Chavannes-près-Renens

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Chavannes-près-Renens
Chavannes-près-Renens
Le Vieux-Collège et les immeubles de la Mouline.
Blason de Chavannes-près-Renens
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Ouest lausannois
Localité(s) Chavannes-près-Renens
Communes limitrophes Renens (VD), Lausanne, Écublens (VD)
Syndique Loubna Laabar-Maamar
NPA 1022
No OFS 5627
Démographie
Gentilé Les Chavannois
Population
permanente
7 851 hab. (31 décembre 2019)
Densité 4 758 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 32′ 00″ nord, 6° 34′ 00″ est
Altitude 398 m
Superficie 1,65 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Chavannes-près-Renens
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
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Chavannes-près-Renens
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Chavannes-près-Renens
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Chavannes-près-Renens
Liens
Site web www.chavannes.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Chavannes-près-Renens est une commune suisse du canton de Vaud. Située dans le district de l'Ouest lausannois, elle fait partie de l'agglomération lausannoise.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La Sorge peu avant sa confluence avec la Mèbre : frontière naturelle entre Écublens (rive sur la gauche de l'image) et Chavannes-près-Renens (rive sur la droite de l'image).

Chavannes-près-Renens se situe dans l'Arc lémanique, dans le canton de Vaud, sur la rive nord du Léman, sans border le lac pour autant. La localité se trouve sur le plateau vaudois, à vol d'oiseau à environ 6,25 kilomètres à l'est de la gare de la ville de Morges[3] et à 4,5 kilomètres à l'ouest du centre-ville de Lausanne[4], la capitale du canton.

Communes limitrophes de Chavannes-près-Renens
Écublens Écublens, Renens Renens
Écublens Chavannes-près-Renens Renens
Écublens Lausanne Lausanne

Le territoire communal s'étend sur un sol majoritairement composé de molasse et compte une moraine sablo-gravleuse au nord-est[5]. Celle-ci est issue — comme la moraine voisine de Dorigny — du retrait du glacier du Rhône du plateau suisse 15 000 ans en arrière[6]. Le tracé du territoire de Chavannes-près-Renens se calque en outre en partie sur le parcours respectif de deux rivières : la Mèbre et la Sorge. Si la première traverse la commune à l'est, la seconde sert de frontière avec Écublens à l'ouest et au sud[7]. Les deux cours d'eau finissent par confluer au sud du territoire communal pour former la Chamberonne[8].

Climat[modifier | modifier le code]

Selon la classification de Köppen, Chavannes-près-Renens dispose d'un climat océanique chaud sans saison sèche (Cfb). La station de mesure météorologique utilisée par MétéoSuisse pour fournir les données climatiques et météorologiques de Chavannes-près-Renens se situe dans l'est lausannois à Pully[9].

Normes climatologiques Chavannes-près-Renens (1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,3 0,7 3,5 6,4 10,7 13,8 16,1 15,9 12,6 9,1 4,2 1,4 7
Température moyenne (°C) 2,2 3 6,6 10 14,4 17,8 20,3 19,7 15,8 11,6 6,1 3,2 10,9
Température maximale moyenne (°C) 4,4 5,6 10,1 14 18,7 22,4 25 24,4 19,8 14,6 8,6 5,3 14,4
Nombre de jours avec gel 13,2 10,3 4,6 0,3 0 0 0 0 0 0,1 3,3 10 41,8
Nombre de jours avec température maximale ≤ 0 °C 3,5 2 0,1 0 0 0 0 0 0 0 0,3 1,9 7,8
Nombre de jours avec température maximale ≥ 25 °C 0 0 0 0,1 2 9,6 16,5 13,9 2 0,1 0 0 44,2
Nombre de jours avec température maximale ≥ 30 °C 0 0 0 0 0,1 1,1 2,9 1,6 0 0 0 0 5,7
Ensoleillement (h) 72 97 159 179 201 229 252 234 183 128 79 58 1 872
Précipitations (mm) 77 67 78 87 117 112 92 110 114 113 93 92 1 153
dont neige (cm) 10,9 14,3 1,6 0,2 0 0 0 0 0 0 1,1 7 35,1
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 10,1 8,8 10,2 9,8 12,1 10,4 9 9,5 8,8 10,1 10,2 10,7 119,7
Humidité relative (%) 78 73 68 66 67 66 65 68 73 78 78 78 72
Nombre de jours avec neige 2,9 2,8 1,3 0,1 0,9 0 0 0 0 1,2 0,8 1,9 9,8
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
4,4
0,3
77
 
