Sebastián Piñera

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Sebastián Piñera
Illustration.
Portrait officiel de Sebastián Piñera (2018).
Fonctions
Président de la République du Chili
En fonction depuis le
(4 mois et 5 jours)
Élection 17 décembre 2017
Prédécesseur Michelle Bachelet

(4 ans)
Élection 17 janvier 2010
Prédécesseur Michelle Bachelet
Successeur Michelle Bachelet
Président de Rénovation nationale

(2 ans, 9 mois et 13 jours)
Prédécesseur Alberto Cardemil
Successeur Sergio Diez
Sénateur du Chili

(8 ans)
Circonscription 8e – Santiago-Oriente
Prédécesseur Aucun
Successeur Carlos Bombal Otaegui
Biographie
Nom de naissance Miguel Juan Sebastián Piñera Echenique
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Santiago (Chili)
Nationalité chilienne
Parti politique Rénovation nationale
(jusqu'en 2010)
Indépendant (depuis 2010)
Conjoint Cecilia Morel (depuis 1973)
Diplômé de Université pontificale
catholique du Chili

Université Harvard
Profession Homme d'affaires
Économiste
Religion Catholicisme

Signature de Sebastián Piñera

Sebastián Piñera
Présidents de la République du Chili

Miguel Juan Sebastián Piñera Echenique, né le à Santiago, est un homme d'affaires et homme d'État chilien, président de la République de 2010 à 2014 et depuis 2018.

Après une carrière d'économiste au service de plusieurs institutions, dont la Banque mondiale, il bâtit sa réussite d'homme d'affaires dans les années 1980. Il est une des personnes les plus riches du pays, avec une fortune estimée en 2017 à 2,7 milliards de dollars.

Il est sénateur de 1990 à 1998. Il préside ensuite le parti de droite Rénovation nationale, dont il est le candidat à l'élection présidentielle de 2005-2006, remportée par Michelle Bachelet.

Candidat d'une coalition de droite à l'élection présidentielle de 2009-2010, il est élu président de la République face à l'ancien président Eduardo Frei Ruiz-Tagle, mettant ainsi un terme à vingt ans de pouvoir du centre gauche. Ne pouvant briguer un second mandat consécutif, il quitte la présidence en 2014.

Il est élu pour un nouveau mandat de chef de l'État lors de l'élection présidentielle de 2017.

Famille et études[modifier | modifier le code]

Membre d'une famille originaire des Asturies (Espagne), Sebastián Piñera Echenique est le fils de José Piñera Carvallo, ambassadeur chilien en Belgique puis aux Nations unies sous la présidence d'Eduardo Frei Montalva (1964-1970). Il a pour oncle l'archevêque Bernardino Piñera Carvallo, élu à deux reprises président de la conférence des évêques du Chili.

Il a trois frères : José Piñera, économiste libéral et homme politique qui mit en place le passage à la retraite par capitalisation durant le régime militaire chilien, Pablo Piñera, ancien membre du conseil d'administration de la banque centrale et Miguel Piñera, musicien et propriétaire de boites de nuit. Il a également deux sœurs : Guadalupe et Magdalena.

Sebastian Piñera et sa femme, Cecilia Morel.

Il suit son enseignement secondaire au Colegio del Verbo Divino de Las Condes, à Santiago, et à l'Institut Saint-Boniface de Bruxelles. Il étudie ensuite l'économie, tout d'abord à l'université pontificale catholique du Chili, puis à Harvard, où il obtient son doctorat d'économie en 1975.

De 1974 à 1976, il travaille à la Banque mondiale et à la Banque interaméricaine de développement comme consultant puis comme économiste, de 1976 à 1978, à la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (Cepalc).

Il est marié à Cecilia Morel depuis 1973[1].

