Présidence d'Emmanuel Macron

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Présidence d'Emmanuel Macron

Président de la République française

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Emmanuel Macron, président de la République française.
Type
Type Président de la République française
Résidence officielle Palais de l'Élysée, Paris
Élection
Système électoral Scrutin uninominal majoritaire à deux tours
Mode de scrutin Suffrage universel direct
Élection 7 mai 2017
Début du mandat
Mandat en cours 2 ans, 4 mois et 2 jours
Durée 5 ans
Présidence
Nom Emmanuel Macron
Date de naissance (41 ans)
Appartenance politique La République en marche
Représentation
Membres 577 députés
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Composition de la législature depuis juin 2017.
Gouvernements
Philippe I Philippe II
Divers
Site web elysee.fr
Voir aussi Politique de la France

La présidence d'Emmanuel Macron commence officiellement le lors de la passation des pouvoirs avec son prédécesseur François Hollande. Il est élu président de la République française le sous la bannière de son mouvement En marche ![Note 1] pour un mandat de cinq ans dont l'échéance est fixée au .

Contexte[modifier | modifier le code]

Sur le plan intérieur[modifier | modifier le code]

Économique et social[modifier | modifier le code]

Emmanuel Macron entame son mandat dans une période où plusieurs grands instituts économiques (FMI, OFCE, CEPII) observent une amélioration, modérée, de la situation économique mondiale. Le Fonds monétaire international (FMI) estime ainsi que la croissance mondiale, de 3,1 % en 2016, devrait progresser à 3,4 % en 2017 puis 3,6 % en 2018. L'un des moteurs de cette croissance est la reprise des importations chinoises, en forte baisse en 2015 et 2016[1].

Par ailleurs, si les spécialistes de Capital estiment que la situation économique intérieure est également plutôt positive, d'autres, dont Nicola Brandt, économiste à l'OCDE, pointent le fort taux de chômage laissé par son prédécesseur et le problème de manque de flexibilité du marché du travail français[1].

Selon les économistes de la revue Capital, les entreprises françaises se portent nettement mieux en 2017 qu'à la fin de la présidence de Nicolas Sarkozy. Elles ont pleinement bénéficié des mesures des gouvernements de Manuel Valls : le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et le pacte de responsabilité et de solidarité. En 2016, les baisses de charges cumulées représentent environ 40 milliards d'euros. En parallèle, elles ont profité en 2015 et en 2016 de la baisse des prix du pétrole, de l'euro et des taux d'intérêt. Ainsi, leur compétitivité vis-à-vis de leurs principaux partenaires s'améliore ; leurs marges également, passant de 29 % en 2013 à 32 % en 2017. Depuis 2016, le secteur marchand a recommencé à créer de l'emploi et l'ensemble des analystes prévoient une poursuite de cette tendance au moins sur l'année 2018[1].

L'attractivité de la France vis-à-vis des investisseurs internationaux s'est également largement améliorée, présentant en 2016 une hausse des implantations ou des extensions d'entreprises étrangères jamais vue depuis des années. Le nombre d'opérations a augmenté en 2016 de 30 % par rapport à 2015, pour un total de 779 qui correspondent à une création nette de 17 000 emplois. Marc Lhermitte, analyste de EY explique dans une étude de son cabinet que la France rattrape son retard vis-à-vis de l'Allemagne et de l'Angleterre, notamment grâce à l'amélioration de la compétitivité, à la baisse des charges et à une meilleure perception des investisseurs. Il explique aussi que le point fort français est le niveau d'innovation, dopé par le Crédit impôt recherche[2]. Cette étude expose que les investisseurs estiment que la France est intéressante dans trois domaines économiques : l'économie numérique, l'énergie, la santé. Enfin, « le baromètre d'EY indique que les dirigeants étrangers interrogés sont 58 % à considérer que « la politique mise en œuvre pour encourager la création de start-up est efficace (+14 points par rapport à 2016). »[3] »

Le moral des ménages, malgré les attentats, est au plus haut depuis 10 ans. La croissance de la France, de 1,1 % en 2016, devrait se rapprocher de celles des pays comparables en 2017[1].

L'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) estime en 2017 qu'à politique économique inchangée, la croissance de la France devrait s'établir à 1,6 % de moyenne durant les cinq ans de la présidence d'Emmanuel Macron, et que cela permettrait de faire baisser le chômage à 7,8 % en 2022[1].

Les déficits publics, qui à la fin de la présidence de Nicolas Sarkozy étaient à un niveau de 4,8 % du PIB, ont été ramenés en 2016 à 3,4 %. Le niveau de la dette à la fin de 2016 est de 2 200 milliards d'euros, soit 96 % du PIB. Or les taux d'intérêts étant en train de remonter, Emmanuel Macron devra gérer une éventuelle lourde augmentation du poids de la dette sur les comptes publics[1].

À l’étranger[modifier | modifier le code]

Au niveau européen[modifier | modifier le code]

Durant son mandat, Emmanuel Macron devra gérer le retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne et notamment trouver des compromis pour les entreprises françaises ayant des intérêts au Royaume-Uni[1].

Il devra également se positionner sur la poursuite et l'éventuelle amplification des sanctions économiques contre la Russie — présidée par Vladimir Poutine — ayant été établies à la suite de la crise de Crimée[1].

Pro-européen, en faveur d'une Union européenne réformée et renforcée, il devra également se positionner sur la crise de la dette publique grecque et l'éventuelle victoire de partis eurosceptiques dans d'autres pays européens. D'un point de vue financier, l'Italie représente un risque important, la plupart des banques italiennes étant très fragiles[1].

Au niveau mondial[modifier | modifier le code]

Emmanuel Macron accède au pouvoir alors que l'Armée française est engagée dans plusieurs actions militaires, notamment dans le Sahel avec l'opération Barkhane, et dans la guerre menée en Irak et en Syrie par la coalition arabo-occidentale contre l'État islamique[1]. Il devra également gérer l'escalade diplomatique entre les États-Unis et la Corée du Nord.

D'un point de vue financier, de nombreux facteurs rendent incertaine la stabilité économique mondiale, notamment la volonté du président des États-Unis, Donald Trump, de rétablir des protections douanières dans son pays, ce qui aurait d'importantes conséquences sur le commerce mondial[1]. Les autres aléas les plus notables sont une normalisation brutale des politiques monétaires expansionnistes de la Réserve fédérale des États-Unis et de la Banque centrale européenne, pouvant mener à un krach boursier, une trop forte appréciation du dollar, une dérégulation financière menée par Donald Trump ou les énormes déséquilibres financiers chinois[1].

Le , lors de son premier discours à l'ONU, Emmanuel Macron défend une vision multilatéraliste des relations internationales[4]. Dans un discours devant 70 chefs d’État et de gouvernement à l'occasion du Centenaire de l'armistice de 1918, il réaffirme cette vision, alors même que de plus en plus de dirigeants s'en éloignent[5].

Élection et prise de fonctions[modifier | modifier le code]

Élection[modifier | modifier le code]

Alors qu'il est encore ministre de l'Économie au sein du deuxième gouvernement Valls, Emmanuel Macron lance en son mouvement politique, En marche !, qui se veut « de gauche et de droite »[6],[7]. Fin août, il démissionne de ses fonctions pour se porter candidat à l'élection présidentielle le [8].

Au départ donné troisième par les sondages derrière Marine Le Pen et François Fillon, il dépasse ce dernier à partir de en raison des affaires judiciaires visant le candidat du parti Les Républicains[9]. Le , il est qualifié pour le second tour (avec 24,01 % des voix) face à Marine Le Pen (21,30 %), laquelle se trouve juste devant François Fillon (20,01 %) et Jean-Luc Mélenchon (19,58 %)[10].

Largement favori des sondages pour le second tour[9], et ayant reçu le soutien de Benoît Hamon et François Fillon au soir du premier tour[11], il remporte l'élection le avec 66,1 % des suffrages[10]. Le , le Conseil constitutionnel proclame officiellement son élection[12].

Après-présidentielle[modifier | modifier le code]

Le lendemain de son élection, le secrétaire général d'En marche !, Richard Ferrand, annonce que son mouvement politique deviendra le parti La République en marche à l'occasion d'un congrès devant se tenir avant le [13]. Lors de ce même conseil d'administration, Emmanuel Macron démissionne de ses fonctions de président du mouvement, l'intérim étant assuré par Catherine Barbaroux[13].

Le même jour, Emmanuel Macron est invité en tant que président élu par le président François Hollande aux commémorations du 8 mai 1945[14].

Prise de fonction[modifier | modifier le code]

La passation des pouvoirs a lieu le dimanche , le président sortant François Hollande accueillant le président élu Emmanuel Macron à 10 h sur le perron du palais de l'Élysée[15]. C'est la première fois sous la Ve République qu'elle intervient un week-end[16]. Légalement, elle ne pouvait intervenir qu'entre le mercredi à 17 h 30, heure d'annonce des résultats officiels de l'élection présidentielle par le Conseil constitutionnel, et le dimanche 14 mai à minuit, date d'expiration du mandat de François Hollande.

Dès le jour de son investiture, Emmanuel Macron nomme certains membres de son cabinet[17]. Le dimanche 14 mai, il transmet une liste d'une trentaine de « ministrables » à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique afin de vérifier leur patrimoine, leur état fiscal et leurs conflits d’intérêts[18]. Le lundi 15 mai, il nomme Édouard Philippe, député-maire LR du Havre, Premier ministre et le charge de former un nouveau gouvernement[19]. Pour son premier déplacement international en tant que président de la République, le , il se rend à Berlin afin d'y rencontrer la chancelière Angela Merkel[20].

Cabinet du président[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les membres du cabinet du président Macron[21].

Image Fonction Nom Nomination
Sin foto.svg Secrétaire général Alexis Kohler [17]
Sin foto.svg Secrétaire générale adjointe Anne de Bayser [22],[23]
Patrick Strzoda.jpg Directeur de cabinet Patrick Strzoda [17]
Sin foto.svg Chef de cabinet François-Xavier Lauch
Sin foto.svg Chef de cabinet adjoint Rodrigue Furcy
Sin foto.svg Conseiller diplomatique Philippe Étienne [17]
Sin foto.svg Conseiller spécial Ismaël Emelien (jusqu'au [24]) [17]
Bernard Rogel par Claude Truong-Ngoc septembre 2015.jpg Chef de l'état-major particulier Bernard Rogel [25]

Conseillers[modifier | modifier le code]

Après la communication erratique de la présidence Hollande, la plume du président Sylvain Fort et la conseillère presse Sibeth Ndiaye participent au verrouillage de la communication élyséenne (déplacement de la salle de presse dans un bâtiment annexe, consignes suivies d'absence d'indiscrétion des employés, choix des journalistes accrédités dans les déplacements, etc.). Sibeth Ndiaye n'hésite pas à « [appeler] les médias quotidiennement quand on a des divergences d'interprétation » si un article déplaît[26]. Durant l'été 2019, peu après son départ de l’Élysée, le déménagement de la salle de presse est abandonné[27].

