Musulman

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Un musulman (arabe : مسلم) est une personne qui pratique l'islam, religion abrahamique et monothéiste. Les musulmans considèrent le Coran comme un verbatim écrit de Dieu, révélé au travers du prophète Mahomet. Le mot «musulman« vient de l'arabe, «celui qui est en paix et se soumet» à la volonté de Dieu[1].

Étymologie[modifier | modifier le code]

D'après le trésor de la langue française informatisé, le terme musulman est un substantif de l'adjectif qui vient soit directement soit indirectement par l'intermédiaire du turc müslüman, du persan — qui ajoute la terminaison persane, marque du pluriel des noms d'êtres animés — de langue arabe où le terme muslim «musulman» est le participe actif du verbe aslama qui signifie «se confier, se soumettre, se résigner (à la volonté de Dieu)»; il correspond au nom d’action islam.

Définition[modifier | modifier le code]

Le musulman marque habituellement son intégration dans la pratique de l'islam par le prononcé de la profession de foi musulmane, la chahada : أشهد أن لآ إلَـهَ اِلا الله وأشهد أن محمدا رسول الله / Ašhadu an lā ilāha illa-llāh, wa-ašhadu anna Muḥammadan rasūlu-llāh, pouvant se traduire par « J'atteste qu'il n'y a pas de divinité en dehors de Dieu et que Muḥammad est l'envoyé de Dieu »[2]. Mais il n'existe pas de définition absolue du «musulman»[3].

La fait d'être musulman ne se rapproche pas uniquement du culte religieux mais peut aussi se rapprocher d'une culture. Ainsi, pour le linguiste et imam Mohamed Bajrafil, «Ceux qui sont nés ici ou qui connaissent les codes du pays, ceux qui sont de cette double culture occidentale et musulmane doivent prendre la parole. Mais dès qu'il se retrouvent au devant de la scène, on dit qu'ils sont cooptés»[4].

Toutefois, le musulman peut être confronté à des incohérences entre les lois humaines et les lois divines. Waleed Al-Husseini considère que «l’islam refuse par définition la suprématie des lois humaines par rapport aux lois divines»[5]. Mais le musulman doit se soumettre à la fois à la loi du pays dont il est citoyen et où il réside, et à sa propre religion[6],[7],[8].

Statut juridique[modifier | modifier le code]

Dans certains pays, le croyant est lié à un statut personnel particulier, c'est par exemple le cas des nationaux musulmans de Yougoslavie. Cette différence de statut entraîne l'application de systèmes juridiques différents, en particulier en matière de droits civils (mariage, succession…). En 1903, la cour d'appel d'Alger a ainsi estimé que «musulman» est un terme qui ««n’a pas un sens purement confessionnel», et a confirmé qu'un «indigène» algérien de confession catholique était bien «musulman»[9].

Dans les pays, qui défendent l'intégration, ou l'intégration culturelle, où existe un statut civil unique, tous les habitants sont soumis à aux mêmes lois. Cette pratique s'appuie sur la notion d'égalité esquissée en tout ou partie par des textes comme le Principe de l'égalité des races, la Déclaration universelle des droits de l'homme, la Convention européenne des droits de l'homme.

Dns les pays où l'islam est la religion de l’État, les musulmans peuvent jouir d'une situation privilégiée par rapport aux non-musulmans, lorsqu'ils appliquent des textes comme la Déclaration des droits de l'homme en islam ou la Charte arabe des droits de l'homme qui conduisent à ce que la loi ne soit influencée que par la seule Charia. Par exemple, dans certains de ces pays, il est interdit sous peine de prison de manger ou de boire en public pendant le jeûne du mois de ramadan. Une différence de statut peut être légitimée par le Coran, dont la sourate 3, verset 28, indique: Que les croyants ne prennent pas, pour alliés, des infidèles, au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion d'Allah, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d'eux. Allah vous met en garde à l'égard de Lui-même. Et c'est à Allah le retour[10], division qui peut servir de support au communautarisme

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Muslim », sur http://www.etymonline.com/
  2. Jacques Jomier, « Les fondements », dans Dictionnaire de l’Islam, religion et civilisation, Encyclopaedia Universalis,‎ , p. 1156
  3. voir un débat sur le site islam-ahmadiyya.org.
  4. Mohamed Bajrafil : «J'appelle à un retour au salafisme véritable» http://www.zamanfrance.fr/article/mohamed-bajrafil-jappelle-a-retour-salafisme-veritable-17941.html
  5. Quel avenir pour la laïcité dans les pays arabes? http://www.liberation.fr/monde/2015/09/28/quel-avenir-pour-la-laicite-dans-les-pays-arabes_1392813
  6. maison-islam.com.
  7. maison-islam.com.
  8. islamophile.org.
  9. Cité dans Patrick Weil, Qu’est-ce qu’un Français ? Histoire de la nationalité française depuis la Révolution, Paris, Grasset, 2002, p. 235.
  10. (en) Islamic Review, Lying in Islam, par Abdullah Al Araby

Articles connexes[modifier | modifier le code]