Rouffignac-de-Sigoulès

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Rouffignac-de-Sigoulès
Rouffignac-de-Sigoulès
Le village de Rouffignac-de-Sigoulès.
Blason de Rouffignac-de-Sigoulès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Intercommunalité Communauté d'agglomération Bergeracoise
Maire
Mandat
Alain Castang
2020-2026
Code postal 24240
Code commune 24357
Démographie
Population
municipale
311 hab. (2017 en diminution de 10,12 % par rapport à 2012)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 47′ 02″ nord, 0° 26′ 57″ est
Altitude Min. 62 m
Max. 163 m
Superficie 6,52 km2
Élections
Départementales Canton du Sud-Bergeracois
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Rouffignac-de-Sigoulès

Rouffignac-de-Sigoulès est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La Gardonnette presque à sec en été, en contrebas du château de Bridoire, en limite des communes de Ribagnac et Rouffignac-de-Sigoulès.

Rouffignac-de-Sigoulès est une commune située dans le Sud de la Dordogne, dans le Bergeracois et le Périgord pourpre. Elle est localisée sur la route départementale 933 (ancienne nationale 133) entre Bergerac et Marmande. La commune fait partie de l'aire urbaine de Bergerac, dans le canton de Sigoulès et de la communauté de communes des Coteaux de Sigoulès.

Elle est bordée à l’Ouest et au Nord par la commune de Pomport dont elle est séparée par le ruisseau du Courbarieux de Labarde qui prend sa source vers La Desvignes et se jette dans la rivière Gardonnette juste après le lieu-dit Pissegasse. La limite Est est formée par la commune de Monbazillac dont la bordure est déterminée par le ruisseau des Giroux ou de Fontindoule qui prend sa source vers le lieu-dit Tabardine. Il rejoint la Gardonnette face au château de Bridoire.

Au sud, les communes de Ribagnac, Singleyrac et Flaugeac sont mitoyennes et leur limite est matérialisée par la rivière La Gardonnette. Elle longe Rouffignac-de-Sigoulès au Sud dans un vallon qu’on appelait autrefois « le vallon de Vaucaucourt » (ou Vaucocour). Ce nom est issu d’une noblesse issue du Périgord Vert, du côté de Thiviers, qui avait quelques possessions dans la région car, dans l’église de Sigoulès, les nobles de Vaucocourt du Cluzeau avaient leur chapelle avec porte donnant directement sur l'extérieur.

La Gardonnette prend sa source près du bourg de Bouniagues en bas de Labadie et plus exactement à La Rayre dans la commune de Colombier. Elle passe à Pomport et rejoint la Dordogne en amont de Gardonne d’où son nom. Gardoneta est un diminutif de Gardone, un nom qui apparaît au XIIIe siècle, en 1226 plus exactement, et vient d'une base pré celtique vard (que l'on retrouve dans le Gardon, le Gard ou le Verdon), accompagnée d'un suffixe gaulois, -ona, présent lui aussi dans le nom d'autres rivières ou sources.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La route départementale 933 qui traverse Rouffignac, va de Périgueux à l'Espagne en passant par Mont-de-Marsan et Saint-Jean-Pied-de-Port.

Elle existait dans un état déplorable et sans accotements jusqu'au XIXe siècle. En 1830, sous le règne de Louis-Philippe, il a été décidé de la refaire entièrement et une première étude fut entreprise. Devant la lenteur du préfet de l’époque à engager les travaux, les habitants de Rouffignac et des communes avoisinantes firent des pétitions envoyées directement au ministre des Travaux publics qui répondit qu'il était impossible de débloquer des fonds. Finalement, elle a été classée route royale numéro 133 et, le 6 janvier 1832, après d’autres études de faisabilité et de tracé, le conseil général décida de prendre en charge la moitié des dépenses et les travaux purent commencer. Ils consistaient en un alignement du tracé, un nivellement, un remblaiement et un encaillassage total. C’est à cette époque qu’a eu lieu la construction du pont sur la Gardonnette, renforcé de deux arches de secours dans les années 1840.

Sous le règne de Napoléon III cette route devint Route Impériale numéro 133 et enfin route nationale 133. Elle était entièrement bordée d’ormeaux qui ont été coupés en 1951. En 1900, la route n’est pas encore goudronnée et beaucoup de « têtes de chats » (pierres au profil aigu) dépassent. Elle n’a finalement été revêtue qu’aux alentours des années 1920.

Elle suit à peu près la route Napoléon[pas clair], traversant la commune du Nord au Sud. Sa largeur aurait dû être de 13 mètres si le plan d’alignement des Ponts et Chaussées des années 1950 avait été appliqué. En 1962, pour alléger les charges de l’état, la nationale 133 s’est retrouvée rétrogradée en Départementale 933. De ce fait, sa largeur imposée n’était plus que de 11 mètres au grand soulagement de certains propriétaires.