Après l'affaire Benalla, la communication de l’Élysée est modifiée, Sylvain Fort en prenant la responsabilité alors que le poste de porte-parole tenu par Bruno Roger-Petit est supprimé, ce dernier devenant « conseiller mémoire »[28]. Dès lors, Jonathan Guémas qui était précédemment au cabinet de Gérard Collomb, est nommé le comme conseiller technique chargé des discours, sous la responsabilité de Sylvain Fort[29]. En janvier 2019 sont annoncés les départs de Sylvain Fort, de Barbara Frugier et d'Ahlem Gharbi conseillère technique Afrique du Nord et Moyen-Orient, qui est remplacée par Marie Philippe[30],[31]. Sylvain Fort n'est officiellement remplacé qu'en août 2019 par l'historien Joseph Zimet, qui avait été en charge des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale[32].

Image Fonction Nom
Sin foto.svg Conseiller spécial Ismaël Emelien (mai 2017 - mars 2019)
Sin foto.svg Sylvain FortConseiller discours et mémoire (mai 2017 - septembre 2018) puis responsable de la communication jusque janvier 2019[28],[30] puis Joseph Zimet depuis août 2019[32]. Joseph Zimet
MH-Sibeth (cropped).jpg Conseillère presse et communication (mai 2017 - mars 2019)[33] Sibeth Ndiaye
Fonction Nom
Conseiller institutions, action publique et transition numérique Fabrice Aubert
Conseiller Europe et G20 Clément Beaune
Conseillère agriculture, pêche, forêt[34] et développement rural Audrey Bourolleau[35]
Conseiller outre-mer Stanislas Cazelles
Conseiller éducation, enseignement, supérieur, recherche et innovation[36] Thierry Coulhon
Conseillère justice Sonya Djemni-Wagner
Conseillère culture et communication Claudia Ferrazzi
Conseillère solidarités et santé Marie Fontanel
Conseillère communication internationale Barbara Frugier (mai 2017-janvier 2019[30])
puis Nathalie Baudon[31]
Conseiller affaires stratégiques Étienne de Gonneville
Conseiller intérieur, sécurité Laurent Hottiaux
Conseiller social Pierre-André Imbert
Conseiller prospective et éducation[36] Quentin Lafay
Conseiller diplomatique adjoint et sherpa G7 Aurélien Lechevallier
Conseiller fiscalité et prélèvements obligatoires Laurent Martel
Conseillère cohésion des territoires, logement Anne-Claire Mialot
Conseiller entreprise, attractivité et export Emmanuel Miquel
Conseiller sport, JO 2024, engagement associatif Cyril Mourin
Conseiller Afrique Franck Paris
Conseiller énergie, environnement, transports Antoine Pellion
Conseillère parlementaire Rebecca Peres
Conseillère Asie, Russie, Caucase, Turquie, Balkans, Réfugiés Alice Rufo
Conseiller politique Stéphane Séjourné (mai 2017 - décembre 2018)[37]
Philippe Grangeon (février 2019- ) [38].
Porte-parole[39] Bruno Roger-Petit (août 2017 - septembre 2018)
Conseiller mémoire Bruno Roger-Petit (octobre 2018- )[28]
Conseiller chargé des discours Jonathan Guémas (octobre 2018- ) [29]

Le cabinet est complété par des conseillers techniques.

En septembre 2017, il installe le conseil présidentiel pour l'Afrique, dirigé par le franco-béninois Jules-Armand Aniambossou, camarade de promotion de Macron à l'ENA[40]. Composé d'une dizaine de membres, il alimente le président de la République en notes, contribue à la préparation de certains voyages officiels. Il s'intéresse notamment aux questions culturelles, à la mobilité des étudiants étrangers et à la coopération sportive[41].

Gouvernement et représentation parlementaire[modifier | modifier le code]

Parlement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parlement français.

Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Le 19 janvier 2017, le mouvement En marche ! lance un appel aux candidatures pour les élections législatives, la commission d'investiture présidée par Jean-Paul Delevoye sélectionnant les candidats pour les 577 circonscriptions sur des critères de probité : casier judiciaire vierge, parité, renouvellement : au moins la moitié de candidats pour la première fois et en grande partie issus de la société civile, pluralisme et cohérence[42]. Les élus sortants sont notés sur leur popularité, leur implantation ou leur couverture médiatique, les cas délicats sont tranchés directement par Emmanuel Macron[43].

Suite au ralliement de François Bayrou à la candidature d'Emmanuel Macron, le MoDem dont il est le président aurait conclu un accord sur 90 circonscriptions dont 50 gagnables[44]. Il n'y aura pas d'autre accord d'appareils[45]. En février, plus d'une centaine de circonscriptions avaient été réclamées, dont au moins une trentaine gagnables, pour obtenir au moins 15 députés, afin de constituer un groupe à l'Assemblée ; pour assurer son financement, le Modem doit présenter 50 candidats sous sa propre étiquette, qui devront recueillir au moins 1 % dans chacune de leurs circonscriptions[46].

Les candidats investis par le parti pourront garder la carte de leur ancien parti, avec l'objectif d'obtenir une majorité absolue[47]. Les candidats seront investis la seule étiquette République En Marche et s'engagent à faire partie du même groupe parlementaire, sauf le MoDem qui pourra former son propre groupe[48].

Le 11 mai sont présentés 428 candidats sélectionnés parmi 19 000 : 214 hommes et 214 femmes, dont 52 % n'ayant jamais eu de mandat ; 93 % sont en activité, 2 % en recherche d'emploi, 4 % sont retraités et 1 % étudiants ; 95 % de non sortants, pour un âge moyen de 46 ans, entre 24 et 72 ans[49]. Manuel Valls n'aura pas d'opposant En Marche. Parmi ces 428, il y a 24 députés sortants de gauche et des membres du MoDem, mais aucun député LR[49]. Dans les circonscriptions non pourvues, le mouvement sollicite de nouveaux ralliements avant le 19 mai, Richard Ferrand explique : "Nous souhaitons laisser un espace pour ceux qui souhaiteraient se manifester"[50].

La publication des 428 candidats investis contrarie François Bayrou, qui en espérait davantage pour le MoDem. Il convoque le bureau politique de son mouvement le lendemain en souhaitant plus d'investitures communes[51]. Seuls 35 candidats MoDem avaient été initialement sélectionnés, au lieu des 120 promis[52]. Les équipes des deux mouvements ont trouvé un accord avec En Marche! le 12 mai, que François Bayrou souhaite « solide et équilibré », afin de répondre selon lui « à deux questions essentielles : est-ce qu’il s’agit d’un parti unique ou d’une majorité plurielle ? Quel est le point d’équilibre de la majorité ? », ajoutant « Nous souhaitons qu’il soit au centre, central et pas déséquilibré d’un côté ou de l’autre »[53].

Sénat[modifier | modifier le code]

En juin 2017, le sénateur ex-PS François Patriat fonde le groupe parlementaire « la République en Marche ! » qui compte 25 membres à sa fondation, avant le renouvellement de septembre 2017[54]. Les élections sénatoriales de septembre 2017 sont un échec pour LREM, qui ambitionnait un temps pour disposer d'une majorité des trois cinquièmes des chambres du Parlement[55].

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Le Premier ministre Édouard Philippe.

Après avoir dit en mars 2017 vouloir nommer une femme cheffe de gouvernement s'il était élu président[56], Emmanuel Macron nomme l'inattendu ancien maire LR Édouard Philippe à ce poste le 15 mai, au lendemain de son investiture[57]. Il choisit ce proche d'Alain Juppé alors que selon sondage Odoxa mené le 10 et 11 mai 2017, ce dernier était le préféré des Français pour devenir Premier ministre (26 % d'opinions favorables), suivi par François Bayrou (22 %), Jean-Louis Borloo (19 %) et Jean-Yves Le Drian (18 %)[58].

Le Gouvernement nommé en mai est paritaire, mais Sylvie Goulard est la seule femme titulaire d'un ministère régalien. Emmanuel Macron ne rétablit pas un ministère « plein et entier » des Droits des femmes comme promis, mais un secrériat d'État[59],[60]. Après les élections législatives remportées par la majorité présidentielle, le nouveau gouvernement voit partir Richard Ferrand, Sylvie Goulard, François Bayrou et Marielle de Sarnez pour diverses affaires[61],[62]. Après l'été 2018, l'exécutif est contraint à un remaniement profond après les départs de Nicolas Hulot fin août 2018[63] puis de Gérard Collomb[64].

Chronologie sommaire du mandat[modifier | modifier le code]

Une première année de mandat conquérante[modifier | modifier le code]

Dans la foulée de son élection, Emmanuel Macron lance rapidement de nombreuses réformes à marche forcée que ses opposants ne parviennent pas à contrecarrer. Ainsi, face à la réforme du code du travail[65], son rival politique Jean-Luc Mélenchon « pour l'instant, c'est lui qui a le point »[66]. Le Président enchaîne en faisant adopter la réforme de la SNCF et ouverture à la concurrence[67] et des dispositions fiscales dont la suppression de l'ISF. Une loi sur la sécurité permet d'afficher une sortie de l'état d'urgence instauré en 2015[68].

Au niveau international, Emmanuel Macron tente de nouer une relation constructive avec le président américain Donald Trump[69] et s'affiche en défenseur de l'environnement par sa formule Make The Planet Great Again à la suite de laquelle il faut adopter la loi Hulot qui stoppe les nouveaux projets extraction de pétrole en France[70].

Un retournement à l'été 2018[modifier | modifier le code]

Le début de l'été 2018 est marquée par l'affaire Benalla qui entame la popularité du président[71] et le contraint à stopper l'examen de la procédure de révision constitutionnelle[72]. La rentrée est marquée par les démissions du ministre de l'environnement Nicolas Hulot, qui vient altérer la stature d'un président engagé pour la défense l'environnement, puis celle du ministre de l'intérieur Gérard Collomb. Quelques semaines plus tard, en réaction à des difficultés sur le pouvoir d'achat et la posture d'Emmanuel Macron, le mouvement des Gilets jaunes bloque durablement de nombreux axes routiers[73], ce qui oblige l'exécutif à reculer sur l'augmentation prévue des taxes sur le carburant[74]. Pour éteindre la plus grave crise de son mandat, Emmanuel Macron doit annoncer des mesures de revalorisation des revenus de plusieurs catégories sociales, dont augmentation de la prime d'activité d'une centaine d'euros pour les salariés au SMIC, annulation rétroactive de la hausse de la CSG pour les retraités aux revenus inférieurs à 2 000  par mois, défiscalisation des heures supplémentaires[75].

