Famille du Chastel

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Famille du Chastel
Image illustrative de l’article Famille du Chastel
Armes

Blasonnement Fascé d’or et de gueules
Devise "S'il plaît à Dieu"
Branches ainée
Mezle
Bruillac
Kerlec'h
Coëtangars (Pont-ar-C'hastel)
Coetelez
Période XIIIe siècle - XIXe siècle XIe siècle - XIXe siècle (hypothèse suivant réformation de 1491)
Pays ou province d’origine Bretagne
Demeures Château de Trémazan
Tour Tanguy
Charges Grand maître de France
Grand écuyer de France
Grand maître d'Hôtel de Bretagne
Grand sénéchal de Provence
Prévôt de Paris
Gouverneur de Lyon
Chambellan du roi de France
Grand panetier du roi de France
Fonctions militaires Lieutenant-général
Fonctions ecclésiastiques Evêque de Tréguier
Evêque de Saint-Brieuc
Evêque de Carcassonne
Evêque d' Uzès
Evêque de Nîmes
Archevêque de Vienne
Protonotaire du Saint-Siège

La famille du Chastel était une des maisons nobles les plus puissantes du diocèse de Léon, dans le nord-ouest de la Bretagne. La seigneurie principale avait au XIVe siècle son siège au château de Trémazan, à Landunvez dans le Finistère.

Cette famille s'est éteinte à la fin du XIXe siècle.

Origine[modifier | modifier le code]

La famille du Chastel semble tirer son nom de la seigneurie du Chastel en Plouarzel, non loin de Saint-Renan.

L’armorial et nobiliaire de l’évêché de Léon, par le marquis de Refuge[1], les mentionnent comme "Sr dudit lieu, Par. De Ploëarzmel" (Plouarzel). Il ajoute : "La seigneurie du Chastel est une ancienne bachelerie relevant de la vicomté de Léon".

Frédéric Morvan, historien spécialiste de la Bretagne, dans son étude sur le Livre des Ostz indique, parmi les noms cités en 1294, celui d’Hervé du Chastel, et précise : "Les Du Chastel tirent, semble-t-il, leur nom de la seigneurie du Chastel, en Plouarzel, qui contenait le château de Pont-ar-C'hastel, relevant du duc depuis 1274."[2].

Monnaie de (Saint) Judicaël roi de Domnonée (un triens, daté entre 632 et 638) au temps de la Domnonée armoricaine.

À la réformation de 1491, la famille du Chastel avait justifié de quatorze générations[3], dans l'hypothèse d'une continuité des générations, ceci semble permettre de situer les premiers degrés au XIe siècle ou avant dans le cas d'une discontinuité. Attester de quatorze générations devait être assez singulier et manifeste d'une certaine ancienneté du lignage car au début du XVIe siècle les familles nobles étaient en capacité de prouver leur ascendance avec des actes mais sur trois à cinq générations en général[4]. Le Bulletin de la Société académique de Brest, tome XIX, 1894, indique que pour nouer un lien avec le passé légendaire des du Chastel dont Saint Tanguy de Locmazhé qui serait mort en 592 fait partie, il a existé un ancien comte "Tanguy"; ce dernier apparait dans un acte du 27 novembre 908, d'après le cartulaire de Redon charte n°279, où il fit avec son filleul Derrien, fils d'Alain le Grand roi de Bretagne de 890 à 907, donation aux moines de Saint-Sauveur d'une terre à Elven. Le comte Tanguy est donc un gendre du roi de Bretagne Alain Ier qui s'est notamment illustré à la bataille de Questembert vers 888-890 où il défait les vikings avec l'aide de Bérenger II de Neustrie. Le comte "Tanguy" est le beau-frère de Mathuedoï comte de Poher, père d'Alain II de Bretagne, dit « Barbetorte » (signifiant à la barbe mal plantée ou hirsute[5]) exilé comme les principaux membres de l'aristocratie bretonne depuis 919 à la suite des invasions normandes en Bretagne insulaire ou chez les francs. Alain II trouve refuge avec son père Mathuedoï à la cour de son parrain[6] Æthelstan roi des Anglo-Saxons et premier roi d'Angleterre à la suite de son unification. En 913 l'Abbaye Saint-Guénolé de Landévennec est pillée et brûlée par les vikings, les moines se réfugient à Montreuil près du comte Helgaud où ils créent en 926 une nouvelle abbaye, l'abbaye Saint-Walloy (Walois est le nom de saint Guénolé en dialecte Picard)[7],[8],[9] future Abbaye Saint-Saulve de Montreuil, ces moines pourraient aussi être à l'origine de la fondation de la ville de Saint-Pol-sur-Ternoise en ayant remonté la Canche et la Ternoise et transporté aux sources de cette dernière les reliques de Saint-Pol de Léon vers 925[10], la fondation de cette paroisse deviendra le centre du futur comté de Saint-Pol. Jusqu'en 965, le Ternois qui a pour centre l’actuelle ville de Saint-Pol-sur-Ternoise fait partie du pagus Teruanensis, ce pagus entre au début du Xe siècle dans l’orbite du comte de Flandre Baudouin II, et échoit à son second fils Adalolphe de Boulogne, qui obtint le Teruanensis et le Boulonnais en apanage. Adalolphe dont le nom serait plutôt Æthelwulf, porté par le roi du Wessex Æthelwulf, son arrière-grand-père maternel, est le fils dudit Baudouin II et d’Ælfthryth, princesse de la maison de Wessex[11] qui est la tante d’Æthelstan roi d’Angleterre qui reçoit son filleul Mathuedoï comte de Poher et son père Alain II de Bretagne pendant la période troublée par les vikings approximativement entre 913 et 936. Il semble donc possible qu’une communauté et/ou des membres de l'aristocratie originaires de Bretagne aient pu trouver refuge, comme les moines de l’abbaye de Landévennec à Montreuil ainsi que dans le pagus Teruanensis et le pagus Bononiensis probablement sous la protection de Baudouin II comte de Flandre, Ælfthryth sa conjointe, tante d’Æthelstan roi d’Angleterre, Æthelwulf de Boulogne (ou Adalolphe) et Arnoul Ier comte de Flandre leurs fils; Arnoul ayant pour conjointe Adèle de Vermandois, soeur de Liutgarde de Vermandois mariée à Guillaume Ier de Normandie (arrière-arrière-grand-père de Guillaume le Conquérant) et Thibaud Ier de Blois, toutes deux filles d’Herbert II de Vermandois. Cette colonie originaire de Bretagne armoricaine eu un rôle politique car de Montreuil, port qui avait pris la suite de Quentovic (un des ports de mer principaux des Carolingiens) comme port sur la Canche communicant avec l'Angleterre, elle prit des contacts avec les Bretons réfugiés auprès d'Æthelstan; cette colonie n'a pas disparu après 936 et s'est maintenu jusqu'à la fin du Xe siècle[9],[12]. De même que Mathuedoï comte de Poher et Alain II de Bretagne, le comte Tanguy aurait pu s’exiler en Bretagne insulaire à la cour d'Æthelstan, ou dans le comté de Boulogne et le Ternois proche du comte Æthelwulf à l'origine de la maison de Boulogne et cousin du roi d'Angleterre Æthelstan. Alain II part ensuite à la reconquête du royaume de Bretagne dont il deviendra le premier duc en chassant les vikings vers 936-937, cette victoire militaire serait intervenue avec celle de Louis d'Outremer, dans le cadre d'une négociation diplomatique globale qui incluait le roi Æthelstan, les princes rivaux de la Francie du nord, Hugues le Grand et Herbert II de Vermandois, ainsi que Guillaume Ier de Normandie[13]. Selon la Société académique de Brest, l'existence attestée en 908 de ce comte Tanguy pose la question d'un lien avec le lignage des Tanguy du Chastel[14]. Le comte Tanguy est désigné sous le nom de Pirinis par l'historien bénédictin Dom Morice qui le fait fils de Wiomarch, comte de Léon, lui même fils d'Argant dit Arastagne, roi d'Aginense c'est à dire du bas Léon qui constituait la suzeraineté des seigneurs de Trémazan. Dom Morice fait ensuite descendre Argant du roi de la Domnonée armoricaine Saint Judicaël mort en 658, ainsi que semble le préciser également un acte du Cartulaire de Redon de 869 où une noble dame Roiantdreh, disposant d'un important patrimoine foncier, veuve et après la mort de son fils Ewen, adopte et institue comme héritier le roi Salomon de Bretagne; à la fin de l'acte elle détaille sa lignée paternelle sur huit générations: « Jedechael genuit Urbien, Urbien genuit Judon, Judon genuit Custentin, Custentin genuit Argant, Argant genuit Judwal, Judwal genuit Louenan , Louenan genuit Roiantdreh  »[15]. Saint Judicaël était le frère de Saint Josse (il donnera son nom à Saint-Josse-sur-Mer), le père ou l'oncle de Saint Winoc de Bergues né vers 640-650 dans le pays de Dol en Domnonée, disciple de Saint Bertin né vers 610 à Coutances, abbé de Sithiu (aujourd'hui la ville de Saint-Omer) et missionné afin d'évangéliser cette partie du nord de la Gaule par Audomar de Thérouanne (ou Saint-Omer), né à Orval près de Coutances dans le pagus Constantinus (futur Cotentin) vers l'an 600, nommé évêque par le roi Dagobert Ier vers 627-640; c'est notamment grâce à la vita de Winoc de Bergues que sont connus les rois de la Domnonée et leurs ancêtres dont Winoc est un descendant qui refusa le trône pour une vie monastique avant de fonder un monastère à Bergues et à Wormhout. Comme Saint-Omer, Saint Judicaël roi de Domnonée né vers 590, était un contemporain de Dagobert Ier avec qui il avait conclu un accord de paix après 635-636 avec l'intercession de Saint Eloi, il était le petit fils de Judual et d'Azénor, l'une des sœurs avec Sainte Haude de Trémazan (p-e Sainte Aude de Paris fêtée également le 18 novembre, les reliques de sainte Haude de Trémazan ayant été transférées à Paris, en l'église Sainte-Geneviève (jouxtant Saint-Étienne-du-Mont de Paris), lors des raids vikings)[7] de Saint Tanguy de Locmazhé. Argant roi d'Aginense fait référence au pagus Achmensis, Agnensis ou Aginensis[16] francisé en pays d'Ack ou Ac'h, un des pagi du royaume brittonique nommé dès le VIe siècle Domnonée, comprenant des territoires de la Bretagne insulaire (ou Grande-Bretagne) et de la Bretagne armoricaine (ou Petite-Bretagne), à cette époque, on doit retenir l'étroitesse des liens politiques entre la Bretagne insulaire (Pays de Galles, Cornouailles, Devon), et la Bretagne armoricaine du continent qui accueille de nombreux rois, princes, clercs et fondateurs de la Bretagne insulaire. Pour la partie correspondant à la péninsule armoricaine de Domnonée, le royaume aurait été fondé par Riwal duc de Domnonée (Saint Riware est assimilé à ce personnage) qui selon la production hagiographique et les listes généalogiques ultérieures font de ce personnage le principal dirigeant de la « grande migration bretonne » (celle des saints) « en Domnonée »[17] qui s'étend sur la zone correspondant à la côte nord de la Bretagne : du Trégor au pays de Dol, en passant par le Goëlo et le Penthièvre. Après 530, il inclut le futur Pays de Léon. Parmi les autres pagi de cette Domnonée, on trouve aussi le pagus Castelli ou Poucastel (entre Queffleut et Douron) et le pagus Castri ou Paou-Kaer, ou Poher (autour de Carhaix) qui fut une principauté, apparue au haut Moyen Âge dans le centre-ouest de la Bretagne, en Cornouaille (actuellement la Cornouaille française comme il existe la Cornouailles de Grande-Bretagne qui semble-t-il devait faire partie de la Domnonée insulaire), et dont la capitale était la cité gallo-romaine de Vorgium, capitale des Osismes, devenue Carhaix après la chute de l'Empire romain. Les fouilles archéologiques programmées depuis 1999 montrent que, si la ville avait perdu sa fonction de capitale dès le IVe siècle, elle n'en demeurait pas moins une place-forte majeure et un carrefour stratégique. Le nom du Poher dérive de Pou Kaer, Pou étant une évolution du latin pagus (« pays » ou ancienne circonscription des cités gallo-romaines) et kaer, vieux breton, « ville fortifiée ». L'absence de fortifications du Bas-Empire laisse supposer la perte de la fonction de capitale des Osismes que Carhaix détenait jusque-là, peut-être au profit de Brest, pour répondre aux attaques des pirates scots, puis, de Saint-Pol-de-Léon et des ports d'estuaires bien abrités comme Morlaix et Quimper.

En 1248, Bernard du Chastel se serait croisé aux côtés du duc Pierre de Dreux et du roi Saint Louis[18], ses armoiries ont été placées vers 1671 au pignon oriental de la chapelle du Crann à Spézet après une querelle de prééminence, afin de rappeler le rôle qu’il joua comme fondateur de la première chapelle après avoir échappé à la peste[19]. Différents ouvrages font référence à Bernard du Chastel comme batisseur du château de Trémazan à son retour de la septième croisade[20], l'analyse récente du bois dans la structure (datation dendrochronologique) du château indique une mise en œuvre vers 1330-1350, il s'agirait alors sinon d'une construction plutôt d'une reconstruction au XIVe s.