Cette route vient de Bergerac au Nord et débouche sur la commune après une longue ascension des coteaux par la côte du Peyrat jusqu’à une altitude de 160 mètres environ. Une portion droite de 1,2 kilomètre, mène au bourg. Cette portion n’a pas toujours été droite, elle faisait une courbe du côté de Bel Air. Dans le bourg elle n’avait pas la même trajectoire, un redressement du tracé et un changement d’assiette a eu lieu. La route arrivait presque face à une grosse bâtisse dotée d’un grand porche qui était une auberge routière et servait de relais de poste et de diligence aux alentours des années 1800. Elle a été aussi le siège de la régie des tabacs vers 1930. Le relais de poste s’est trouvé ensuite transféré là où subsiste L’Auberge de Monbazillac et la route reprend à cet endroit son tracé actuel. La route ressortait au Sud par un gué traversant la rivière Gardonnette à la hauteur du Moulin de Pierrot situé sur la commune de Flaugeac mitoyenne. Il a été utilisé jusque dans les années 1950 presque uniquement pour faire passer les charrettes ou bien les vaches. Ensuite, il y a eu un pont vers 1830 et enfin, un changement de tracé qui a coupé des virages dangereux en 1980.

À partir de 1834, elle est bordée de bornes kilométriques car le 15 novembre 1833 a été décrété l’exécution de la mesure prescrivant le placement de bornes kilométriques le long des routes Royales et départementales. L’entretien des routes secondaires était assuré par les habitants de la commune car chaque propriétaire devait donner 3 jours durant l’année pour leur réfection.

Rouffignac-de-Sigoulès dispose de deux chemins de randonnées aux boucles imbriquées dont la première permet de couvrir une distance de 10 kilomètres et la seconde de 6 kilomètres. Ils font partie d'un ensemble de chemins couvrant la totalité de la Communauté de Communes pour un développement total de 300 kilomètres, tous interconnectés, ils bénéficient de la signalisation normalisée. Le tracé des randonnées est récapitulé sur un panneau se situant sur le parking face à la salle des fêtes, le départ s'effectue devant la mairie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Rouffignac-de-Sigoulès et des communes avoisinantes avant 2019.

En 2019, Rouffignac-de-Sigoulès est limitrophe de cinq autres communes dont Ribagnac au sud-est sur un peu plus de 300 mètres.

Communes limitrophes de Rouffignac-de-Sigoulès
Pomport Rouffignac-de-Sigoulès Monbazillac
Sigoulès-et-Flaugeac Ribagnac,
Singleyrac

Toponymie[modifier | modifier le code]

Rouffignac-de-Sigoulès, fut un temps appelé Rouffignac par Monbazillac, surtout pour les commodités du service postal. Rouffignac s’est appelé « de Sigoulès » afin de le différencier de son homonyme du Périgord noir, l'actuelle commune de Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac. En 1713, le village s’appelait Rouffignac-en-Périgord.

Sur une carte du XVIIe siècle, Militaria Gallica, est relevé le nom de Rofignac alors que dans les Fonds Raymond et Fonds de la Seigneurie de Bridoire est relevé le nom de Rouffinhac.

Plusieurs explications existent quant à l'origine exacte du nom de la commune. La première serait que le nom viendrait des termes gallo-romains Rufinius (nominatif) et -acum (le lieu appartenant à), ce qui signifiait donc le « lieu appartenant à Rufinius »[1].

Une seconde explication est que la commune s'appelait à l'époque romaine Rufiniacum (ou Rouffiniacoum selon la prononciation italienne), du nom d'un haut fonctionnaire romain, Flavius Rufinus (335-395) qui était proche de l'empereur Théodose le Grand[2]. La dernière explication est que le nom dériverait des termes roffie ou raufie qui désignent une grotte, une caverne et par extension des repaires cachés dans les bois ou les creux de rocher, étant précisé qu'il existe effectivement une grotte à proximité de la commune[3].

En occitan, la commune porte le nom de Rofinhac del Sigolés[4].

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Lieux-dits actuels[modifier | modifier le code]

