pékin {((zh) 中国人民解放军陆军航空兵, pinyin : Lu Jun Hang Kongbin, (en) PLA Army Air Corps utilisé, entre autres, pour le programme Shenzhou de vol habités et le programme chinois d'exploration lunaire après la mission Shenzhou 7 en 2008.

L'agence spatiale chinoise et les organismes de décision[modifier | modifier le code]

L'industrie spatiale[modifier | modifier le code]

L'industrie spatiale chinoise comprend à la fois des entreprises détenues par l'État chinois (CASTC et CACIS) et des sociétés privées. Les effectifs travaillant dans le domaine spatial sont évalués à environ 150 000 personnes soit l'équivalent des effectifs américains et le quintuple des effectifs européens. Les deux principales entreprises du secteur spatial appartiennent à l’État [10] :

  • Le CASTC (parfois CASC pour China Aerospace Science and Technology Corporation) officiellement fondé en 1999 regroupe 110 000 salariés répartis dans 130 établissements dont 80 % (en 2008) était réparti dans 6 entités :
    • CALT (27 000 personnes) installée dans la banlieue sud de Pékin fabrique les lanceurs Longue Marche 1, 2 et 3
    • ARMT (9 700 personnes) installée à Xi'an est spécialisée dans la propulsion à propergol solide utilisée par les lanceurs et les missiles
    • CAST (10 000 personnes) installée à Pékin fabrique les satellites sauf les satellites météorologiques
    • CAPA (8 000 personnes) installée à Xi'an et Hohhot est un institut de recherches spécialisé dans la propulsion à ergols liquides
    • SAST (20 000 personnes) installée à Shanghai développe les deux premiers étages des lanceurs LM1 et 2 et le lanceur complet LM 4. La société développe également les satellites météorologiques
    • SSIC (6 000 personnes) installée dans la province du Sichuan développe des systèmes associés aux missiles et aux lanceurs ainsi que les stations terrestres.
  • La China Aerospace Science and Industry Corporation (CASIC) fondé en 2001 emploie 150 000 personnes dont un tiers dans le spatial.

Les centres de lancement[modifier | modifier le code]

Voir l’image vierge
Bases de lancement de la Chine

La Chine dispose en 2010 de trois centres de lancement :

Un quatrième centre de lancement est en cours de construction au sud de la Chine sur l'île de Hainan et bénéficie de meilleures conditions naturelles. Sa situation en bord de mer limite les risques pour les populations avoisinantes et permet le transport par voie maritime des fusées Longue Marche 5 à grand diamètre (5 mètres) qui sont construites dans de nouvelles installations situées près du port de Tianjin. D'autre part sa latitude méridionale (19,6° Nord) accroit mécaniquement de 7,4 % la performance des fusées pour les tirs des satellites géostationnaire par rapport à Jiuquan. Il s'agit du centre spatial de Wenchang qui devrait être achevé en 2014. Deux pas de tir doivent être construits l'un dédié à la nouvelle famille de lanceur Longue Marche 5, l'autre aux lanceurs Longue Marche 2 et 3[11]

Les lanceurs[modifier | modifier le code]

La famille de lanceurs Longue Marche 5.

La Chine utilise pour ses lancements la famille de fusées Longue marche (Chang Zheng abrégé CZ) qui permet de placer en orbite basse jusqu'à 12 tonnes. Il existe trois sous-familles de lanceurs spécialisées chacune dans la desserte d'un type d'orbite :

  • Les lanceurs CZ-2 sont spécialisés dans la desserte de l'orbite basse. Ils peuvent placer de 3,3 à 9,5 tonnes en orbite basse. Le lanceur CZ-2F est la version utilisée pour lancer les vaisseaux spatiaux avec équipage.
  • Les lanceurs CZ-3 sont spécialisés dans le lancement en orbite géostationnaire. Ils possèdent tous un étage supérieur propulsé par un moteur utilisant le mélange oxygène/hydrogène liquide.
  • Les lanceurs CZ-4 sont dédiés à la desserte de l'orbite polaire et en particulier l'orbite héliosynchrone utilisée par les satellites d'observation de la Terre et les satellites de reconnaissance. Les différents lanceurs de cette catégorie permettent de placer en orbite une charge utile pouvant aller jusqu'à 2,8 tonnes.