En 1274, le 6 juin, Bernard du Chastel apparaît dans un acte comme témoin garantissant la cession au duc Jean Ier de Bretagne d'un emplacement à Penfeld[21],[22] près de Brest ; sous la forme « nobili viro domino Bernardo de Castro » (noble homme le seigneur Bernard du Chastel), acte auquel était appendu le sceau équestre reproduit par Dom Morice. En 1276, le 26 octobre, est cité « Monsour Bernart dou Chastel, chevaler »[23] dans un acte où Hervé, vicomte de Léon vend au duc de Bretagne Jean Ier de la maison de Dreux, tout ce qu'il lui reste de son patrimoine[24].

Sceau équestre avec armoirie à 5 ou 6 fasces de Bernard du Chastel - 1274 - d'après Dom Morice

André-Yves Bourgés, historien spécialisé dans l'hagio-historiographie médiévale, note que « Bernard du Chastel » ne peut-être considéré comme un « homo novus », qu’il ne porte pas le titre de « seigneur du Chastel »[25] et que son nom « doit donc être considéré comme un surnom d’origine toponymique, un véritable patronyme. Il reste à déterminer à quel « château » ce surnom avait été emprunté : monument assez remarquable pour mériter d’être ainsi appelé ; mais la forteresse dont il s’agit n’avait pas pris le nom de son détenteur ».[26],[27] (La toponymie est une discipline linguistique qui étudie les toponymes, c'est-à-dire les noms propres désignant un lieu).

En 1342 (ou 1343 cf acte avec Guillaume de Bohun), le 4 février, Tanguy Ier du Chastel reçut par lettres patentes les fiefs, seigneuries, domaines et justices situés dans la paroisse de Saint-Pierre Quilbignon, et fut nommé la même année capitaine de Brest[28].

En 1342, le 1er mars: Lors de la guerre de Succession de Bretagne ou guerre des deux Jeanne, qui dura de 1341 à 1364, déclenchée en 1341 à la mort du duc Jean III de Bretagne ; Jeanne de Penthièvre et son oncle Jean de Montfort-l'Amaury (hérite de sa mère le titre de comte de Montfort-l'Amaury et descendant de Jean Ier de Bretagne de la maison de Dreux cf actes avec Bernard du Chastel), deux prétendants au duché se disputent l'héritage et impliquent leurs conjoints respectifs Charles de Châtillon-Blois et Jeanne de Flandre (Flandre-Rethel) dite Jeanne la Flamme dans le différend. Lorsque Jean de Montfort est fait prisonnier, Jeanne de Flandre prend la direction de ses armées et continue la lutte. Une trêve est conclue depuis Brest entre Jeanne et Charles de Blois selon un acte daté du 1er mars 1342 où est cité Tanguy Ier du Chastel :

« Nous Jehane de Flandres, duchesse de Bretaingne, comtesse de Richemond, de Monffort et vicomtesse de Limoges, faisons savoir à touz que, oie la requête que nous a faite maestre Henri de Malestret de par nostre sire le roi de France...Donné tesmoen nostre grant sael et ensamble o le sael nostre très cher et très aemé et féal bachelier monseigneur Tengui dou Chatel nostre cappitaine de Brest, tant pour li que pour ceulx de la ville de Brest, et le sael nostre aemé et féal bachelier monseigneur Henri de Kaer, le vendredi amprès Reminiscere l'an mil trois cens quarante et un »

— 1er mars 1342

[29].

Edouard III allié de Jeanne de Flandres et son mari Jean de Montfort de la maison capétienne de Dreux, lui donne alors une armée de mille hommes d’armes et de deux milles archers sous les ordres de Robert III d’Artois, de la maison capétienne d'Artois, descendante de Philippe Auguste, dépossédée de son comté éponyme sous Philippe IV le Bel, qui ne parviendra jamais à le recouvrer.

En 1343 Edouard III institue John de Gastedene (John de Castidele selon les Calendars of the close Rolls) comme capitaine de Brest et gardien de la vicomté de Léon. Quelques années plus tard, Guillaume de Bohun, lieutenant général du roi d'Angleterre en Bretagne, récompense le chef de guerre anglais Thomas Dagworth (mari d'Eléonore de Bohun sœur de de Guillaume) avec des terres confisquées à Hervé VII de Léon. Il en fait de même au profit d'Henri de Kaer en 1350[30].

En 1343, le 4 février, Tanguy du Chastel (Tanguino de Castello de Britannia) reçoit le château de Coëtgarz (château de Pont-ar-C'hastel paroisse de Plouarzel, cité en 1275 comme maison de Quoitgarz vendu par Hervé IV de Léon au duc Jean Ier de Bretagne, il s'agissait donc probablement d'une résidence peu ou guère fortifiée[31]) de Guillaume de Bohun comte de Northampton (petit-fils de Humphrey de Bohun[32]- Maud de Fiennes[32] et Édouard Ier d'Angleterre - Éléonore de Castille), lieutenant-général en Bretagne du roi Édouard III et par la suite gouverneur de Bretagne ; don confirmé par le roi Édouard III « roi de Englelerre et de France » en 1351, le 9 mars[33]. Ultérieurement sera cité Guillaume sire du Chastel et de Coëtangars (sire du Chastel et de Pont-ar-C'hastel)[34].

Parmi les relations "franco-anglaises" autour des actes de 1274, 1276 et 1343, on peut noter au sujet de l'acte du 4 février 1343 que Maud de Fiennes grand-mère de Guillaume de Bohun (apparentés à la maison royale d'Angleterre) qui intervient comme donateur à Tanguy du Chastel, est la grande tante du futur connétable de France[35],[36],[37]. Par ses alliances avec les Bohun (alliés aux Dagworth), Wake (apparentés aux Chaworth-Lancastre et ceux-ci aux Percy) et Mortimer la famille de Fiennes entretient d'étroites relations avec la couronne d'Angleterre tout en étant vassale du royaume de France. Le connétable Robert de Fiennes qui précède Bertrand du Guesclin est aussi un proche dignitaire ou apparenté aux deux rois Jean II le Bon, qui cite le connétable comme "son cousin", et Edouard III (sa tante Philippa de Flandre est la fiancée du futur roi Édouard II d'Angleterre), protagonistes du traité de Brétigny ou traité de Calais en 1360[38],[39]. Jean Ier de Bretagne de la maison de Dreux qui apparaît dans les actes de 1274 et 1276 avec Bernard du Chastel, est le père de Jean II de Bretagne marié en novembre 1259 à Saint-Denis avec Béatrice d'Angleterre (fille d'Henri III Plantagenêt) suite à l'accord de Paris signé en 1259 entre le roi d'Angleterre Henri III Plantagenêt et le roi de France Louis IX (Saint Louis) qui mit fin à ce que certains historiens modernes ont proposé d'appeler « la première guerre de Cent Ans »[40], conflit féodal entre deux dynasties françaises, les Plantagenêt, rois de Jérusalem de 1131 à 1205, puis rois d'Angleterre de 1154 à 1485 et les Capétiens comptant la maison de Dreux et la maison d'Artois parmi ses branches. Béatrice d'Angleterre est la soeur du roi Edouard Ier d'Angleterre, ce dernier est père d'Edouard II lui-même père d'Edouard III[41]. Les actes de 1274 et 1276 avec Bernard du Chastel et celui du 4 février 1343 avec Tanguy du Chastel, semblent s'établir autour de liens familiaux tissés entre la maison de Dreux et la maison d'Angleterre, impliquant la maison d'Artois et avec ceux-ci les protagonistes à l'origine de la guerre de cent ans. Jean II de Bretagne (très proche de son beau-frère Édouard Ier d'Angleterre) et Béatrice d'Angleterre sont notamment les parents de:

L'acquisition du château de Coëtangars/Coëtgarz ou Pont-ar-C'hastel à Plouarzel faisant partie de la seigneurie du Chastel est daté du 4 février 1343. D'après une datation dendrochronologique des éléments de bois conservés dans la structure, la construction, ou reconstruction du château de Trémazan est estimé vers 1330-1350. Raoul Caours, mercenaire au service du roi de France, s’empara de Trémazan en 1351 et saccagea les châteaux et les biens des Sires du Châtel[46]. La tour Tanguy, fondée selon la tradition par Tanguy Ier du Chastel date également du XIVe siècle.

La famille du Chastel fut replacée au XVe siècle dans un récit légendaire : la légende de saint Tanguy, ou Tanguy de Locmazhé, qui aurait vécu au VIe siècle.

Les du Chastel appartenaient à la haute aristocratie bretonne du Moyen Âge et de la Renaissance, et comptaient parmi les quatre familles les plus importantes du Léon, qu'un ancien dicton caractérise en ces termes : « antiquité de Penhoët, vaillance du Chastel, richesse de Kermavan et chevalerie de Kergounadeac'h ».

Les fiefs du Chastel s'étendaient sur une grande partie du Léon. Landunvez est au cœur d'un territoire s'étendant sur 25 paroisses avec des juridictions à Brest, Lannilis et Cléder.

Localisation de seigneuries (Sr), baronnies, vicomtés[47][modifier | modifier le code]

Sr de la Motte-Tanguy, paroisse de Quilbignon.

Sr du chastel (contenait le château de Coëtangarz, Coëtgarz, Coëtangars appelé "Pont-ar-C’hastel" acquisition en 1343 précitée) et de Lezirivy paroisse de Plouarzel.

Sr de Kerlec’h, paroisse de Ploudalmézeau.

Sr de Kersimon, paroisse de Plouguin.

Sr de Coëtivy, paroisse de Plouvien.

Sr de Lesnen, paroisse de Saint-Thual, Saint-Thual est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouasne (Côtes-d'Armor)[48].

Sr du Bois-Raoul, paroisse de Renac.

Sr du Juch, paroisse de Ploaré.

Sr de Kersallion, paroisse de Pommerit-Jaudy.

Sr de Tonquédec, paroisse de Tonquédec.

Sr de Mezle, paroisse de Plonévez-du-Faou.

Sr de Chateaugal, paroisse de Landeleau.

Sr de Gournois, paroisse de Guiscriff.

Sr de Bruillac, paroisse de Plounérin.

Sr de Coëtangarz, Coëtgarz, Coëtangars (dont la seigneurie du Chastel qui contenait le château Coëtgarz appelé "Pont-ar-C’hastel" acquis en 1343) paroisse de Plouzévédé (? selon Potier De Courcy) ou Plouarzel semble-t-il (cf acte 4 février 1343).

Note-1: Patrick Kernévez dans son étude sur Les châteaux du Léon au XIIIe siècle, indique que Coëtgarz était le dernier des châteaux de la branche aînée des vicomtes de Léon, situé à deux kilomètres au sud-ouest de Saint-Renan, chef lieu de la chatellenie de ce nom. En 1275, Hervé IV de Léon vendit les deux paroisses de Plougonvelin et de Plouarzel avec la maison de Quoitgarz au duc Jean Ier de Bretagne (Dreux). Le terme maison employé dans l’acte de 1275 paraît indiquer que cette résidence était peu ou guère fortifiée. En 1343 Guillaume de Bohun le remit à Tanguy du Chastel, par ailleurs des précisions quant à l'acte du 4 févier 1343 indiquent que le château se nommait Coëtgarz, qu'il disposait d'un moulin nommé "Pont-ar-C'hastel" et qu'en raison de la position du château au milieu d'un étang, celui-ci était appelé "Pont-ar-C'hastel"[33]; le château est nommé Quoitgarz en 1275, Coëtgarz en 1680 et actuellement Pont-ar-C'hastel et font partie de la toponymie forestière[49]. En 1355, le roi d’Angleterre Edouard III ordonna à Bernard du Chastel, fils de Tanguy, de remettre tous ses châteaux au duc de Lancastre Henri de Grosmont (fils d'Henri de Lancastre et de Maud Chaworth). Les anglais utilisèrent sans doute Coëtgarz pour contrôler le Léon occidental entre Brest et le Conquet. Les du Chastel furent ensuite indemnisés par les rois de France pour les pertes subies et conservèrent ce petit château, moins excentré que celui de Trémazan, leur forteresse ancestrale, par rapport à leurs fiefs[31].

Note-2[46]: Suivant le compte rendu daté du 11 novembre 1969, au sujet des sondages effectuées sur les ruines du château de Pont-ar-C’hastel, ainsi que d’une communication des propriétaires des lieux en 1969, apparaissent les informations suivantes: - Ruines qui couvrent une superficie de 43 x 33 m. - Château qui était le chef lieu d’une ancienne bannière. - Existence probable d’un seigneur de ce lieu (ou confusion) nommé Thibaut du Pont-l’abbé, il se signale en 1364 à la bataille de Cocherel sous du Guesclin. - Existence d’histoires mêlées de légendes au sujet d’un seigneur bâtisseur du château et ses occupants. - Le château fort qui fût construit sur ce qui est maintenant l’îlot de l’étang de Pont-ar-C’hastel était nommé château de « Coêtgars ». Il fut donné à Tanguy du Châtel le 4 février 1343. - Un mandement du roi de France Louis XII en date du 6 mars 1510 confirma ce fief aux descendants de Tanguy du Châtel. - Le nom « Coëtgars » plus tard écrit « Co’hars », est sans doute à l’origine du nom de « Co’harchon », encore en usage, qui désigne les garennes boisées entre Kerbescat et Corucoat, lesquelles garennes et landes faisaient partie de la « terre noble » de Pont-ar-C’hastel. Ne pas confondre avec Cohars, en Ploumoguer, qui appartint aux seigneurs de Keroulas et fut de construction beaucoup plus récente. - « Coët gars » fut détruit au XIVe siècle, probablement par Raoul Caours, mercenaire au service du roi de France, qui en 1351 s’empara de Trémazan et saccagea les châteaux et les biens des Sires du Châtel, partisans de Jean de Montfort. Il semble que depuis lors Coëtgars demeura à l’état de ruines.