  • Bonnefond (La bonne fontaine)
  • La Barde (La bordure)
  • La Bâtisse, La Battice (1820), La Bâttisse (1850), La Bastice (1835)
  • La Bouyssonnie, La Bouysonnie, La Boyssonie : Lieu appartenant à Bouyssou à cause du ‘ie’ final
  • La Brande (La bruyère)
  • La Font de la Vie : La fontaine du chemin (Via.) et pas de jouvence
  • La Fontainguillière
  • La Gourrière, La Gourière : Lieu surplombant le vallon
  • La Guillonnie, La Guilhonie (1835) : Lieu appartenant à Guilhon
  • La Robertie, La Roubertie (1823) : Propriété de Robert
  • La Selmonie, La Salmonie, La Sermonée : Sermon ou bien cérémonie
  • La Soufrière, La Souquière (jusqu'en 1823) : Lieu défriché où il reste des souches
  • Les Caillauds (1835) : Le caillou en patois et aussi Dolmen
  • Le Caillou, Les Cailloux (1835)
  • Le Coutureau, Les Coutureaux : Petite culture ou habitant venant de Couture
  • Le Four : Il y avait un four à chaux.
  • Le Rocher : Le rocher avait pour nom Le Bourdeyral (le bord de quelque chose)
  • Le Rouquet : Le rocher
  • Le Touron : Taillis de chênes
  • Les Bordes : La limite, une bordure. Bordier au Moyen Âge
  • Les Chadières, Cadières (1813) : Vient de cadières (chaises)
  • Les Giroux
  • Les Peyres, La Peyre : La pierre ou bien un mégalithe levé
  • Les Quatre Sacs : lieu aride pour n’avoir que 4 sacs de récolte
  • Les Saints, Les Sents (1854), Les Sainthes, Cintey : ceint d’un mur, fermé
  • Maye de Bouye, May de Bouye (1835), Mayrebouye : vendrait de Maillerie se rapportant à la forge
  • Mon Repos, Aux Repeaux (1806), puis Le Repau et Le Repos : On rapproche le nom de ce lieu au fait qu’il se trouve en haut d’une rude côte après la plaine de Bergerac.
  • Pissegasse, Pisse Gasse (La pie qui pisse), Pisserate (La chauve-souris en patois)
  • Plan du Casse : Plan pour le plant végétal, Casse désigne un chêne
  • Plateforme : On domine un vallon depuis le haut de la falaise
  • Ratabour : Le lieu aride
  • Tabardine
  • Terme Blanc : Le tertre blanc
  • Terre Noire
  • Treil de Rabot, Trel de Rabot : Treil désigne le passage ou le pressoir de M. Rabot
  • Villebois : Viendrait de Villa Bosco
  • Ruisseau des Giroux : Le ruisseau qui tourne…
  • Ruisseau La Caborne : Le ruisseau surgit d’un trou au pied d’un arbre
  • Rivière de La Gardonnette
  • Ruisseau Le Courbarieux : Le ruisseau courbé

Lieux-dits disparus[modifier | modifier le code]

  • La Queyrille se trouvait au Nord des ‘Quatre sacs’ d’après un acte de décès du 9 octobre 1838 et concernant le sieur Vidal Jacques dit Bourdier. Étymologiquement, Queyrille désigne un emplacement, soit de fortification ou bien d’angle intérieur, soit un endroit où se trouvait un tailleur de pierres[5]
  • Cavaroque (Gavaroque (Cassini)) : en 1858 au décès de Monsieur Peyhardy Jean, en 1890 celui de Peyhardy Pierre et aussi en 1869 au mariage de Mlle Peyhardy Catherine avec M. Duranton Jean. On retrouve aussi ce lieu sur Monbazillac et plus exactement sur la route menant de Monbazillac à Sadillac. Il peut y avoir une confusion de commune ou bien ce lieu se trouvait à cheval sur les deux communes.
  • Les Biquettes : même son emplacement supposé reste inconnu !
  • Chez Tiennet et Vigne se situaient à côté de Tabardine. Il est noté sur les cartes de Cassini.
  • Cantalouette : c'est un Faux-ami qui ne veut pas dire Chante-alouette. Cante vient de l’Indo-européen et signifie Pierre. Louet vient de sommet. Différents dictionnaires topologiques donnent une traduction pour le lieu, la Montagne de la pierre plate. À cet endroit se trouve le lieu-dit Le Caillou qui s’apparente à un mégalithe du genre dolmen.
  • Rebillac ou Rabillac sur les cartes de Cassini, se situait entre les Quatre sacs et les Chadières.
  • Le Bourdil, la petite bordure, fait maintenant partie de la commune de Pomport, il était à Rouffignac dans le temps.
  • Vignoble se trouvait à l’emplacement d’un ancien chai au-dessus de Ratabour, à la limite du Terme Blanc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Rouffignac faisait partie de la châtellenie de Puyguilhem au XIVe siècle puis de la seigneurie de Flaugeac. Elle était comprise dans la juridiction de Montcuq, châtellenie de Bergerac. En 1620, elle releva plus tard des seigneurs de Monbazillac et de Bridoire. Enfin, elle fut aussi sous la dépendance de la seigneurie de Flaugeac.

Au XVIe siècle, comme dans toute la région, la religion réformée fit de nombreux adeptes à Rouffignac. Une partie de la population était protestante. Le village a appartenu, après le démembrement de la châtellenie de Montcuq, à la seigneurie de Monbazillac. Le seigneur de ce lieu ainsi que celui de Bridoire appartenaient à la religion réformée. La lutte fut âpre autour de ces châteaux et les alentours furent saccagés par les armées catholiques. Rouffignac eut notamment fort à souffrir du passage de Blaise de Monluc quand il vint assiéger Bridoire en 1558.

Rouffignac faisait partie du district de Bergerac mais, en 1790, la commune fait partie du canton de Ribagnac puis en 1801, du canton de Cunèges, renommé canton de Sigoulès en 1817, à la suite du transfert du chef-lieu.