Au niveau international, Emmanuel Macron est confronté à l'essor des régimes populistes, le ministre italien Matteo Salvini venant renforcer l'euroscepticisme du groupe de Visegrád[76] alors que l'affaiblissement d'Angela Merkel limite la capacité d'entraînement du couple franco-allemand.

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Moralisation de la vie politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Benalla.

Un des premiers textes soumis au Parlement est le projet de loi de « moralisation » de la vie publique (les conjoints, parents, enfants ne peuvent faire partie des collaborateurs Collaborateur des élus et des ministres ; l'IRFM des parlementaires est remplacée par un remboursement sur note de frais ; suppression de la réserve parlementaireetc.). Malgré quelques couacs en séance, il est adopté à une large majorité en juillet 2017[77] et, pour l’essentiel, validé par le Conseil constitutionnel[78].

En juillet 2018, Emmanuel Macron est confronté à la révélation par la presse de violences commises le en uniforme de policier (dont il aurait usurpé la fonction) par son chargé de mission et sa sécurité Alexandre Benalla[79]. Ces faits amènent l'Assemblée nationale à créer une commission d'enquête parlementaire[80], tout comme le Sénat[81]. Fin juillet 2018, la popularité d'Emmanuel Macron atteint un point le plus bas[71]. Un an plus tard, le ministre d’État François de Rugy est contraint à la démission après que le journal en ligne Mediapart ait mis en évidence qu'il avait, quand il était député, réglé les cotisations à son parti politique avec son IRFM, qui plus est en faisant déduire cette dépense indue de ses impôts[82].

Institutions et administration[modifier | modifier le code]

Le Gouvernement annonce préparer pour 2018 une réforme constitutionnelle qui notamment modifierait le mode de scrutin pour les législatives en y introduisant une dose de proportionnelle, supprimerait la Cour de justice de la République, et réformerait le statut du Conseil supérieur de la magistrature[83]. Alors que le Gouvernement fait usage des ordonnances sur des réformes importantes (loi travail, statut de la SNCF), la réforme pourrait inclure une accélération du temps législatif, avec la réduction du nombre de lectures des textes ou une possible limitation du droit d'amendement, tendant à renforcer encore la primauté de l'exécutif sur le législatif[84]. Le 22 juillet 2018, l'examen du projet de loi de révision constitutionnelle par les députés est suspendu en raison de l'affaire Benalla[72] et un an plus tard, de nouveau projets de loi intégrant notamment les conclusions tirées par l'exécutif du grand débat national, doivent être déposés à l'été 2019[85].

Pendant sa campagne électorale, Emmanuel Macron annonce vouloir « mettre sous tension l’appareil d’État » en changeant ou en confirmant l’intégralité des postes de direction de la fonction publique, ce qui est interprété comme la mise en place d'un système des dépouilles (spoils system) comme pratiqué aux États-Unis[86],[87]. Le rétrécissement des cabinets ministériels, édicté par décret le 18 mai 2017, contraint par ailleurs leurs membres à s’appuyer davantage sur les administrations[87]. Selon le décompte d'Acteurs publics, Emmanuel Macron procède à 49 nominations de directeurs d’administration centrale (DAC) (36 hommes et 13 femmes) — contre 69 sous la présidence de François Hollande, à la même période —, dont 20 directeurs ayant appartenu au cours de leur carrière à des cabinets de droite, contre 7 à des cabinets de gauche et 4 à des cabinets de gauche et de droite ; hormis le cas de hauts commissaires et d’un délégué interministériel, aucun DAC n'est recruté dans le privé, alors qu'Emmanuel Macron avait annoncé pendant sa campagne électorale qu'au moins un quart des DAC le serait[87],[88]. Mediapart considère que la « petite révolution » que pouvait constituer le dispositif annoncé par Emmanuel Macron « n’a jamais eu lieu »[87], et Libération estime qu'Emmanuel Macron « se démarque peu de ses prédécesseurs »[86]. Roland Lescure, président LREM de la commission des Affaires économiques à l'Assemblée nationale, reconnaît que la présidence « n’a pas rempli la promesse du spoil system »[89].

Emmanuel Macron avait affirmé une volonté de réduire le périmètre des services publics en se fixant l'objectif de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires en cinq ans[90]. En avril 2019, le chef de l’État souhaite qu’il n’y ait plus de fermetures d’écoles ou d’hôpitaux d’ici à la fin du quinquennat ou encore assurer pour l’ensemble des citoyens un accès aux services publics « en moins de trente minutes » et il a indiqué son intention de voir d’ici 2022, dans chaque canton, une structure dénommée « France services » sur le modèle des actuelles maisons de services au public[91]. Il se dit également prêt à renoncer à son objectif de réduire de 120 000 le nombre des fonctionnaires[92]. En juillet 2019, Gérald Darmanin acte la diminution de l'objectif de suppressions de postes au sein de la fonction publique d'État, de 50 000 à 15 000 postes, faisant ainsi passer l'objectif global de 120 000 à 85 000 suppressions. Cette décision fait suite à l'intégration du ministère de l'Éducation dans les ministères « sanctuarisés » à l'issue du grand débat national[93].

Collectivités locales[modifier | modifier le code]

Lors de la Conférence nationale des territoires qu'il organise le , Emmanuel Macron annonce une baisse des dotations budgétaires aux collectivités locales de 13 milliards d'euros, mais aussi confiance, transparence et concertation sur les sujets concernant les collectivités. Toutefois, ce souhait d'une relation de confiance est rapidement ébranlé avec l'annonce surprise d'une baisse de 300 millions des dotations et des crédits alloués à la politique de la ville de l'année en cours, la restriction des emplois aidés et le doute persistant sur les modalités de compensation de la baisse progressive de la taxe d'habitation d'une majorité de la population[94]. Le mauvaise réception de ces annonces par les maires favorise un revers de LREM aux élections sénatoriales de septembre 2017[55].

Anticipant la faible proportion de redevables de la taxe d'habitation d'ici quelques années, Macron annonce en novembre 2017 son intention d'une révision en profondeur de la fiscalité locale incluant la suppression de la TH. Il annonce souhait d'une révision de l’article 72 de la Constitution, qui régit le statut et les compétences des collectivités locales, pour « permettre [à ces dernières] de pérenniser une expérimentation réussie sans qu’elle soit généralisée sur tout le territoire[95] ». Après sa visite en Corse, Emmanuel Macron annonce une mention de la Corse dans la Constitution dans le cadre des projets de révision constitutionnelle [96].

En mai 2018, le rejet brutal des propositions de Jean-Louis Borloo sur la politique de la ville[97] laisse l’État sans projet pour les banlieues[98], alors que le Premier ministre reconnaît devant les parlementaires de la Seine-Saint-Denis en septembre le défaut de moyens régaliens pour ce département[97]. Face à une fronde généralisée des collectivités locales, le remaniement ministériel d'octobre 2018 est l'occasion d'un changement de ton avec la création d'un grand ministère des territoires et la recherche de solutions partagées sur la fiscalité locale communale et les aides sociales pour les départements[99]. Peu concerné par la politique de la ville, Jacques Mézard est remplacé par Julien Denormandie pour ce dossier et celui du logement au sein d'un ministère des territoires désormais chapeauté par Jacqueline Gourault[98].

Alors qu'il avait promis durant sa campagne présidentielle de « supprimer au moins un quart des départements, là où ils peuvent être rapprochés de l’une de nos grandes métropoles », Emmanuel Macron révise cette intention en créant octobre 2018, d’un ministère «chargé des collectivités», attribué à l’ancien président du département de l’Eure, Sébastien Lecornu, puis les besoins exprimés lors du grand débat national en 2019. Les autres niveaux ne semblent guère adaptés à l'action social et la réduction du nombre de régions rend ce niveau intermédiaire entre la commune et la région difficilement dispensable, d'où la limitation de la réduction de départements à des fusions volontaires de départements. La reprise de compétences départementales par les métropoles est abandonnée, sauf pour la Métropole d'Aix-Marseille-Provence où elle reste en débat, alors que la révision annoncée de l'organisation sur le périmètre de la Métropole du Grand Paris est reportée[100]. Fin octobre 2018, le Premier ministre, le président conseil régional du Grand Est Jean Rottner et les présidents des conseils départementaux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin signent un accord en vue de créer par une loi ultérieure la « collectivité européenne d’Alsace » qui doit fusionner les deux départements au sein d'une nouvelle collectivité d'ici janvier 2021 et la doter de compétences spécifiques[101].

Après le grand débat national, le chef de l’État annonce, une fois la réforme constitutionnelle adoptée, son intention d’initier en 2020 un « nouvel acte de décentralisation adapté à chaque territoire » portant prioritairement sur des « politiques de la vie quotidienne » telles que le logement, les transports ou la transition écologique pour « garantir des décisions prises au plus près du terrain », car, selon lui, une « vraie République décentralisée, c’est des compétences claires que l’on transfère totalement en supprimant les doublons, on transfère clairement les financements et la responsabilité »[91].

Outre-mer[modifier | modifier le code]

Résultats par ville du référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie.

À la suite de l'insécurité provoquée par de jeunes migrants comoriens, il doit faire face à une grève générale sur l'île de Mayotte au début de 2018, qui suscite un flou au sein de l'exécutif sur les mesures à prendre pour apporter une solution pérenne[102]. Malgré 100 millions d'euros sur cinq ans pour aider à la construction de groupes scolaires et cuisines centrales, de nombreux postes d'enseignants restent vacants en raison de difficultés de recrutement. Un nouveau centre hospitalier doit être construit d'ici 2027. Si la croissance économiques est de 7 % par an, les infrastructures restent déficientes et l'allongement de la piste de l'aéroport de Dzaoudzi-Pamandzi n'est pas acté[103].

Lors du référendum de 2018 sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie, le non l'emporte avec 56,67 % des voix[104].

En juillet 2018, dans le cadre d'une réforme de France Télévisions, le gouvernement Édouard Philippe annonce la suppression de France Ô de la TNT d'ici 2020[105],[106].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Parmi les premiers projets de loi prévus par le gouvernement, Le Monde révèle, le , qu'Emmanuel Macron et Édouard Philippe entendent inscrire de nombreuses mesures de l'état d'urgence dans le droit commun[68]. Le texte suscite de vives inquiétudes parmi les juristes et les associations défendant les libertés publiques[68].

