Ebrahim Raïssi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ebrahim Raïssi
Ebrahim Raisi in Zanjan-13.jpg
Fonction
Gardien d'Astan Quds Razavi (d)
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
سید ابراهیم رئیسیVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Parti politique
Site web

Ebrahim Raïssi (en persan : ابراهیم رئیسی), né le à Mashhad, est un homme politique iranien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études religieuses, Raïssi commence sa carrière en 1980 dans le nouveau système judiciaire islamique (la Révolution islamique date de 1979). En 1988, il est responsable d'exécutions massives d'opposants dont des membres de l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien[1],[2].

En 2004, Raïssi est nommé procureur adjoint d'Iran, une haute position dans l'appareil judiciaire iranien[1]. En 2005, le président Mahmoud Ahmadinejad lui propose le poste de ministre de la Sécurité et de l'Espionnage mais il refuse. En 2006, Raïssi est élu à l'assemblée des experts pour la province du Khorasan-e Razavi. En août 2014, Sadeq Larijani, le procureur d'Iran, le nomme au poste de procureur général d'Iran. Le mandat dure 5 ans mais en mars 2016, Raïssi démissionne[1].

En mars 2016, Raïssi devient président d'Astan Quds Razavi, la plus riche fondation religieuse (bonyad) du monde musulman qui de plus administre le mausolée de l'imam Reza[1],[2]. La fondation gère un grand nombre de conglomérats économiques en Iran[3]. Raïssi est le beau-fils de l'ayatollah Ahmad Alamolhoda qui dirige la prière du vendredi dans le mausolée de l'imam Reza et qui est le représentant du Guide de la Révolution Ali Khamenei dans la province du Khorasan-e Razavi[2],[4].

Raïssi est candidat à l'élection présidentielle de 2017[5]. Il est présenté comme le candidat principal du camp conservateur, devant même Mohammad Ghalibaf, autre candidat conservateur qui retire sa candidature au profit de Raïssi peu avant le scrutin[6],[3]. Raïssi est largement battu, dès le premier tour avec 38,5 % des voix contre 57 % à Hassan Rohani, le président sortant[7].

Raïssi est aussi considéré comme le successeur le plus probable du Rahbar (ou Guide de la Révolution) Ali Khamenei (né en 1939). Raïssi a une grande influence dans les groupes économiques conservateurs et parmi les Gardiens de la révolution et n'a jamais quitté le sillage d'Ali Khamenei (qui a été un de ses professeurs). Cependant Raïssi n'est pas reconnu par les religieux chiites comme une autorité sur le plan religieux. Pour palier cette faiblesse (dans le système théocratique iranien), Raïssi se pare du titre d'ayatollah. Raïssi est un seyyed, c'est-à-dire un descendant du prophète Mahomet[1],[2].

Références[modifier | modifier le code]