Sr de Kerbasquiou, paroisse de Ploëzal.

Sr de Keranroux, paroisse de Plufur.

Sr de Keraldanet, paroisse de Lannilis.

Sr de Keryvot, paroisse de Milizac.

Sr de Kermorin, paroisse de Saint-Thégonnec.

Sr de Cran-huel, Cranhuel, Crannuhel (?) paroisse de Spézet[50]. Note: Bernard du Chastel, croisé en 1248 (souvent cité comme « compagnon de Saint Louis »), réchappé de la peste, bâtit un modeste oratoire sur le site de l’actuelle chapelle Notre-Dame du Crann à Spézet. Les fasces d’or et de gueules alliées aux billettes (Du Perrier) sgrs du Bois-Garin placées vers 1671 au pignon oriental de l’édifice après une querelle de prééminence, rappellent le rôle qu’il joua comme fondateur de la première chapelle[19]. La Chapelle a été réédifiée en 1535 comme en témoigne l'inscription du contrefort nord-ouest[19] par les Vieux-Châtel seigneur du Cranhuel[51] paroisse de Spézet ou les du Glas[52].

Baronnie de Trémazan, paroisse de Landunvez. Note: Raoul Caours, mercenaire au service du roi de France, qui en 1351 s’empara de Trémazan, saccagea les châteaux et les biens des Sires du Châtel.

Baronnie de Marcé en Anjou.

Vicomté de Pommerit, paroisse de Pommerit le vicomte. Note: Existent aussi les seigneuries de Pommerit et Leslach situés à Spézet comme Cran-huel précité.

Vicomté de la Bellière, paroisse de Pleudihen-sur-Rance.

Personnages marquants[modifier | modifier le code]

Tanneguy III du Chastel sauvant le Dauphin, futur Charles VII.
Le Prince Noir, fils d'Edouard III d'Angleterre et de Philippa de Hainaut avait pour précepteur Gauthier de Mauny compagnon d'armes de Tanguy Ier du Chastel. Gisant en bronze derrière le coeur de la cathédrale de Canterbury, vêtu de son armure avec deux inscriptions: "Ich dien" (je sers), selon la légende il aurait adopté le cimier (constitué entre autres d'un grand vol soit deux ailes d'oiseau) du roi de Bohême Jean de Luxembourg dit l'aveugle tué à la bataille de Crécy et sur lequel était inscrite cette devise; et "Houmout" (Grand courage ou Haut esprit).
Royaume de France en 1350. La Guyenne, l'extrémité ouest de la Bretagne (dont le Léon) et Calais sont contrôlés par Edouard III. Les lignes d'imports-exports de marchandises dessinent les aires d'influences pro-françaises ou pro-anglaises.
  • Zone d'influence culturelle Française
  • Zone d'influence économique Anglaise
  • Territoires contrôlés par Édouard III
  • Possessions de Charles de Navarre
  • États pontificaux
Royaume de France entre 1356 et 1363 : Capturé à la bataille de Poitiers en 1356 par les Anglais, Jean II le Bon signe deux traités à Londres en 1358 et 1359 avec Édouard III d'Angleterre.
  • Territoires contrôlés par Édouard III avant les deux traités de Londres
  • Possessions de Charles de Navarre
  • Le premier traité de Londres cède l'Aquitaine des Plantagenêts et le Ponthieu aux Anglais et règle la guerre de succession de Bretagne par une alliance du duché avec l'Angleterre
  • Le deuxième traité de Londres comprend en plus la Normandie et le Maine (zone géographique en pointillés)
1365 : la France après les traités de Brétigny et de Guérande.
  • Territoires contrôlés par Édouard III avant le traité de Brétigny
  • Territoires cédés par la France à l'Angleterre par le traité de Brétigny
  • Territoire du duché de Bretagne, allié aux Anglais

Des membres de la famille du Chastel ont joué un rôle de premier plan en Bretagne et en France. Parmi eux :