Ce projet est sévèrement critiqué par le New York Times qui estime que celui-ci « légaliserait de façon permanente l'état d'urgence décrété par François Hollande » et juge que les mesures inscrites dans ce texte « ont peu contribué à lutter contre le terrorisme, pas davantage que les lois déjà existantes, tout en menaçant réellement les droits des citoyens »[107] ». Il juge « alarmant » que le pouvoir exécutif cherche à consacrer l'état d'urgence dans le droit commun pour forger « un frein permanent aux droits constitutionnels des citoyens français »[107] ». Pour le juriste Dominique Rousseau, la volonté de l’exécutif d’introduire dans le droit commun les principales mesures de l’état d’exception qu’est l’état d’urgence « nous fait nous habituer à vivre sous état d’urgence « comme si de rien n’était ». Et celle, claire, de l’ancrage dans la loi de la prévalence du pouvoir administratif sur le pouvoir judiciaire, c’est-à-dire de l’ordre public sur les libertés individuelles. Or, quand on porte atteinte aux libertés, on est certain d’en limiter l’exercice mais on n’est jamais certain de garantir la sécurité. C’est pourquoi, pour tout démocrate, la liberté est la première des sécurités[83] ». Emmanuel est confronté aux attentats dans l'Aude en mars 2018 (5 morts)[108] et à Strasbourg en décembre 2018 (4 morts)[109], alors qu'un projet d'attentat contre lui est déjoué en novembre 2018[110].

La police de sécurité du quotidien doit renouer le lien avec la population.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb défend le projet de loi immigration et asile qui restreint les conditions de l'asile en France[111]. En avril 2018, le député Jean-Michel Clément vote contre le projet en première lecture et quitte LREM, puis la députée LREM Aina Kuric en seconde lecture[112]. Cette dernière s'oppose à un amendement restreignant les conditions d'accès à la nationalité à Mayotte, mesure dénoncée par l'historien et politologue, directeur de recherche au CNRS Patrick Weil[113].

Le , Gérard Collomb, annonce la mise en place d'ici fin 2017 d'une police de sécurité du quotidien qui est défendue comme un facteur d’apaisement entre jeunes et forces de l’ordre dans les quartiers difficiles. Le ministre ne précise cependant pas les effectifs qui lui seront dévolus, ni le budget qui lui serait alloué[114],[115].

En novembre 2018, l'Assemblée nationale vote le principe d'une contravention forfaitaire payable immédiatement de 200  pour la détention d'une petite quantité de cannabis, le ministère public conservant la faculté de saisir le tribunal correctionnel où le contrevenant encourt un an de prison et 3 750 . Le nombre de consommateurs serait de 5 millions en 2017, dont 700 000 usagers quotidiens, mais l'opposition doute de son efficacité pour réduire les trafics, celle de gauche plaidant plutôt pour une légalisation contrôlée[116].

Après les débordements constatés lors de manifestations de Gilets jaunes, le Gouvernement décide de reprendre une proposition de loi déposée à l'origine par la droite sénatoriale, dite loi anti-casseurs, ce qui suscite des oppositions de l'aile gauche des députés LREM, 50 d'entre eux s'abstenant. Si le Conseil constitutionnel valide l'essentiel de la loi (fouilles préventives, interdiction de dissimulation du visage...), il censure l’article 3, le plus contesté, qui aurait permis aux préfets d’interdire à des individus de manifester sous peine de six mois de prison et 7 500 euros d'amende[117].

Immigration[modifier | modifier le code]

Les universitaires Patrick Weil et Josselin Dravigny, spécialistes de l'immigration, soulignent le durcissement de la politique répressive à l'encontre des migrants à l'œuvre dès les premiers jours de la présidence d'Emmanuel Macron, en particulier à Calais : Patrick Weil estime que, « comme le Défenseur des droits Jacques Toubon l’a souligné, les récentes attaques sur les migrants à Calais s’apparentent à une remise en cause, d’une violence inédite, de la dignité des personnes »[118],[119]. Le 12 juillet 2017, le gouvernement annonce un plan pour « garantir le droit d’asile » et « mieux maîtriser les flux migratoires », selon Le Monde « basé sur une politique sacrifiant l’accueil et augmentant la « dissuasion migratoire » ; Jacques Toubon estime qu'« il s’inscrit dans la ligne des politiques successives qui dysfonctionnent depuis trente ans »[120]. Condamné fin juillet par le Conseil d’État à pourvoir aux besoins sanitaires alimentaires des réfugiés, l’État installe un dispositif de mise à disposition de toilettes publiques, de citernes pour l’accès à l’eau et à des douches pour les plus vulnérables. Il fait également ouvrir un Centre d’accueil et d’évaluation des situations (CAES) à Troisvaux[121].

En 2018, Gérard Collomb défend un projet de loi sur l'asile et l'immigration, qui suscite des tensions au sein de la majorité parlementaire[122]. Le gouvernement « allonge la durée de la rétention administrative jusqu'à quatre-vingt-dix jours (contre quarante-cinq auparavant), y compris pour les familles accompagnées d’enfants ; instaure le fichage des mineurs isolés, banalise les audiences de demande d’asile par visioconférence, restreint l’accès à un titre de séjour pour les parents d’enfants français, limite le droit du sol à Mayotte, etc»[123].

Environnement[modifier | modifier le code]

Après le désistement des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat, Emmanuel Macron affirme à nouveau l'engagement de la France et décide lors du sommet du G20 de 2017 d'organiser un sommet mondial le afin de prendre de nouvelles résolutions en faveur du climat, notamment en matière financière[124]. Toutefois, l'exécutif est critiqué par les écologistes pour son soutien à l'énergie nucléaire et l'engagement en faveur de nouveaux accords de libre-échange contraires à ses propos en faveur d'une souveraineté alimentaire et climatique[125].

La centrale nucléaire de Fessenheim doit être fermée avant la fin du quinquennat.

Emmanuel Macron est favorable à l'énergie nucléaire, qu'il qualifie à l'été 2017 de « filière d’avenir », en soutenant le projet d'EPR à Hinkley Point et en procédant à la recapitalisation d'Areva (renommé Orano)[126].

Le ministre de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot présente en 2017 un projet de loi pour interdire tout nouveau permis d'exploitation des énergies fossiles et ne le non-renouvellement au-delà de 2040 de la plupart des concessions existantes[70]. Le Gouvernement prend toutefois des décisions controversées comme l'autorisation de la réouverture d'une raffinerie par le groupe Total à La Mède pour y produire des biocarburants à base d'huile de palme, dont la culture en Asie est un facteur majeur de déforestation[127],[128].

En juillet 2017, la France renonce à l'opposition qu'elle animait avec le Danemark et la Suède sur la définition réglementaire des perturbateurs endocriniens qui impose un niveau de preuve de la nocivité des substances tel qu'il la rend très difficile à prouver. Seul le Parlement européen peut invalider cet accord intergouvernemental que Le Monde qualifie de « renoncement[129] ».

En juillet 2017, une semaine après les États généraux de l'alimentation, le ministre Stéphane Travert annonce la suppression pour trois ans des aides à la conversion vers l'agriculture biologique, qui progressait jusqu'ici de 15 % par an. Le secrétaire général de la FNAB dénonce « la pression de lobbies, de groupes de pression et d’intérêts économiques[130] ». S'engageant en septembre 2017, sur la résorption d'ici un an des retards de paiement des aides à la conversion, le ministre veut stopper dès 2018 les concours de l’État aux « aides au maintien » des agriculteurs biologiques[131]. En novembre 2017, le Conseil européen prolonge pour 5 ans la licence du glyphosate, un herbicide suspecté d'être cancérogène. Emmanuel Macron assure que la France reste déterminée à en sortir en 3 ans, mais refuse d'inscrire cet objectif dans la loi[63]. En juillet 2018, Nicolas Hulot et le Premier ministre, Édouard Philippe, présentent 90 mesures pour enrayer la disparition accélérée de la biodiversité, mais le manque de moyens associés rend sa portée limitée[63]. Après une réunion sur la chasse qui aboutit à une baisse du prix du permis national de chasse et à l'accroissement du nombre des espèces chassées, Nicolas Hulot démissionne fin août 2018[63].

Une étude de l’Iddri publiée en octobre 2018 montre que dans tous les secteurs clés — énergie, transports, bâtiments, agriculture —, la France s'éloigne ses objectifs des émissions de gaz à effet de serre en dépassant de 7 % de ses plafonds, avec une tendance inverse à l'objectif cible[132].

En novembre 2018, Emmanuel Macron annonce ses objectifs de programmation pluriannuelle de l'énergie prévoyant la fermeture de 14 réacteurs nucléaires sur 58 d'ici 2035, mais du seul site de Fessenheim dans son quinquennat et prévoit de décider en 2021 la possible construction de nouveaux réacteurs EPR[133]. Ce scénario proche des choix d'EDF déçoit les associations écologistes, qui doutent des moyens qui seront dévolus à l'essor des énergies renouvelables et dénoncent le manque de moyens attribués à la rénovation thermique des logements[134],[135].

Jusqu'au mouvement des Gilets jaunes fin 2018, le Gouvernement ignore les avertissements de la CNDP sur l'acceptabilité de la hausse de la taxe carbone pénalisant pour « les plus dépendants et les plus captifs aux énergies fossiles » en l'absence de refonte de la fiscalité générale[136]. Sur le long terme, Mediapart s'inquiète que « donne des arguments à ceux qui, à l’extrême droite notamment, nient le réchauffement climatique et ne voient dans la lutte contre l’automobile qu’une atteinte au porte-monnaie ou à une pseudo liberté individuelle incarnée par le véhicule personnel » [137].

Le , des associations ayant lancé la campagne l'Affaire du siècle, soutenue par une pétition de plus de 2 millions de personnes, déposent un recours devant le tribunal administratif de Paris. Elles demandent à ce que l’État soit contraint au respect de ses engagements en termes de diminution des émissions de gaz à effet de serre en France, et que soit reconnue la notion de préjudice écologique[138],[139],[140].

Au cours de l’année 2019, Les Décodeurs du Monde jugent le bilan de la politique écologique et environnementale de sa présidence comme peu positif[141],[142]. La Commission européenne considère que la France n'atteindra pas ses objectifs en matière d'énergies renouvelables, et il n'y a pas d'accélération de la rénovation des logements anciens. Des subventions élevées aux énergies fossiles subsistent. Il y a encore trop de dérogations pour l'utilisation de pesticides défavorables aux pollinisateurs et des avantages aux agrocarburants sont maintenus malgré leur impact sur la déforestation. En parallèle, de nombreuses mesures favorables aux chasseurs ont été prises. L'État investit peu dans les transports en commun ou la mobilité vélo. Néanmoins, Emmanuel Macron est perçu à l'international comme un « héraut de la lutte pour le climat » pour avoir organisé le One Planet Summit, en décembre 2017, et remporté le prix de Défenseur de la Terre, remis par l'ONU, en septembre 2018. Il échoue cependant à convaincre les États-Unis à respecter les accords de Paris sur le climat[143].