Liste des curés[modifier | modifier le code]

  • Géraud Perret (mort en 1710)
  • François Robert de Senezergues (de 1713 au 21/01/1757)
  • Lunval vivaire (1751-1752)
  • Test vicaire (1752-1756)
  • Berthuy (1757-14/06/1762)
  • Perthus (1762-1765) officiant depuis 1758.
  • Eymar (1784-1792) alla en exil.
  • Anoille (1848-1851)
  • Asplace (1852-1854)
  • Dubois (1854-1856)
  • Rousseau Lafargette (1856-1858)
  • Chassagne (1858-1860)
  • Perramont (1862-1874)
  • Delmon (1875-1879)
  • Belley Georges (1880-1883)
  • Salvat (1883-1885) enterré à Rouffignac.
  • Gaufre (1885-1890)
  • Bonnet L (1890-1896)
  • Imbert (1897-1902)
  • Pimouguet Jean Edmond (1902-1910), il logeait à Saint-Laurent-des-Vignes.
  • Lambert (1910-1913) tué par un bombardement
  • Seyral (1913-1920)
  • Pimouguet J E (1920)
  • Guillot (1920) de Saint-Laurent-des-Vignes.
  • Pujol (1927-1932) habitait Ribagnac.
  • Guillot (1933-1942)
  • Kontz (1943-1945) prêtre réfugié alsacien.
  • Guillot (1945-1946)
  • Javerzac (1946-1949) depuis Ribagnac.
  • Afflet (1949-1951) depuis Pomport.
  • Coq (1951-1954) depuis Pomport
  • Exartier (1955-1959)
  • Trougnac (1959-1956)
  • Menant (1956-1978)
  • Launay (1978-1985)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Rouffignac-de-Sigoulès a été rattachée au canton de Ribagnac qui dépendait du district de Bergerac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX () portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », la commune est rattachée au canton de Cunéges (devenu canton de Sigoulès en 1817) dépendant de l'arrondissement de Bergerac[6].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2003, Rouffignac-de-Sigoulès intègre dès sa création la communauté de communes des Coteaux de Sigoulès. Celle-ci fusionne avec l'ancienne communauté d'agglomération bergeracoise au pour former la nouvelle communauté d'agglomération bergeracoise.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2017, onze conseillers municipaux ont été élus en 2020[7],[8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
3 vendémiaire an VIII
(25 septembre 1799)
  Jean Chauffaud   Agent municipal
1812   Jean Chauffaud   Notaire
1817   Jacques Géraud    
1818   Pierre Baylac    
1861   Leyssalle    
1872   Guillaume Baudry    
1879   Picard    
1881   Comte de Solère    
1893   Jacques Grossoleil    
1894   Picard Aîné    
1914   François Guérin    
1920   Élie Rigaudie    
1935   Joseph Dard    
1938   Édouard Augier   Maire par intérim
1945   Marcel Vergnol    
1953   Claude Prouillac    
1983   Marcel Royère    
2001
(réélu en mai 2020[9])
En cours Alain Castang SE[10] puis PS Conseiller EDF puis retraité

La mairie : située dans une pièce, indépendante et exiguë, de la maison des instituteurs, la maison du peuple pour les citoyens, a déménagé en 1967 pour se retrouver attenante à la salle des fêtes nouvellement construite. Vers 1865, le maire, le citoyen Leyssalle, habitant à la Bouyssonnie, recevait ses administrés en ce lieu-dit dans un bâtiment appelé encore la Garde Pile. Aujourd’hui, elle se situe à son ancien emplacement au croisement actuel de la route départementale 933 et de la rue principale du village.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2017, la commune comptait 311 habitants[Note 1], en diminution de 10,12 % par rapport à 2012 (Dordogne : -0,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
296248279362307312307340330
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
359327282310341332268239275
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
274253275242262292303303283
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
279253263281282284337344346
2017 - - - - - - - -
311--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L’ancienne école de Rouffignac a ouvert ses portes vers 1860 sur l’emplacement de la maison Rouby. On payait 18 francs par an pour chaque enfant, la somme était versée au percepteur qui la rétrocédait à l’instituteur. Ce village qui avait une population inférieure à 500 habitants n’a pas eu à bâtir une école des filles qui devait être séparée de celle des garçons (loi de 1867).

L’école actuelle a été érigée à la fin du XIXe siècle, en 1880, juste après la loi Jules Ferry. Sa date de construction est inscrite sur son soubassement. Après 1934, la cantine s’est tenue à l’arrière de l’auberge. Actuellement, elle se situe à proximité de l’école et une cantinière est chargée de confectionner tous les repas.