Carrière dans les affaires[modifier | modifier le code]

Ses premiers succès d'hommes d'affaires interviennent à la fin des années 1970, alors que le Chili est une dictature militaire dirigée par Augusto Pinochet[2] lorsqu'il participe, en 1979, à l'introduction au Chili des premières cartes de crédit[3] (cette explication est cependant contestée[4]). En 1988, la société Bancard, dont Piñera était un des actionnaires, détenait 86 % du marché national. En 1994, sous la présidence d'Eduardo Frei, il rachète des actions de la compagnie aérienne chilienne LAN Chile à Scandinavian Airlines et devient ainsi le principal actionnaire de la société, puis son président.

Son nom est cité, en 1982, dans une affaire de fraude à l'encontre de la Banque de Talca. Un ordre d'arrestation est émis à son encontre ; Sebastián Piñera se tient caché des autorités pendant 24 jours[5]. La Cour suprême l'acquitte. En 2009, la ministre de la Justice de l'époque, Mónica Madariaga, affirme avoir fait pression sur la Cour en faveur de Sebastián Piñera[6].

En juillet 2007, il est condamné à une amende de 363 millions de pesos chiliens à la suite d'une affaire de délit d'initié. L'année précédente, en 2006, il avait en effet acheté trois millions d'actions de la compagnie LAN, ayant eu accès lors d'un conseil d'administration à l'information encore non publique que les bénéfices de la compagnie étaient en hausse[7]. Il ne fait pas appel de cette décision[8].

Sous la présidence de Michelle Bachelet, Sebastián Piñera ne dirige plus directement les sociétés qu'il possède mais siège aux conseils d'administration et gère sa fortune. Son capital est investi dans de nombreux secteurs économiques : immobilier, médias, pharmacie, mines, football[9]. Il possède ainsi, entre autres, à 100 % la chaine de télévision Chilevisión, à 13,7 % le club de football Colo Colo[10], vainqueur 2007, 2008 et 2009 du championnat chilien (il met en vente ses parts en décembre 2010), et à 27 % LAN Airlines.

Surnommé le « Berlusconi chilien »[11], il possède en 2013 la 589e fortune mondiale avec 2,5 milliards de dollars, d'après le classement effectué par le magazine Forbes[12], qu'il aurait en partie acquis frauduleusement[13]. En 2017, sa fortune est estimé à 2 milliards et 700 millions de dollars[14],[15].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts (1988-1990)[modifier | modifier le code]

Lors du référendum de 1988, il vote contre la prorogation au pouvoir du général Augusto Pinochet et rejoint l'année suivante l'équipe de campagne du candidat de droite et ancien ministre des finances de Pinochet, Hernán Büchi (UDI).

Sénateur (1990-1998)[modifier | modifier le code]

Il est élu sénateur dans la circonscription de Santiago-est l'année suivante, poste qu'il conservera jusqu'en 1998, et rejoint le parti de centre-droit Rénovation nationale. Il se déclare opposé à l’avortement[16] ainsi qu'au mariage pour les couples homosexuels[17].

Ascension (2001-2010)[modifier | modifier le code]

Président de Rénovation nationale[modifier | modifier le code]

Il est du parti de droite Rénovation nationale de 2001 à 2004.

Élection présidentielle de 2005-2006[modifier | modifier le code]

En mai 2005, Sebastián Piñera annonce sa candidature pour Rénovation nationale à l'élection présidentielle de 2005-2006.

Au premier tour, le , il crée la surprise en arrivant deuxième avec 25,41 % des suffrages, derrière la socialiste Michelle Bachelet (45,96 %), mais devant le candidat de droite, Joaquín Lavín, de l'Union démocrate indépendante (23,23 %)[18].

Bien que Joaquín Lavín appelle à voter Piñera pour le second tour, ce dernier échoue face à Michelle Bachelet, élue présidente le , avec 53,50 % des voix.

Élection présidentielle de 2009-2010[modifier | modifier le code]

Affiche de campagne de Sebastián Piñera en 2009.
Sebastián Piñera avec Michelle Bachelet en janvier 2010.

Sebastián Piñera est candidat de la Coalition pour le changement, qui réunit plusieurs partis de droite, à l'élection présidentielle de 2009-2010[19]. En tête à l'issue du premier tour, il est mis en ballottage par Eduardo Frei Ruiz-Tagle (centre-gauche), président du Chili de 1994 à 2000.