Transports[modifier | modifier le code]

Priorité est donnée à la modernisation du réseau existant sur la création de nouvelles lignes.

Lors de l'inauguration de la LGV Bretagne-Pays de la Loire en juillet 2017, Emmanuel Macron annonce vouloir donner la priorité aux transports du quotidien sur les grandes infrastructures[144]. Il entreprend fin 2017 une révision du calendrier du projet Grand Paris Express, qui est l'objet de surcoûts[145]. Début 2018, il est annoncé que le projet est maintenu dans son intégralité mais plusieurs lignes différées dans le temps[146]. Le , le Premier ministre Édouard Philippe annonce que le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est abandonné[147].

Au printemps 2018, le Parlement débat d'une réforme du secteur ferroviaire prévoyant la fin progressive du statut du cheminot, faisant de la SNCF une entreprise publique et fixant les modalités de l'ouverture à la concurrence du trafic de passagers, ce qui entraîne en retour plusieurs plusieurs préavis de grève des cheminots[67], qui ne parviennent pas à empêcher l'adoption de la réforme au début de l'été[148]. Toutefois, dans son rapport de décembre 2018, la Cour des comptes souligne que malgré la reprise annoncée de 35 milliards de dettes par l’État, la loi de programmation ferroviaire ne donnera pas à SNCF Réseau qu'il conviendrait de porter les capacités annuelles d'investissement à 3,5 milliards pour répondre aux besoins de régénération du réseau et éviter que l'endettement ne se reconstitue[149],[150].

Au nom de la sécurité routière, l'exécutif abaisse la limitation de vitesse sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central de 90 à 80 km/h au [151], mais cette mesure imposée par le premier ministre suscite le scepticisme du ministre de l'intérieur Gérard Collomb[152]. Son application aurait été un des ferments du mouvement des Gilets jaunes[153].

Faisant suite aux Assises nationales de la mobilité organisées à l’automne 2017, le Gouvernement dévoile en novembre 2018 le projet de loi d'orientation des mobilités qui doit renforcer les moyens donnés à la rénovation des infrastructures de transports et mieux intégrer les nouvelles mobilités[154].

En 2019, le Gouvernement souhaite inclure dans la loi PACTE la privatisation du groupe Aéroports de Paris. Ce projet suscite de fortes oppositions après l'échec de la privatisation des autoroutes[155], ainsi que les revers juridiques et les critiques de la Cour des comptes concernant la privatisation de l'aéroport de Toulouse-Blagnac en 2015, à l'époque où Emmanuel Macron était ministre de l'Économie[156]. L'opposition parlementaire obtient le déclenchement d'une procédure de référendum d'initiative partagée afin qu'ADP soit considéré comme un service public[157].

Affaires économiques et fiscalité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mouvement des Gilets jaunes.

Conformément à ses annonces de campagne, Emmanuel Macron présente un projet de loi habilitant le Gouvernement à légiférer par ordonnances sur le droit du travail[158]. Les ordonnances provoquent des protestations syndicales et de la France insoumise, mais le mouvement syndical n'offre pas un front uni et les opposants ne peuvent empêcher leur adoption, qui instaure notamment la rupture conventionnelle collective[65]. En janvier et février 2018, le gouvernement débat au Parlement d'un projet de loi ratifiant les cinq ordonnances réformant le Code du travail et la généralisation des accords majoritaires au [159]. Une de ses principales dispositions, la limitation des indemnités de licenciement en cas de licenciement abusif (dite « barème Macron »), est contournée par plusieurs jugements de première instance l'estimant non conforme aux règles du droit international[160]. La Cour de cassation estime cependant le dispositif conforme à convention no 158 de l’OIT[161].

Emmanuel Macron au Forum économique mondial de 2018.
Manifestant de dos, habillé d'un gilet réfléchissant avec écrit : « Macron bouffon redonnes nous des ronds. »
Fin 2018, la politique fiscale du président est contestée par les Gilets jaunes (ici à Bavilliers, Territoire de Belfort, le ).

Emmanuel Macron est régulièrement accusé d'être le « président des riches ». Son prédécesseur, François Hollande, a soutenu cette accusation en affirmant sur le plateau de Quotidien : « [Macron est-il le président des riches ?] - Non, ce n'est pas vrai. Il est le président des très riches »[162]. Emmanuel Macron veut faire baisser l'impôt sur les sociétés de 33 % à 25 % en 2022, avec un taux dégressif : 31 % en 2019, 28 % en 2020, et 26,5 % en 2021. Dès le 1er janvier 2018, le taux est abaissé à 28 % pour les entreprises faisant moins de 500 000 euros de bénéfice[163],[164],[165]. Prévue pour 2018 par le précédent gouvernement, l'entrée en vigueur du prélèvement de l'impôt à la source est reportée à janvier 2019[166] avec une mise en place réussie[167].

Sur deux dossiers industriels, l'exécutif prend une position interventionniste à l'opposé du combat pour le maintien de l'usine Whirlpool d'Amiens : il nationalise temporairement les chantiers navals STX France en faisant jouer son droit de préemption des actions pour bloquer une prise de contrôle sans garantie des intérêts français par l'industriel italien Fincantieri et il s'implique pour le sauvetage de l'équipementier automobile de la Creuse en difficulté GM&S[168].

Le Gouvernement instaure au une hausse de la CSG afin de compenser la baisse des cotisations sociales qu'il met progressivement en place pendant l'année. Le Gouvernement souhaite, avec cette diminution des cotisations sociales, perceptible sur la fiche de paie des salariés, augmenter leur pouvoir d'achat[169]. La hausse en janvier 2018 d'un quart de la CSG pour les retraités recevant au moins 1 289 euros de pension suscite un mécontentement des retraités[170].

En juin 2018, la mission d'observation du FMI salue « des progrès impressionnants » estimant que « la France est maintenant devenue un chef de file des réformes en Europe ». Le FMI salue les mesures pour « accroître la flexibilité des entreprises sur le plan de la formation des salaires de base, réduire le champ d'application du mécanisme qui régit les salaires minimum » mais suggère de revoir le système des allocations chômage, de « réduire davantage les restrictions et les obstacles à la concurrence dans les professions protégées », de nouvelles « réductions et ciblées des effectifs de fonctionnaires », de simplifier et recentrer les prestations sociales ainsi que de rationaliser les subventions aux entreprises[171]. Toutefois, la croissance économique au premier semestre 2018 reste l'une des plus faibles d'Europe. L'économiste de l'OFCE Mathieu Plane pointe l'effet du relèvement de la CSG pour certains retraités et du coût des carburants, alors que les mesures de baisse de cotisations et de la taxe d'habitation ne seraient perceptibles qu'en fin d'année[172].

La politique fiscale est jugée inégalitaire par l'OFCE[173], pour la période du quinquennat 2017-2022, sur les 9,15 milliards de baisses d’impôts prévues, 4,20 milliards bénéficieront au dernier décile des 10 % les plus riches, soit 46 % du total[174] et s'inspirant de la théorie du ruissellement, la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et la « flat tax » sur les dividendes expliquent que le président Macron se voie coller l’étiquette de « président des riches » par plusieurs de ses opposants[175]. Alors qu'Emmanuel Macron justifiait la suppression de l'ISF par des pénalités sur la rente (« Si on a une préférence pour le risque face à la rente, ce qui est mon cas, il faut préférer la taxation sur la succession aux impôts de type ISF ») dans le droit fil d'une note de France Stratégie qui critiquait « l’avènement d’une société moins méritocratique, où le montant de l’héritage reçu joue un rôle croissant dans la détermination du niveau de vie des personnes », il rejette en septembre 2018 tout alourdissement des droits de succession[176]. Après avoir envisagé en mai 2018 de supprimer l'Exit tax instaurée en 2011 pour lutter contre l’exil fiscal, l'exécutif le maintient mais en allège les modalités en décembre 2018[177],[178]. En avril 2019, après le grand débat national, le Gouvernement annonce une baisse de l'impôt sur le revenu pour les ménages appartenant aux deux premières tranches d'imposition, d'un montant total de 5 milliards d'euros à partir de 2020[179].

Dans la foulée de la présidentielle, Emmanuel Macron fait reporter une réunion de dix ministres européens des Finances pour finaliser un accord sur la mise en place d'une taxe sur les transactions financières[180], faisant échouer ce projet dont le produit attendu cumulé de 35 milliards d’euros aurait dû financer en partie la transition énergétique et le Fonds vert prévu par l'Accord de Paris sur le climat pour faciliter cette transition pour les pays du Sud[181]. L'exécutif poursuit une politique libre-échangiste avec la conclusion par la Commission européenne en juin 2019 d'un accord avec le Mercosur[182],[183] et la ratification par l'Assemblée nationale du traité CETA en juillet 2019[184].

Ayant ignoré les alertes de son propre camp sur le pouvoir d'achat et le marqueur représenté par la suppression de l'ISF[73] dernier trimestre 2018, l'exécutif est en proie à des revendications d'une baisse de la taxation sur les carburants alors que leur prix avait précédemment fortement remonté en raison de la hausse des cours du pétrole[185]. En novembre 2018, le mouvement des Gilets jaunes mobilise plusieurs centaines de milliers de personnes et bloque de nombreux axes routiers[186] et ses répercussion sont particulièrement intenses à La Réunion, où la pauvreté et les inégalités sociales sont particulièrement fortes[187]. Pour Mediapart, les incitations fiscales à changer de véhicule est en décalage avec le vécu des ménages modestes : « Croit-on alors que les ménages, notamment les plus modestes et les ruraux, vont investir dans un coûteux véhicule électrique sous prétexte qu’il existe des subventions publiques à l’achat ? Leur quotidien est bien plutôt de savoir comment payer les réparations de leurs véhicules d’occasion[137]. » Après un mois de tensions, le Gouvernement cède dans un premier temps sur l'augmentation des taxes sur les carburants[74], puis dans un second temps, le en annonçant des mesures de revalorisation des revenus de plusieurs catégories sociales, dont augmentation de la prime d'activité d'une centaine d'euros pour les salariés au SMIC[75], annulation rétroactive de la hausse de la CSG pour les retraités aux revenus inférieurs à 2 000  par mois[188], défiscalisation des heures supplémentaires[75].

Affaires sociales[modifier | modifier le code]

En vue de la réforme des retraites qu'il a proposée durant sa campagne, Emmanuel Macron a nommé Jean-Paul Delevoye haut-commissaire chargé de ce dossier, mais alors qu'un texte de loi était annoncé pour début 2018, le calendrier prévisionnel de novembre 2017 amène plutôt à une réforme début 2019[189].

D'ici 2021, une prise en charge à 100 % doit être proposée pour détenteurs d'une mutuelle de santé pour acquérir des lunettes et les prothèses dentaires et auditives[190].