Les différentes sous-familles sont obtenues en combinant les mêmes étages. Il y a dans certains cas plus de points communs entre deux types de lanceurs appartenant à des sous-familles différentes qu'entre les lanceurs d'une même sous-famille. Les lanceurs chinois existants utilisent généralement des technologies anciennes avec des moteurs-fusées aux performances médiocres utilisant la combinaison d'ergols stockables mais toxiques UDMH/Peroxyde d'azote. Pour les lancements en orbite géostationnaire la Chine a mis au point un étage supérieur propulsé par un moteur cryogénique (oxygène liquide/hydrogène liquide) aux performances toutefois assez médiocres

La Chine développe une nouvelle famille de lanceurs Longue Marche 5 qui met en œuvre des moteurs modernes brulant pour les premiers étages un mélange kérosène/oxygène liquide. Trois diamètres - 2 m, 3 m et 5 m - sont disponibles. Le premier étage peut être appuyé par des accélérateurs constitués par des étages de plus faible diamètre. Les lanceurs peuvent ainsi permettre de placer 1,5 à 25 tonnes en orbite basse et jusqu'à 14 tonnes en orbite géostationnaire. Le premier tir du nouveau lanceur est prévu pour 2014.

Deux lanceurs ont été retirés du service :

  • Le lanceur CZ-1 dérivé du missile Dong-Feng 3 et retiré du service, a été tiré à 6 reprises entre 1970 et 2002 pour lancer des engins expérimentaux.
  • Dans les années 1970 un le lanceur Feng Bao 1 (Tempête en chinois) capable de lancer 2 tonnes en orbite basse a été également développé dans les années 1970. Le dernier lancement a eu lieu en 1981 après 8 tirs (dont 4 échecs).

Les satellites d'application[modifier | modifier le code]

Un des six bâtiments d'essais et de mesures YuanWang de la marine chinoise utilisé pour, entre autres, le suivi des missions spatiales.

Comme l'Inde, la Chine a d'énormes besoins qui peuvent être couverts par les systèmes spatiaux. Elle a donc comme ce pays développé en priorité les satellites d'application.

Satellites de télécommunications[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dong Fang Hong.

La Chine a cherché très tôt à développer sa propre famille de satellites de télécommunications en orbite géostationnaire, les Dong Fang Hong (L'Orient est rouge). Trois satellites utilisant la deuxième génération de plateforme (DFH-2) sont lancés en 1986-1988. Mais c'est surtout la troisième génération utilisant la plateforme DFH-3 développée en coopération avec la société allemande MBB qui permet la mise à disposition de satellites ayant des capacités opérationnelles notables. Deux satellites civils lancés en 1994 et 1997 utilisant cette plateforme avec un échec au lancement et une durée de vie abrégée pour le suivant. Une plateforme de quatrième génération est développée avec l'assistance technique de Thales Alenia Space pour des satellites d'une masse maximale de 5,2 tonnes. Le premier satellite de la série a été lancé en 2007 et une quinzaine de satellites ont depuis été commandés dont la moitié à l'export. Toutefois la série rencontre des problèmes de fiabilité avec deux satellites tombés en panne une fois en orbite et un satellite à la durée de vie réduite pour 8 lancements.

Il existe plusieurs opérateurs de satellites chinois utilisant des satellites d'origine nationales ou non : China DBSat et ChinaSatcom sont des sociétés détenues par l'état chinois tandis que APT Group et AsiaSat sont des sociétés privées basées à Hong Kong.

La Chine a lancé en 2008 et 2011 deux satellites relais Tianlian en orbite géostationnaire. Ces satellites de télécommunications doivent permettre, à l'image des TDRSS américains et de l'Artemis européen, d'assurer une couverture radio entre les vols spatiaux habités en orbite basse et la Terre et remplacent un réseau extensif de stations terrestres. Ces satellites reposent sur une plateforme DFH-3 Un troisième satellite doit être lancé en 2012.