  • Tanguy (ou Tanneguy) Ier du Chastel, lieutenant général des armées anglo-bretonne de Jean de Montfort (de la maison capétienne de Dreux, marié à Jeanne de Flandre, arrière petit fils de Jean Ier de Bretagne cité dans l'acte de 1274 avec Bernard du Chastel) lors de la guerre de Succession de Bretagne, à ce sujet, il écrivit au roi: "Sire, je n'ai certes jamais eu dessein de porter les armes contre votre Majesté. Je me suis seulement mis en défense contre Charles de Blois qui veut ma ruine parce que je soutiens le parti de mon seigneur lige et issu du vrai sang de Bretagne et je continuerai, Sire, de me défendre si votre Majesté ne m'ordonne le contraire, la suppliant de m'accorder l'honneur de sa protection"[28]. En 1341, Hervé VII de Léon[53] (fils d'Hervé VI et de Jeanne, fille aînée d’Érard de Montmorency, et de Jeanne, dame de Longueval[54], Agnès sa sœur épouse avec postérité Philippe d'Aunay, impliqué dans le scandale de la Tour de Nesle sous Philippe IV le Bel) embrasse d’abord le parti du comte de Montfort, et défendit en 1341 la ville de Nantes, assiégée par les Français et les Génois; mais, piqué de quelques observations qui lui avaient été adressées par ce prince, il alla trouver Charles de Blois qui lui donna le commandement du premier corps de son armée ainsi qu’à Louis d’Espagne et au vicomte de Rohan. Ils assiégèrent Hennebont et Carhaix dont ils s’emparèrent. Après la prise de cette ville, Hervé de Léon se retira au château de Porléach en Trégarantec pour y prendre du repos, mais il y fut surpris par Gautier de Mauny (1) chevalier du comté de Flandres[55] et Tanguy du Chastel, qui le firent prisonnier et l’envoyèrent en Angleterre[56], il reçut en remerciement les fiefs, seigneuries, domaines et justices situés dans la paroisse de Saint-Pierre Quilbignon, par lettre patente du 4 février 1342[28] et fut nommé la même année capitaine de Brest, Jean de Montfort lui confia alors la garde de son fils Jean IV de Bretagne. Ce dernier, allié à l'Angleterre, avait passé de nombreuses années en exil lors de la guerre de Succession de Bretagne qu'il ne gagnera qu'avec l'assistance de troupes anglaises. Il avait épousé une sœur puis une belle-fille du Prince Noir (Édouard de Woodstock, fils aîné d'Édouard III d'Angleterre (Plantagenêt) et de Philippa de Hainaut (maison d’Avesnes)) et avait dû confier, ou confirmer à plusieurs capitaines et seigneurs anglais le contrôle de places fortes et de leurs environs (comme Brest). En 1342 Charles de Blois assiégea Brest sans succès et, pour faire plier du Chastel, fit décapiter son fils aîné Bernard sous ses yeux, puis fit tuer plus lentement son autre fils, Briant. Le 12 septembre 1343, un acte enregistré à Westminster par la chancellerie d'Edouard III, cite John de Hardreshull (Sir John de Hardreshull[57], lieutenant d'Edouard III en Bretagne[58]), Tanginus du Chastel (Tanguy Ier du Chastel) et John de Castidele (John de Gatesdene, capitaine de Brest et gardien de la vicomté de Léon[30]); "fournissant" (?) Edouard III et Jean duc de Bretagne et comte de Montfort; afin de faire arraisonner sans délai et livrer à divers marchands de Normandie et de Picardie, ainsi qu'aux maîtres et marins des navires, divers navires contenant du sel et d'autres marchandises, arrêtés par eux en raison de la guerre avec la France (traduction à vérifier)[59]. En 1347 Tanguy commanda pour Montfort la coalition anglo-bretonne à la Roche-Derrien aux côtés de Robert Knolles et Hugues de Calveley[60] (Calveley aura le commandement de Calais en 1375-1378 et sera nommé gouverneur de Brest en 1378-1381 avec Thomas Percy)[61], où il gagna la bataille contre la coalition franco-bretonne de Charles de Blois, ce dernier échappa à une exécution sommaire contre l'avis du général anglais Thomas Dagworth (mari d'Eléonore de Bohun sœur de de Guillaume de Bohun comte de Northampton) grâce à l'intervention de Tanguy du Chastel bien qu'il eût ses fils exécutés lors du siège de Brest. En 1352 il participa à la victoire lors de la bataille de Mauron, où il tua le maréchal de France Guy II de Nesle. L'épouse de Tanguy du Chastel était Typhaine de Plusquellec (Plusquellec: chevronné d'argent et de gueule)[62], fille de Charles, seigneur de Plusquellec, et d'Alix, alias Aliette, Droniou, dame de la Roche-Droniou. Ils ont pour enfants : Bernard, Guillaume, Tanguy, seigneur de la Roche-Droniou, Garsis, qui servait le roi d'Angleterre en 1367 et mourut sans alliance, Henry, seigneur de Château-Gonthier et père d'un autre Henry, Marguerite, Typhaine, Briant alias Bertrand[28], Maurice, Derien, Aenor, Anne[63]. [(1) Gauthier de Mauny est entré au service de Guillaume Ier, comte de Hainaut, et de son frère Jean de Beaumont, dans la maison duquel lui et ses frères auraient été élevés. En décembre 1327, Masny est arrivé en Angleterre en tant que page dans la maison de Philippa de Hainaut, fille du comte Guillaume, alors fiancée d'Edouard III d'Angleterre. Par la suite, Gauthier de Mauny devint précepteur[64] de celui qui allait devenir le "Prince Noir". Parmi les "Mauny", on trouve également: Olivier de Mauny (époux d'Ade de la maison de Roye[65] en Picardie et de Marie du Pont-l'Abbé, veuve de Guillaume II du Chastel[28],[62]) un des principaux généraux de Du Guesclin, fils d'Hervé de Mauny et de Marie du Guesclin, fille de Guillaume du Guesclin, grand oncle du connétable dont il est le cousin, Du Guesclin reçut l'épée de connétable à la suite et sur le conseil de Robert de Fiennes au Roi Charles V[44]. Courageux de Mauny est le cousin d'Eustache d'Auberchicourt)].
  • Bernard du Chastel, fils de Tanguy (Ier), en 1355 le roi d’Angleterre Edouard III ordonna à Bernard du Chastel, fils de Tanguy, de remettre tous ses châteaux au duc de Lancastre Henri de Grosmont (fils d'Henri de Lancastre et de Maud Chaworth)[31].
  • Garsis[66] (alias Garsiot[67], Gracien[68], Garsin[69],[66])[70] du Chastel, aurait été seigneur de la terre « du Bois » qui fut appelée à cause de lui en français « le bois de Garsis » soit « Coëtengars » en Breton[69],[71], frère de Tanguy II du Chastel seigneur de la Roche-Droniou[72] compagnon de Bertrand du Guesclin; Garsis servit le roi d’Angleterre Edouard III en 1366, contribua à la victoire de la bataille de Nájera (Navarette) en 1367 aux côtés d'Hugues de Calveley. Il fut commandant d’une compagnie libre qui servit le prince de Galles Edouard Woodstock connu sous le nom de «Prince Noir »; il servit également Louis Ier d’Anjou qui le fit son maréchal (« maréchal de l’ost »[73]) et général d’armée[66], deuxième fils du roi de France Jean le Bon (Valois) (1) et de Bonne de Luxembourg, Louis fut marié à Marie de Blois (fille de Charles de Blois et Jeanne de Penthièvre : protagonistes de la guerre des deux Jeanne avec Jean de Montfort et Jeanne de Flandres). Dans le cadre d’une vaste reconquête de la Bretagne sous le roi Charles V, il participa au siège de Derval en 1373 avec Bertrand du Guesclin et Louis Ier d’Anjou, le château appartenait alors à Robert Knolles (faits d'armes Combat des Trente, Bataille d'Auray, Bataille de Nájera) (2). [(1) Jean le Bon fut battu et fait prisonnier à la bataille de Poitiers en 1356, libéré en 1360 après la signature du traité de Brétigny. (2) Après le traité de Brétigny, ce capitaine avait notamment été envoyé par Edouard III avec 25 000 hommes pour saisir le château du connétable Robert de Fiennes qui avait refusé l’hommage au roi étranger, où après quelques jours de siège, les Anglais se retirèrent, découragés].
  • Gassion[74] ou Gacien du Chastel (Cf liste des sceaux par Martine Fabre), chevalier attesté en 1369, probable sénéchal d’Agenais, gouverneur de Marmande[75], Caumont, Montpouillan, Samazan, Bouglon en 1372 et 1374, Le Puech, Villefranche, Gontaut, Damazan et Faolhec.
  • Sur fond de tente fleurdelisée (le royaume de France), un lion (emblème du comté de Flandre relevant du duc de Bourgogne Jean sans Peur) porte un puissant coup de patte à un loup (le duc Louis d'Orléans dans la maison duquel Guillaume II et Tanguy III furent élevés) qui se hasardait à happer une couronne vacillante. Enluminure d'inspiration bourguignonne (XVe siècle, Bibliothèque nationale autrichienne, Vienne).
    Guillaume II du Chastel, né à Trémazan vers 1364, élevé avec son frère Tanguy III dans la maison de Louis d’Orléans[76],[77](Louis d'Orléans est l'arrière grand-père du roi François Ier), chambellan du Roi Charles VI et du duc d’Orléans, il est capitaine des châteaux de Guérande et de Saint-Nazaire. En juin 1380 le duc dépêche Guillaume du Chastel face à une flotte espagnole composée de 21 navires dont 19 galères qui tentent de débarquer sur le littoral, les espagnols n’osent pas débarquer et sont repoussés avant de regagner l’Espagne. Le 17 mai 1402 à Montendre, il fait partie des 7 chevaliers français vainqueurs contre 7 anglais lors du combat des sept. En juin 1403, Jean de Penhoët, amiral de Bretagne et capitaine de Morlaix, en compagnie de Guillaume II du Chastel, battit les Anglais en juin « à la hauteur de Saint-Mahé (Pointe Saint-Mathieu) dans une grande bataille navale où l'ennemi perdit mille prisonniers, quarante navires et une carraque lourdement chargée. En 1404 selon la chronique du Religieux de Saint-Denis, Guillaume du Chastel mène deux expéditions punitives contre les anglais qui se livrent au pillage sur les cotes de France. Fin 1404 les anglais s’emparent d’une dizaine de bâtiments ; Guillaume du Chastel, le sire de Penhoët et son fils Jean amiral de Bretagne arment 30 vaisseaux à Roscoff sur lesquels embarquent 1200 hommes d’armes ; arbalétriers et troupes légères envoyées par Olivier de Clisson ; les anglais tentent de s’enfuir, puis se rendent au bout de 6 heures de combat avec la perte de 1000 hommes et 1000 prisonniers. Il attaque et ravage ensuite Jersey, Guernesey et Plymouth. Il arme ensuite une flotte de 300 voiles à Saint-Malo chargée de 2000 écuyers et chevaliers, le commandement partagé entre les sires de Chateaubriant, de la Jaille et du Chastel provoque l'échec de l'expédition, il tombe alors à Darthmouth en 1404 défendue par 6000 soldats[78]. La Chronique du religieux de Saint-Denis le décrit comme représentant la fleur de la chevalerie, d'un caractère bouillant, impétueux et fier. Lors de l'expédition contre Darthmouth, il se fit remarquer dans cette sanglante mêlée où "il brandissait vigoureusement une lourde hache d'armes, et comme il était d'une haute stature et d'une force prodigieuse, tous ceux qu'il atteignait étaient frappés à mort ou dangereusement blessés. A la fin épuisé de fatigue et ne pouvant plus combattre, mais ne voulant pas se rendre, il tomba lui-même percé de coups"[79]. Guillaume II du Chastel avait épousé Marie du Pont-l'Abbé vers 1400[62], dame de Gournoise en Guiscriff († 1421); veuve depuis 1404 du sire du Chastel, elle convola en seconde noce avec Olivier de Mauny[28](cousin de Du Guesclin), lui même marié au prélalable à Ade de la maison de Roye en Picardie.
  • Hache d'armes 1470-1480, musée de l'armée. La hache d'armes est l'une des dernières évolutions de la hache en tant qu'arme de guerre. C'est une arme d'hast conçue pour le chevalier à pied ou le piéton armuré qui combat contre un adversaire également armuré. Elle est utilisée dans les armées d'Europe de la fin du Moyen Âge (XIVe siècle/XVe siècle).
    Tanneguy III du Chastel, né à Trémazan vers 1368-1369 et mort à Beaucaire en 1458, élevé avec son frère Guillaume II dans la maison de Louis d’Orléans[76](Louis d'Orléans est l'arrière grand-père du roi François Ier), il fait ses premières armes en 1399 en Guyenne contre les anglais. Il aurait été envoyé dans le Milanais par le duc d’Orléans. En 1404 pour venger son frère Guillaume, il passe en Angleterre avec 400 hommes, ravage Saint-Hélier à Jersey, débarque à l’embouchure de la Tamise et sème la terreur sur les cotes anglaises pendant 8 semaines et saccage Darthmouth. En 1405 à Penmac’h, il s’oppose à une descente des anglais qui veulent brûler la flotte du comte de la Marche (Jacques II de Bourbon[80]) stationnée à Brest et tue au combat le comte de Beaumont. Revenu à la cour de Charles VI où il est conseiller et chambellan du Roi, il est nommé chambellan du duc d’Orléans puis quitte la France après l’assassinat de ce dernier par Jean sans peur en 1407. Il passe au service de Louis II d’Anjou comte de Provence et Roi de Naples. Ambassadeur en Italie, il débarque à Pise et combat Ladilas, roi de Hongrie et prétendant au trône de Naples; il le chasse de Rome le 3 décembre 1409. Il prend part à la bataille de Rocca Serra en 1411 et, rentré en France il devient un des chefs du parti Armagnac. Il est Prévôt de Paris de 1413 à 1415 chargé de l'ordre dans la ville et chasse les Bourguignons de Chevreuse. Il participe à la bataille d'Azincourt (25 octobre 1415). Après la mort du Dauphin Louis de Guyenne en 1415, il devient Sénéchal de Beaucaire en 1416. A la mort du dauphin Jean de France en 1417, il est nommé par le nouveau dauphin et futur Charles VII maréchal de ses guerres et son lieutenant général au-delà de la seine. En 1417, il est nommé maréchal et gouverneur de la Bastille, par le dauphin Charles, futur Charles VII qu'il a sauvé lors de l'émeute parisienne des Cabochiens en mai 1413 et dont il est l'un des favoris. Lors de la guerre civile, Paris est livré à Jean de Villiers de L'Isle-Adam, capitaine d'une troupe de partisans du duc de Bourgogne (en 1418 Jean de Villiers de L'Isle-Adam est fait maréchal de France en même temps que Robert ou Robin (dit Robinet) de Mailly grand panetier et Charles de Lens, amiral de France[81] massacré par les Armagnacs après le meurtre de Montereau[82],[83]). Tanneguy réussit à enlever le Dauphin qui se trouvait au milieu de ses ennemis et le protège en l'accueillant au château de la Bastille. Le 29 mai 1418, le Dauphin quittera la Bastille pour se réfugier à Bourges avec quelques fidèles[84]. "Tanneguy courut à la chambre du dauphin et, l'ayant trouvé endormi, il l'enveloppa dans l'un de ses draps et le fit porter à la Bastille". Le Dauphin n'y coucha qu'une nuit, et dès le lendemain matin, il alla à Melun et de là à Montargis. Il assiste à l’entrevue de Montereau le 10 septembre 1419 entre le dauphin et le duc de Bourgogne mais ne participe pas à l’assassinat de Jean-sans-Peur ou serait l’un des principaux instigateurs de cet assassinat (suivant les versions). Après le traité de Troyes et pour résister à la ligue anglo-bourguignonne, il avait engagé le jeune prince à demander des secours à la Castille et à l'Ecosse. John Stuart comte de Buchan débarqua à la Rochelle avec 5000 à 6000 hommes d'armes, qui avec Gilbert Motier de La Fayette, formèrent l'armée franco-écossaise victorieuse des Anglais à la bataille de Baugé. Du Chastel insista auprès du Dauphin pour qu'il honora John Stuart de la charge de connétable (vacante depuis la mort du comte d'Armagnac) pour récompenser la bravoure des Écossais et renforcer les liens entre les deux pays[34]. Il est également sénéchal de Provence, maréchal de Guyenne, gouverneur d’Île-de-France, de Champagne et de Brie[85] (cette fonction de gouverneur de Champagne et de Brie apparait aussi aux mains d'Amé Ier de Sarrebruck-Commercy[86] qui est également commandant supérieur du Luxembourg à une période où Mansart du Bois est gouverneur du duché de Luxembourg pour Louis Ier, tous deux éxécutés sur ordre de Jean sans peur[32]) et prend part à divers sièges en Languedoc et en Auvergne. A la mort de Charles VI en 1422, il fait reconnaître Charles VII et le fait couronner à Poitiers. Peu de temps après, il défend la Champagne contre le comte de Salisbury qui agissait au nom du duc de Bedford; il entra dans cette province avec son neveu Prigent VII de Coëtivy qui devint par la suite amiral, et contribuera à la victoire de la bataille de Formigny en 1450. Il fait nommer connétable Arthur de Richemont en 1425. En 1429, il pèse de tout son poids pour inciter le roi Charles VII à recevoir puis soutenir Jeanne d'Arc. Il est fait grand maître de France en 1446[78]. En 1448, le roi envoya du Chastel en ambassade à Rome pour rendre obédience au pape légitime Nicolas V. Tanguy s’arrêta à Ripaille, où l'antipape Felix V s'était retiré et obtint de lui sa renonciation à la papauté, il continua sa route vers Rome où il fut reçu. Le pontife n'oubliait pas l'obligation que l'église romaine avait envers lui, il se souvenait de la prise de Rome en 1410 par Tanguy et que cette fois il allait rendre à l’église un immense service en travaillant à son unité, où avec Jacques Coeur, il s'appliqua à éteindre le schisme d'occident[34];
    En 1429 Tanguy III pèse de tout son poids pour inciter le roi Charles VII à recevoir puis soutenir Jeanne d'Arc. Représentation de Jeanne dans un registre du Parlement de Paris par le greffier Clément de Fauquembergue, Paris, Archives nationales, 10 mai 1429.
  • La France en 1429
    Olivier du Châtel (Oliverius de Castro), frère de Tanguy (III), protonotaire apostolique[87], prieur commendataire de Pont-Saint-Esprit en 1444, nommé trésorier de la Sainte-Chapelle de Paris le 10 juin 1445, succédant à Pierre Bechebien, il le reste jusqu’à 1447 où il est remplacé à ce poste par Antoine Crespin. Il devient évêque d'Uzès, son épiscopat dure du 30 mai 1446 à 1448, date à laquelle il se démet de l'évêché d'Uzès, en faveur de son neveu, Gabriel du Châtel, et passa au siège de Carpentras[88].
  • Gabriel du Châtel, protonotaire apostolique[87], évêque d'Uzès en 1448 ou 1452, neveu d'Olivier du Châtel son prédécesseur. Suivant les uns, il succéda à son oncle le 3 des nones de décembre. D'autres prétendent qu'il fut élu par le pape Nicolas V, le 22 décembre 1449. Suivant le catalogue d'Uzès, il n'aurait été élu qu'en 1452. En 1459, il reçoit l'hommage de Guillaume de Laudun, fils de Hugues de Laudun, seigneur de Montfaucon. Il meurt le 4 septembre1463 à Rome, à l'âge de 34 ans. Il est enseveli dans l'église Sainte-Praxède de Rome, où se lit encore son épitaphe, rédigée par Alain de Coëtivy, son cousin, cardinal d'Avignon, et quarante-sixième évêque d'Uzès.
    Christine de Pisan considérée comme la première femme de lettres de langue française ayant vécu de sa plume, présente ses Épîtres du Débat sur le Roman de la Rose à la reine Isabeau de Bavière alors régente du royaume depuis que son époux Charles VI sombra dans la folie en 1392, en pleine querelle des Armagnacs et des Bourguignons. On distingue au second plan deux dames d’honneur coiffées d’un hennin. Miniature tirée du parchemin The Book of the Queen, British Library, Harley 4431 fo 3, vers 1410-1414.
  • Du Chastel (la dame) (Marguerite Aubine[89]) : Dame d’honneur de la reine Isabeau de Bavière ; le 12 mai 1413 elle fut arrêtée dans les appartements de la reine par les séditieux de Paris (Cabochiens) et jetée en prison ainsi que la dame de Noviant en Picardie, mesdames de Montauban (Bonne Visconti, cousine germaine d'Isabeau de Bavière, mariée à Guillaume de Montauban en 1411)[90] et du Quesnoy (Catherine de Villiers de l’Isle-Adam[91] dame du Quesnoy et de Moronval[92]: dame d’honneur et bibliothécaire de la reine[93],[94],[95], tante de Jean de Villiers de L'Isle-Adam maréchal de France) et onze demoiselles[79]. « Sane inter insignes feminas curiales, que in adventu ipsorum territe fugientes secreciora penetralia domus regie petebant, nobiles et fame bone dominas, de Noviento in Picardia, de Monte Auban, de Castro in Britannia ac de Quesneyo »
  • Tanneguy IV du Chastel, est vicomte de la Bellière, gouverneur du Lyonnais, du Roussillon et de Cerdagne, sénéchal de Provence. Réfugié en Bretagne, il devient grand maître d'hôtel du duc François II, puis chambellan du roi de France Charles VII. Il est un fidèle du duc de Bretagne François II qui le nomme grand maître d'hôtel et capitaine de Nantes. Grand sénéchal de Provence, il fut un proche du roi René d'Anjou, comte de Provence, qu'il soutient financièrement dans les moments difficiles. Il passe ensuite au service du roi Louis XI en 1468, et en devient le principal conseiller. Tanguy IV était un fin lettré, dont on a conservé plusieurs manuscrits et rondeaux[96], avec son épouse Jeanne Raguenel de Malestroit, ils forment l’un des premiers grands couples de bibliophiles connus. Catherine de Coëtivy parente de Tanguy (petite fille de Catherine du Chastel) apprend à lire avec sa mère Marie de Valois (fille de Charles VII et d’Agnes Sorel, élevée au château de Taillebourg par Catherine du Chastel[97]) dans des livres d’heures, elle est confiée par Louis XI à Jeanne Raguenel de Malestroit pour parfaire son éducation[98]; Catherine de Coëtivy se maria à Antoine de Chourses (la famille Chourses compte notamment Maud Chaworth épouse d'Henri de Lancastre, le beau fils Thomas Wake a pour mère Jeanne de Fiennes (famille du connétable), le beau fils Jean de Beaumont appartient à la branche anglaise de la maison de Brienne, le beau fils Henry de Percy père de Thomas Percy est cité à côté du gouverneur de Brest après Tanguy Ier du Chastel) chambellan de Louis XI, gouverneur de Béthune, bibliophile, il commanda le manuscrit "Somme abregiet de theologie" réalisé à Hesdin. Tanguy IV du Chastel perd la vie au siège de Bouchain (Nord) en Picardie, où Il fut tué d'un coup de fauconneau le 29 mai 1477 au cours d'une guerre contre la Bourgogne, après la mort de Charles le Téméraire. Louis XI le fit inhumer à Notre-Dame de Cléry, où lui-même se fera enterrer en 1483.
  • Tanguy (IV?) du Chastel est désigné en 1462 avec Jean de Lorraine, comte d'Harcourt[99] comme tuteur des mineurs de Rohan par le duc de Bretagne François II (testament d'Alain vicomte de Rohan en 1462)[100].
  • Guillaume III du Chastel, frère de Tanguy IV, Grand panetier de Charles VII, écuyer du dauphin, le futur Louis XI. Il fut tué le 20 juillet 1441, en défendant le passage de l'Oise contre les Anglais, pendant le siège de-Pontoise. En récompense de ses services, le roi ordonna qu'il fût « ensépulturé à Saint-Denis ».
  • Jehanne du Chastel (+ en 1479), soeur de Tanguy IV, mariée vers 1444 avec Yvon IV de Quelen et Vieuxchastel né avant 1420, mort en janvier 1476[28].
  • Jean du Chastel, frère de Tanguy (IV), protonotaire apostolique, archevêque de Vienne (nommé en 1446), administrateur de l’évêché de Nîmes (21 novembre 1453), abbé de Saint-Léonard de Ferrières (ancien diocèse de Poitiers) (1454). Après la mort en 1455 de Jean d'Étampes, évêque de Carcassonne, les chanoines de la cathédrale élisent Geoffroy de Basilhac leur confrère, mais Jean du Chastel est nommé par le Pape; le lui ayant disputé, Geoffroy le cède à Jean, et est fait évêque de Rieux; il est évêque de Carcassonne en juillet 1456. Jean du Chastel décède le 15 septembre 1475 dans sa maison prévôtale de la cathédrale de Toulouse, et est inhumé le 26 septembre suivant, en la cathédrale Saint-Michel de Carcassonne[101].
  • Christophe du Chastel, archidiacre de Léon, il est nommé évêque de Tréguier par Paul II. Il prend possession de son évêché le 21 juillet 1466 et prête serment au duc de Bretagne l'année suivante. En mars 1469, il reçoit dans sa cité épiscopale la visite de Charles de Guyenne le frère du roi Louis XI. Il meurt le 9 décembre 1479.
  • Olivier (III) du Chastel est évêque de Saint-Brieuc de 1506 à sa mort le 16 mai 1525.

