Organisation internationale de la francophonie

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Organisation internationale
de la francophonie
Drapeau de la francophonie Emblème de la francophonie
Carte de l'organisation

Devise : « Égalité, complémentarité, solidarité »

Situation
Création
Siège 19-21 avenue Bosquet
Drapeau de la France Paris
Coordonnées 48° 51′ 36″ N, 2° 18′ 12″ E
Langue Français
Budget 85 millions d’euros (2014)[1]
Organisation
Membres 88 États et gouvernements
Effectifs plus de 300[1]
Secrétaire général Drapeau du Rwanda Louise Mushikiwabo (depuis le 1er janvier 2019)
Personnes clés Drapeau du Sénégal Abdou Diouf
Drapeau de l'Égypte Boutros Boutros-Ghali
Drapeau du Sénégal Léopold Sédar Senghor
Drapeau de la Tunisie Habib Bourguiba
Drapeau du Niger Hamani Diori
Drapeau du Cambodge Norodom Sihanouk

Site web www.francophonie.org

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Organisation internationale de la francophonie

L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) est une institution dont les membres (des États ou gouvernements participants) partagent ou ont en commun la langue française et certaines valeurs (comme, notamment, la diversité culturelle, la paix, la gouvernance démocratique, la consolidation de l'État de droit, la protection de l'environnement). En 2018, elle regroupe 88 États ou gouvernements, soit plus de 900 millions d’habitants répartis sur les cinq continents représentant 14 % de la population mondiale.

Créée en 1970, l’OIF est une personne morale de droit international public et possède une personnalité juridique.

L’OIF a pour mission de promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique, de promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’homme, d'appuyer l'éducation et la recherche et de développer la coopération.

Sommaire

Historique[modifier | modifier le code]

L’historique de l’Organisation internationale de la francophonie s’inscrit dans une structuration de la francophonie à l’échelle internationale. Celle-ci débute par une structuration sous un angle associatif dans les années 1960. Les premiers signes de l’émergence d’une communauté politique internationale ont lieu également à cette période. Les premières initiatives notables sur le plan politique, sont des conférences de ministres francophones : d’abord de l’Education nationale en 1960 (CONFENEM), puis de la Jeunesse et des Sports en 1969 (CONFEJEM)[2].  

De 1970 à 1995 : l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT)[modifier | modifier le code]

Les nations représentées à la conférence de Niamey en 1970.

L'ACCT, première organisation intergouvernementale de la francophonie, est créée à l'issue de la deuxième conférence intergouvernementale des Etats francophones, à Niamey, le 20 mars 1970. Cette conférence fait suite à une première conférence intergouvernementale également à Niamey[3], un an plus tôt, placée sous le patronage du ministre français des Affaires culturelles André Malraux[4] qui avait abouti à la création d'un secrétariat provisoire.

La création de l'ACCT se matérialise par la signature d'une charte[5] par 21 pays. L'enjeu de la rédaction de la charte était pour la France de trouver une formule susceptible à la fois de rallier les Africains, à l'origine de l'idée, en particulier les présidents Senghor du Sénégal, Diori du Niger et Bourguiba de Tunisie, et de permettre une participation éventuelle du Québec à la Francophonie[6].

Jusqu'en 1986, l'ACCT ne touche qu'aux domaines de coopération technique et culturelle. La francophonie politique prend forme en 1986 avec l'organisation du premier Sommet de la francophonie, en 1986 à Versailles[7].

De 1996 à 2005 : l’Agence intergouvernementale de la francophonie[modifier | modifier le code]

En novembre 1997, lors du VIIe sommet à Hanoï, un poste de secrétaire général de la Francophonie est créé.

Depuis 2006, l’Organisation internationale de la francophonie[modifier | modifier le code]

Le , la conférence ministérielle réunie à Antananarivo adopte une nouvelle charte par laquelle l'Agence est intégrée au sein de l'Organisation internationale de la francophonie le [8].

Missions[modifier | modifier le code]

L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a pour mission de donner corps à une solidarité active entre les 88 États et gouvernements qui la composent (61 membres et 27 observateurs).

L’OIF a pour objectif de contribuer à améliorer le niveau de vie de ses populations en les aidant à devenir les acteurs de leur propre développement. Elle apporte à ses États membres un appui dans l’élaboration ou la consolidation de leurs politiques et mène des actions de politique internationale et de coopération multilatérale, conformément aux 4 grandes missions tracées par le Sommet de la francophonie :

  • promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique ;
  • promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’homme ;
  • appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche ;
  • développer la coopération au service du développement durable.

