Le Juch

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Le Juch
La Mairie
La Mairie
Blason de Le Juch
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Douarnenez
Intercommunalité Pays de Douarnenez
Maire
Mandat
Patrick Tanguy
2014-2020
Code postal 29100
Code commune 29087
Démographie
Gentilé Juchois
Population
municipale
720 hab. (2013)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 01″ Nord 4° 15′ 10″ Ouest / 48.066944, -4.252778
Superficie 14,38 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lejuch.fr

Le Juch [lə ʒyk] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie traditionnellement du Pays Glazik.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Juch
Douarnenez Douarnenez Kerlaz
Douarnenez Juch Plogonnec
Pouldergat Gourlizon Guengat

Graphie et étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est ar Yeuc'h. On trouve parfois en français la graphie le Juc'h, cohérente avec le nom breton ar Yeuc'h. Cependant, l'usage de l'écriture avec -ch semble aujourd'hui prévaloir, sans doute causée initialement par la confusion courante avec le c'h breton. La position élevée du bourg, semblant apportant une étymologie possible (non attestée) à partir de juché pourrait être une explication à l'adoption de cette écriture (de plus, ar Yeuc'h en breton signifie la butte), qui est pourtant citée dès 1565[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Les seigneurs du Juch tirent leur nom du château éponyme situé sur un éperon dominant la vallée du ruisseau du Ris (ou rivière de Névet). Abusivement appelés barons, ils ont le rang de banneret. Ils agrandirent leurs possessions par mariage et se hissèrent au plus haut dans la hiérarchie du duché de Bretagne, en devenant hommes de confiance, successivement de Jean IV et de Jean V, au début et au milieu du XVe siècle[2].

La liste complète des seigneurs du Juch du XIe siècle au XVIe siècle, ainsi que celle de la branche cadette des seigneurs de Pratanroux (en Penhars), est disponible sur un site Internet[3].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La branche aînée des seigneurs du Juch tombe en quenouille dans la famille du Chastel lors du mariage de l'héritière en 1501, puis dans celle de Gouyon, par mariage en 1571. La seigneurie fut ensuite vendue en 1638 aux Rosmadec et englobée dans le marquisat de ce nom.

Le bourg du Juch est né de l'agrégation de maison en contrebas du château, qui était en ruines. Avant 1789, Le Juch n'était qu'une trève, doté pourtant d'une magnifique église tréviale, dont la première construction a été, en partie financée par les seigneurs du Juch, alors très puissants, et dont on retrouve le blason en plusieurs endroits, dont une clé de voûte.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La loi du « relative à la circonscription des paroisses du district de Pont-Croix » donne à la paroisse de Ploaré comme succursales Le Juch et Douarnenez[4].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Juch était une section de Ploaré, ainsi qu'une paroisse, mais ne devint une commune indépendante, séparée de Ploaré, qu'en 1899[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 Sébastien Stephan    
en cours Patrick Tanguy SE Professeur
Les données manquantes sont à compléter.

Sport et culture[modifier | modifier le code]

Association Sportive des Diables du Juc'h[modifier | modifier le code]

Après quelques années de sommeil le club de l'ASDJ est de retour.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 14 décembre 2005. Le 17 mai 2008 a été remis à la commune le label Ya d’ar brezhoneg de niveau 1 et le 26 avril 2013 le label de niveau 2.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame du Juch (XVIe - XVIIe siècle), rendue célèbre par le diable[6], qui y est représenté sous forme de statue (bois polychrome du XVIIe siècle), celui-ci se faisant terrasser par l'archange Saint-Michel. Également dédiée à Saint-Maudez, cette église a été, en grande partie, reconstruite aux XVIIe et XVIIIe siècles. De l'édifice précédent, il reste le porche sud en arc brisé qui remonte à la fin du XVIe siècle.
  • Le manoir de Tal-ar-Roz (XVIe ‑ XVIIIe siècle). Reconstruit au XVIIe siècle avec des traces du siècle précédent, son aile nord-est a été remaniée au XVIIe siècle et au XXe siècle[7]. En 1777, il est acquis par la famille de Kéroullas : ses descendants y résident toujours. Il appartenait, auparavant à Paul Osée Bidé de Chézac[8] , qui commandait un vaisseau, Soleil Royal, lors de la bataille des Cardinaux, le .
  • L'enceinte de Keramenez ; ovalaire et datée du haut Moyen Âge[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 038 1 007 1 002 974 970 914 840 848 790
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
757 692 725 751 751 721 749 752 727
2013 - - - - - - - -
720 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. infobretagne.com
  2. Gérard Le Moigne, Les seigneurs du Juch, in : Bulletin de la société archéologique du Finistère, n° CXXVI, 1997, p. p. 375-401.
  3. http://ns203268.ovh.net/yeurch/histoirebretonne/famille/du_Juch/juch.htm#9
  4. " Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale", tome 12, 1791, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f428.image.r=Pouldreuzic.langFR
  5. "Journal officiel de la République française. Débats parlementaires. Chambre des députés", n° du 24 décembre 1899, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6296209f/f14.image.r=Ploar%C3%A9
  6. Le diable du Juch
  7. Inventaire général du Ministère de la Culture
  8. « Paul Osée Bidé de Chézac », sur un site de l’École navale (consulté le 28 mars 2016).
  9. L'ouest de la Cornouaille dans les tourments de l'histoire, guide de découverte sur le patrimoine fortifié du Pays Bigouden, du Cap-Sizun et du Pays de Douarnenez, Syndicat Mixte, Pointe du Raz, (ISBN 9782952581004), p. 2, et voir : Plan d'interprétation du patrimoine bâti de l'ouest de la Cornouaille.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]