Médias francophones publics

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L'association des Médias francophones publics est fondée en , par la fusion des Radios francophones publiques (RFP) avec la Communauté des télévisions francophones.

L'association des RFP réunissait les quatre sociétés radiophoniques francophones de service public Radio France, Radio-Canada, la Radio télévision suisse et la Radio-Télévision belge de la Communauté française (RTBF)[1]. Créée au milieu des années 1950 sous le nom de Communauté des radios publiques de langue française (CRPLF), parfois appelée Communauté radiophonique des programmes de langue française, c'est en 2002 qu'elle a pris son appellation définitive.

Les Radios francophones publiques réalisaient de nombreuses coproductions, échangeaient des idées et des programmes pour offrir aux auditeurs un vrai choix de service public avec des émissions populaires ou plus pointues.

Identité des MFP[modifier | modifier le code]

Membres des MFP[modifier | modifier le code]

L'association regroupe les cinq sociétés radiophoniques francophones de service public Radio France, Radio-Canada, Radio télévision suisse (RTS), Radio-Télévision belge de la Communauté française (RTBF) et Radio France internationale (RFI).

Elle comprend aussi les membres qui composaient la Communauté des télévisions francophones avant janvier 2016, date de la fusion avec les Radios francophones publiques pour donner les MFP.

Responsables[modifier | modifier le code]

Au moment de sa dissolution, l'association des RFP était présidée par Gilles Marchand, directeur de la RTS[2] . Françoise Dost-Hamelin, épouse de Daniel Hamelin, en a été la dernière secrétaire générale[3].

Missions des RFP puis des MFP[modifier | modifier le code]

Producteur d'émissions de radio en langue française[modifier | modifier le code]

Les Radios francophones publiques ont aidé à promouvoir les nouveaux talents artistiques et créateurs d'un pays à l'autre, elles ont suscité des actions innovatrices en programmation et techniques de diffusion, et ont voulu accroître leur influence sur les enjeux nationaux et internationaux qui concernent la radiodiffusion publique et la francophonie dans le monde.

Premier producteur d'émissions de radio en langue française, les Radios francophones publiques ont favorisé le rayonnement de la langue et de la culture francophones. En unissant leurs forces, elles ont donné un souffle nouveau et une résonance internationale aux actions menées quotidiennement par leurs équipes, de l'information et des programmes.

En plaçant l'auditeur et ses attentes au centre de leur action, en le considérant comme un citoyen responsable et un usager exigeant, les Radios francophones publiques n'ont eu de cesse de faire rayonner les identités francophones.

Ouverture aux pays du Sud et à la Méditerranée[modifier | modifier le code]

L'ouverture aux pays et radios francophones du Sud était une des missions des Radios francophones publiques (en collaboration avec le Conseil international des radios télévisions d'expression française, le Cirtef) : échanges de programmes, actions de formation, émissions coproduites avec les radios de Ouagadougou, Abidjan, Dakar, Niamey, ou encore avec celle d'Hanoï, de Rabat ou d'Alger. Membres par ailleurs de la Conférence permanente de l'audiovisuel méditerranéen (Copeam), les Radios francophones publiques ont aussi développé un dialogue francophone et des liens professionnels avec l'audiovisuel et la culture de la région euro-méditerranéenne.

Les Découvertes francophones[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la promotion des nouveaux talents souhaitée par les directions des Radios francophones publiques, France Bleu (Radio France), La Première et VivaCité (RTBF), ICI Musique et ses prédécesseurs (Radio-Canada) et Option Musique (RTS) choisissent ensemble une "Découverte francophone".

Le principe est le suivant : Les responsables de programmation musicale des 4 chaînes concernées se concertent pour choisir, parmi les propositions de chacun, un titre d'un nouvel artiste à découvrir. Cette chanson est diffusée pendant 2 mois sur les 4 chaînes. Elle est annoncée comme "Découverte francophone". L'opération est renouvelée tous les 2 mois.

Le dispositif continue de fonctionner dans le cadre désormais des Médias francophones publics[4].

Prix décernés par les Médias francophones publics[modifier | modifier le code]

Les prix décernés chaque année par l'association des MFP récompensent les meilleurs reportages produits par les rédactions des médias membres et encouragent les jeunes talents francophones[5]. On distingue :

  • le Prix du Journalisme radio
    Ce prix est destiné à distinguer et à récompenser, parmi les documents présentés par les cinq radios membres des MFP (Radio France, Radio-Canada, RFI, RTS, RTBF), le meilleur traitement d'un événement d'actualité, la meilleure enquête journalistique ou le meilleur reportage sur un fait de société (longueur max. : huit minutes). Les cinq enregistrements présélectionnés pour le concours final sont présentés au public à l'occasion d'une émission spéciale diffusée par toutes les radios participantes. La dotation du Prix du journalisme, décerné par un jury d’auditeurs sélectionné par les radios membres des MFP, s’élève à 3.000 euros.
  • la Bourse Payot
    Cette bourse porte le nom d'un ancien grand journaliste de la Radio Suisse Romande. Elle encourage les étudiants en journalisme et leur offre la possibilité d'accroître leur expérience. Chaque année, les huit candidats présentés par les sociétés membres sont soumis à trois épreuves (rédaction et lecture d'un bulletin d'information ; présentation du canevas d'un magazine de quinze à trente minutes ; improvisation sur un thème imposé (culture, politique ou information générale), suivie d'un entretien avec le jury). Le lauréat effectue, dans les deux ans qui suivent l'attribution du prix, un ou plusieurs stages dans une ou plusieurs société des MFP et se voit attribuer une bourse de 8 000 euros afin de couvrir les frais occasionnés par ces départs en stage.
  • le Prix Jeune Soliste
    Ce prix consiste en une bourse de 4 000 euros des Médias Francophones Publics. Il est destiné à distinguer un jeune musicien ou un chanteur s'étant distingué dans le répertoire classique. Il est assorti de l’engagement des quatre radios partenaires — Radio France (France Musique), la RTS (Espace 2), la RTBF (Musiq’3) et Radio-Canada (ICI Musique) — à soutenir la carrière du jeune lauréat en faisant rayonner son talent dans leur pays respectif.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Membres des Radios francophones publiques (page consultée le 23 mars 2013).
  2. « l'organisation des Radios Francophones Publiques », sur www.radiosfrancophones.org (consulté le 4 mai 2016)
  3. Organisation des Radios francophones publiques (page consultée le 23 mars 2013).
  4. « Les Découvertes francophones », sur Les MFP,‎ (consulté le 4 mai 2016)
  5. « Les Prix des MFP », sur www.lesmediasfrancophones.org,‎ (consulté le 12 décembre 2016).

Lien externe[modifier | modifier le code]