Observation de la Terre[modifier | modifier le code]

La Chine a plusieurs programmes d'observation de la Terre menés par différents acteurs privés ou publics avec une certaine absence de coordination favorisée par le rôle effacé joué par l'agence spatiale chinoise.

Les satellites FSW à capsule récupérable ont été utilisés entre 1974 et 1995 à la fois à des fins civiles et militaires. Les satellites CBERS (China Brazil Earth Resources Satellite ou ZY Zi Yuan) ont été développés avec le Brésil. La première génération d'une masse de 1450 kg est placée sur une orbite héliosynchrone comprend trois satellites lancés entre 1999 et 2007. Une deuxième génération, dans laquelle la participation du Brésil monte à 50 %, doit commencer à être déployée à partir de 2012. La Chine a par ailleurs développé une version purement locale dont le premier exemplaire ZY 1C a été lancé fin 2011 et qui pourrait répondre à des besoins militaires.

Les satellites DMC (Disaster Monitoring Constellation) sont une série de micro-satellites embarquant une caméra et développés sous maitrise d’œuvre du constructeur anglais Surrey Satellite Technology. Ces satellites assurent une couverture optique permanente destinée à la prévention et au suivi des catastrophes majeures. Le premier exemplaire, d'une masse de 100 kg, a été lancé en 2003 et était exploité par plusieurs pays dont la Chine. Trois satellites de la version la plus récente DMC-3 ont une masse de 350 kg embarquent une caméra panchromatique de 1 mètre de résolution et doivent être lancés en 2014. Les satellites sont financés par une entreprise privée chinoise 21AT et sa filiale BLMIT qui commercialise les images produites.

Le Bureau d'État de la Mer lance des satellites d'observation des océans de la famille Haiyang (Océan). Les deux satellites de la première série HY-1 comprenait deux satellites (HY 1A et 1B) lancés respectivement en 2002 et 2007 placés en orbite polaire, stabilisés 3 axes et d'une masse de 360 kg. La deuxième série a commencé à être déployée en 2011 (HY-2A) embarque un altimètre, un scattéromètre et un imageur fonctionnant en micro-ondes.

Les satellites météorologiques[modifier | modifier le code]

Maquette de satellite météorologique Fengyun-2.

La Chine dispose à la fois de satellites géostationnaires et de satellites à défilement pour recueillir les données météorologiques. Ces satellites baptisés Feng-Yun (Vents et nuages) ont un numéro impair pour les satellites à défilement et un numéro pair pour les satellites géostationnaires. Deux générations ont été lancées ou sont en cours de développement. Le premier satellite géostationnaire de première génération FY 2A a été placé en orbite 1997 après une tentative infructueuse en 1994. La série de ces satellites spinnés de 1,38 tonnes doit comprendre 9 exemplaires dont le dernier devrait être lancé en 2015. Ces satellites occupent la position 105° Est au-dessus de l'océan Indien. La nouvelle génération en cours de développement FY-4x devrait être stabilisée 3 axes. Le satellite polaire de première génération, FY1A, a été lancé en 1988. Trois autres satellites de cette génération d'une masse de 960 kg, ont été lancés entre 1990 et 1992. La deuxième génération d'une masse de 2,2 tonnes et stabilisée trois axes, est en cours de déploiement avec deux satellites lancés en 2008 et 2010 et un trois satellite planifié en 2012 (durée de vie quatre ans).

Satellites de positionnement[modifier | modifier le code]

L'Armée chinoise a cherché à se doter très tôt d'un système de positionnement analogue au système GPS développé par les américains. Ce système, baptisé Beidou moins sophistiqué que le GPS repose sur une constellation de satellites géostationnaires. Quatre satellites (trois sont suffisants) utilisant la plateforme DFH-3 - BD 1A à BD 1D - ont été lancés entre 2000 et 2007 (le dernier lancement a été un échec). Le recours à des satellites géostationnaires nécessite toutefois des terminaux à terre beaucoup plus lourds avec des antennes de 20 cm et Beidou n'assure qu'une couverture régionale. La Chine a décidé officiellement de mettre en place en 2003 un système de positionnement aux caractéristiques comparables aux systèmes GPS et Galileo européen. Le système chinois baptisé Compass comprend à la fois des satellites géostationnaires BD-2Gx (4 déployés en 2009 et 2010) et des satellites placés en orbite elliptique haute (BD-2M et BD-2I) dont le déploiement a débuté en 2010.