 
 
5,6
0,7
67
 
 
 
10,1
3,5
78
 
 
 
14
6,4
87
 
 
 
18,7
10,7
117
 
 
 
22,4
13,8
112
 
 
 
25
16,1
92
 
 
 
24,4
15,9
110
 
 
 
19,8
12,6
114
 
 
 
14,6
9,1
113
 
 
 
8,6
4,2
93
 
 
 
5,3
1,4
92
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L'Autoroute A1 coupant Chavannes-près-Renens en deux. Point de vue en direction du sud de Lausanne : sur la gauche de l'image, le maintien d'une activité rurale et sur la droite le bâtiment Geopolis de l'Université de Lausanne. Les Alpes en arrière plan avec notamment le Grammont sur la droite de l'image.

Selon les données de 2009 de l'Office fédéral de la statistique, Chavannes-près-Renens s’étend sur une surface de 1,7 km2. Cette superficie comprend 23,5 % de terrains agricoles, 9 % de forêts, 65,1 % de terrain construit (infrastructures et bâtiments) et finalement 2,4 % de surface improductive[11].

En 2017, le tissu urbain du nord du territoire confirme l’appartenance de Chavannes-près-Renens à l'agglomération lausannoise tant la continuité avec Renens et Lausanne est évidente. Doté de commerces, d'habitations pavillonnaires et d'immeubles, le nord de la commune abrite également des usines du début du XXe siècle réaffectées à d’autres usages ainsi que l'hôtel de ville et une partie de son administration[12]. Continuant vers le sud, le tissu du centre du territoire devient moins dense, composé de villas éparpillées au milieu de bâtiments industriels plus récents. C’est également au centre du territoire que l'autouroute A1 construite en tranchée menant aux portes de Lausanne coupe la commune en deux[12]. Au même niveau, à la frontière avec le chef-lieu du canton de Vaud, se trouvent encore quelques larges parcelles cultivées. Au sud du territoire de la commune, se situe l'ancien centre historique du village, où se dressent Vieux-Collège, Café de Chavannes, fermes et granges historiques. On y trouve également les terrains de football de l'UNIL, une zone inondable, de nombreux bâtiments du campus de l'Université de Lausanne sur lequel se trouvent d'autres institutions comme l'Institut de hautes études en administration publique et les Archives cantonales vaudoises[13]. Depuis début 2020, cette partie du territoire communal compte une réalisation architecturale de taille : le Vortex. Il s'agit d'un bâtiment circulaire de huit étages situé à proximité du campus de l'Université de Lausanne. Son inauguration s'est déroulée en novembre 2019. Il a eu pour tâche initiale d'accueillir les athlètes des Jeux olympiques de la jeunesse d'hiver de 2020 organisé par la Ville de Lausanne. Puis, il est désormais destiné à être un logement pour étudiants capable de fournir un toit à 1 200 âmes[14],[15],[16].

La coprésence d'un pôle urbain particulièrement développé tout au nord du territoire et d’un autre pôle relativement dense au sud de la commune peut donner l'impression à ses habitants que celle-ci est dénuée de centre[17]. Ce développement chaotique hérité de la seconde moitié du XXe siècle se retrouve dans les autres communes de l’ouest lausannois et constitue désormais une problématique traitée dans le cadre d’ententes inter-communales à l’échelle du district et de l’agglomération lausannoise[18],[19],[20].