Électrification[modifier | modifier le code]

L’électrification du bourg s’est faite dans les années 1928 à 1930. Ce que l’on appelle l’électrification des dessertes, c’est-à-dire les autres foyers non regroupés, s’est poursuivie jusqu’en 1937–38. Le premier éclairage public à Rouffignac est décidé en conseil municipal le 29 novembre 1931. Il sera établi une lampe électrique de 32 bougies actionnée par un interrupteur indépendant.

Alimentation en eau[modifier | modifier le code]

L'adduction d'eau est récente, elle a eu lieu dans les années 1974-75. Jusqu’alors, l’eau venait des puits, sources, fontaines et autres pompages personnels ou bien communaux.

En cas de pénurie le village s’alimentait grâce à quatre points d’eau officiellement désignés La Selmonie, Près du lavoir, Au Touron, À la Fontanguillère.

Économie[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Une activité parallèle à l’agriculture ayant trait au bâtiment existait en 1861 sur la commune. C’était un four à chaux. Après avis préfectoral et aussi celui du conseil municipal du 26 mai 1861, l’exploitant a eu l’autorisation de construire un four à chaux au lieu-dit Le Caillou, sur le bord de la route impériale numéro 133. La porte de ce four devait faire face au couchant afin d’éviter les nuisances. Cette autorisation était subordonnée aux gènes qui pouvaient survenir.

L’agriculture a toujours une place prépondérante dans ce coin de Périgord pourpre. Les exploitants agricoles étaient défendus par plusieurs syndicats : le Syndicat des propriétaires de la côte de Monbazillac (créé le 20 octobre 1895), le Syndicat des propriétaires viticoles de l’arrondissement de Bergerac pour la défense des vins naturels (créé le 23 novembre 1899), le Comice et Syndicat agricole et viticole de Sigoulès (créé le 18 mai 1883), le Syndicat général des ouvriers agricoles (créé en février 1900 et dont le siège est à Rouffignac) et le Syndicat de Monbazillac de défense contre la grêle (créé en mai 1900).

Dans le département, la population agricole était, en 1852, composée de 9 966 propriétaires n’habitant pas le département, 47 893 propriétaires cultivant pour eux-mêmes, 20 982 propriétaires cultivant pour eux et d'autres, 2 552 au statut de fermiers et 14 905 métayers, 386 maîtres-valets et 127 régisseurs. En 1856, 92 % de la population était rurale.

Activités actuelles[modifier | modifier le code]

La commune accueille de nos jours des activités diversifiées créant un bassin d’emplois, parmi lesquelles une entreprise de mécanique de précision, une société de tonnellerie, des entreprises du bâtiment, un abattoir et transformation de volailles ainsi qu'un restaurant.

Au niveau agricole, la commune a un éleveur de vaches blondes d’Aquitaine, un éleveur de poulets, un élevage de volailles avec abattoir et transformation. Mais la viticulture est la principale activité agricole de la commune. Pour une superficie totale de 652 ha, il y a 218 ha de vignes classées en AOC Monbazillac[Note 2] et Bergerac.

Le marché de la commune se tient à Sigoulès, chef-lieu de canton, le vendredi matin.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[14], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 166 personnes, soit 50,2 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (dix-huit) a augmenté par rapport à 2010 (dix) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 10,9 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte cinquante-quatre établissements[15], dont vingt-huit au niveau des commerces, transports ou services, douze dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, huit dans la construction, trois relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et trois dans l'industrie[16].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La fête du Village : Rouffignac-de-Sigoulès avait sa fête, disons paroissiale, le 1er dimanche de juin, relative à la Saint Clair, patron de son église. Une autre fête se déroulait Aux Giroux, dans les prés. On y faisait admirer la Croze Tinlante : perte d’eau alimentant la Grotte de la Fontanguillière. Cette festivité s’est perdue vers 1930. Au village du Four, il y avait une frairie dans les années 1820, elle se déroulait durant l’été. En 1920, la salle de bal du village se situait dans une pièce attenante à l’auberge. Cette salle a brûlé en 1955.
La commune dispose d’une vaste salle des fêtes. La fête du village se déroule maintenant le 14 juillet, il y a un vide-grenier et beaucoup d’animations sportives et culturelles (randonnée pédestre, expositions, concours avicole...).
  • La fête à la Fontanguillière : créée au début du siècle, vers 1905, à l’initiative des habitants de la commune, cette fête avait une renommée s’étendant au-delà du canton. C’était un Grand bal couvert, stands de tir, rampos, buvettes, courses en sacs, concours de pèche, courses d’ânes, grand feu d’artifice. Cette fête a été abandonnée autour des années 1970.
  • La plantation des Mais : Rouffignac-de-Sigoulès est une des communes du Périgord à vouloir maintenir une tradition ancestrale : planter les Mais, cette tradition existe déjà en 1562. Cette manifestation communale fait suite aux élections municipales afin de fêter les nouveaux élus mais aussi de maintenir un esprit de convivialité entre les citoyens en associant à la fête tous les habitants de la commune.
Cette cérémonie se déroule depuis le matin. Les hommes vont chercher l'arbre dans la forêt. Plus tard, un cortège d’élus et d’administrés se rend chez chaque nouvel élu afin de l’honorer par une décoration toute républicaine de sa maison. Puis, en fin d’après-midi, la plantation du Mai s’effectue près de la Mairie en présence de toute la communauté. Cet arbre est décoré de 11 drapeaux, de rubans et d'une pancarte portant l'inscription "Honneur à notre élu(e)". S’ensuit un grand repas festif.