Entre les deux tours, le responsable du projet économique du candidat indépendant de gauche Marco Enríquez-Ominami, Paul Fontaine, fait défection et rejoint son équipe de campagne en décembre[20],[21].

Après quelques tergiversations, lui et son directeur de campagne, Rodrigo Hinzpeter, déclarent qu'ils intégreraient d'anciens hauts responsables de l'administration Pinochet, dont des ministres, dans le nouveau gouvernement s'il était élu, déclarant que le fait d'avoir travaillé pour elle « sans avoir commis de crimes, ni de violations des droits de l'homme, n'est aucunement un péché »[22].

À quelques jours du scrutin, il reçoit le soutien public de l'écrivain péruvien Mario Vargas Llosa et de l'écrivain chilien Jorge Edwards. Pour Vargas Llosa, Piñera représente « un centre-droit moderne, libéral, idéaliste, qui va consolider la démocratie et donner un élan au développement du Chili[23] » . En revanche, son entourage fut acerbement critiqué par l'actrice célèbre Delfina Guzmán (es)[24]. Par ailleurs, son débat télévisé aurait souligné quelques « contradictions » entre le politique et l'homme d'affaires, selon La Nación[25], tandis qu'il rejetait désormais le « progressisme » de la Concertation, qu'il avait auparavant revendiqué pour lui-même[25].

Le , Sebastián Piñera est élu président de la République chilienne avec 51,61 % des suffrages. Si sa coalition est tout juste minoritaire au Sénat, son alliance avec le Partido Regionalista de los Independientes et le ralliement de deux indépendants lui permet de former une majorité parlementaire de 63 députés (58 députés pour la coalition de Piñera, 3 régionalistes du PRI, 2 indépendants) à la Chambre des députés face aux 57 députés de la Concertation pour la démocratie.

Première présidence de la République (2010-2014)[modifier | modifier le code]

Portrait officiel de Sebastián Piñera (2010).
Sebastián Piñera avec son épouse, Barack Obama et Michelle Obama, en 2011.

Le , quelques jours avant son entrée en fonctions, un séisme de magnitude 8,8 sur l'échelle de Richter survient dans le centre du pays. Alors que 521 personnes y ont perdu la vie, Sebastián Piñera promet l'« aide totale et l'engagement » de sa future équipe à celle de la présidente sortante Michelle Bachelet[26], accusée d'avoir mal géré ce drame lors des derniers jours de son mandat[27].

Il est investi président de la République du Chili le , alors que trois fortes répliques telluriques secouent le centre du pays, dont la capitale[28].

La composition de son gouvernement est marquée par la présence d'anciens responsables du régime militaire de Pinochet. Ainsi, le chef du cabinet du sous-secrétaire de la Défense, le major Mario Larenas Gutiérrez, fut accusé par le député communiste Hugo Gutiérrez, d'avoir participé à la Caravane de la mort au lendemain du coup d'État de 1973[29]. Le même député avait rappelé le passé du général nommé directeur de la Gendarmerie par Piñera, Iván Andrusco, qui avait travaillé à la DICOMCAR, organisme de répression dissout à la suite du Caso Degollados (1985), et qui avait été poussé à la démission[30],[31].

Le , le président Piñera annonce un plan de reconstruction de 8,43 milliards de dollars (augmentations temporaires d'impôts, contraction d'une nouvelle dette et utilisation des économies de l'État sur les ventes de cuivre) pour réparer les dégâts du séisme du 27 février[32]. Il passe ainsi l'essentiel de son début de mandat à superviser les efforts de reconstruction[33]. Il bénéficie au cours de sa présidence des prix élevés sur les marchés internationaux du cuivre (qui représente 50 % des exportations du pays)[34].

Il s'oppose, en juillet 2010, à la demande de l'Église catholique, qui réclamait la libération de militaires âgés et malades, responsables de crimes contre l'humanité sous la dictature militaire chilienne[35].