La morphologie urbaine de Chavannes-près-Renens se transforme depuis les années 2000, grâce à la croissance de l'UNIL, qui empiète de plus en plus sur le territoire communal. Dans les années 2020, trois projets majeurs sont initiés : Le premier est la prochaine sortie de terre de deux quartiers composés de logements et de commerces sur les parcelles cultivées à l'est du territoire communal, à la frontière avec Lausanne[21],[22]. Le deuxième se trouve à l'ouest de la commune à la frontière avec Écublens : il s'agit du futur quartier des Cèdres. Celui-ci est précisément pensé comme un nouveau centre pour la commune et devrait comprendre un gratte-ciel végétalisée de 117 mètres de haut[23],[24]. Le projet de construire une tour de cette envergure dans une zone moyennement dense a fait polémique[25] et a nécessité une votation populaire à l'échelle communale le qui - avec 61 % d'avis favorables - a finalement donné le feu vert à sa réalisation[26]. Cela dit, en 2017, si le chantier pour construire le quartier a commencé, l'édification de la tour demeure bloquée au point mort à cause de l'émergence de plusieurs désaccords entre les promoteurs immobiliers du projet[27].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne mention historique connue de Chavannes-près-Renens date de 1272 sous la forme de Chavanes[28]. Étymologiquement, une « chavanne » est un nom féminin donné à une petite habitation faite de terre et de bois (« cabane »)[29]. Le toponyme Chavannes est répandu en Suisse romande[30] et dans le canton de Vaud en particulier. La précision géographique « près-Renens » a été ajoutée pour distinguer la localité de ses homonymes. Avec la marque du pluriel, « Chavannes-près-Renens » désigne littéralement un groupement de logements proche de Renens.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chavannes-près-Renens Blason
Coupé d’argent et de gueules, à l’arche de pont de sable brochante, accompagnée en chef d’un trochet de trois cerises de gueules, tigées et feuillées de sinople[31].
Détails
Ce blason est adopté en 1905, mais ne trouve sa forme définitive qu'en 1930. Le pont ainsi que le fond rouge et blanc rappellent la bannière du quartier du Pont de Lausanne sous laquelle marchaient les citoyens de Chavannes au Moyen Âge[32]. Les cerises ont pour leur part été choisies compte tenu de l'importance des vergers dans la vie de la commune au début du XXe siècle. Il s'y cultivait une espèce de cerise aux fruits foncés et au jus peu sucré appelée la « Noire de Chavannes »[33]. Cette variété existe encore par ailleurs[34]. Cela dit, le rouge des cerises des armoiries de la commune (de gueules) a été préféré au noir (sable) probablement pour des raisons esthétiques, étant donné la couleur déjà noire du pont repris de la bannière du quartier du Pont de Lausanne[35].
Les armoiries de la commune sont approuvées par le canton de Vaud[36].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les environs de Chavannes-près-Renens en 1960, peu avant la construction de l'autoroute pour desservir plus tard l'exposition nationale suisse de 1964 à Lausanne. Chavannes se trouve dans le quart supérieur droite de l'image avec sa composante industrielle en-dessous des voies de chemin de fer et sa composante rurale plus bas, délimitée par l'arc boisé au centre de l'image (qui suit pour sa part le tracé de la Sorge).

Des vestiges de l'âge du Bronze, de l'époque romaine ainsi que du haut Moyen Âge ont été retrouvés sur le territoire de Chavannes-près-Renens. Cela dit, son histoire commence véritablement au Moyen Âge central avec sa première mention dans les sources en 1272[37].

Moyen Âge (1272-1536)[modifier | modifier le code]

À cette époque, autant des nobles que le chapitre de la cathédrale de Lausanne perçoivent des droits féodaux à Chavannes[37]. Son devenir est alors intiment lié à ceux de la Maison de Savoie et de l'Évêché de Lausanne[38]. Les habitants de la localité de Chavannes marchent lors de cette période sous la bannière lausannoise du Pont (1368)[37]. Dès 1536, la localité passe comme le reste de la région sous administration bernoise et adopte par conséquent la Réforme[39].