Vie associative[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations animent cette petite commune rurale : le Comité des Fêtes, organisant des festivités, le Club des bénévoles, qui restaure le patrimoine communal et L'Union avicole bergeracoise, qui a pour but la sauvegarde de races de volatiles.

La commune édite tous les trimestres un journal, Rouffignac Infos, concernant son territoire, relatant les activités du conseil municipal, les évènements et manifestations.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune possédait, au XIIe siècle, un château qui se situait à la droite de l’église. D’après l’architecture de base encore existante, le clocher actuel peut avoir été le donjon ou bien une tour du château. Loin d’être un château féodal, ce n’en était pas moins une demeure seigneuriale.

Près du lieu-dit Le Caillou, au Sud de la commune près du ruisseau de La Caborne, non loin d’une fontaine, se trouve un dolmen dont la table est à terre. À proximité du lieu-dit le Rouquet, en défonçant la terre afin de planter de la vigne, ont été trouvées de grandes pierres longues, taillées, creusées ou du moins façonnées, c’était des sarcophages qui ont disparu.

Le long du ruisseau de la Caborne, dans les falaises, se trouvent trois cavités ouvertes sur la vallée. Elles ont servi d’abris aux habitants, on y voit assez haut des trous pour y enficher des bois et améliorer certainement l’abri. Au lieu-dit Le Touron, existent des cluzeaux creusés et bâtis dont l’origine est inconnue mais qui ont servi dans le temps de chambre froide à un boucher installé en ce lieu.

La grotte de la Fontanguillière[modifier | modifier le code]

Entre les Giroux et la Brande se trouve une perte de ruisseau, dite de la Croze Tinlante (le trou qui tinte), elle alimente la grotte de la Fontanguillière. Cette grotte a été creusée dans le calcaire par le ruisseau souterrain des Giroux ou de Fontindoule, au ras de la molasse du Jurassique. Au XIVe siècle, la grotte aurait renfermé les restes d'une centaine d'individus[17]. Elle a été redécouverte en 1875 et il y fut trouvé des preuves d'occupation au Chalcolithique et au bronze final, sous la forme d’inhumations disposées sur des claies suspendues par des pilotis, au-dessus d’un ruisseau souterrain[Note 3]. La grotte aurait également été fréquentée au premier âge du fer, comme en témoigne un « vase saladier » contenant une épingle en bronze et surtout trois bracelets ouverts[Note 4] Du mobilier datant de La Tène III (vase, fusaïole en plomb à protubérances) a également été recueilli[Note 5]. Des témoignages d’occupation humaine datant du Néolithique final (Artenac), c’est-à-dire 1800 à 2400 av. J.-C., ont été retrouvés.

Au même lieu-dit, près de la grotte, traversé par la D 933, on a trouvé en 1958 lors d’un labour un site à tegulae et une figurine en bronze représentant une tête de femme de profil, à la coiffure tenue par des bandelettes. En 1975, à la suite de travaux d’adduction, des murs sont apparus à 0,60 / 1 m de profondeur. On aurait découvert également une cruche emplie de monnaies romaines au lieu-dit La Font de la Vie.

L'église[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Clair.

Titulaire et patron de Rouffignac : Saint Clair fêté le 1er juin.

La paroisse avait jadis l’évêque de Sarlat pour collecteur. En 1365, au niveau du classement religieux, Rouffignac fait partie de l’archiprêtré de Flaugeac qui comprenait 39 paroisses. On ne connaît qu’un titulaire en 1520 : François Gannier. L’église de Rouffignac qui dépendait de Pomport fut érigée en succursale par ordonnance du 15 juillet 1846.

L’église est en partie du XIIe siècle, les murs de la nef ainsi que la travée voûtée d’une coupole couronnée par un clocher, appartiennent à cette première époque de construction. À partir de la fin du XVe siècle, cette église subit beaucoup de modifications. En effet, s’est construit un chevet plat, derrière l’autel, couvert d’une voûte surcroisée d’ogives. La facture des piliers supportant les travées d’ogives permet de mieux situer dans le temps la construction romane, donc à la fin du XIIe siècle. Il faut remarquer toutefois que la base des colonnes, au Sud et au Nord sont différentes.