L’OIF contribue à la prévention des conflits au sein de l’espace francophone, favoriser la consolidation de l’état de droit et de la démocratie, et agir pour la promotion et l’effectivité des droits de l'homme dans l’espace francophone. Elle a la volonté de promouvoir la diversité culturelle. Elle est au service de l’éducation et intervient à toutes les étapes de la formation. Elle est aussi au service de l’économie et du développement.

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Membres de l’Organisation internationale de la francophonie[modifier | modifier le code]

L’Organisation internationale de la francophonie compte, en 2018, 88 États et gouvernements membres dont 26 observateurs, répartis en 7 régions du monde[9]. Parlé par 220 millions de locuteurs francophones réels dans le monde, le français a statut de langue officielle, seul ou avec d’autres langues, dans 32 États et gouvernements membres de l’OIF[10].

Instances politiques[modifier | modifier le code]

Organigramme de la francophonie après la CMF 2005 à Antananarivo. L'OIF est devenue l'opérateur principale de la francophonie en remplaçant l'AUF.

L’OIF est placée sous l’autorité de trois instances politiques : Le Sommet des chefs d'État et de gouvernement, appelé Sommet de la francophonie, la Conférence ministérielle de la francophonie (CMF) et le Conseil permanent de la francophonie (CPF).

Sommet des chefs d’État et de gouvernement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sommet de la francophonie.
Drapeaux des membres de la francophonie

Le Sommet de la francophonie, conférence des chefs d’État et de gouvernement, est la plus haute instance de l'OIF. Il se réunit en principe tous les deux ans afin de définir les grandes orientations politiques de la francophonie.

Sommet Lieu Dates
Ier Drapeau de la France Versailles 17-19 février 1986
IIe Drapeau du Canada Québec 2-4 septembre 1987
IIIe Drapeau du Sénégal Dakar 24-26 mai 1989
IVe Drapeau de la France Paris 19-21 novembre 1991
Ve Drapeau de Maurice Grand Baie 16-18 octobre 1993
VIe Drapeau du Bénin Cotonou 2-4 décembre 1995
VIIe Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Hanoï 14-16 novembre 1997
VIIIe Drapeau du Canada Moncton 3-5 septembre 1999
IXe Drapeau du Liban Beyrouth 18-20 octobre 2002
Xe Drapeau du Burkina Faso Ouagadougou 26-27 novembre 2004
XIe Drapeau de la Roumanie Bucarest 28-29 septembre 2006
XIIe Drapeau du Canada Québec 17-19 octobre 2008
XIIIe Drapeau de la Suisse Montreux 22-24 octobre 2010
XIVe Drapeau de la République démocratique du Congo Kinshasa 12-14 octobre 2012
XVe Drapeau du Sénégal Dakar 28-30 novembre 2014[11]
XVIe Drapeau de Madagascar Antananarivo 26-27 novembre 2016[12]
XVIIe Drapeau de l'Arménie Erevan 11-12 octobre 2018
XVIIIe Drapeau de la Tunisie Tunis 2020

Conférence ministérielle de la francophonie[modifier | modifier le code]

La Conférence ministérielle de la francophonie assure la continuité politique du Sommet de la francophonie.

Outre la conférence des ministres chargés de la francophonie, existent la Conférence des ministres francophones de l’éducation nationale des pays ayant le français en partage (CONFEMEN) et la Conférence des ministres francophones de la Jeunesse et des Sports des pays d’expression française (CONFEJES).

Conseil permanent de la francophonie[modifier | modifier le code]

Le Conseil permanent de la francophonie est chargé de la préparation et du suivi du Sommet de la francophonie, sous l’autorité de la Conférence ministérielle. Il exerce un rôle d’animation et de coordination. Présidé par le secrétaire général de l'OIF, cette instance est composée des représentants personnels des chefs d’État ou de gouvernement[13].

En novembre 2017, l'écrivaine et journaliste franco-marocaine Leïla Slimani est nommée représentante du président de la République française, Emmanuel Macron, à ce Conseil[14].

Fonctionnement de l'OIF[modifier | modifier le code]

Secrétaire général[modifier | modifier le code]

Le secrétaire général est chargé de diriger l'OIF dont il conduit l'action politique. Nommée par le Sommet de la francophonie de 2018, Louise Mushikiwabo exerce la fonction depuis le , prenant la suite de Michaëlle Jean[15].