Époque moderne (1536-1798)[modifier | modifier le code]

Dès lors et jusqu'en 1798, Chavannes appartient au bailliage de Lausanne. Au XVIIIe siècle, la ville de Lausanne y détient tous les droits de juridiction. Au spirituel, la localité est rattachée à la paroisse d'Écublens. Elle connaît durant ce même siècle un phénomène de proto-industrialisation avec l'installation d'une usine à papier aux abords de la localité, au lieu-dit de la Blancherie[37].

Époque contemporaine (dès 1798)[modifier | modifier le code]

Après la Révolution vaudoise et l'invasion française de 1798, le bourg se dote d'un statut politique en devenant une commune à part entière des l'éphémères République helvétique et canton du Léman. La mention de la première séance de la municipalité (pouvoir exécutif) de la commune de Chavannes-près-Renens remonte en effet à 1800. Le territoire communal est délimité à partir de 1827. Sa forme définitive est reconnue en 1887. Un cadastre communal avec plans est établi la même année[12].

Métamorphose de la commune (1900-1964)[modifier | modifier le code]

L'activité économique de la commune demeure jusqu'en 1900 largement articulée autour de l'agriculture. La construction de la gare de Renens à la fin du XIXe siècle et l'expansion de son quartier vont cependant avoir à terme un fort impact sur la vie de la commune de Chavannes. Celui-ci est d'abord démographique. L'arrivée de nouveaux habitants oblige les autorités locales à construire un nouveau collège (aujourd'hui appelé le « Vieux-Collège »), au sud du territoire communal, en 1904. 1910 voit la construction d'une salle de spectacle et d'un marché couvert. Une année plus tard (1911), la taille de la commune est telle que son pouvoir législatif passe du système de conseil général (dans lequel il n'y a pas besoin d'être élu pour y participer) à celui de conseil communal (dans lequel être élu est une condition sine qua non pour y participer)[37],[12].

Compte tenu de la proximité avec des voies de communication d'importance nationale, le développement de la gare de Renens a également pour conséquence de favoriser l'implantation du secteur secondaire sur le territoire de Chavannes. La première entreprise participant à ce phénomène s'occupe de transformer l'argile locale en poterie (1902-1971). Elle encourage à son tour l'établissement de l'école suisse de céramique (1912-1969). Parmi les autres entreprises qui donnent à Chavannes un caractère toujours plus industriel, nous trouvons une fabrique de chocolats (Perrier SA[40]) à partir de 1925, de brosses industrielles dès 1932 et d'ameublement à compter de 1938. Durant l'entre-deux-guerres, le maraîchage et l'arboriculture prennent cependant également une importance croissante dans la vie économique de la commune, leur production permettant d'approvisionner les marchés lausannois[37],[12].

Chavannes « cité-dortoir » et pôle de recherches (1964-aujourd'hui)[modifier | modifier le code]