En août et , Sebastián Piñera s'implique dans le sauvetage de 33 mineurs bloqués à 688 mètres de profondeur à la suite d'un éboulement dans la mine de cuivre et d'or de San José[33],[36]. Après cet épisode, qui connaît un écho mondial, il annonce le lancement d'une enquête sur cet accident, la mise en place d'une commission chargée de faire des propositions sur la sécurité des travailleurs, ainsi que l'établissement d'un nouvel accord visant à renforcer les mesures de sécurité dans plusieurs secteurs d'activité[33].

Le , Sebastián Piñera procède à un remaniement de son gouvernement devant les importantes manifestations sociales qui ont lieu au Chili, notamment contre la construction de barrages hydroélectriques en Patagonie, en faveur de l'union homosexuelle ou d'une éducation publique de meilleure qualité[37],[38],[39]. Conformément à ce qu'il avait promis durant la campagne présidentielle, Sebastián Piñera signe, en , un projet de loi pour la reconnaissance civile des couples homosexuels, considérant que toutes les formes de famille « méritent le respect, la dignité et le soutien de l'État »[40]. Opposé à la gratuité de l'éducation, il suggère de créer un système de crédit administré par l’État et dont les prêts seraient remboursés par les élèves après que ceux-ci soient devenus salariés[15].

À nouveau dans l'opposition à Bachelet (2014-2017)[modifier | modifier le code]

En 2014, alors que sa cote de popularité oscille à environ 50 % d'opinions positives[41], il ne peut briguer un second mandat consécutif en vertu de la constitution chilienne.

Michelle Bachelet est réélue présidente du Chili et prend ses fonctions le . Pendant la présidence de celle-ci, Sebastián Piñera apparait comme le chef de l'opposition et bénéficie de la chute de popularité de la présidente, en raison notamment de scandales de corruption et de mauvais résultats économiques[41].

En 2017, une enquête publiée par le Centro de Investigación Periodística (Ciper) indique que des entreprises possédées par Sebastián Piñera et qui avaient déclaré de fortes pertes au Servicio de Impuestos Internos (SII), n'étaient en réalité pas en crise mais rachetaient des entreprises en cessation de paiements de manière à tromper sur leurs situations financières pour ne pas payer leurs impôts[42].

Avec 57 % des votes, Sebastián Piñera est désigné candidat de la coalition de droite Chile Vamos à l'élection présidentielle de 2017. Pendant la campagne, il doit faire face à la montée des intentions de vote en faveur de José Antonio Kast, qui n'hésite pas à revendiquer l'héritage d'Augusto Pinochet, ce qui contraint Sebastián Piñera à « droitiser » son discours[41]. Le 17 décembre 2017, il remporte l’élection présidentielle, au second tour face à Alejandro Guillier, avec plus de 54 % des voix[43].

Seconde présidence de la République (depuis 2018)[modifier | modifier le code]

Sebastián Piñera en mars 2018.