Le secrétaire général nomme un Administrateur chargé d’exécuter et de gérer la coopération, par délégation. Adama Ouane occupe cette fonction depuis avril 2015, succédant à Clément Duhaime[16].

Organisation interne[modifier | modifier le code]

Siège de l'OIF, n°19-21 avenue Bosquet (7e arrondissement de Paris).

L’OIF compte plusieurs directions de programme ou d’appui.

Elle dispose de :

  • quatre représentations permanentes :
    • à Addis-Abeba, auprès de l’Union Africaine et de la Commission économique de l’Afrique de l’ONU,
    • à Bruxelles, auprès de l’Union européenne,
    • à New York et à Genève, auprès des Nations unies ;
  • six bureaux régionaux :
    • à Lomé (Togo) pour l’Afrique de l’Ouest[17],
    • à Libreville (Gabon) pour l’Afrique centrale,
    • à Hanoï (Vietnam) pour la zone Asie-Pacifique,
    • à Port-au-Prince (Haïti) pour la Caraïbe et l’Amérique latine,
    • à Bucarest (Roumanie) pour l’Europe centrale et orientale,
    • à Antananarivo (Madagascar) pour l’océan Indien.

Budget[modifier | modifier le code]

Entre 2010 et 2013, le budget annuel moyen de l'OIF est de 85 millions d'euros. La répartition des dépenses est la suivante : 38 % des dépenses concernent la langue française et la diversité culturelle et linguistique, 27% les actions relatives à la paix, la démocratie et les droits de l'homme, 17% pour l'éducation, la formation, l'enseignement supérieur et la recherche et 12% pour le développement durable, l'économie et la solidarité[18].

300 employés travaillent au siège, à Paris, ou dans les unités hors-siège[19].

Instances dans l'environnement de l'OIF[modifier | modifier le code]

Il existe par ailleurs d’autres organismes de la francophonie tels que le Conseil international des radios-télévisions d’expression française (CIRTEF) ou le Comité international des Jeux de la francophonie (CIJF).

Assemblée parlementaire de la francophonie (APF)[modifier | modifier le code]

Cette assemblée rassemble des représentants des parlements nationaux.

Comité international des Jeux de la francophonie (CIJF)[modifier | modifier le code]

Le Comité international des Jeux de la francophonie (CIJF) veille à la mise en place des Jeux de la francophonie.

Niamey, capitale du Niger, a accueilli la 5e édition du 7 au 17 décembre 2005. Beyrouth, capitale du Liban, a accueilli la 6e édition du 27 septembre au 6 octobre 2009, et Nice, en France, a accueilli ceux de 2013. En 2017 les jeux ont été organisés à Abidjan en Cote d'Ivoire[20].

L'Organisation internationale de la francophonie et l'économie[modifier | modifier le code]

La nature du financement et de la structure de l'Organisation internationale de la francophonie ne fait pas de cette organisation un bailleur de fonds. Cette organisation s'intéresse plutôt à l'économie en s'appuyant sur son habitude des réseaux et leur maîtrise pour élargir le champ de ses interventions auprès de ses membres en recherche de développement[21].

Dans ce contexte le Forum Francophone des Affaires s'inscrit dans les moyens que se donnent l'Organisation internationale de la francophonie pour attendre ses objectifs économiques. Ainsi ce Forum représente un véritable réseau international d'entreprises qui accompagne les acteurs économiques en français dans le monde en renforçant leur position par un accroissement leur capacité à affronter la globalisation économique et financière[22].

Autres opérateurs de la francophonie[modifier | modifier le code]

Quatre opérateurs directs complètent l'action de l'OIF : l'Agence universitaire de la francophonie (AUF), TV5 Monde, l'Université Senghor d'Alexandrie et l'Association internationale des maires francophones (AIMF)

Elle coopère avec de nombreuses associations comme l’Association francophone d'amitié et de liaison (AFAL), la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF), l’Union internationale de la presse francophone (UPF), l'Association pour la diffusion internationale francophone de livres, ouvrages et revues (ADIFLOR), etc.