Supports divers portant marques de la famille du Chastel[modifier | modifier le code]

Manuscrits[modifier | modifier le code]

Roseline Claerr, archiviste paléographe, ingénieur de recherche CNRS en analyse de sources anciennes, a réalisé une étude sur l’un des premiers grands couples de bibliophiles connus que furent Tanguy (IV) du Chastel et Jeanne Raguenel-Malestroit en relevant la composition de leur « librairie » :

  • Chantilly musée Condé 722 (+ Paris BnF Fr. 50 et 51). Vincent de Beauvais, Miroir historial [voir description sur le site Calames]
  • Chantilly musée Condé 882. Chartier A., Le Quadrilogue invectif [ibid.]
  • La Haye Museum Meermanno-Westreenianum 10 A 17. Jehan de Courcy, La Bouquechardière
  • Oxford Bodleian Library Douce 352. Boece, Livre de Consolacion
  • Oxford Bodleian Library Rawlinson D 876-877. Valère Maxime, Facta et dicta memorabilia, trad. Simon de Hesdin & Nicolas de Gonesse
  • Paris Arsenal 3514. Jehan de Courcy, La Bouquechardière
  • Paris BnF Fr. 25. Saint Augustin, La cité de Dieu, Raoul de presles (trad.)
  • Paris BnF Fr. 569. Brunetto Latini, Le Trésor
  • Paris BnF Fr. 723. Leonardo Bruni, Première guerre punique, Jean Le Bègue (trad.)
  • Paris BnF Fr. 738. Valère Maxime, Facta et dicta memorabilia, Simon de Hesdin & Nicolas de Gonesse (trad.)
  • Paris BnF Fr. 1276. Honoré Bovet, L’Arbre des batailles
  • Paris BnF Fr. 2663-2664. Froissart, Chroniques
  • Paris BnF Fr. 6354-6359. Vincent de Beauvais, Miroir historial, Jean de Vignay (trad.)
  • Paris BnF Fr. 9186. Le Mignon, recueil
  • Paris BnF Fr. 12781. Débat de Fortune et de Vertu devant Raison
  • Paris BnF Fr. 17270. Grandes Chroniques de France
  • Paris BnF Fr. 22532. Barthélémy l’Anglais, Le Livre des propriétés des choses, Jean Corbechon (trad.)
  • Paris BnF Nlle Acq. Fr. 21013. Flavius Josèphe, Les Antiquités judaïques ; De la Guerre des Juifs, trad. Anonyme
  • Vienne ONB 2544. Valerius Maximus, Dictorum factorumque memorabilium libri IX
  • Vienne ONB 2551. Philippe de Mézières, Songe du viel Pelerin[102]
  • Vienne ONB 2552-1553. Ludolphe de Saxe, Vie de N. S. Jésus Christ
  • Vienne ONB 2555. Boccace, Des cleres et nobles femmes
  • Vienne ONB 2559. Petrarque, Des remèdes de l’une et l’autre fortune, Nicolas Oresme (trad.)
  • Vienne ONB 2560. Boccace, Des cas des nobles hommes et femmes, Laurent de Premierfait (trad.)
  • Vienne ONB 2603. Wace, Le roman de Brut
  • Collection particulière. Histoire ancienne jusqu’à César
Jean Fouquet, "César traverse le Rubicon", XVe siècle, du manuscrit de l'Histoire ancienne jusqu'à César et Faits des Romains au musée du Louvre.

L'exemplaire de "L’histoire ancienne jusqu'à César" de la bibliothèque de Rennes appartenait à Tanguy IV du Chastel et sa femme Jeanne Raguenel de Malestroit. Il a été racheté début 2011 pour 280 000 euros. Jean Fouquet en a enluminé une version aujourd'hui démembrée et réduite à cinq miniatures.

Jean-Luc Deuffic historien médiéviste, complète cette liste :

  • New York Public Library, Spencer 041. En deux volumes, Histoire ancienne jusqu’à César. 240 + 198 f. 392 x 280 mm. Seconde moitié du XV siècle14.
  • Collection particulière. Histoire ancienne jusqu’à César, en français, présentée en 2002 par la librairie Heritage Book Shop, Inc de Los Angeles (CA). 376 f. 341 x 252 mm. Armes de Tanguy du Chastel et de Jeanne Raguenel-Malestroit au f. 1. Passé ensuite au château d’Anet. 2 col. 41 lignes. Manquent f. entre 136 et 137, 151 et 153, 365 et 367.
  • Catalogue des manuscrits trouvez après le décès de Madame la Princesse, dans son Château Royal d’Anet, 1723.
  • Vente Christie’s, London, 12 novembre 2008, lot 13.
  • Collection particulière. Mansel J., La Fleur des Histoires. 375 f. 345 x 250 mm. Passé également dans les collections du château d’Anet (Diane de Poitiers). Ventes Sotheby’s du 3 décembre 1951 (lot 20) ; Christie’s du 11 juillet 2000 (lot 86)
  • Collection particulière. Livre d’heures à l’usage de Rouen. 116 f. 182 x 127 mm. Vente Sotheby’s du 10 décembre 1969 (lot 62). Voir un autre Livre d’heures (artiste tourangeau) du catalogue Quaritch d’octobre 1908 (lot 423), 145 f., donné comme provenant d’un du Chastel[103].

Autres références:

  • Collection particulière. Livre d'heures (de Tanguy IV du Chastel) à l'usage de Rome. 162×115mm en latin et français, [France (Paris), c.1470s]. Vente Sotheby's à Londres (173,000 GBP) le 07 juillet 2015 (lot 85). Réalisé pour le noble breton Tanneguy IV du Chastel (1425-77), grand écuyer de France sous Charles VII et gouverneur du Rousillon et de la Cerdagne sous Louis XI. Avec un appétit insatiable pour les manuscrits enluminés, il commanda de nouveaux livres, et en 1476, il reçut de nombreux manuscrits confisqués à Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, héritier d'une grande partie de la bibliothèque de Jean de Berry ; l'importante bibliothèque de Chastel est maintenant dispersée, avec de nombreux volumes conservés dans les bibliothèques nationales de Paris et de Vienne. Ce livre d'heures comprend le portrait de Tanneguy du Chastel (f.26r) et les devises " BESOING EN AY " (f.25v) et " LA ME VEUGE " (f.159v). De nombreuses miniatures comportent ses armoiries, burelé de 6, d'or et de gueules (ff.26r, 46r, 60r, 66r, 71v, 153r, 160r), qui ont été surpeintes et ne sont visibles qu'au dos de chaque feuille[104].

Bibliothèque de Jean du Chastel, évêque de Carcassonne :

La « librairie » de l’évêque Jean du Chastel fut certainement dispersée à sa mort. La mention explicite du notaire sur ses ouvrages montre qu’elle avait été soigneusement inventoriée après son décès[97].

Copenhague, Bibliothèque royale

  • Thott 359. Tancrède de Bologne, Roffredo de Bénévent, etc. XIVe s.
  • Gl. Kgl. S 197. Jean André, etc.. XIIIe s.
  • Gl. Kgl. S 198. Jean André, Gencellinus de Cassaneis, etc. XIVe s.

Glasgow, Bibliothèque universitaire

  • ¤ General 1125. Terence. Petrarque. XVe s.
  • ¤ General 1189. Terence. XVe s.

Holkham Hall

  • coll. Leicester 215. Grégoire XI. Décrétales.

Paris, Bibliothèque nationale de France

  • Fr.. 6261. Histoire de l’ancien et du nouveau Testament en provençal. XVe s.
  • Lat. 8926. Innocent IV, Commentaire sur les Décrétales ; Guillaume de Mandagout, De electionibus. XIVe s.

Coimbra, Biblioteca Geral da Universidade

  • Coimbra BU 721. Jean de Imola. Commentaire sur les Décretales.
  • Coimbra BU 722 et 723. Dominique de Sancto Geminiano, Commentaire sur les Décrétales.
  • Coimbra BU 724. François de Zabarellis. Lecture sur les Décrétales.
  • Coimbra BU 725. Jean de Imola. Commentaire sur les Clémentines. XVe siècle[101]

Manuscrits "annexes" en lien avec des personnages précités:

  • Paris, Bibliothèque Sainte-Geneviève, 0022. Codicologie: codex ; parchemin ; 545 ff.; 455 mm x 320 mm. Auteur Petrus Comestor, Guiart des Moulins (traducteur). Titre: Bible historiale. Enluminures attribuées à Maître de Fauvel. Possesseur Hervé VII de Léon, Paris, abbaye Sainte-Geneviève. Notes: F. 545, Hervé de Léon a noté la date de 1341 : ms. forcément antérieur[105].
  • Epistre Othea de Christine de Pizan, réalisé vers le XVe siècle (4e 1/4). Manuscrit acquis par Catherine de Coëtivy après la mort de son époux vers 1485 ; armoiries en losange, f. 2v (cf. Roseline Harrouët) ; monogramme 'AK' de Catherine de Coëtivy et d'Antoine de Chourses.
    Chantilly, Musée Condé, 0495 (0942). Codicologie: codex ; parchemin ; 118 ff. (116, II); 185 mm x 132 mm. Auteur: Christine de Pizan.Titre: Epistre Othea. Origine: France du nord ? Datation: 15e s. (quatrième quart). Possesseur: Catherine de Coëtivy. Notes: Manuscrit acquis par Catherine de Coëtivy après la mort de son époux vers 1485 ; armoiries en losange, f. 2v (cf. Roseline Harrouët) ; monogramme 'AK' de Catherine de Coëtivy et d'Antoine de Chourses.
  • Somme abregiet de theologie, Hugo Ripelin de Argentina, 1481. Possesseur: Antoine de Chourses, chambellan de Louis XI (commanditaire), Catherine de Coëtivy. Note: "Ce présent volume fut escript et achevé à Hesdin par l'ordonnance et commandement de Anthoine de Choursses, seigneur de Maignyé et du Bois de Maine, conseillier et chambellan du roy et son gouverneur à Béthune, le premier jour d'aoust l'an mil CCCC IIII XX et I"
    Chantilly, Musée Condé, 0130 (0526). Codicologie: codex ; parchemin ; 277 ff. (V, 271, I); 386 mm x 267 mm. Auteur: Hugo Ripelin de Argentina, anonyme (traducteur). Titre: Somme abregiet de theologie. Origine: France du nord (Paris ?). Datation: 1481. Possesseur: Antoine de Chourses, chambellan de Louis XI (commanditaire), Catherine de Coëtivy. Notes: F. 276, colophon avec date, lieu et commanditaire : 'Ce présent volume fut escript et achevé à Hesdin par l'ordonnance et commandement de Anthoine de Choursses, seigneur de Maignyé et du Bois de Maine, conseillier et chambellan du roy et son gouverneur à Béthune, le premier jour d'aoust l'an mil CCCC IIII XX et I'. Même copiste que "Chantilly, Bibl. du château, ms. 0770 (1055)". Armoiries, monogramme 'AK' et emblèmes (roses et licorne) de Catherine de Coëtivy.