En prévision de l'exposition nationale suisse de 1964, qui a eu lieu au sud de la ville de Lausanne, la Confédération planifie la voie rapide N1, devenue l'autoroute A1 en direction du quartier de Vidy. Dès le printemps 1964, la commune de Chavannes est divisée en deux[41]. Dorénavant au cœur d'un nœud à la fois ferroviaire et routier[42], Chavannes se retrouve de plus en plus dans l'orbite du développement urbain de Lausanne. La commune connaît ainsi une deuxième dynamique de croissance démographique soutenue[12]. Elle se dote par conséquent de deux nouveaux collèges : La Concorde en 1972 et celui intercommunal de la Planta en 1977. Pourtant, entre les années 1960 et les années 1980, Chavannes traverse parallèlement une période de relative désindustrialisation avec la fermeture de l'entreprise de poterie en 1971[37], mais aussi et surtout de la fabrique de chocolat en 1974[43]. Un autre événement qui inscrit de plus en plus la commune dans l'orbite de Lausanne est l'installation en 1970 de l'Université de Lausanne au sud du territoire communal, à la frontière avec Écublens[44]. L'arrivée de l'ancienne Académie de Lausanne sur son territoire ainsi que certaines résolutions antérieures de la Confédération en matière d'éducation supérieure sont les premiers éléments d'une profonde reconversion économique de la commune. En effet, elles inaugurent la progressive urbanisation de la campagne chavannoise et transforment l'ouest lausannois en un pôle de recherches universitaires[42]. Depuis lors, s'établissent l'École polytechnique fédérale de Lausanne en 1978 (début du chantier en 1969) à Écublens[45], les Archives cantonales vaudoises dans le quartier de la Mouline à Chavannes en 1985[46], l'Institut de hautes études en administration publique au Vieux-Collège de Chavannes en 1992, puis sur le campus de l'Université de Lausanne en 2010[47] et, en fin de compte, la Business School Lausanne depuis le départ de l'Institut de hautes études en administration publique du Vieux-Collège[48]. Ce pôle de recherches qui accueille en 2017 environ 30 000 étudiants[49] est desservi depuis 1991 par le métro M1 qui relie la gare de Renens au centre-ville de Lausanne[50].

L'important développement urbain et des activités universitaires dans l'ouest lausannois ont profondément modifié la vie de la commune de Chavannes. Malgré l'arrivée des activités de recherches universitaires sur le territoire communal, Chavannes est victime du phénomène de cité-dortoir ; en témoignent les statistiques communales de l'an 2000 qui indiquent que 78 % de la population active travaille en dehors de la commune[51]. Cet état de fait s'explique probablement par le développement des transports, la désindustrialisation et la disparition du secteur primaire avec l'installation de l'Université de Lausanne sur le territoire communal.

Cette rapide transformation autant urbaine qu'économique se retrouve dans les communes voisines de Chavannes. Cette mutation partagée entre les communes autour de Renens engage le Conseil d'État du canton de Vaud à proposer un district de l'Ouest lausannois en 2005 dans le cadre de la réduction des districts prévue par la nouvelle constitution cantonale de 2003[52]. Ce nouveau district voit finalement le jour le [53]. Alors que Chavannes était autrefois la commune la plus orientale de l'ancien district de Morges[54], elle est aujourd'hui bien ancrée dans un ouest lausannois qui se profile comme un nouveau centre pour l'agglomération lausannoise[55]. Sur la scène internationale, l'ouest lausannois se sert de ses hautes écoles (EPFL, ECAL, Université de Lausanne) comme d'une vitrine pour augmenter l'attractivité de son territoire auprès des entreprises et par là même favoriser leur établissement[42],[13].

Cette stratégie de développement fondée sur des activités à haute valeur ajoutée[56] ne va pas sans poser des questions concernant la cohérence des projets à l'œuvre[57], d'une part, et de son adéquation avec la composition sociale des communes de l'ouest lausannois, d'autre part ; quoique plus diversifiée qu'il n'y paraît[58], sa population demeure tout de même globalement moins qualifiée que le reste de l'agglomération[55]. Avec ce caractère davantage populaire que l'est lausannois, la commune de Chavannes et ses voisines pourraient, selon des géographes et urbanistes locaux, à terme connaître un processus de gentrification ; il s'agit d'un phénomène lors duquel les habitants les plus défavorisés d'un espace urbain sont progressivement forcés par l'arrivée de nouveaux habitants plus aisés à quitter leurs quartiers et à se trouver un nouveau lieu de vie abordable, faute de moyens leur permettant de rester[55].

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Temple réformé (ch. des Glycines 1), édifice pittoresque de 1906-1908[59].