Le clocher barlong est percé sur chaque face d’une ouverture plein-cintre dont l’arc a été refait, et il est couvert d’un toit à quatre pans de tuiles canal. Nous pouvons remarquer de nombreux trous de boulin (pour les échafaudages d’édification) et des contreforts gothiques ayant remplacé certainement ceux de style roman. Sur le côté Nord, un contrefort roman comprend un escalier à vis naissant à environ quatre mètres du sol qui fut éclairé à l’origine par une petite baie rectangulaire. La partie supérieure de cet escalier est actuellement ruinée. Il est impossible d’imaginer sa terminaison non plus que la forme de l’ancien chevet, peut être en forme d’abside ou bien par un chevet plat, comme dans d’autres églises romanes de la région.

La nef de 15,80 m sur 4,90 m est constituée de murs d’époque romane qui ont souvent été repris. Le renfoncement intérieur à gauche servait à accueillir le confessionnal en bois. La façade à l’Ouest avait 1,75 m d’épaisseur, avant d’être reconstruite, en 1896.

On peut remarquer sur la façade Sud que le contrefort, à l’aplomb du clocher et de la nef, est de style roman. Il a été rajouté au XVe siècle, il n’est pas symétrique à son opposé, il a été retouché à maintes reprises. Au niveau du clocher, à l’intérieur et sur le mur Nord, nous pouvons voir la partie inférieure d’une baie étroite, sans doute aveuglée, sans doute romane, c’est à cet endroit que se trouvait la chapelle à la Vierge. Sur le même mur, une porte en plein-cintre d’allure romane et semi enterrée a été murée, elle devait certainement permettre l’accès au cimetière depuis la nef.

Le chevet est presque carré de 4,90 m sur 4,85 m. Il est surmonté d’une voûte sur croisée d’ogives s’appuyant sur quatre colonnes d’angle dont la base est à demi-cachée, le sol ayant été surélevé. À l’extérieur, quatre contreforts à talus de style gothique renforcent la structure, leur hauteur différente est due à des remaniements et aussi à la déclivité du terrain.

La sacristie attenante au mur Sud du chevet a été construite à la fin du XVIIIe siècle ou au début du XIXe siècle. Les deux baies qui l’éclairent sont un réemploi de construction romane. Une partie de l’église est voûtée, l’autre était lambrissée mais fut remplacée par une voûte en berceau plein cintre avec un arc en pierre au milieu et soutenu par deux piliers. Elle est recouverte de briques enduites. Le carrelage a remplacé un pavement, le chœur a été surélevé.

L’église de Rouffignac avait aussi ses meubles, répertoriés par l’abbé Brugière : « Il y a des tableaux de sainte Jeanne de Valois et sainte Scholastique (la sœur de saint Benoît). Les statues représentent : la Vierge, saint Joseph, saint Clair. L’autel est en bois sculpté et la cloche pèse 1 200 livres. »

L'église se dégrada dans le courant des XIXe et XXe siècles. En 1810, le portail et le clocher menaçaient ruine. En 1889, le plafond s'est effondré et l'abside due être surhaussée. Puis, en 1948, la première voûte de la nef s’est effondrée. Finalement, elle a été rénovée en 2008 : son plafond intérieur a été refait, sa façade ravalée, son parvis sécurisé et son décor intérieur repris. Le clocher ainsi que la façade sont illuminés car Rouffignac de Sigoulès est un phare sur les hauteurs du Monbazillacois dont il forme la limite Sud.

L'église et la mairie sont illuminées tous les soirs.

Les presbytères[modifier | modifier le code]

Rouffignac-de-Sigoulès a eu deux presbytères. Le premier a été bâti en 1726 pour le curé de la paroisse : François de Sénezergues qui était issu d’une authentique noblesse du Cantal et appelé à venir exercer son sacerdoce à Rouffignac à cause de la grande pénurie de prêtres qui sévissait dans la région. Ce presbytère a été béni le 20 janvier 1727 par le curé de Pomport (Jacques Talon) en présence des curés de Lestignac (Lafoze), de Monbazillac (Lapayrie), de Bayac (Combefort) et l’archiprêtre de Bordeaux (Mgr du Vigier d’Aubusson). Ce baptême a été transcrit dans le registre de baptêmes paroissiaux, autrement dit, l’état civil de l’époque.

Le deuxième presbytère a aussi une histoire. « Demeure de même facture que la précédente. Toit brisé à la Mansard, sans lucarne, terrassons de tuiles rondes y compris les croupes, baies à linteaux droits noyés dans de grandes surfaces de maçonnerie… Prolongée par une adjonction dans le même style (voir plus loin : réparations et agrandissement) qui forme sur une façade un léger ressaut et sur l’autre un véritable retour d’équerre[18]. » Cette maison appartenait sous l’Ancien Régime aux Guyon Tarsac de Saint-Victor. Elle a été vendue le 26 prairial an IV (4 juillet 1797) et fut adjugée au sieur Segondat pour 1 956 francs[19]. Par la suite, le bâtiment appartient à Jean Prunet, un maçon qui le vend à la commune pour devenir un presbytère en 1848[Note 6]. Il est à 50 mètres de l’église, comporte 6 pièces avec dépendances, un jardin de 7 ares 36 ca. Il sera loué au curé de la paroisse, qui pourra le surlouer, jusqu’à ce qu’il soit relevé de sa charge paroissiale.