Sceaux[modifier | modifier le code]

Martine Fabre, Docteur en histoire (Sorbonne, Paris IV), chercheur associé au Centre de Recherche Bretonne et Celtique (CRBC), inventorie dix-sept témoignages, cités par ordre chronologique, avec les titres et qualités pris aux documents scellés et aux armoriaux.

  1. seigneur Bernard du Chastel, chevalier, attesté en 1274.
  2. Tanguy, chevalier bachelier, capitaine des châteaux et ville de Brest avec Henri de Kaer pour la comtesse de Montfort, en 1342. En 1350, il est seigneur du Chastel.
  3. Gacien, chevalier, attesté en 1369. C’est probablement lui le sénéchal d’Agenais, gouverneur de Marmande et de Damazan, capitaine de Bouglon en 1372 et 1374. L'Inventaire des sceaux de la collection des pièces originales du Cabinet des titres à la Bibliothèque nationale. Tome premier / par Roman, Joseph (1840-1924), édité en 1909, donne la description suivante: 2966 CHÂTEL (GASSION DU), chevalier, gouverneur de Marmande, Caumont, Montpouillan, Samazan, Bouglon, Le Puech, Villefranche, Goutaut, Damazan et Faolhec. Chevalier debout armé de toutes pièces, tenant une lance et portant à son bras gauche un écu en targe à un château à trois tours accompagné d'une étoile au quartier dextre du chef et d'une tête de profil tournée à dextre, au quartier senestre; au bas, à droite et à gauche, un griffon. Quittances en blanc, 13 et 23 septembre 1372, 17 septembre 1374. — Sceau ogival, de 28 mill., cire rouge, simple queue de parchemin. — T. 702, D. 16271, P. 6 à 8[74].
  4. Hervé, sire du Chastel, chevalier, qui jure et scelle l’acte de ratification du second traité de Guérande à Guingamp, en 1381.
  5. Mahieu, chevalier, attesté en 1392.
  6. Guillaume, chevalier, chambellan du roi Charles VI et du duc d’Orléans, qui participe au combat de Montendre, un combat en champ clos qui oppose quatre français et quatre anglais, en 1402. (à Montendre il s'agirait du combat des sept)
  7. Hervé, écuyer, attesté en 1415-1416.
  8. Olivier, sire du Chastel, chevalier, attesté par les sources de 1419 à 1427. Il ratifie le traité de Troyes en 1427, aux côtés de l’amiral de Bretagne, Jean sire du Penhoat, les deux sceaux apposés au même acte. Mais Olivier scelle aussi pour ses pairs, Sylvestre seigneur de La Feillée, Jean de Malestroit, seigneur de Kaer et de Beaumont, Guillaume seigneur de Ploeuc et Jeau de Kermellec, seigneur de Châteaugal. C’est lui le sénéchal de Saintonge, en 1416, mort en 1455.
  9. Tanguy, chevalier, chambellan de Charles VI, régent puis roi, maréchal de Guyenne en 1416, maréchal des guerres en 1420 ; prévôt de Paris en 1416 et 1418; gouverneur d’Aigues-Mortes en 1434; viguier et châtelain de Beaucaire et d’Aigues-Mortes en 1438; lieutenant du gouverneur du Languedoc en 1446 et 1454. Enfin, il est chevalier de l’ordre du Croissant, un ordre de chevalerie créé par René d’Anjou en 1448, et figure à ce titre dans l’armorial de l’Ordre, mais avec la mention « trespassé », le recueil vraisemblablement établi après sa mort.
  10. Un membre non identifié de la maison, attesté en 1456.
  11. Tanguy, chevalier, vicomte de la Bellière, seigneur de Rénac, chambellan du roi, premier écuyer de corps et maître de l’écurie du roi, en 1460; gouverneur du Roussillon, en 1476.
  12. Jeanne de Malestroit, veuve du précédent, son témoignage daté de 1481 et de 1492.
  13. Tanguy seigneur du Chastel, en 1497.
  14. Olivier, évêque de Saint-Brieuc [1506-†1525], son sceau attesté en 1519.
  15. Rénac, son sceau attesté en 1499. une cour de justice établie, aux armes d’un Du Chastel
  16. François, sire du nom, au XVe siècle, représenté dans les armoriaux factices.
  17. Olivier sire du Chastel, commissaire de la montre reçue à Lesneven, en 1467, avec Guillaume de Penhoat, Tanguy de Kermavan et Thomas de Kerazret, représenté dans les armoriaux factices[106].

Sépultures[modifier | modifier le code]

Basilique Saint-Denis[modifier | modifier le code]

Deux seigneurs du Chastel y ont été inhumés, par décision des rois de France:

  • Guillaume II du Chastel, chambellan de Charles VI,
  • Gisant de Guillaume du Chastel dans l'église de l'abbaye Saint-Denis, mort le 20 juillet 1441 - Bibliothèque Nationale de France, Département des Estampes et de la photographie.
    Guillaume III du Chastel, Grand panetier de Charles VII, écuyer du dauphin, le futur Louis XI. Le seigneur Guillaume du Chastel (on dit aujourd'hui Duchatel), grand pannetier du roi Charles VII, fut tué le 20 juillet 1441, en défendant, pendant le siège de-Pontoise, le passage de l'Oise contre les Anglais. En récompense de ses services, le roi ordonna qu'il fût « ensépulturé à Saint-Denis » où un tombeau de pierre, supportant sa statue couchée, également de pierre, lui fut édifié dans la chapelle de Notre-Dame la Blanche, avec l'épitaphe suivante : « Ci gît noble homme Guillaume Du Chastel de la Basse Bretagne, pannetier du roi Charles VII et écuyer d'écurie de monseigneur le Dauphin, qui trépassa le 23 de juillet, l’an de grâce 1441, durant le siège de Pontoise en défendant le passage de la rivière d'Oise, le dit jour que le duc d'York la passa pour cuider lever le dit siège, et plut au roi pour sa grande vaillance et les services qu'il lui avait faits en maintes manières, et spécialement en la défense de cette ville de Saint-Denis contre le siège des Anglais, qu'il fût enterré céans. Dieu lui fasse merci. Amen. »[107] (1441, 12 décembre - Mandement du roi pour l'exécution, par l'amiral de France (Prigent VII de Coëtivy) et autres, du testament de Guillaume du Chastel, et pour l'érection de son tombeau en l'église Saint Denis, près Paris.)[108]

Église Saint-Paul, ancienne église des Cordeliers à Beaucaire[modifier | modifier le code]

À La nef de l'église des Cordeliers du XIVe siècle fut ajouté en 1450 un chœur étayé de petits arcs boutants d'où émerge la flèche à crochets typique des clochers méridionaux du XVe siècle. C'est Tanneguy du Chastel, viguier de Beaucaire, qui en fut le maître d'ouvrage et un écu portant ses armes orne la clef de voûte sise face à la porte latérale donnant sur la rue Eugène-Vigne.

Tanguy III du Chastel mourut à Beaucaire en 1458 (il aurait eu 88 ans, étant né en 1370) selon les anciennes archives des Cordeliers, dans les sacs des Bulles no 85, on y voyait une note du marquis de Maillanne :

«Anno Domini 1457, die 12 junii quae erat Dominica Trinitalis, fuit consecrata ecclesia Fratrum minorum conventus Bellicadri, ad requisitionem domini praepositi Tanequini de Castro, per dominum Ervensem ad requestam domini legati Avenionensis, nepotis domini praepositi, coemiterium et claustrum, cujus expensoe per dominum praepositum solutœ sunt.»

Au bas de cet acte, on lit :

« Anno Domini 1458, et penultima martii, die jovis sancta migravit ad Dominum, serenissimus miles dominus Tanequinus de Castro, Bellicadri vicarius, et praepositus Parisiensis, et die mercurii sequenti, fuit tumulatus in choro ecclesiae istius conventus, à quo habemus singulis annis à civibus Arelatensibus 8’ junii pensionem sexaginta florenorum. Requiescat in Pace.»[109]

Basilique Santa Prassede de Rome[modifier | modifier le code]

Pierre tombale de l'église Sainte-Praxède, dans le pavement de la nef gauche, entre la troisième et la quatrième colonne. Elle est aujourd'hui complètement effacée :

« I) — GABRIELI DE CASTRO EPO

II) — VTICEN ORIGINE BRITONI CONSOBRINO CARISSIMO ALANVS SACRE EDIS

III) — CARDINALIS AVINIONEN IN MERENTI

IV) — FECIT OBIIT ANO XPI MCCCCLXIII MENSE SEPTEMBRI ETATIS SVE XXXIIII[110] »

Basilique Notre-Dame de Cléry[modifier | modifier le code]

Cathédrale Saint-Michel de Carcassonne[modifier | modifier le code]

Jeanne du Chastel présentée par le prophète Isaïe, Maîtresse vitre de l'église de Confort-Meilars vers 1530. Photo Jean-Yves Cordier.

Église Notre-Dame de Confort-Meilars[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame de Confort est construite sous François Ier, entre 1528 et 1544. Elle a été fondée par Alain III de Rosmadec, marquis de Pont-Croix et comte de Molac, et son épouse, Jeanne du Chastel. Elle présente toutes les caractéristiques de la première période du style ogival.

La maîtresse vitre de l'église est consacrée à l'arbre de Jessé[114],[115], au bas on distingue le prophète Jérémie qui présente le donateur Alain de Rosmadec et en vis à vis, Jeanne du Chastel (fille Olivier du Chastel + 1476 et Marie de Poulmic, alliance Rosmadec) présentée par le prophète Isaïe. Sa robe damassée, sa chemise blanche à col montant, ses bijoux (collier, broche, bagues à tous les doigts), ses manches réalisées avec ce verre rouge gravé de la robe de Jessé et la présence de crevés (ou taillades) propres aux règnes de François Ier et de Henri II dans l'histoire du vétêment, confirment une datation vers 1530[115],[116].

Jeanne du Chastel (alliance Bouteville) présentée par Sainte Marie-Madeleine, Baie 2 de la Chapelle Sainte-Barbe du Faouët. Photo Jean-Yves Cordier.
Chapelle Sainte-Barbe du Faouët

Chapelle Sainte-Barbe du Faouët[modifier | modifier le code]

La chapelle Sainte-Barbe est située sur la commune de Le Faouët dans le Morbihan, étape sur un des chemins bretons du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle et sanctuaire attirant de nombreux fidèles lors du pardon de sainte Barbe. La chapelle est éclairée par six baies, dont quatre (baies 1 ; 2 ; 3; et 6) ont conservé leur verrières d'origine, installées entre 1512 et 1515 lors de sa construction commanditée par le seigneur du lieu, Jean de Bouteville. La baie 2, dite de la Transfiguration, se situe à l'est de l'autel principal, sur un mur oblique délimitant le chœur de cette curieuse chapelle dépourvue de nef.

La donatrice Jeanne du Chastel (fille Tanguy du Chastel +1521 et Marie du Juch, alliance Bouteville) est présentée par sainte Marie-Madeleine au registre inférieur de la baie 2. Elle est à genoux face au prie-dieu où est ouvert son livre d'Heures. Elle porte la coiffe noire type "Anne de Bretagne" déjà décrite sur la donatrice de la baie 1. De même, elle porte le bustier à décor médian de médaillons dorés, et à encolure carrée, également décrit en baie 1. Par contre, la lourde chaîne en or à anneaux ovales, signe de richesse et donc de haute noblesse, ne se trouvait pas en baie 1. C'est un argument possible pour identifier ici Jeanne de Chastel, la dame de Faouët "en exercice". Les armoiries parti Bouteville et de Chastel de sa robe nous y incitent, mais comme elles sont dues à une restauration, elles ne sont pas un indice fiable d'identification. De même, la manche bleue et son revers en verre vert gravé est l'œuvre d'un restaurateur. L'altération des mains et du livre témoigne de leur ancienneté. Au dessus de la niche violette à cul-de-four, les deux anges joueurs de cornemuse sont présents comme en lancette A (et en lancette C)[115],[117].

Généalogie[modifier | modifier le code]

À la réformation de 1491, la famille du Chastel avait justifié de quatorze générations[3], la famille était donc toujours en possession, à la fin, dès la fin du XVe siècle, de documents prouvant son ascendance probablement jusqu'au XIe s. Selon Olivier Rouchon, docteur en histoire et maître de conférences à l'université d'Avignon; disposer d’une généalogie sur titres devait être peu commun dans le royaume de France au début du XVIe siècle car il n’y avait pas encore de pression étatique contraignant les familles nobles à prouver leur ancienneté. Des recherches de noblesses avaient lieu dans quelques régions qui constituaient des cas particuliers, notamment en Normandie de 1463 à 1523; à cette dernière date, la plupart des nobles de Normandie furent capables de « déclarer leur généalogie » et de la prouver avec des actes mais sur trois à cinq générations en général[4].