L'exécutif annonce pour 2019 un projet de loi sur le financement de la dépendance des personnes âgées[191].

Logement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Loi ELAN.

En campagne électorale, Emmanuel Macron proposait en 2016 de relancer « de manière brutale » la production de logements par « une politique de l'offre », quitte à « réduire » des normes, « certains droits et certaines capacités de recours » pour « accélérer les opérations » immobilières [192]. Sa promesse du Président de ne plus voir de personnes à la rue à la fin de l'année 2017 en France n'est pas tenue malgré des moyens complémentaires pour l'hébergement d'urgence. Le porte-parole du gouvernement Julien Denormandie affirme que « l'engagement du Président est de se dire que tout doit être fait contre cette situation inacceptable »[193].

Après une baisse de 5 euros de l'APL en octobre 2017 à la charge des locataires, l'APL est réduite en 2018 à la charge des bailleurs sociaux d’environ 60 euros pour les logements sociaux (pour réduire son coût de 800 millions d’euros en 2018 et en 2019 puis d’1,5 milliard en 2020) répercutée par une baisse des loyers[194]. Cette réforme prive les organismes de l'essentiel de leurs fonds propres, ce qui devrait les conduire à réduire leurs opérations d'entretien et de construction[195].

Le projet de loi ELAN est débattu dans le cadre de la première lecture à l'Assemblée nationale au premier semestre 2018[196]. Il prévoit de créer un "bail mobilité" pour les personnes recherchant un bail court (mais dont l’opposition craint qu'il déqualifie les baux classiques pour « contribuer à instaurer une précarisation du statut du locataire »[197]), vise à réformer le droit de l'urbanisme (création du "Projet partenarial d’aménagement" et de la "Grande opération d'urbanisme"), mais aussi à l'aménagement du territoire avec la création d'un Contrat intégrateur unique (CIU)[198]. Les restrictions budgétaires sur l'APL font que le budget des offices HLM (qui devront se regrouper en plus grosses entités) ne pourra plus s'équilibrer qu'en vendant une partie de leur parc, celui des foyers des classes moyennes (PLS) dans les villes aisées au profit d'organisme de vente à la découpe, risquant d'aboutir comme aux Pays-Bas à une baisse de la production de nouveaux logements et à la paupérisation des quartiers HLM restants[198],[196].

En 2018, les ventes de logements neufs ont baissé de 10,5 % sur 2017 (et même − 13 % au quatrième trimestre) pour s'établir à 150 783. L’Union sociale pour l'habitat, estime que la production de logements sociaux devrait baisser de 124 000 en 2016 à 100 000 en 2018, puis à 65 000 en 2020[199].

Éducation[modifier | modifier le code]

Dès le début de son quinquennat, Emmanuel Macron lance sa mesure phare : les classes de CP à 12 élèves dans les écoles défavorisées, afin que « personne » n'en sorte avec un mauvais niveau en écriture et lecture. Dès septembre 2017, 2 500 classes de CP sont dédoublées ou bien renforcées avec un instituteur supplémentaire dans les zones les plus défavorisées, dites REP+[200],[201],[202]. Dans un sondage réalisé par le Snuipp-FSU, principal syndicat du primaire, 71% des enseignants ayant répondu estiment que les connaissances sont acquises plus rapidement dans ces petites classes[203].

En septembre 2018, 4 700 classes supplémentaires sont dédoublées, dont 3 200 classes de CP en REP et 1 500 classe de CE1 en REP +. 3 881 postes d'enseignants supplémentaires sont créés. Cela porte le nombre d'élèves bénéficiant de la mesure à 190 000, sur un total de 1,2 million d'écoliers scolarisés en REP et REP+. Le ministre de l'éducation Jean-Michel Blanquer estime qu'il faut donner « priorité à l'école primaire » car les résultats des évaluations de 6e, conduites en 2017, indiquent que « 20 à 40 % des élèves ont des difficultés en français et en mathématiques ». Le ministre affirme que « énormément de choses se jouent au cours des quatre premiers mois de l'année de CP » et qu'il faut que ce qui doit être acquis à l'âge de 6 et 7 ans le soit. Il rajoute pour l'année scolaire 2018-2019 une évaluation des acquis en milieu d'année de la classe de CP[204].

La réforme du bac se met aussi en place cette année-là : les élèves qui entrent en classe de seconde en septembre 2018 passeront en 2021 ce qui sera la première édition du bac nouvelle formule. L'obtention de ce diplôme portera désormais en partie sur du contrôle continu, c'est-à-dire sur les résultats obtenus par l'élève tout au long de l'année de première et terminale. La note sera à 40 % issu du contrôle continu et à 60 % de l'examen final, qui comportera trois épreuves écrites ainsi qu'une épreuve orale de 20 minutes devant jury, l'élève devant s'exprimer sur un sujet qu'il aura préparé en première et terminale[205],[206]. En ce qui concerne le contrôle continu, qui représente 40 % de la note finale, il se décompose en deux : des examens anticipés pendant l'année de première et l'année de terminale, qui représentent 30% de la note finale, et les notes des bulletins scolaires qui représentent 10 % de la note finale[205].

Des voix s’élèvent pour dénoncer un passage en force et un manque de concertation pour mettre au point les nouveaux programmes du lycée[207]. En particulier, la modification des sciences économiques et sociales (SES), avec une montée de la microéconomie comprenant une simplification des processus économiques, avec l'abandon des questions macro-économiques[207] et de la sociologie[208]. Plusieurs centaines de scientifiques déplorent également le peu de place laissé au changement climatique, à la perte de biodiversité et à la compréhension des phénomènes concernés[209].

Contrairement à sa promesse de ne fermer aucune école d’ici à la fin de son mandat, 400 écoles rurales ferment à la rentrée 2019, dont 150 à la suite d'une décision de l’Éducation nationale[210],[211].

Questions sociétales[modifier | modifier le code]

Suivant l'avis positif du Comité consultatif national d'éthique, le président semble vouloir autoriser la procréation médicalement assistée pour les femmes seules ou en couples lesbiens, mais les modalités et la temporalité de cette réforme restent imprécises[212].

Fin 2017, dans la foulée du #MeToo, Emmanuel Macron annonce des mesures contre le harcèlement et les violences contre les femmes avec notamment la création d'un délit d'outrage sexiste, l'extension des attributions du CSA à Internet, la création de 10 unités de prise en charge psycho-traumatique dans des centres hospitaliers « à titre pilote » en 2018, l'abaissement de l'âge du non-consentement présumé à une relation sexuelle et l'allongement de la prescription des viols sur mineur à 30 ans après la majorité[213]. Défendue par la secrétaire d'État chargée de l'Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa, la loi élargit la définition du harcèlement sexuel et moral pour y intégrer les harcèlements collectifs par exemple sur les réseaux sociaux[214]. Son volet relatif aux relations sexuelles entre majeurs et mineurs de moins de 15 ans échoue à faire consensus le principe envisagé « présomption de non-consentement » pour les mineurs de cet âge étant constitutionnellement fragile[215]. Les associations féministes pointent l'absence de moyens financiers supplémentaires[213].

Lors d'un discours sur la laïcité devant les évêques en avril 2018, il explique que « nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé, et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer », ce qui lui vaut certains critiques sur la neutralité de l’État vis-à-vis des églises[216],[217]. Fin 2018, un projet de loi concernant notamment l'Islam en France et réformant la loi de 1905 était annoncé pour 2019[218], avant qu'il n'y renonce[219].

Défense[modifier | modifier le code]

Dans le cadre d'une réduction globale des dépenses publiques, le ministre des comptes publics Gérald Darmanin annonce le 11 juillet que le budget de la Défense respectera l'enveloppe votée par le parlement et sera réduit de 850 millions d'euros pour l'année 2017. Le Chef d'État-Major des armées Pierre de Villiers expose son désaccord devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale ; « Je ne me laisserai pas baiser comme ça » lance-t-il[220]. Ces propos tenus à huis clos fuitent dans le quotidien Le Monde[221].

Le , lors du traditionnel discours aux armées, Emmanuel Macron réaffirme son intention de porter le budget de la Défense à 2 % du PIB. En rappelant « je suis votre chef », il rejette les critiques sur l'effort d'économie prévu et ajoute qu'« il n'est pas digne d'étaler certains débats sur la place publique »[222]. Pierre de Villiers démissionne de ses fonctions le mercredi [223] ; ce qui est un « fait sans précédent depuis 1958 »[224]. Fin juillet 2017, une enquête Ifop annonce une chute de 10 points de la cote de popularité du président, liée principalement à cet épisode[225]. En février 2018, Emmanuel Macron annonce la prochaine création d'un « service national universel » obligatoire et mixte[226].

En mars 2018 lors d'une visite en Inde, Emmanuel Macron signe un accord d'utilisation réciproque de leurs bases navales autour de l'Océan indien, dont pour la France ses implantations de Djibouti et des Émirats arabes unis[227]. En juillet 2019, il annonce une nouvelle stratégie militaire spatiale comprenant notamment la création d'un grand commandement de l’espace au sein de l’Armée de l’air[228].

Culture[modifier | modifier le code]

Emmanuel Macron et sa ministre Françoise Nyssen soutiennent en 2018 un projet européen de réforme du droit d'auteur et des droits voisins pour la rétribution des auteurs et des créateurs, ainsi que des entreprises de presse, face à l'émergence des GAFAM[229]. Ce projet est notamment soutenu par les éditeurs de presse, dont les contenus sont réutilisés par des agrégateurs d’informations comme Google Actualités mais qui ne peuvent prétendre à rémunération, cette réutilisation se faisant dans le cadre du droit de citation[230],[231],[232]. Le Parlement européen adopte le projet, qui est cependant critiqué sur deux points clés. Pour ses détracteurs, l’article 11, créerait un nouveau « droit voisin » (droit à rémunération) au bénéfice des sites de presse, qui conduirait à créer une « taxe sur les liens » qui pourrait pénaliser l’ensemble des échanges d’information sur internet, et l'article 13 obligerait les plateformes à passer en amont des accords avec les ayants droit et à mettre en place des algorithmes de filtrage des contenus[233]. Jusqu'à présent, les plateformes comme YouTube étaient tenues de réagir rapidement mais à postériori, une fois le contenu litigieux contesté. Désormais, les vidéos ou chansons protégées devront être détectées par un filtrage automatique pour empêcher leur diffusion, avec le risque que le filtre bloque aussi des contenus non concernés[231], comme un extrait audio venant illustrer une vidéo de critique musicale[234]. La directive va encore faire l'objet de négociations au niveau européen et le texte final résultant devra à nouveau passer au Parlement européen pour un dernier vote[232].