Agence universitaire de la francophonie (AUF)[modifier | modifier le code]

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Créée en 1961, l’Agence universitaire de la francophonie (anciennement « Association des universités partiellement ou entièrement de langue française ») est une institution multilatérale qui soutient la coopération et la solidarité entre les institutions universitaires travaillant en français, prioritairement avec les pays francophones d’Afrique, du Monde arabe, d’Asie du Sud-Est, d’Europe centrale et orientale et des Antilles. Elle contribue également au développement de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Plus de 500 établissements (universités publiques et privées, instituts d’enseignement supérieur, centres ou institutions de recherche, réseaux institutionnels et réseaux d’administrateurs liés à la vie universitaire), répartis dans les pays appartenant à l’OIF et au-delà, sont membres de l’AUF. À ces membres, il convient d’ajouter un réseau de plus de 350 départements d’études françaises d’établissements universitaires du monde entier. L’ensemble de ces établissements constitue un réseau unique de partenaires que l’AUF fédère et anime à travers ses huit programmes d’actions et de soutien.

L’AUF est présente dans plus de 40 pays, à travers ses bureaux régionaux, ses centres d’accès à l’information, ses campus numériques ou ses instituts de formation. Son siège se trouve à l’Université de Montréal au Canada. Depuis 1989, l’Agence est un opérateur direct de l’OIF et elle participe, grâce au soutien des états et gouvernements ayant le français en partage, à la construction et à la consolidation d’un espace scientifique en français.

TV5[modifier | modifier le code]

Article détaillé : TV5 Monde.

Créée en 1984[23], la télévision internationale francophone TV5 rassemble des chaînes européennes de langue française (France Télévisions, l’INA, ARTE France, RFO, la RTBF pour la Belgique et la RTS pour la Suisse), ainsi que le consortium de télévision Radio-Canada et Télé-Québec, avec le Conseil international des radios-télévisions d’expression française (CIRTEF).

Diffusant 24 heures quotidiennes dans le monde entier (son audience est estimée à plus de 180 millions de foyers), elle a pour mission de développer des programmes régionaux répondant aux attentes de publics diversifiés.

Université Senghor d'Alexandrie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Université Senghor d'Alexandrie.

L’Université Senghor d'Alexandrie (Égypte), créée par le Sommet de Dakar (Sénégal, 1989) ; l’enseignement s’y fait en langue française, elle a été reconnue d’utilité publique internationale.

Association internationale des maires francophones (AIMF)[modifier | modifier le code]

Fondée en 1979, l’AIMF devient un opérateur direct de la francophonie lors du Sommet de Cotonou en 1995. Elle a pour mission d’établir entre les maires et les responsables des capitales et des métropoles partiellement ou totalement francophones une coopération étroite dans tous les domaines de l’activité municipale (gestion des collectivités locales, élaboration de programmes d’informatisation, formation du personnel).

Sa présidente actuelle est Anne Hidalgo, maire de Paris (élue présidente de l’AIMF en 2014).

L’Association internationale des maires francophones (AIMF) regroupe 156 capitales et métropoles de 46 pays francophones, s’intéresse aux problématiques d’urbanisme et de gestion municipale.

Communautés francophones de pays non membres[modifier | modifier le code]

Cas de l'Algérie[modifier | modifier le code]

L’Algérie est le 3e pays comptant le plus de francophones après la France et la République démocratique du Congo (RDC). Le recensement de 2008 y a décompté 11,2 millions de personnes, âgées de cinq ans et plus, déclarant savoir lire et écrire le français[24]. Non membre de l'Organisation internationale de la francophonie, l'Algérie est incitée à rejoindre l'organisation et est parfois désignée par les institutions françaises comme la « seconde communauté francophone au monde avec 16 millions de locuteurs » en 2012[25].

Cas d'Israël[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Israël et la francophonie.

En Israël, 4 % de la population environ serait déclarée francophone[26], soit environ 300 000 locuteurs. Israël ne participe pas à l'O.I.F. Cela est lié au veto du Liban, toute adhésion devant être prise à l'unanimité des membres.[réf. nécessaire]

Cas de l'Amapá (Brésil)[modifier | modifier le code]

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Dans l'État brésilien de l'Amapá, autour de la capitale Macapá, les locuteurs du créole amapá, à base de français, seraient entre 500 et 20 000, témoignage d'une ancienne présence française dans la région, le territoire ayant souvent été disputé entre la France et le Brésil.

En 1999, l’Amapá a rendu obligatoire l'enseignement du français dans les écoles publiques, à la suite d'une loi fédérale de 1998 obligeant les écoles publiques du pays à enseigner au moins une langue étrangère[27].

Le choix par l'Amapá de la langue française s'explique par une volonté de rapprochement avec la Guyane française limitrophe, voire par une volonté de désenclavement de cet État isolé géographiquement tout au nord du Brésil.