Satellites militaires[modifier | modifier le code]

La Chine dispose début 2012 de quatre satellites de télécommunications militaires basés sur la plateforme DFH-3 de type ChinaSat-20 (1 exemplaire lancé en 2003 et 2010) et ChinaSat-22 (lancés en 2000 et 2006).

Depuis les années 1970, la Chine lance des satellites d'observation FSW et Ziyuan 2 (à compter de 2000) à vocation multiples civile et militaire. Les satellites FSW utilisent la technique des capsules récupérables : une fois les images stockées sur une pellicule photo, celle-ci est renvoyée sur Terre dans une petite capsule qui a la capacité d'effectuer une rentrée atmosphérique. Depuis 2007 des satellites de reconnaissance militaires de type Yaogan, transmettant directement les données par radio, sont lancés à fréquence rapprochée (15 satellites entre 2007 et 2011). Certains d'entre d'eux sont des satellites radar comme la série des trois satellites Yaogan 1 lancés entre 2006 et 2010 dont deux sont opérationnels début 2012[12].

Le programme spatial habité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Programme Shenzhou.
Capsule de descente du vaisseau spatial habité Shenzhou 5

La Chine est devenue en 2003 avec le programme Shenzhou la troisième puissance spatiale après la Russie et les États-Unis à lancer un homme dans l'espace par ses propres moyens. En 2011 le vaisseau spatial Tiangong 1, un embryon de station spatiale, a été mis en orbite et devrait recevoir des équipages pour des missions d'une durée de deux semaines en 2012. À moyen terme la Chine prévoit de lancer une station spatiale de grande taille.

Les satellites scientifiques[modifier | modifier le code]

Exploration du système solaire[modifier | modifier le code]

Les responsables chinois ont choisi comme l'Inde de faire leur début dans le domaine de l'exploration du système solaire en lançant des engins d'une sophistication croissante vers la Lune qui présente l'avantage d'être à faible distance et donc de réduire la complexité des missions. La première sonde spatiale chinoise Chang'e 1 est placée en orbite autour de la Lune en novembre 2007. Un des objectifs qui lui est assignée est la recherche d'un isotope rare de l'hélium, l'hélium 3, qui pourrait avoir des applications dans la production d'énergie. L'orbiteur lunaire Chang'e 2 est lancé en octobre 2010[13]. A l'issue de sa mission il est dirigé vers le point de Lagrange L2[14] avant d'effectuer un survol de l'astéroïde (4179) Toutatis qui démontre la maitrise des ingénieurs chinois[15]. L'agence spatiale chinoise développe le petit orbiteur martien Yinghuo-1 qui doit être transporté jusqu'à Mars par la sonde russe Phobos-Grunt. Malheureusement le lancement qui a lieu fin 2011 se conclut par une défaillance de l'engin russe qui ne parvient pas à quitter l'orbite terrestre[16]. Le programme spatial chinois effectue une grande avancée avec le lancement de la sonde spatiale Chang'e 3 le 1 décembre 2013 qui emporte un astromobile (rover) baptisé Yutu[17] et qui se pose le 14 décembre de la même année dans la Mer des pluies pour une mission d'une durée de 3 mois[18]. Chang'e 3 est le premier engin spatial à se poser sur la Lune depuis l'atterrissage de la sonde spatiale soviétique Luna 24 qui avait ramené un échantillon de sol lunaire en 1976. La Chine a programmé dans les années suivantes une mission de retour d'échantillons de sol lunaire et envisage à long terme d'envoyer un équipage sur le sol lunaire.