Cimetières[modifier | modifier le code]

Le cimetière principal et public fait partie de la confrérie du Rosaire.

Dans la commune, il existe des cimetières particuliers et aussi des tombes disséminées au gré et au vouloir des défunts et de leur famille. Ces cimetières trouvent le plus souvent leur origine dans le culte protestant qui voulait que chaque famille ait ses défunts près de chez elle. Il y a ainsi 14 tombes connues et plus ou moins répertoriées.

Un nouveau cimetière a été construit dans le vallon attenant au village, il renferme beaucoup d’anciennes tombes qui se trouvaient dans les cimetières cernant l’église.

Par ailleurs, un monument aux morts fut érigé en 1924. Une première épure de l’édifice a été tracée le 5 octobre 1923 avec devis. Une souscription publique a été lancée et les habitants généreux y sont allés de 3 692 francs le 24 juin 1923. Nom du sculpteur : M. Dorillac, de Bergerac.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Au sud, la Gardonnette borde le territoire communal sur plusieurs kilomètres. Le cours d'eau et ses rives font partie d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I où pousse une plante rare, la fritillaire pintade, (Fritillaria meleagris) et fréquentée par trois espèces de chauves-souris : le Grand murin (Myotis myotis), le Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii) et le Rhinolophe euryale (Rhinolophus euryale)[20],[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Michel Moulinier (1943-2004), ancien général, a vécu et est mort à Rouffignac-de-Sigoulès[22].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rouffignac-de-Sigoulès Blason
Taillé : au 1er de pourpre à la grappe de raisin d'or, au 2e d'or à l'entrée de grotte de sable fermée par une frette d'argent ; au chef bastillé d'azur, chargé d'une épée tournée en fasce d'argent, garnie de gueules et pommetée d'argent, le chef brochant sur le taillé, le tout enfermé dans une filière de sinople.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  2. La délimitation de l’appellation Monbazillac a été très restreinte. Au départ, elle se limitait pratiquement à la commune de Monbazillac, ne comprenait pas entièrement les communes qui la composent aujourd’hui : Monbazillac bien sûr, Pomport, Rouffignac de Sigoulès, Saint Laurent des Vignes et Colombier. Sur Rouffignac, elle ne couvrait qu’une petite partie Nord, limitée par une ligne droite allant du Caillou et passant entre Tabardine et Plan du Casse. Ensuite cette ligne suivait le ruisseau de La Brande qui la sépare de Monbazillac. Ce n’est qu’en 1895, à la création du syndicat des propriétaires de la Côte de Monbazillac, qu’ont été atteintes les limites actuelles qui consacrent entièrement Rouffignac de Sigoulès dans cette appellation, ainsi que les communes précitées.
  3. Mobilier conservé au musée d’Eymet.
  4. Objets recueillis par François Morin en 1920 - Musée de Libourne.
  5. Actuellement au Musée de Bergerac.
  6. Pour cet achat, la commune devait trouver un revenu, ce qui fut fait par la vente de 2 parcelles de chemins abandonnés et de 2 parcelles de prés. Une souscription volontaire amena 1 981 francs dans l’escarcelle et une aide d’un montant de 400 francs vint de la sous-préfecture le 27 mai 1853.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Livre de M. Nègre
  2. Article de M. P. Laborderie-Boulou, membre de la Société d’histoire du droit
  3. M. Gourgue
  4. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du conseil général de la Dordogne, consulté le 19 mars 2014.
  5. Dictionnaire topographique du comte de Gourgues et dictionnaires occitans
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 9 septembre 2020.
  8. Résultats des élections municipales et communautaires 2020 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 9 septembre 2020.
  9. Grégoire Morizet, « Delmarès haut la main », Sud Ouest édition Dordogne, 13 juillet 2020, p. 21.
  10. « Voici vos 557 maires », édition spéciale de Sud Ouest du 3 avril 2008, p. 26.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  14. Dossier complet - Commune de Rouffignac-de-Sigoulès (24357) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 18 décembre 2018.
  15. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 18 décembre 2018).
  16. Dossier complet - Commune de Rouffignac-de-Sigoulès (24357) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 18 décembre 2018.
  17. Jean Charet, Le Bergeracois des origines à 1340, page 87
  18. Le Périgord des Chartreuses
  19. Archives de la Dordogne Q 550 n °115 et Q 76 no 125
  20. [PDF] Vallée de la Gardonnette, INPN, consulté le 25 décembre 2018.
  21. Carte de la ZNIEFF 720014276, INPN, consulté le 24 décembre 2018. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à gauche sur le globe terrestre bleu, descendre la valeur de la couche « Métropole : ZNIEFF1 » à 0 et augmenter l'opacité de la couche « Cartes IGN » à 1.
  22. « Un Ancien de l'Arme du Matériel à l'honneur. Un village lorrain se souvient », sur docplayer.fr.