Ancienne chapelle de l'Église libre (av. du Tir-Fédéral 2). Lieu de culte Heimatstil de 1902, par les architectes Charles Mauerhofer et Adrien Van Dorsser[59].

Ancienne école Heimatstil (route de la Maladière 21) avec dômes et clochetons, par l'architecte Georges Epitaux

Le bâtiment des Archives cantonales vaudoises à Chavannes-près-Renens.

Chavannes accueille sur son sol le bâtiment central des Archives cantonales vaudoises (rue de la Mouline 32). L'institution fait partie des biens culturels suisses d'importance nationale[60].

La commune comporte aussi différents bâtiments de l'Université de Lausanne[61] (sites de Dorigny et de Mouline), mais aussi l'Institut de hautes études en administration publique[62].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2016, Chavannes-près-Renens compte 7 653 habitants. L'augmentation de la population en termes de pourcentage entre 2010 et 2015 s'élève à 6,7 %. Le territoire communal possède ainsi une densité de population de 4 476,4 habitants par km2[63]. En 2020, la commune de Chavannes recense 8'487 habitants, dont 4'605 étrangers (54,2%), grâce à l'inauguration en Pala du bâtiment Vortex sur la parcelle 285.

En 2015, l'Ouest lausannois est le district suisse qui possède le plus fort pourcentage de population étrangère (45,9 %)[64]. Chavannes-près-Renens dépasse cette moyenne, puisque la même année 51,7% de sa population ne possède pas le passeport suisse[63]. Proportionnellement au nombre d'habitants, elle est en 2015 la septième commune suisse avec le plus de résidents étrangers[64]. Selon des chiffres de 2014, une autre caractéristique de la population de Chavannes-près-Renens est d'être économiquement modeste, puisque le revenu moyen net de la commune se monte annuellement et par contribuable à 68 075 francs, soit une somme en dessous de la valeur moyenne nationale qui s'élève pour sa part à 84 186 francs par année[65]. D'après des données cette fois-ci de 2011, en calculant le revenu annuel médian net, cette constatation du caractère modeste de la population de Chavannes-près-Renens demeure (49 300 francs par année), surtout en comparaison avec le reste de la région lémanique[66].

Concernant les langues parlées, lors du recensement de la population en Suisse en 2000, 4 454 (73 %) chavannois déclarent utiliser le français comme langue principale, 387 (6,4 %) disent parler majoritairement l'italien, 277 (4,6 %) revendiquent se servir avant tout de l'allemand, une personne prétend parler le romanche et le reste de la population parlerait en premier lieu d'autres langues[67].

Pour ce qui est des religions, lors de ce même recensement en 2000, 2 481 habitants (40,9 %) se déclarent catholiques et 1 440 (23,8 %) se disent protestantes (Église évangélique réformée du canton de Vaud). En ce qui concerne le reste de la population, 166 personnes (2,74 %) se revendiquent comme membres de l'église orthodoxe, alors que 267 personnes (4,4 %) appartiendraient à d'autres branches du christianisme. Concernant les autres religions en 2000, neuf personnes se disent (0,15 %) juives et 576 Chavannois (9,50 %) se déclarent musulmans. Le recensement de 2000 comptabilise également 26 personnes bouddhistes, 37 Chavannois se réclamant de l'hindouisme et neuf individus appartenant à d'autres confessions. 834 personnes (13,76 %) déclarent n'appartenir à aucune confession ou alors se disent soit agnostiques soit athées. Finalement, 345 sondés (5,69 %) n'ont pas répondu à la question[68].

Pour ce qui est de la répartition par âge en pour cent, en 2015, Chavannes-près-Renens compte 23,6 % d'habitants âgés entre 0 et 19 ans, 64,6 % d'entre eux se situent dans la tranche allant de 20 à 64 ans, puis 11,8 % ont 65 ans et plus. Lors de cette même année, le taux de natalité s'élève à 13,4  et le taux de mortalité à 4 . Toujours en 2015, 3113 ménages y sont dénombrés, avec en moyenne 2,34 personnes par foyer[63].