Cas de la Syrie[modifier | modifier le code]

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La Syrie, tout comme le Liban, a été administrée par la France de 1920 à 1946, sous un régime de mandat de la SDN. Une grande influence française demeure présente depuis l'époque de la Syrie mandataire, et il y a un grand nombre de francophones, particulièrement parmi les élites chrétiennes d'Alep et de Damas.

Cas du Vatican[modifier | modifier le code]

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Le Vatican est officiellement désigné comme un État francophone auprès des instances internationales. Il emploie le français comme langue diplomatique officielle. Le « Saint-Siège » n'a en revanche pas la qualité de membre de l'OIF[28].

Cas de l'Italie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Francophonie en Vallée d'Aoste.
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En Italie, le français est une des deux langues officielles dans la Vallée d'Aoste. La langue française et la langue italienne y sont sur un pied d'égalité à tout niveau et dans tous les domaines.

La Vallée d'Aoste représente le seul régime de bilinguisme d'Italie visant à ne pas créer des communautés linguistiques séparées, grâce à un système d'apprentissage scolaire égalitaire (la même quantité d'heures d'apprentissage est consacrée aux deux langues, le choix de la langue d'enseignement des autres matières est confié à la discrétion du professeur). Chaque Valdôtain est supposé connaître les deux langues, avec des déséquilibres dans la réalité, surtout en faveur de l'italien, sans pourtant que se vérifie jamais une situation de monolinguisme.

L'Italie n'est pas membre de l'OIF[28].

Quelques initiatives[modifier | modifier le code]

Forum mondial de la langue française[modifier | modifier le code]

Le Forum mondial de la langue française permet à la société civile et à la jeunesse des cinq continents de se réunir tous les trois ans, pour débattre des enjeux relatifs à la langue française et réfléchir à son avenir dans un cadre non institutionnel. Il est aussi une occasion de célébrer les multiples expressions de cette langue à travers des festivités et manifestations culturelles[29].

Forum Lieu Dates
Ier Drapeau du Canada Québec 2-6 juillet 2012
IIe Drapeau de la Belgique Liège 20-23 juillet 2015

Volontariat International de la francophonie[modifier | modifier le code]

Le programme de Volontariat international de la francophonie est un dispositif de l'OIF en faveur des jeunes lancé depuis 2008. Elle a pour objectif le renforcement de la coopération sud-sud en offrant une première expérience d'un an à l'international aux jeunes diplômés des pays membres de la francophonie.

Développement local et solidaire[modifier | modifier le code]

L’OIF lance un programme, PROFADEL, dont les activités sur le terrain débutent en janvier 2012, destiné aux pays francophones en développement des zones géographiques suivantes : Afrique centrale, Afrique de l’Ouest, Afrique du Nord et Moyen-Orient, Asie-Pacifique, Caraïbes et océan Indien. Les premiers pays bénéficiaires ont été la République centrafricaine, le Rwanda, le Sénégal et le Togo. Le programme concerne les communautés rurales et les populations les plus défavorisées, avec une attention particulière accordée aux activités des jeunes et des femmes[30].

Objectif 2030[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Objectif 2030.

L'initiative Objectif 2030 est un dispositif citoyen mis en place par l'Organisation internationale de la francophonie à travers son organe subsidiaire, l'Institut de la francophonie pour le développement durable (IFDD) pour soutenir la mise en œuvre des Objectifs de développement durable dans l'espace francophone. Dédiée aux acteurs non étatiques, elle vise à favoriser des progrès concrets en matière de développement durable par l'information, l'appui aux actions et solutions novatrices qui allient inclusion sociale, progrès économique et protection de la planète de même que le partage de bonnes pratiques[31].


Critiques envers l'Organisation internationale de la francophonie[modifier | modifier le code]

Prolifération des missions et objectifs de l'OIF[modifier | modifier le code]