Le Bulletin de la Société académique de Brest, tome XIX, 1894, cite au sujet de la réformation de 1491: "1491, date mémorable, où les ombres des vieux Tierns bretons gémirent et pleurèrent dans leurs sarcophages de granit, sur l'indépendance ravie à leur ancienne Bretagne, soudée indissolublement à la France, par le mariage de la duchesse Anne avec le roi de France, Charles VIII."[14]

Anne de Bretagne s'est mariée successivement à Maximilien de Habsbourg (1490-1491), Charles VIII (1491-1498), Louis XII (1499-1514).

Cette généalogie[118] est simplifiée et reste lacunaire[119] :

Les documents présentés à la réformation de 1491 devaient probablement couvrir les XIe et XIIe siècles, les mentions de personnages pour cette période ci-dessous peuvent constituer des cas d'homonymies ou non mais peuvent également être issus de documents douteux indépendant de la famille du chastel en particulier (cf listes de Delvincourt "où sont mentionnés tous les nobles du duché").

La tour Tanguy de Brest bâtie par Tanguy Ier du Chastel.
L'hôtel de Tanneguy du Chastel à Recouvrance (dessin du XIXe siècle)
  • 1057 à Nantes et 1080 à Rennes : premières mentions de personnages dits "du Chastel" appartenant ou non à ce lignage dans des actes officiels.
  • Marc du Chastel (Marc de Castro) témoin dans une charte de saint-Georges en 1080[120].
  • Arthur du Chastel (Artur de Castello), témoin dans un acte donné en 1086 au profit de l’abbaye Saint-Florent de Saumur par Giron pourrait être apparenté à ce dernier, détenteur du château qui depuis porte son nom (Châteaugiron)[26].
  • 1185 : deux membres dits "du Chastel" participent à une assise tenue cette année-là par Geoffroy II, duc de Bretagne. Cette référence correspond à une des listes dressées vers 1780 par Nicolas Delvincourt "où sont mentionnés tous les nobles du duché"[121], ces listes constituant de faux documents[26].
  • vers 1250 : Bernard du Chastel époux de Constance[26] de Léon, scelle de son sceau un acte en 1274. « Il y est représenté à cheval, tenant l'épée haute de sa main droite, et soutenant de la gauche un écu chargé de fasces, le cheval caparaçonné aux mêmes armes. »[122]
    • fin XIIIe siècle : Hervé du Chastel (son existence est attestée par des actes de 1288 et 1294), époux de Sybille de Leslem, reçoit en fief le bourg de Recouvrance en remerciement de sa résistance lors d'un siège de Brest par les Anglais, probablement en 1296. « La Motte-Tanguy, sur laquelle s'élèvera plus tard, à l'initiative de Tanguy Ier du Chastel, la bastide de Quilbignon, marquait le siège de cette juridiction »[123]. Cette tour, désormais connue à Brest sous la dénomination de tour Tanguy, avait été construite pour asseoir le pouvoir de cette seigneurie, en face du château qui représentait le pouvoir ducal.
      • Bernard II du Chastel, époux d'Éléonore de Rosmadec.
      • Juzette du Chastel, épouse d'Yvon le Moyne, chevalier, duquel sont issus les seigneurs de Trévigner en l'évêché de Léon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Armorial et nobiliaire de l'évêché de Saint-Pol-de-Léon en 1443 par le marquis de Refuge, retirage Memodoc (ISBN 2-914611-09-9), p.xxx[réf. non conforme].
  2. Frédéric Morvan, « Le Livre des Ostz (1294), un éclairage sur les rapports du duc avec la noblesse bretonne à la fin du XIIIe siècle », dans Jean Kerhervé (dir.), Noblesses de Bretagne du Moyen âge à nos jours (lire en ligne).
  3. a et b Prosper Jean Levot, Biographie Bretonne - Tome 1, Vannes, Cauderan, , p. 338.
  4. a et b Olivier Rouchon, L’opération généalogique: Cultures et pratiques européennes, XVe-XVIIIe siècle - Pour un panorama des écrits généalogiques en France à la fin du Moyen Âge (XIVe-début du XVIe siècle) Germain Butaud, Presses universitaires de Rennes, , 278 p., p. 141-163, L'auteur cite notamment: "la famille du Chastel" qui prouva une filiation remontant à 1200 sur dix générations. Celle-ci est une famille homonyme de Normandie > H. Sauvage, « La Recherche de Jean Le Venart, lieutenant de l’élection de Coutances au siège de Saint-Lô, commissaire du roi en 1523 », Notices, mémoires et documents publiés par la Société d’agriculture, d’archéologie et d’histoire naturelle du département de la Manche, vol. 23, 1905, p. 66-89 ; vol. 24, 1906, p. 53-88 ; vol. 25, 1907, p. 67-96 ; vol. 26, 1908, p. 5-20. Sur la famille du Chastel, tirant son nom d’un lieu-dit de la commune d’Hébécrevon (Manche), et à ne pas confondre avec la célèbre famille bretonne homonyme, voir ibid., vol. 23, p. 73-74, 79-84.
  5. Henri Waquet, « « Sur le sobriquet de Barbetorte » Notes de lectures », Annales de Bretagne, Tome 51, numéro 1,‎ , p. 230-231
  6. Arthur de la Borderie, Histoire de la Bretagne, Vol II, 1899, réédition par Joseph Floch à Mayenne, , p. 387
  7. a et b Jacques Baudoin, Grand livre des saints: culte et iconographie en Occident, Nonette (63340), éditions Créer, (lire en ligne), p. 256-257, 107
  8. Annie Bardel, « Les Vikings à Landévennec. Les traces du passage des Normands en 913 », Chronique de Landévennec, n°85,‎
  9. a et b M. Hubert Le Bourdelles, « Les Bretons à Montreuil-sur-Mer vers 920. Leur création culturelle », Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France / Année / 1997 / 1995 pp. 44-52,‎ , p. 44, 45 (lire en ligne)
  10. P. Feuchère, « Les origines du Comté de Saint - Pol (Xe Siècle- 1205) », Revue du Nord / Année 1953 / 138,‎ , p. 127 (lire en ligne)
  11. C'est suite à la crise de succession de cette maison de Wessex sous Édouard le Confesseur que Guillaume le conquérant s'empare du trône d'Angleterre en 1066 après la bataille d'Hastings.
  12. Selon cette même source (Les Bretons à Montreuil-sur-Mer vers 920. Leur création culturelle), deux manuscrits concernant la Vie de Saint Guénolé ont été conservés jadis à l'abbaye de Marchienne et d'Anchin.
  13. André Chédeville et Hubert Guillotel p. 397-398.
  14. a et b Bulletin de la société académique de Brest - Deuxième série - Tome XIX - 1893-1894, Brest, Imprimerie Dumont, (lire en ligne)
  15. Dalc'homp Sonj, L'origine géographique des Bretons armoricains, , 69 p.
  16. Société académique de Brest, Bulletin de la Société académique de Brest - Deuxième série Tome XIX, Brest, Dumont, (lire en ligne), p. 138-139
  17. Bernard Merdrignac, « « Présence et représentations de la Domnonée et de la Cornouaille de part et d’autre de la Manche » », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, 117-4,‎ 2010, mis en ligne le 15 décembre 2012 (lire en ligne)
  18. Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, Précis analytique des travaux de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, , p. 37
  19. a b et c Inventaire des Monuments et Richesses artistiques de la France : Commission régionale Bretagne, Y-P. Castel, Y. Dautier, J-C. Menou, D. Moirez., Notre-Dame du Crann en Spézet ses vitraux et ses sculptures, Châteaulin, JOS le Doaré, (lire en ligne)
  20. Ambroise Tardieu, Le Livre d'or des Croisés à Clermont-ferrand (19 mai 1895), Clermont-Ferrand, Impr. Protat frères, (lire en ligne), p. 97
  21. Société académique de Brest, Bulletin de la Société académique de Brest, Paris, 1861 (tome 2)-1862 (lire en ligne), p. 249-307. Notamment p. 250 (« Penfeld / Penfeel ») : « Il est naturel d'inférer que les seigneurs (de la maison du Châtel) étaient propriétaires de la Penfeld ou tout du moins d'un droit de parcours sur toute son étendue. »
  22. Hypothèse de rapprochement entre un « lieu », probable « château d'importance / ville close » et la Penfeld :

    « Le château de Brest est situé au centre-ville. Son entrée principale s'ouvre sur le boulevard des Français-Libres. Il est construit sur un éperon rocheux que la rivière a creusé dans la falaise à l’embouchure de son estuaire. Depuis ce lieu où il domine la mer, il contrôle l’accès à la Penfeld et la remontée de l’Élorn vers Landerneau tout en surveillant une majeure partie de la rade et son entrée : le goulet. »

    — Source : château de Brest.