Son investiture a lieu le 11 mars 2018, date à laquelle il succède de nouveau à Michelle Bachelet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Piñera, le président milliardaire », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  2. Piñera, le revanchard de la droite chilienne, Libération, 12 décembre 2009.
  3. Sebastian Piñera, le "Berlusconi chilien", Le Monde, 15 décembre 2009.
  4. El fin de un mito, La Nación, 18 avril 2009 .
  5. lnd.cl
  6. Ministra de Pinochet logró libertad de Piñera en los ‘80, La Nación, 24 juillet 2009
  7. Transparency International, 23 septembre 2009
  8. Ahumado. Los aciertos y fracasos de la carrera de Piñera como especulador, The Clinic, 11 avril 2009.
  9. http://www.lefigaro.fr/international/2017/11/18/01003-20171118ARTFIG00004-presidentielle-au-chili-vers-un-probable-retour-aux-affaires-du-milliardaire-sebastian-pinera.php
  10. Piñera aumenta participación en Colo Colo, La Nación, 20 août 2007
  11. « Sebastian Piñera, le “Berlusconi chilien” », Le Monde, 15 décembre 2009.
  12. www.forbes.com/billionaires/list/
  13. « Un entrepreneur multimillionnaire à la tête du Chili »,
  14. (es) « Sebastián Piñera es la tercera persona más millonaria de Chile, según Forbes », Cooperativa.cl,‎ (lire en ligne)
  15. a et b « Chile Decide | Sebastián Piñera: el empresario de derecha », TeleSur,‎ (lire en ligne)
  16. (es) « VIDEOS | “Las mujeres también son personas” y otras frases de Piñera sobre el aborto », https://www.facebook.com/el.dinamo,‎ (lire en ligne)
  17. (es) El Mostrador, « Piñera tomado por la UDI: niega adopción a parejas homosexuales y matrimonio gay », El Mostrador,‎ (lire en ligne)
  18. (es) Résultats officiels du premier tour (2005)
  19. (en) « Sebastian Pinera | Biography, Facts, & Presidency », Encyclopedia Britannica,‎ (lire en ligne)
  20. Chili. Jorge Arrate, candidat de la gauche unitaire, L'Humanité, 22 septembre 2009
  21. Enríquez-Ominami le bajó el perfil a la llegada de Paul Fontaine a comando de Piñera, Radio Cooperativa, 17 décembre 2009
  22. Piñera y Hinzpeter se retractan: trabajarían con pinochetistas, La Nación, 9 janvier 2010
  23. Mario Vargas Llosa soutient l'alternance à droite au Chili, Agence France-Presse, 8 janvier 2010, sur Cyberpresse
  24. Martín Romero E., « Piñera “está rodeado de asesinos y delincuentes” », La Nación, 14 janvier 2010
  25. a et b « Las contradicciones de Piñera », La Nación, 13 janvier 2010
  26. « Chili: une lourde tâche pour un nouveau président », Cyberpresse, 27 février 2010.
  27. « Les 33 mineurs chiliens : un filon pour le pouvoir », Le Figaro, 24 septembre 2010.
  28. « Au Chili, Sebastian Piñera investi sur fond de séisme », Le Monde, 12 mars 2010.
  29. (es) « Diputado denunció que alto funcionario de Defensa fue fusilero de la Caravana de la Muerte », Radio Cooperativa, 16 avril 2010.
  30. (es) « Renunció director de Gendarmería, Iván Andrusco », Radio Cooperativa, 16 avril 2010.
  31. (es) « Diputado Hugo Gutiérrez solicitó la salida del nuevo director de Gendarmería », Radio Cooperativa, 6 avril 2010.
  32. « Séisme au Chili: Piñera prévoit 6,2 milliards d'euros pour la reconstruction », Le Nouvel Observateur, 16 avril 2010.
  33. a, b et c « Le président chilien se relance grâce au sauvetage des mineurs », L'Express, 24 août 2010.
  34. « Le conservateur et ancien président Sebastian Piñera élu à la tête du Chili », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  35. « Le président chilien refuse la demande d'amnistie de prisonniers, notamment les militaires de la dictature », Le Nouvel Observateur, 26 juillet 2010.
  36. « Chili/mineurs: Pinera fait pression », Le Figaro, 28 août 2010.
  37. « Piñera remanie son gouvernement au Chili après des manifestations massives », dépêche AFP, 18 juillet 2011.
  38. « Le Berlusconi chilien ne séduit plus », L'Express, 12 août 2011.
  39. « Le président chilien Sebastian Pinera dans une mauvaise passe », blog.lefigaro.fr, 19 juillet 2011.
  40. « Chili: projet de loi pour la reconnaissance civile des couples homosexuels », dépêche AFP, 10 août 2011.
  41. a, b et c http://www.lepoint.fr/monde/pinera-le-milliardaire-qui-veut-ramener-la-droite-au-pouvoir-au-chili-17-11-2017-2173044_24.php
  42. (es) « Las “empresas zombis” que compró Piñera para ahorrar millones en impuestos », (consulté le 11 janvier 2018)
  43. « Présidentielle au Chili : le conservateur Sebastian Pinera l’emporte », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]