La prolifération des missions et objectifs de l’OIF depuis la création de l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) – devenue l'Agence intergouvernementale de la francophonie en 1996 puis l'Organisation internationale de la francophonie en 2005 – soulève de nombreuses critiques. Axée initialement sur la langue française, sa mission glisse du culturel vers le politique surtout après l'arrivée de l’ex-secrétaire général de l’ONU Boutros Boutros-Ghali au secrétariat général de l'Agence de la francophonie en 1997, et depuis on n'a cessé d’accumuler les « domaines prioritaires », qui font souvent double emploi avec ceux déjà traités par l'ONU et l'Union africaine : la diversité culturelle et la défense du multilinguisme, la paix et la résolution de conflits, la démocratie et les droits de l'Homme, l'éducation et la formation et, enfin, le développement durable, l'économie, la société civile et la solidarité. Pour Linda Cardinal, titulaire de la chaire de recherche sur la francophonie à l'Université d'Ottawa, « à vouloir se faire plus grosse que le bœuf, la grenouille OIF risque d'éclater », faisant valoir qu’avec un budget annuel de 85 millions d’euros cette dernière ne pourra jamais prétendre avoir la même envergure que l’ONU[32]. Pierre-André Wiltzer, ancien ministre français de la Francophonie, a déploré plus d'une fois le réel danger de dispersion de l'OIF et l'écart croissant que l'on observe entre les objectifs qu'elle se fixe et les moyens qu'elle se donne ou qu'on lui donne pour les atteindre [33]. Déplorant aussi cet « éparpillement », Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État français en charge de la Francophonie, plaide pour que l'OIF se recentre « sur le cœur de métier que constitue la langue, la culture »[34]. Dans une allocution fracassante en octobre 2018, le maire de Québec Régis Labeaume, qui fut l’hôte du Sommet de la francophonie tenu dans sa ville en 2008, insiste lui aussi sur la nécessité de recentrer les objectifs de l’organisation, qui devrait cesser d’être « un party de dignitaires » et « une piste d’atterrissage pour des politiciens en fin de carrière ». Il critique également le fait que les dirigeants du secrétariat général de la Francophonie ont tendance à se prendre pour des « chefs d’État », ce qui les éloigne de la mission première de l’organisation qui est celle de promouvoir la culture et la langue française. » [35]. Sur ce point toutefois, on observe un écart grandissant entre les préoccupations au sein des quelques États membres où le français est la langue maternelle de la majorité et les autres, où le français, quel que soit son statut officiel, n’est que langue seconde ou étrangère. Les citoyens de certains pays de l’Afrique francophone, y compris parfois les élites scolarisées en français, tendent aujourd’hui à privilégier les langues locales au détriment du français, et se sentent peu concernés par l’avenir de la langue française, la lutte contre l’anglicisation et d’autres enjeux de cet ordre qui préoccupent nombre de Français et de Québécois[36],[37].

Défaillances en matière des droits de l'Homme[modifier | modifier le code]

Le peu de cas que fait l'OIF des droits de l'Homme – pourtant qualifiés « d'impératifs catégoriques » par le secrétaire général Boutros-Ghali – au sein même de l'organisation est dénoncé, particulièrement depuis 1999 alors que celle-ci fait l'objet de vives attaques dans la presse canadienne en marge du Sommet de Moncton (Nouveau-Brunswick). Les journaux soulignent l'hypocrisie de l'OIF mais également du Canada, qui tout en inscrivant le respect des droits de l'Homme comme objectif prioritaire, s'abstiennent de critiquer, et encore moins de sanctionner les pays membres dirigés par des « tyrans ». On rappelle qu'Amnesty International a compté pas moins de 35 pays membres de l'OIF coupables de violation des droits de l’Homme, tandis que Reporters sans frontières en comptabilisait 15 où la liberté de la presse n’est pas respectée[38],[39]. Vingt ans plus tard, l'état des lieux en matière de démocratie, de bonne gouvernance et de respect des droits de l'Homme au sein de plusieurs pays membres a peu changé. À cet égard, la décision du Président Macron en 2018 d’imposer comme nouvelle secrétaire générale de l'OIF Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères du Rwanda et ferme soutien du Président Paul Kagame, a été vivement critiquée. Une tribune signée par quatre anciens ministres français chargés de la francophonie dénonce, d'une part, une décision unilatérale du président français prise sans concertation aucune avec les 80 pays membres, et, d'autre part, un choix fort critiquable eut égard au fait que le Rwanda est loin d'être un modèle qu’en matière de démocratie et des droits de l'Homme[40].

