Hwang Kyo-ahn

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Hwang Kyo-ahn
황교안
Illustration.
Hwang Kyo-ahn en 2016.
Fonctions
Premier ministre sud-coréen

(1 an, 10 mois et 23 jours)
Président Park Geun-hye
Lui-même (intérim)
Moon Jae-in
Gouvernement Hwang
Prédécesseur Choi Kyoung-hwan (intérim)
Lee Wan-koo
Successeur Yoo Il-ho (intérim)
Lee Nak-yeon
Président de la République de Corée[N 1]
(intérim)

(2 mois)
Premier ministre Lui-même
Prédécesseur Park Geun-hye
Successeur Moon Jae-in
Ministre de la Justice

(2 ans, 3 mois et 7 jours)
Président Park Geun-hye
Premier ministre Chung Hong-won
Lee Wan-koo
Choi Kyoung-hwan (intérim)
Gouvernement Chung
Lee
Prédécesseur Gwon Jae-jin
Successeur Kim Ju-hyeon
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Séoul (Corée du Sud)
Nationalité sud-coréenne
Parti politique indépendant, Parti de la liberté de Corée, puis Parti du futur uni
Conjoint Choi Ji-young
Diplômé de Université Sungkyunkwan
Profession Avocat
Religion Baptisme

Hwang Kyo-ahn Hwang Kyo-ahn
Premiers ministres de Corée du Sud
Présidents de la République de Corée

Hwang Kyo-ahn
Hangeul 황교안
Hanja 黃敎安
Romanisation révisée Hwang Gyo-an
McCune-Reischauer Hwang Kyo-an

Hwang Kyo-ahn (en coréen : 황교안), né le , est un avocat et homme d'État sud-coréen. Ministre de la Justice de 2013 à 2015, il est Premier ministre du au et président de la République par intérim du au après la suspension puis la destitution de la présidente Park Geun-hye.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hwang est né à Séoul, en Corée du Sud. Après avoir été diplômé de l'Université Sungkyunkwan, il a travaillé comme procureur dans un tribunal sud-coréen[1].

Il est ministre de la Justice de à . Critiqué pour son autoritarisme, il avait notamment réclamé et obtenu que le président de la Confédération des syndicats coréens, Han Sang-gyun, soit incarcéré pour huit ans (peine ensuite ramené à trois ans de prison) pour avoir organisé la protestation contre la privatisation de la compagnie ferroviaire Korean Railway. Le , des milliers de policiers équipés de gaz lacrymogènes avaient fait une descente dans les locaux de la confédération pour mettre fin à la grève[2].

Premier ministre[modifier | modifier le code]

Le , la présidente de la République, Park Geun-hye, nomme Hwang comme Premier ministre .

Le , Hwang est renvoyé comme Premier ministre pendant le scandale politique de 2016 alors que la présidente Park tente de reconstruire la confiance dans son administration[3]. Kim Byong-joon est initialement nommé à sa place mais la présidente de la République est contrainte de revenir sur sa décision de le renvoyer.

Le , après son investiture, le nouveau président Moon Jae-in nomme Lee Nak-yeon pour lui succéder[4]. Hwang démissionne le lendemain .

Président de la République par intérim[modifier | modifier le code]

Le , Hwang Kyo-ahn assure l'intérim provisoire de la présidence de la République durant la suspension de Park Geun-hye à la suite du vote du Parlement la mettant en accusation dans le scandale Choi Soon-Sil. Depuis le , il assure l'intérim définitif à la suite de la destitution confirmée de la présidente par la Cour constitutionnelle.

Après la confirmation par la Cour constitutionnelle de la destitution de Park Geun-hye le , il annonce qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle anticipée, prévue le [5].

Il transmet le pouvoir au président Moon Jae-in le .

Il prend la tête du Parti de la liberté de Corée en 2019, avec le soutien notamment des milieux les plus radicalement anticommunistes et des Églises évangéliques conservatrices. Il démissionne à la suite de la défaite de son parti aux élections législatives de 2020[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Titulaire des fonctions présidentielles du et le , durant la suspension de Park Geun-hye.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « South Korea's justice minister Hwang Kyo Ahn nominated as new prime minister », The Straits Times,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. Sung Il-kwon, « En Corée du Sud, la fin de la dynastie Park », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. « South Korea's prime minister sacked amid ongoing political crisis », sur CNN (consulté le ).
  4. « S. Korea's Moon nominates provincial governor as premier - The Mainichi », sur The Mainichi (consulté le )
  5. Election présidentielle de 9 mai en Corée du Sud, Capital, 15 mars 2017
  6. Kang In-cheol, « Les évangéliques sud-coréens dans l’arène politique », sur Le Monde diplomatique,

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]