Après son discours à Ouagadougou (Burkina Faso) en novembre 2017 où il souhaitait créer « d’ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain » spolié, Emmanuel Macron commande un rapport à Bénédicte Savoy et Felwine Sarr qui inventorie ces œuvres et propose d'amender la législation sur l’inaliénabilité du patrimoine muséal. Lors de la remise de leur travail en novembre 2018, il annonce vouloir restituer « sans tarder » 26 œuvres saisies par l’armée française en 1892 et réclamées par le Bénin[235].

Questions mémorielles[modifier | modifier le code]

Déjà annoncée en 2016 par François Hollande, Emmanuel Macron promet la mise en place d'ici la fin de l'année d'une « fondation pour la mémoire de l’esclavage » qui sera présidée par l’ancien premier ministre Jean-Marc Ayrault et logée à l’Hôtel de la Marine, où l’abolition de l’esclavage fut décrétée le [236].

En septembre 2018, Emmanuel Macron reconnaît la responsabilité de l’État dans la disparition du mathématicien Maurice Audin torturé et assassiné par l’armée française pendant la bataille d'Alger en 1957[237]. Le même mois, une vingtaine de harkis sont élevés dans l'ordre de la Légion d’honneur ou l’ordre du Mérite[238]. En août 2019, à l'occasion du 75e anniversaire du débarquement de Provence, Emmanuel Macron appelle les maires à donner le nom de voies à des soldats des troupes coloniales[239].

Sports[modifier | modifier le code]

Emmanuel Macron affiche publiquement son soutien à la candidature de Paris pour l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2024 en recevant le Comité international olympique lors de son passage à Paris le [240]. La France est désignée pour l'organisation des JO en 2024[241].

Au second semestre 2018, l'exécutif est contesté par le monde sportif et des athlètes reconnus (Kevin Mayer,Teddy Riner, Martin Fourcadeetc.) pour son intention de réduire les moyens alloués aux fédérations, notamment en se retirant de la prise en charge des 1 600 conseillers techniques sportifs d'ici 2022 et en proposant un projet de loi de finances pour 2019 prévoyant un budget en baisse de 30 millions d’euros pour le ministère des sports[242].

Politique internationale[modifier | modifier le code]

Élu avec de fortes ambitions diplomatiques, Emmanuel Macron est confronté à des difficultés intérieures à partir de 2018 (affaire Benalla, mouvement des Gilets jaunes) qui compliquent son rôle sur la scène internationale[réf. nécessaire]. Dans le même temps, certains paris de la première année de mandat ne se concrétisent pas, notamment la relation un temps nouée avec Donald Trump, qui n'empêche pas ce dernier de rejeter le multilatéralisme et l'enjeu climatique[243]. Ainsi, en décembre 2018, la France réagit « tardivement et confusément », selon le journaliste du Monde Marc Semo, à l'annonce du retrait américain de Syrie[243]. Pour le chercheur de l'IFRI Thomas Gomart, « le contraste entre la hausse des crédits militaires et la baisse des crédits diplomatiques pose un problème de cohérence à l'action extérieure de l'État, pouvant donner l’impression que celui-ci privilégie une approche militaire et ponctuelle des crises »[243].

En août 2019, Emmanuel Macron accueille le sommet du G7 à Biarritz[244]. Il organise, avec l'aval des autres membres, la venue inattendue du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Djavad Zarif, afin de conserver l'esprit de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien et faire baisser les tensions dans le Golfe persique[245]. Le sommet est également marqué par de vifs échanges avec le président brésilien, Jair Bolsonaro[246].

Union européenne[modifier | modifier le code]

Pour sa première visite à l’étranger, il se rend à Berlin afin d’afficher une entente avec Angela Merkel[247],[248] ; la chancelière allemande apparaît alors comme étant sa principale alliée au sein de l’Union européenne sur les questions économiques et migratoires[249]. Deux ans plus tard, en , Angela Merkel évoque publiquement des « confrontations », des « désynchronisations » et des « différences de mentalité » avec Emmanuel Macron, qui est pourtant le quatrième président français avec qui elle est amenée à travailler[250].

Durant sa première année de présidence, Emmanuel Macron voit plusieurs de ses propositions être écartées. En , Angela Merkel s’oppose publiquement à son souhait de doter la zone euro d'une capacité budgétaire, la chancelière allemande voyant dans ce projet le risque que les pays du Sud de la zone relâchent leur effort budgétaire[251]. Sur la crise migratoire, il fait face à l’opposition de plusieurs pays européens hostiles à l’accueil de migrants, dont l’Italie, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et l’Autriche[252],[253],[254]. Il échoue également à établir des listes transnationales aux élections européennes[255]. Au cours de l’année 2019, Le Figaro relève : « Le budget de la zone euro ? Certes, il va voir le jour mais il a été réduit à la portion congrue. Pas question à ce stade de se doter d’un outil de stabilisation de la zone euro en cas de crise. Ce ne sera qu’un outil de convergence. La taxe sur les géants du numérique ? Jamais les Européens ne sont parvenus à se mettre d’accord sur ce projet cher à la France. Le Brexit ? La France, qui plaidait pour un report court, s’est retrouvée totalement isolée au Conseil européen d’avril [2019]. Comme elle l’a été sur les négociations commerciales avec les États-Unis, Washington étant sorti de l’accord de Paris. »[256].

Engagé lors de la présidentielle sur la lutte contre le dumping social, symbolisé par le travailleur détaché, Emmanuel Macron cherche dès le début de son mandat à réduire le temps maximum du détachement à un an au lieu de deux et il obtient début 2018 un compromis : la revue Contexte souligne que celui-ci était « perçu comme inatteignable » et qu'il se voit « salué par une bonne partie de la presse française ». Cependant, « la mesure est avant tout symbolique, la durée moyenne de détachement dans l’UE étant de quatre mois […] Et surtout, pour obtenir cette victoire, Paris a dû concéder l’exclusion provisoire du transport routier de la réforme. Or, il s’agit de l’un des secteurs, avec le bâtiment, où la fraude au détachement est la plus problématique »[257].

Début 2018, Emmanuel Macron échoue à faire adopter le principe de listes transnationales pour les élections européennes de 2019[258]. En vue de ce scrutin, il se positionne en héraut de l'intégration européenne en opposition avec l'axe nationaliste formé par le premier ministre hongrois Viktor Orbán et le ministre de l'intérieur italien Matteo Salvini[76]. France et Italie sont en conflit récurrent sur l'accueil de réfugiés secourus en Méditerranée[76]. Fin 2018, la France ne parvient pas non plus à dégager un consensus pour une taxation des GAFAM[259].

Il provoque plusieurs crises diplomatiques avec les pays d’Europe centrale et orientale. Le 25 août 2017, des déclarations d'Emmanuel Macron déclenchent une crise diplomatique avec la Pologne[260],[261],[262]. Alors qu’il affirme vouloir modifier le statut des travailleurs détachés, contre la volonté du gouvernement polonais, le président français déclare que « la Pologne n'est en rien ce qui définit le cap de l'Europe » et que « le peuple polonais mérite mieux » que la position adoptée par sa présidente du Conseil des ministres, Beata Szydło[261]. En retour, celle-ci dénonce l'« arrogance » du président français, ajoutant qu'il devrait essayer d'« avoir les mêmes résultats économiques et le même niveau de sécurité de ses citoyens que ceux garantis par la Pologne »[261]. Fin 2018, il qualifie les dirigeants hongrois et polonais d’« esprits fous » qui « mentent à leur peuple »[263]. L'opposition entre Emmanuel Macron et Viktor Orbán est soulignée par les médias, qui indiquent qu'ils essaient de reconfigurer la vie politique européenne autour de leurs figures respectives[264]. Dans le cadre de la procédure de retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne, le président français se montre parmi les plus intransigeants, ce qui l’isole au sein des dirigeants européens et fait dire à la presse britannique qu'il est le principal responsable de l’enlisement des négociations entre le Royaume-Uni et l’UE[265],[266],[267].

En vue des élections européennes de 2019, il fait publier une tribune dans les 28 pays de l’UE, mais celle-ci reçoit un accueil mitigé : la Commission européenne rappelle que plusieurs des propositions du président français sont déjà en place tandis que plusieurs États jugent ses mesures confuses ou irréalistes[268],[269],[270]. Par la suite, en juin et , alors que l’influence française se trouve réduite au sein de la neuvième législature du Parlement européen, il fait en sorte d’écarter de la course à la présidence de la Commission européenne la candidature de Manfred Weber, pourtant désigné spitzenkandidat par le PPE, arrivé en tête du scrutin[256]. Cette attitude lui vaut des critiques sur sa conception de la démocratie européenne et les reproches de plusieurs de ses partenaires européens, notamment de l’Allemagne et de la Belgique, sur une gestion jugée peu diplomatique et solitaire[256].

États-Unis[modifier | modifier le code]

Emmanuel Macron lors de sa visite aux États-Unis en avril 2018.

Malgré ses divergences avec Donald Trump (notamment concernant l'accord de Paris sur le climat), Emmanuel Macron tisse des liens avec ce dernier en l'invitant au défilé militaire du 14 Juillet en 2017. En retour, le président américain invite son homologue français en visite d'État aux États-Unis l'année suivante, en avril 2018[69], où il ne parvient pas à la convaincre de ne pas se retirer de l'Accord de Paris sur le climat ni de l’accord de Vienne de juillet 2015 sur le nucléaire iranien[271],[272]. Au-delà de ces deux accords multilatéraux majeurs, la présidence américaine s'affirme dans une volonté de fracturer l'Union européenne[272].

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

Dans un entretien accordé mi-juin à la presse européenne, Emmanuel Macron déclare : « Je n'ai pas énoncé que la destitution de Bachar était un préalable à tout ». En ne faisant plus du départ de Bachar el-Assad du pouvoir un préalable à toute discussion en Syrie ou éventuellement sous la forme d'une transition politique, le président français effectue un revirement par rapport aux positions précédentes de la France et un rapprochement avec la Russie[273]. Il réaffirme cependant son soutien à l'opposition syrienne[274],[275].

Le 17 décembre 2017, Emmanuel Macron affirme dans une interview pour France 2 que la guerre contre l'État islamique est presque gagnée : « On vient de gagner la guerre en Irak, avec la coalition. [...] Je pense que d'ici mi-, fin février, nous aurons gagné la guerre en Syrie[276] ». Concernant le président syrien Bachar el-Assad, il déclare qu'il faudra lui « parler », tout en ajoutant qu'il devra « répondre de ses crimes devant son peuple et devant la justice internationale »[277],[278]. Mais le lendemain, Bachar el-Assad répond à Emmanuel Macron et déclare que « la France a été le fer de lance du support du terrorisme en Syrie. Depuis les premiers jours, ils ont le sang des Syriens sur les mains. A ce jour, leur position n'a pas dramatiquement évolué. Ils ne sont pas en mesure d'appeler à une conférence de paix »[279],[280]. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian réplique à son tour dans la soirée : « M. Bachar el-Assad ne me semble pas vraiment en situation de pouvoir affirmer une prise de position politique tant qu'il est dépendant de la Russie et de l'Iran. Ensuite, quand on a été le premier à libérer (de prison) les djihadistes de Daech, on ne donne pas de leçon. Et enfin, quand on a passé son temps à massacrer son peuple, on a généralement un peu plus de discrétion »[281],[282].