Proliférations des États membres non francophones[modifier | modifier le code]

Tout comme la prolifération des champs d’action de l'organisation, l'accroissement constant du nombre d'États et de gouvernements membres, qui est passé de 21 à sa fondation en 1970, à 88 en 2019 – et dont plus de la moitié n'ont qu'un rapport lointain sinon inexistant avec la langue française – est un sujet de préoccupation et de critiques. Dans un ouvrage sur l'espace francophone publié en 1996, les linguistes Daniel Baggioni et Roland Breton font observer à propos des dernières candidatures que « les arguments manquent pour justifier intellectuellement l'adhésion de la Bulgarie ou de l'Angola. Seuls les critères politico-diplomatiques peuvent expliquer ces curieuses extensions de la francophonie »[41]. À la même époque, Xavier Deniau, fondateur de l'Association des parlementaires de langue française et auteur de La Francophonie[42] dit craindre que l'élargissement de la Francophonie à des pays qui ne parlent pratiquement pas français contribue à diluer l'action de celle-ci[43]. L'arrivée de l’ex-secrétaire général de l’ONU Boutros-Ghali à la tête de l'OIF va accélérer à la fois l'adhésion de nouveaux membres et l'augmentation des objectifs et missions. On parle alors de « mini ONU » d'« ONU-bis ». Jacques Legendre, rapporteur sur la francophonie au sein de la Commission des affaires culturelles du sénat français, dit craindre que l'organisation devienne un « doublon médiocre de l'assemblée générale de l'ONU ».

En dépit des appels à un moratoire sur l'adhésion d’États qui ont peu ou rien à voir avec la francophonie[44],[45], chaque nouveau sommet apporte sa fournée hétéroclite d'États non francophones — la Bosnie Herzégovine, la République dominicaine, les Émirats arabes unis, l'Estonie et le Monténégro en 2010, le Qatar et l'Uruguay en 2012, le Mexique, le Costa Rica et le Kosovo en 2014. À cette occasion, le quotidien montréalais Le Devoir, très engagé dans la francophonie et la défense du français, ironise sur « les allures de joyeuse maison de fous » que prend l'OIF et fait remarquer que plusieurs membres de l'OIF ne reconnaissent même pas le Kosovo comme État[46]. Dans un article intitulé La francophonie en pleine errance, Marie Verdier du quotidien français La Croix, en plus de critiquer vivement elle aussi le choix de Louise Mushikiwabo comme secrétaire général, se désole de « l'ouverture sans fin de l’OIF »[47]. On a émis l’hypothèse que ces États cherchent dans l’OIF un autre espace d'influence, ce qui semble bien être le cas de l’Irlande, qui présente son adhésion à l'OIF en 2018 comme s'inscrivant dans son plan Global Ireland qui vise à « intensifier la présence et de doubler l’influence de l’Irlande dans le monde à l'horizon 2025. ».