Autres satellites scientifiques[modifier | modifier le code]

Les satellites chinois à vocation scientifique ont été relativement peu nombreux depuis les débuts. 8 satellites Shin Jan (pratique en chinois) ont été lancés entre 1971 et 2006 : SJ-2 et SJ-3 ont recueilli des données sur les couches supérieures de l'atmosphère, SJ-1, SJ-4 et SJ-6 ont étudié les rayons cosmiques tandis que des expériences de microgravité ont été menées par SJ-5 et SJ-8. SJ-8 reprend la structure du satellite FSW et comporte à ce titre une capsule récupérable. Le projet Double Star mené en coopération avec l'agence spatiale européenne se traduit par le lancement de deux satellites en 2003 et 2004 chargés d'étudier les interactions entre le vent solaire et la magnétosphère. Plusieurs missions scientifiques dont certaines très ambitieuses sont à l'étude ou en développement début 2012 : le télescope spatial à rayons X HXMT, l'observatoire solaire SST, KuaFu une constellation composée de 3 satellites dédiée à la météorologie spatiale, le satellite CFOSAT combinant suivi des vents et des vagues à la surface des océans et étude scientifique de la relation entre océans et atmosphère[19],[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La codification des projets comprend l'année (ici 65) et le niveau de priorité (1 priorité la plus forte).
  2. Un des slogans des gardes rouges était : « lorsque le satellite monte, le drapeau rouge descend »
  3. en chinois Satellite de télécommunications expérimental géostationnaire

Références[modifier | modifier le code]

  1. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 12-21 op. cit.
  2. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 22-25 op. cit.
  3. « Chinasat 0 », sur Weebau Spaceflight Encyclopedia,‎ 5 mai 2005 (consulté le 13 mars 2005)
  4. « Changzheng (Long March) Launcher Family », sur SinoDefense,‎ 19 décembre 2010 (consulté le 13 mars 2013)
  5. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 25-31 op. cit.
  6. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 21-35 op. cit.
  7. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 43-52 op. cit.
  8. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 53-60 op. cit.
  9. Discours de Xu Dazhe, PDG de la China Aerospace Science and Technology Corporation au 64e congrès astronautique international le 24 septembre 2013
  10. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 130-140 op. cit.
  11. « Espace : la Chine construit un quatrième site de lancement spatial », Les Échos,‎ 14 septembre 2009 (lire en ligne)
  12. http://www.asmmag.com/fr/2012-12-30-14-40-18/feature/3698-china-launches-two-earth-observation-satellites-in-four-days.html
  13. Boris Cambreleng, « La Chine a lancé avec succès sa deuxième sonde lunaire », sur http://www.google.com/hostednews/, AFP,‎ 1er septembre 2010 (consulté le 2 septembre 2010)
  14. Thomas Palychata, « La sonde lunaire chinoise Chang'e-2 a atteint le point de Lagrange L2 », sur http://www.bulletins-electroniques.com, Ministère des Affaires étrangères et européennes,‎ 19 septembre 2011
  15. (en) « Chinese Space Probe Flies by Asteroid Toutatis », sur China Radio Internationa,‎ 15 décembre 2013
  16. (fr) Le Monde, dépèche AFP du dimanche 15 janvier 2012 à 19h58 « Une sonde russe s'écrase dans le Pacifique ».
  17. (en) Rui C. Barbosa, « Chang’e-3: Chinese lunar rover heading to the Moon », sur www.Nasaspaceflight.com,‎ 1 décembre 2013
  18. (en) Stephen Clark, « China's 'jade rabbit' rover lands on the moon Saturday », sur spaceflightnow.com,‎ 14 décembre 2013
  19. « CFOSAT », sur CNES Missions scientifiques), http://smsc.cnes.fr (consulté le 18 janvier 2011)
  20. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 200-206 op. cit.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources
  • Isabelle Sourbès-Verger et Denis Borel, Un empire très céleste : la Chine à la conquête de l'espace, Dunod,‎ 2008 (ISBN 978-2-10-051729-9)
  • (en) Brian Harvey, China in space : the great leap forward, Springer Praxis,‎ 2013 (ISBN 978-1-4614-5043-1)
  • (en) Brian Harvey, China's Space Program : from conception to manned spaceflight, Springer Verlag,‎ 2004 (ISBN 978-1-85233-566-1)
  • (en) Brian Harvey, Henk H F Smid et Theo Pirard, Emerging space powers : The new space programs of Asia, the Middle East ans South America, Springer Praxis,‎ 2010 (ISBN 978-1-4419-0873-5)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]