Ci-dessous se trouve un tableau offrant un panorama historique de l'évolution du nombre d'habitants de Chavannes-près-Renens[69],[70] :

Politique[modifier | modifier le code]

Dans les années 2010, Chavannes-près-Renens est réputée pour être une commune majoritairement ancrée à gauche[71].

À l'occasion des élections fédérales suisses de 2015 pour composer l'Assemblée fédérale (législatif), la participation à Chavannes-près-Renens s'élève à 34,45 %. Parmi ces voix pour le Conseil national, les cinq principales forces politiques de la commune sont le Parti socialiste (30,69 %), l'Union démocratique du centre (18,33 %), le Parti libéral-radical (12,69 %), Les Verts (6,94 %) et le Parti ouvrier et populaire allié à SolidaritéS (2,71 %)[72].

Dans le cadre des élections communales de 2016 dans le canton de Vaud, la participation dans la commune s'élève à 31,94 %. Au Conseil communal (législatif) de Chavannes, le Parti socialiste se classe premier avec vingt sièges, la liste Chavannes-Ensemble (entente communale) arrive deuxième avec seize sièges, viennent ensuite le Parti libéral-radical (neuf sièges) et l'Union démocratique du centre (cinq sièges)[73].

Lors des élections cantonales vaudoises de 2017 pour le Grand Conseil (législatif), la participation à Chavannes-près-Renens s'élève à 30,82 %. À cette occasion, le Parti socialiste arrive en tête avec 42,97 % des voix, le Parti libéral-radical se trouve au deuxième rang avec 18,26 %, Les Verts sont alors la troisième plus importante famille politique de la commune avec 10,65 %, suivent ensuite dans l'ordre l'Union démocratique du centre (10,54 %), Ensemble à gauche (9,37 %) et enfin la liste du centre (8,21 %)[74].

À l'occasion des élections fédérales suisses de 2019 pour composer l'Assemblée fédérale (législatif), la participation à Chavannes-près-Renens s'élève à 33,56 %. Parmi ces voix pour le Conseil national, les cinq principales forces politiques de la commune sont le Parti socialiste (28,44 %), Les Verts (19,36 %), l'Union démocratique du centre (13 %), le Parti libéral-radical (10,59 %), et le Parti ouvrier et populaire (6,66 %)[75].

Économie[modifier | modifier le code]

En 2015, la commune comptabilise 4 406 emplois. Alors que la majorité d'entre eux se trouve dans le secteur tertiaire (4 427), aucun n'est exercé dans le secteur primaire et 179 postes entrent pour leur part dans le secteur secondaire. Ces emplois sont répartis entre 54 établissements versés dans le secteur secondaire et 256 dans le secteur tertiaire[76].

Mobilité[modifier | modifier le code]

Le métro M1 et un bus des TL à Chavannes-près-Renens, sur le campus de l'Université de Lausanne.

Métro et bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par le « TSOL », la ligne M1 du métro de Lausanne, qui dessine le contour de la commune. Depuis son inauguration le , ce métro fait également frontière commune avec Écublens et les Hautes Écoles.

La commune est desservie par la ligne de trolleybus 25 et par les lignes de bus 31, 32 et 33.

Train[modifier | modifier le code]

La gare de Renens, nouvellement rénovée, est facilement accessible à pied et la passerelle rayon vert, inaugurée en 2021 permet d'accéder à la commune voisine de Renens.

Scolarité[modifier | modifier le code]

L'éducation obligatoire des enfants de la commune est assurée par l'Établissement Primaire et Secondaire de Chavannes-près-Renens et Saint-Sulpice. Trois collèges se trouvent sur la commune de Chavannes-près-Renens et rassemblent la plupart des élèves de cette commune[77] :

  • collège de la Plaine (enfantine et primaire) ;
  • collège de la Concorde (enfantine et primaire) ;
  • collège de la Planta (secondaire).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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