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Budget de l'OIF », sur www.francophonie.org (consulté le 4 mai 2015).
  2. « Repères dans l'histoire de la francophonie », sur cairn.info/, Hermès, La Revue, CNRS Editions, (ISBN 2271062462, consulté le 14 février 2019)
  3. Christian Valantin, « De la communauté organique aux institutions de la francophonie », sur cercle-richelieu-senghor.org
  4. « Discours de Malraux introductif à la Conférence de Niamey de 1969 », sur malraux.org
  5. « Texte de la convention ACCT de 1970 », sur erudit.org
  6. David Meren, « De Versailles à Niamey. Le patrimoine constitutionnel canado-britannique du Québec et sa participation au sein de la francophonie, 1968-1970 », sur erudit.org, Culture et relations internationales
  7. Frédéric Turpin, « Du bon usage des « pères fondateurs » : Jacques Chirac, un « père fondateur » oublié de la francophonie politique ? », Revue internationale des francophonies,‎ (ISSN 2556-1944, lire en ligne)
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  11. « http://www.lequotidien.sn/index.php/societe/item/18272-francophonie-remise-des-pr%C3%A9-requis-techniques-et-mat%C3%A9riels-pour-le-xv%C3%A8me-sommet-abdoul-aziz-mbaye-vend-dakar »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  12. http://www.francophonie.org/Madagascar-organisera-le-XVIe.html.
  13. « Conférence ministérielle de la Francophonie (Paris, 25-26 novembre 2017) », sur diplomatie.gouv.fr, (consulté le 10 février 2019)
  14. « L'écrivaine Leïla Slimani nommée représentante de Macron pour la Francophonie », sur lexpress.fr, (consulté le 10 février 2019)
  15. « Sommet de l'OIF: Mushikiwabo désignée secrétaire générale de la Francophonie », sur rfi.fr,
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  18. Rapport d'information du Sénat et Claudine Lepage, Francophonie : un projet pour le 21e siècle : Francophonie et Organisation internationale de la francophonie (OIF) : ne pas oublier la langue, (lire en ligne)
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  20. Site des jeux de la francophonie.
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  23. « TV5 Monde », sur La France en Chine (consulté le 3 janvier 2018)
  24. Organisation internationale de la francophonie, La langue française dans le monde 2010, Nathan, 2010 (ISBN 978-2-09-882407-2), p. 9.
  25. Délégation générale à la langue française et aux langues de France, « Références 2012 : la langue française dans le monde », 2012 (ISSN 1958-525X), p. 3.
  26. Le français, quelle histoire ! pages 12-13 - Prenons langue.
  27. Évaluation du projet francophonie et citoyenneté, formation de formateurs d’enseignants en langue française, État d’Amapa, Brésil (Synthèse du rapport définitif en français) - GREF, décembre 2004.
  28. a et b « Liste des Membres 2016 » (consulté le 31 juillet 2017)
  29. Forum mondial de la langue française
  30. Lancement de PROFADEL, le nouveau programme francophone d'appui au développement local
  31. Objectif 2030, « Objectif 2030 », sur www.objectif2030.org (consulté le 28 août 2018)
  32. La francophonie au bord de la cacophonie ? Agence France-Presse, 9 octobre 2018.
  33. Pierre-André Wiltzer, « Recentrer la Francophonie sur sa mission centrale : la promotion de la langue française », Revue internationale et stratégique, 2008/3 (n° 71), pages 131 à 134.
  34. La francophonie au bord de la cacophonie ? Agence France-Presse, 9 octobre 2018.
  35. L’Organisation internationale de la Francophonie ne doit plus être «un party de dignitaires», selon Régis Labeaume Le Journal de Montréal, 8 octobre 2018.
  36. Dans un rapport d’information déposé devant le sénat français en février 2017, les auteurs signalent que « même si le nombre de « parlants-français » augmente en valeur absolue, compte tenu des évolutions démographiques globales positives, l'usage de la langue française recule dans de nombreux pays africains en valeur relative. » [...] Au Sénégal, « le français, langue de l'État, n'est pas devenu la langue véhiculaire espérée (seul un quart des Sénégalais lisent et écrivent le français ; 30 % des parlementaires ne parlent pas français et refusent de l'apprendre) et c'est le wolof, langue maternelle d'environ 40 % de la population sénégalaise, qui a en partie pris cette place. » Francophonie : un projet pour le 21e siècle. Pour une nouvelle stratégie française en francophonie ouverte
  37. Sénégal : la révolution linguistique en marche avec le wolof Jeune Afrique, 4 août 2011.
  38. La presse canadienne fait assaut de critiques sur la Francophonie Agence France-Presse, 1er septembre 1999.
  39. Christian Rioux, « La Franco... quoi? », Le Devoir, 4 septembre 1999.
  40. « Louise Mushikiwabo n’a pas sa place à la tête de la Francophonie » Le Monde, 13 septembre 2018.
  41. Cité dans La « francophonie » : définitions et usages, Quaderni, 2006, volume 62, numéro 1, p. 97.
  42. Presses Universitaires de France, Que sais-je ?, 1983, 2001)
  43. Christian Rioux, « La Franco... quoi? », Le Devoir, 4 septembre 1999.
  44. Par exemple lors du sommet de Beyrouth (2002), alors que la Ministre des relations internationales du Québec, Louise Beaudoin, propose que les critères d’admission soient resserrés. Beyrouth: la démocratie écope Christian Rioux, Le Devoir, 17 octobre 2002.
  45. Dans la foulée du sommet de Kinshasa (2012), on avait convenu qu’on limiterait l'élargissement de l’OIF, et plusieurs membres avaient même réclamé une pause, mais ce fut en vain. Faut-il encore élargir la Francophonie? Christian Rioux, Le Devoir, 26 novembre 2016.
  46. Francophonie ou Francofunny, Stéphane Baillargeon, Le Devoir, 1er décembre 2014.
  47. La francophonie en pleine errance Marie Verdier, La Croix, 11 octobre 2018.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georg Glasze, « The Discursive Constitution of a World-spanning Region and the Role of Empty Signifiers: the Case of Francophonia », Geopolitics, vol. 4, pages 656-679, 2007 ([1]).
  • Olivier Milhaud, Post-Francophonie ?, EspacesTemps.net, 2006 ([2]).
  • Ouvrage de référence La langue française dans le monde 2014 (Observatoire de la langue française OIF / Éditions Nathan), 2014 ([3].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]