Peu après son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron déclare également que l'utilisation d'armes chimiques en Syrie serait une « ligne rouge » qui, si elle était franchie, ferait l'objet d'une «riposte immédiate»[283]. En mars 2018, Olivier Lepick, spécialiste des armes chimiques déclare : « Je ne comprends pas la logique que poursuit le président français. Ni pourquoi il s’entête à évoquer cette ligne rouge, sans rien faire par ailleurs. Quand Emmanuel Macron a évoqué pour la première fois la ligne rouge, c’était dans l’euphorie de sa campagne présidentielle victorieuse. Mais depuis, le régime a utilisé l’arme chimique à des dizaines de reprises. Et la France n’a pas réagi »[284]. Après à l’attaque chimique supposée de samedi à Douma, ville de la Ghouta orientale à l’est de Damas, la France participe le avec les États-Unis et la Grande-Bretagne à des bombardements aériens frappant des sites désignés comme participant à la fabrication d'armes chimiques[285]. Le , dans le contexte de la bataille d'Afrine, Emmanuel Macron reçoit une délégation des Forces démocratiques syriennes à l'Élysée[286]. Avec son prédécesseur François Hollande, il est le seul chef d'État à recevoir des représentants des forces kurdes syriennes[287]. Cette visite provoque des tensions avec la Turquie, qui refuse l'offre de médiation faite par le président français[288],[289]. En mars 2019, le dernier réduit territorial de Daesch en Syrie tombe[290], mais le Gouvernement décide de ne pas rapatrier les djihadistes français, probablement sous la pression de l'opinion publique selon Libération[291].

Emmanuel Macron soutien avec constance le régime saoudien malgré la guerre menée au Yémen et son blocus du Qatar. En novembre 2017, il sauve la face de la diplomatie saoudienne en permettant le retour dans son pays du premier ministre libanais Saad Hariri[292]. En août 2018, la France ne se solidarise pas avec le premier ministre canadien Justin Trudeau dans la crise diplomatique l'opposant à l'Arabie saoudite générée par un tweet de la ministre canadienne des Affaires étrangères qui s’inquiétait du sort de féministes et de « pacifistes » incarcérés en Arabie saoudite[292]. Après le meurtre en octobre 2018 du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, critique du pouvoir de son pays, par des responsables saoudiens proches du prince héritier Mohammed ben Salmane, Emmanuel Macron refuse de sanctionner l'Arabie saoudite[292].

Russie[modifier | modifier le code]

Emmanuel Macron avec le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, en mai 2018.

Le , il reçoit au château de Versailles le président russe Vladimir Poutine[293], qui en retour l'invite en mai 2018 à Saint-Pétersbourg[271].

Malgré de nombreux points de tension, notamment sur la Syrie et l’Ukraine — il réaffirme notamment que la France ne reconnaît pas l'annexion de la Crimée par la Russie —, Emmanuel Macron cherche à rapprocher la France et l'Europe de la Russie : il convie notamment Vladimir Poutine au fort de Brégançon en marge du sommet du G7 de 2019, et défend la réintégration de la Russie au sein du Conseil de l'Europe[294],[295],[296]. En août 2019, il déclare que sa volonté de rapprochement avec la Russie suscite l’opposition des « États profonds de part et d’autre, à Paris comme à Moscou ». Dans L'Opinion, Jean-Dominique Merchet confirme que « la politique de l’Élysée se heurte à de fortes résistances au sein de l’appareil d’État », notamment de la part de diplomates « fidèles à la pensée de la spécialiste des affaires stratégiques Thérèse Delpech », qui « occupent aujourd’hui des postes clés au ministère des Affaires étrangères et à celui des Armées »[297].

Asie[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

Emmanuel Macron porte une attention importante au continent africain. Il prononce en 2017 un discours-programme et échange avec les étudiants de l'université de Ouagadougou[41]. Il y promettait notamment de créer les conditions de retour en Afrique d’œuvres appropriées pendant la période coloniale. Après la remise d'un rapport sur la question en novembre 2018, il confirme vouloir s'engager dans cette voie[298]. En revanche, l'annonce d'une très forte en 2019 des frais d’inscription à l'université pour les étudiants étrangers est perçue de manière négative par la jeunesse africaine[299].

La France cherche à renouer des liens avec le Rwanda et soutient l'élection de Louise Mushikiwabo à la tête de l'Organisation internationale de la francophonie[300]. Proche du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, il se mobilise pour un renforcement, jusqu'ici laborieux, du G5 Sahel[301]. L'année est celle d'une forte crise diplomatique avec les Comores, concomitante avec un mouvement social à Mayotte[302].

Déplacements à l’étranger[modifier | modifier le code]

Carte des voyages à l’étranger d'Emmanuel Macron en tant que président de la République française :
  • 1 visite
  • 2 visites
  • 3 visites
  • France et Andorre
  • Emmanuel Macron effectue, durant les premières semaines de sa présidence, plusieurs déplacements, rencontres et conférences à l'international : rencontre avec Angela Merkel à Berlin[303], sommet de l'OTAN, où il a son premier tête-à-tête avec Donald Trump[304], sommet du G7[305], rencontre à Versailles avec le président russe, Vladimir Poutine[306]. Il répond à Donald Trump après l'annonce de la sortie des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat ; dans sa réponse, prononcée en français puis en anglais, il conclut en paraphrasant le président américain en déclarant « Make our planet great again »[307].

    Pour son premier déplacement international, le 15 mai 2017, le président Emmanuel Macron se rend à Berlin pour rencontrer Angela Merkel. Il s'agit pour lui de discuter avec la leader allemande d'une inflexion de la politique commune vers plus d'investissement et une politique de relance de l'activité. Si la chancelière a expliqué qu'il est possible de modifier les traités, elle n'a ni approuvé, ni rejeté les ambitions politiques européennes du président français[308]. Cette réserve sur les possibilités de modification des traités s'explique par la méfiance d'un nouveau non par referundum en France et par la situation politique intérieure en Allemagne, où la population est hostile à tout ce qui pourrait ressembler à une volonté de faire payer le pays pour le reste de l'Europe. Désireux de donner un nouvel élan au couple franco-allemand, les deux chefs d'État décident de réunir un conseil des ministres commun au début de juillet, au cours duquel les questions des travailleurs détachés, du droit d'asile en Europe, ou de la réciprocité dans les échanges économiques mondiaux seront mises sur la table[309].

    En janvier 2018, le Président Macron effectue son premier séjour en Chine. En rupture avec la présidence Hollande, il souhaite établir une relation de long terme avec le partenaire chinois et prévoit d'y retourner chaque année. Ses principaux objectifs sont de rétablir l'équilibre de la balance commerciale en renforçant les exportations, et de rétablir la balance des investissements en définissant des secteurs dans lesquels les Chinois pourront investir en France[310].

    Popularité[modifier | modifier le code]

    Évolution de la courbe de popularité d'Emmanuel Macron depuis son élection.

    Emmanuel Macron démarre son mandat avec une côte de popularité confortable, autour de 60%. Cependant, au bout de quatre mois elle tombe à 40 %, ce qui est inférieur à tous ses prédécesseurs à la même date[326]. En décembre 2017, Paris Match évoque un président « plutôt du genre bavard, avec une prédilection pour les grands discours (nous en comptons 64, longs pour la plupart, depuis son élection). En revanche, il n'aime guère les entretiens dans les médias, à qui il n'a accordé qu'une vingtaine d'interviews »[327]. Emmanuel Macron réussit cependant à stopper sa baisse dès septembre 2017 pour remonter de 5 points de jugements favorables en trois mois en faisant appliquer ses engagements de campagne, bien que certaines mesures comme la baisse des APL soient contestées[328].

    En juin 2018, le sondage IFOP du JDD le voit retomber à 40% de satisfaits, son point bas d'août 2017, même si François Hollande n’en comptait que 26 %, et Nicolas Sarkozy 36 % à ce point de leurs mandats. Le taux de mécontents de son action atteint un nouveau record personnel à 58 %, avec un décrochage en particulier chez les retraités de par la hausse de la CSG et des polémiques sur son comportement[329]. Malgré le titre mondial de l'équipe de France de football, l'affaire Benalla lui faire perdre encore un point à 39 % d'opinions favorables, avec un taux encore plus faible sur les échantillons interrogés en fin de mois, en particulier dans l'électorat centriste[71]. Après avoir déjà perdu 5 points dans le sondage Ifop au mois d'août (34 %), il chute à 29 % de satisfaits en septembre 2018 étant critiqué sur « le pouvoir d'achat, le sort réservé aux retraités et le désintérêt pour l'environnement » dans la foulée de la démission de Nicolas Hulot[330]. Sa popularité souffre également de l'usage spontané d'expressions qui passent pour arrogantes ou traduisant un mépris de classe : « On met un pognon de dingue dans les minimas sociaux », sa qualification des Français comme des « Gaulois réfractaires au changement », ou sa réponse à une personne en recherche d'emploi : « Je traverse la rue, je vous en trouve »[331],[332]. Après sa réponse négative au mouvement des Gilets jaunes mi-décembre, il chute à 23 % d'opinions favorables, un point de plus que François Hollande à la même période de son mandat, avec 15 points de perdus auprès des commerçants, artisans et chefs d'entreprise[333]. À partir de janvier 2019, après l'annonce du grand débat national, sa popularité se redresse pour la première fois depuis avril 2018[334] puis se stabilise ou baisse à nouveau à la mi-2019[335],[336]. En août 2019, l’Ifop indique qu’il retrouve le niveau qu'il avait un an plus tôt, avec 34 % d'opinions positives[337].

    Notes et références[modifier | modifier le code]

    Notes[modifier | modifier le code]

    1. Qui devient le parti « La République en marche » après l'élection présidentielle de mai 2017.

    Références[modifier | modifier le code]

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    336. https://www.huffingtonpost.fr/entry/la-popularite-de-macron-et-du-gouvernement-baisse-sondage-exclusif_fr_5d441a96e4b0aca3411c35e8
    337. « Emmanuel Macron retrouve sa popularité d'il y a un an », sur lejdd.fr, (consulté le 25 août 2019)

    Annexes[modifier | modifier le code]

    Articles connexes[modifier | modifier le code]

    Lien externe[modifier | modifier le code]