  23. Bernard du Chastel était époux d'Amé/Anne de Léon. Amé de Léon est aussi le nom de la fille d'Hervé IV vicomte de Léon, avec elle s'éteint le lignage des vicomtes de Léon.
  24. Contributeur : La Borderie, Arthur Le Moyne de (1827-1901). Éditeur scientifique., Recueil d'actes inédits des ducs et princes de Bretagne (XIe, XIIe, XIIIe siècles) / publ. et annotés par Arthur de La Borderie,..., Rennes, Impr. de C. Catel, , 326 p., 1 vol. (lire en ligne), p. 250-251 et p. 261-263.
  25. En 1274, Bernard du Chastel, n'étant pas "seigneur du chastel", ne tirerait à priori pas son nom de la seigneurie du chastel contenant le château de Coëtangars-Pont-ar-C'hastel reçu en 1343.
  26. a b c et d André-Yves Bourgès, « Les origines fabuleuses de la famille Du Chastel par André-Yves Bourgès. », sur Tudchentil, Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « :15 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « :15 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « :15 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents.
  27. Le "nom propre" désignant un lieu pourrait-être situé en Bretagne ou hors de Bretagne.
  28. a b c d e f et g Hervé Torchet, Illustrations de Annick Chauvel, Préface de Michel Nassiet, Diocèse ou évêché de Saint-Malo - Réformation des fouages de 1426, les Éd. de la Pérenne, , p. 165-166, alliance Quelen-du Chastel p 235-236
  29. Lieu de conservation: Archives nationales de France Cote: J 241B no 41 Support: parchemin Hauteur sans repli: 116mm Largeur: 246mm Nombre de sceaux sur l’acte: 3 Langue du document: Français Nature diplomatique de l’acte: lettre Date (exacte n.s. par défaut) : 1342 Date quantième: vendredi 1er mars 1342 - le vendredi qui suit Reminiscere de l'année 1341 (a. st.)Style de l'acte: ancien styleLieu d'émission :Jeanne de Monfort devait être à Brest lorsqu'elle accorda cette trêve, car des lettres de sauvegarde qu'elle délivra aux habitants de Saint-Malo sont données « à Brest, le jour où l'on chante Reminiscere l'an MCCCXLI. » (AN, J 241B, no 40.)Analyse :Lettre de trève conclue entre Jeanne de Flandre-Montfort et Charles de BloisFormule de corroboration :Donné tesmoen nostre grant sael et ensamble o le sael nostre très cher et très aemé et féal bachelier monseigneur Tengui dou Chatel nostre cappitaine de Brest, tant pour li que pour ceulx de la ville de Brest, et le sael nostre aemé et féal bachelier monseigneur Henri de Kaer, le vendredi amprès Reminiscere l'an mil trois cens quarante et un.Commentaire :Jeanne de Flandre s'intitule dans l'acte « Nous Jehane de Flandres duchesse de bretaigne comtesse de richemond de monffort et vicomtesse de limoges ».2 sceaux pendants sur simple queue de parchemin. Traces du 3e sceau, disparu.Analyse et transcription :Chroniques de J. Froissart, t. 3e, 1342-1346, éd. Luce, Siméon, Paris : Mme ve Jules Renouard, 1872, n. 1 p. iihttp://www.sigilla.org/fr/sgdb/acte/27943
  30. a et b Jocelyn Martineau et Patrick Kernevez pour l'institut National de Recherches archéologiques préventives, Château de Roc'h Morvan - La Roche Maurice (29237002AH-Finistère) - Rapport intermédiaire 2003 - Volume 1 texte, , 278 p., Rymer, Foedera, II, 1240 (indication de M. Jones) p.27
  31. a b et c Patrick Kernévez - Mémoire de la société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, Les châteaux du Léon au XIIIe siècle, , p. 111-112
  32. a b et c - Famille de Bohun ayant fourni des lords-grands-connétables d'Angleterre du XIIe au XIVe s.↵↵- Famille de Fiennes, Maud est la grande tante de Robert de Fiennes connétable, Maud selon les généalogistes est aussi la sœur de Robert de Fiennes seigneur de Heuchin époux de Colle (Colaye, Caule, Claude) de Luxembourg donnant les seigneurs dits "du Bois" (d'Esquerdes, d'Annequin), de Boyeffles, et de Raincheval (Cf Lefebvre, Histoire générale et particulière de la ville de Calais et du Calaisis ou pays reconquis, Paris, Debure, 1766, p. 665-666). Au XIVe-XVe s, on trouve notamment Jean, seigneur du Bois et d’Annequin, chevalier, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne Jean sans peur, capitaine de L’Écluse de 1411 à 1415, tué à Azincourt le 25 octobre 1415 (AD Nord, B 4088, fol. 90 r°) fils de Jean du Bos, châtelain de Beuvry en 1360 (A.Dep. P.-de-C., A693, 18 juillet 1360) époux de Jeanne d'Annequin en 1362, sœur de Gilles d'Ennequin dit l'Esclave (bâtard) et sœur de Baudouin de Lens, sire d'Annequin (A.Dep. Nord, B 15733, 1372, relief d'Annequin), petit-fils de Baudouin I d'Annequin cité lors du procès de Robert d'Artois et nommé arbitre pour juger le différent qui existait entre la comtesse Mahaut d'Artois et la noblesse du pays. Baudouin de Lens, sire d'Annequin est présent lors de batailles en Normandie en 1351-1352, puis en Bretagne 1353-1354 où il fait la connaissance de Bertrand du Guesclin. Il est fait prisonnier en Angleterre avec le roi Jean le Bon dont il devient l'ami; nommé chambellan royal, libéré en 1357, en charge de plusieurs mission secrètes entre le roi et son fils le futur Charles V. Défend le château de Tonnerre contre le roi Edouard III en personne. Gouverneur de la Flandres Wallone à Lille et gouverneur de Douai, nommé en 1357 ou 1358 grand maître des arbalétriers (Bulletin de la Société d'études de la province de Cambrai, Lille. Volume 41,Numéro 2, 1946, p59-84). Il meurt en 1364 à la bataille de Cocherel où on le trouve aux côtés de Bertrand du Guesclin et Olivier de Mauny.↵↵Sur Jean du Bos tué à Azincourt: Azincourt par René Belleval, Paris, J-B Dumoulin libraire, 1865, p. 153. Sur Jean du Bos et les seigneurs d'Annequin: Memorial Historique et Archéologique du Departement du Pas-de-Calais, Par M. Harbaville, Tome Premier, Arras, Chez Topino, 1842, p. 298.↵↵Parmi les seigneurs dits « du Bois » de cette maison de Fiennes, on note également :↵↵Tristan du Bois (seigneur de Raincheval et Famechon (Somme)), gouverneur de Lille et de Douai en 1366 (fonction préalable de Baudouin de Lens, sire d'Annequin, grand maître des arbalétriers, frère de Jeanne de Lens mariée à Jean du Bois (de Fiennes) père de Jean II du Bois chambellan de Jean sans peur); bailli de Lille, Douai « et appartenances », et garde du sceau de la baillie de Douai en mars 1368 (Arch, nat., Xlc 19a, no 108; Bibl. Sainte-Geneviève, ms. F, fol. 13, p. 45). Des sceaux le qualifient conseiller du roi et bailli de Vermandois (16 novembre 1373), chevalier et commissaire des aides en Artois (9 juin 1382), conseiller du roi, gouverneur des baillies de Tournai et Tournésis (1388), cf G. Demay, Inventaire des sceaux de la collection Clairambault à la Bibliothèque nationale, n08 1141, 1259. — A. Coulon, Inventaire des sceaux de la Bourgogne, no 714. En 1393, il est nommé maître des requêtes de l'hôtel et le siège qu'il occupait alors aux requêtes du palais passa, malgré l'opposition de Philippe des Essarts, à M° Philippe de Corbie (Arch, nat., Xla 4788, fol. 13). Au nombre de ses amis figurent Eustache de Laistre et Jean Budé, notaire-secrétaire du roi. Il fut prévôt de l'église d'Amiens et chanoine de Tournai (Arch, nat., X1c47a, no 14, 7 août 1383). Le 25 décembre 1404, il fit son testament, légua des terres à ses frères Mansard et Gasselin Du Bos, à ses neveux, à sa sœur, la dame de Goy, et fixa le lieu de sa sépulture (Arch, nat., Xla 9807, fol. 201). 11 mourut en novembre 1407.↵↵Tristan du Bosc (Bois) : Maître des requêtes de l’hôtel du roi de France.↵↵Mansard du Bois (frère de Tristan) chevalier, chambellan de Louis d’Orléans, gouverneur du duché de Luxembourg, cité dans une lettre de Louis d’Orléans du 13 aout 1407 : « Loyz filz de roi de France, duc d’Orliens… c’est assavoir à nostre amé et féal chevalier chambellan messire Mansart du Bois, gouverneur du duché de Luxembourg... » Source : Publications de la section Historique de l'institut Royal Grand-Ducal de Luxembourg, Volume XL, Luxembourg, Imprimerie de la Cour, V. Bück, 1889, p. 129.↵↵Louis Ier d'Orléans est mort assassiné le 23 novembre 1407 sur ordre de son cousin Jean sans Peur, duc de Bourgogne. Louis frère cadet du roi Charles VI, participait au conseil de régence du royaume de France pour suppléer son aîné atteint de démence.↵↵« La mort de Mansard du Bois... illustre chevalier picard...qui fut condamné à la peine capitale et pendu le 16 janvier (1411). On déplora sa fin ignominieuse… sa vaillance, sa générosité...sa personne lui avaient concilié l’affection de tous. Partisan du duc d’Orléans, et ne pouvant oublier l’assassinat de son père, il avait plusieurs fois reproché au duc de Bourgogne son attentat et sa perfidie, et déclaré publiquement que, tant qu’il vivrait, il le regarderait comme son ennemi mortel. Interrogé sur la dernière campagne, il répondit franchement qu’il n’ignorait pas qu’elle avait été entreprise au préjudice du duc...» Source : Chronique du religieux de Saint-Denys, Tome 4, p. 595.↵↵Capturé par les partisans bourguignons à la reprise du Pont de Saint-Cloud en novembre 1411; fut « décapité ès halles messire Mansart du Bois, natif de Picardie; et fut son corps pendu par les aisselles au gibet de Montfaucon. et la tête demeura sur une lance ès dites halles de Paris; et fut faite cette exécution à l'instance et pourchas dudit duc de Bourgogne, pour ce qu'icelui messire Mansart était son homme lige et ce nonobstant l'avait défié par lettres scellées de son scel, au temps que les trois frères d'Orléans, dont dessus est fait mention, défièrent ledit duc; et ne put être sauvé par prière de ses amis, jà soit ce que grand'diligence en fût faite; car plusieurs en y avait de grand'autorité qui servaient le dessusdit duc de Bourgogne, qui s'en mirent en grand'peine; mais ce porta petit effet. » L'Histoire de France recontée par les contemporains, Volumes 25 à 28, Charles VI 1380-1400, Extraits publiés par B. Zeller, Paris, Hachette, 1886, p. 82.↵↵"Le bourgeois de Paris" anonyme relate dans son journal l’exécution du chevalier Mansart du Bois, qui refuse de prêter allégeance au duc de Bourgogne. Le bourreau est tellement terrorisé lors de l'exécution qu’il en meurt six jours plus tard : « Puis refut prins ung autre chevalier de la bande, nommé messire Manssart du Bois, ung des beaux chevaliers que on peust voir, lequel ot la tête couppée es halles de Paris, et de sa force de ses espaulles, depuis qu’il ot la teste couppée, bouta le tronchet si fort qu’à pou tint qu’il ne l’abaty, dont le bourreau ot telle freour, car il en mouru tantost après six jours, et estoit nommé maistre Guieffroy. Après fut bourrel Cappeluche, son varlet.18 » Source : Miscellanea Juslittera, Volume 7, Droit et Littérature (XIe-XVIIIe s), Le Bourreau en questions, Un Monsieur très discret. Le bourreau dans les sources historiques. Frédéric Armand, p. 26.↵↵Mansart du Bois (de Fiennes) était l ‘époux de Jeanne de Créquy, sœur de Jean IV de Créquy marié à Jeanne de Roye, sœur d’Ade de Roye mariée à Olivier de Mauny (lui-même marié ou remarié à Marie du Pont veuve de Guillaume II du Chastel) cousin de Bertrand du Guesclin qui reçut l’épée de connétable sur conseil et à la suite de Robert de Fiennes. Dans la maison de Louis duc d'Orléans, on trouve notamment d'anciens compagnons d'armes de Bertrand du Guesclin, parmi lesquels "les Mauny, Pontbriand, Coëtivy, Du Chastel, Eustache Deschamps" (1), mais aussi Gasselin du Bos (ou du Bois) chambellan du roi Charles VI, Mansart du Bos (ou du Bois) chambellan du duc d'Orléans, Guillaume du Chastel chambellan du duc d'Orléans et du roi Charles VI, Hervé de Mauny chambellan du duc d'Orléans et du roi Charles VI (2)↵↵(1) Source: Thèse de Master: Chacun son Guesclin : La réception des quatre versions de l’œuvre de Cuvelier entre 1380 et 1480. Yvonne Vermijn, Sous la direction de : Dr Katell Lavéant, Dr Jelle Koopmans, RMA Medieval Studies, Université d’Utrecht, page 38. (2) Source: Un Prince en son Hôtel; les serviteurs des ducs d'Orléans au XVe siècle, Elizabeth Gonzales, Publication de la Sorbonne, 2004.
  33. a et b Mémoires de Charles Gouyon : baron de La Moussaye (1553-1587) / publiés, d'après le manuscrit original par G. Vallée,... P. Parfouru,..., Paris, Vallée, George (1853-1926). Éditeur scientifique. Parfouru, Paul (1846-1905). Éditeur scientifique., , 1 vol. (XXXVI-248 p.) : pl., portr., fac-sim., carte ; In-8° - Nombre total de vues : 430 p. (lire en ligne), p. 157.
  34. a b et c Société académique de Brest, Bulletin de la Société académique de Brest, Paris, (lire en ligne), Guillaume du Chastel p. 139, John Stuart et les écossais p. 160-161, Mission vers Rome et l'antipape Félix V p. 168-169
  35. (en) Joseph Biancalana, The Fee Tail and the Common Recovery in Medieval England 1176–1502, Cambridge, Cambridge University Press, , 498 p. (ISBN 9781139430821), p. 156 :

    « Maud de Fiennes (sister of William de Fiennes) »

  36. M. Lefebvre (prêtre), Histoire générale et particulière de la ville de Calais et du Calaisis ou pays reconquis, précédée de l'histoire des Morins (etc.), Paris, Guillaume-François Debure, (lire en ligne), p. 665-666
    Notes sur la famille de Fiennes et ses différentes branches, notamment celles de Robert de Fiennes connétable, de Dubois-Desquerdes, de Boiefles, de Rainchevale, ces dernières comptant au XIVe-XVe siècle des personnages impliqués dans la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.
  37. (en) George Baker, The History and Antiquities of the County of Northampton - Volume 2, London, J.B. Nichols and son, (lire en ligne), p. 273-274
  38. Édouard Garnier ("A noz amez et féaulx le sire de Fieules, nostre cousin, connestable de France..."), « Notice sur Robert de Fiennes, connétable de France (1320-1384) », Bibliothèque de l'École des chartes / Année 1852 / 13 / pp. 23-52,‎ , p. 40 (lire en ligne)
  39. L'article wikipédia sur Gui de Dampierre, établit notamment certains de ces liens de parenté, notamment ses tantes Philippa, fiancée d'Edouard II d'Angleterre et Marguerite mariée au fils d'Alexandre III d'Ecosse.
  40. Bautier 1992.
  41. Se référer à l'arbre de la Maison Plantagenêt.
  42. Marjolaine Lémeillat, Pierre, fils de Jean II, duc de Bretagne ou l’existence mouvementée d’un noble cadet dissipateur - Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, tome 122, no 2, (lire en ligne), p. 7-41
  43. Christelle Balouzat-Loubet, CRULH - Centre de Recherche Universitaire Lorrain d'Histoire, Le soulèvement nobiliaire en Artois (1314-1319) : de la révolte nobiliaire à la tentative de coup d’État., , 3, 7, 8 p. (lire en ligne)
  44. a et b Édouard Garnier, Notice sur Robert de Fiennes, connétable de France (1320-1384). [article] Bibliothèque de l'École des chartes, Bibliothèque de l'École des chartes, année 1852, p46, Jean de Fiennes p24
  45. Alain Provost - Élisabeth Lalou, Les Comtes d’Artois et leurs archives. Histoire, mémoire et pouvoir au Moyen Âge > Le comté d'Artois (XIIIe-XIVe siècle) Élisabeth Lalou (lire en ligne), p. 23-32
  46. a et b François le Bot, président du cercle archéologique Brestois, Compte rendu des sondages effectuées sur les ruines du château féodal de Pont-ar-C’hastel. Numéroté "1281", Cercle archéologique - 45 rue Jean Macé, Brest - 29N -, Cercle archéologique Brestois, (lire en ligne)
  47. Pol Poitier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne - Volume 1, Nantes, Paris, Forest et Grimaud (Nantes), Aubry (Paris), (lire en ligne), p. 180
  48. « ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-THUAL sur Infobretagne.com »
  49. Université de Bretagne occidentale centre de recherche bretonne et celtique U.R.A 374 du CNRS, La structuration de l’espace Plouzaneen, en Basse Bretagne : Dynamique d’un paysage, usages, représentations, Mission du patrimoine ethnologique du Ministère de la Culture, vers 1989, p. 37, 39, 52, 54
  50. Frotier de la Messelière, Le Poher, ses monuments, ses fiefs, ses manoirs, Etude historique, Saint-Brieuc, Presses Bretonnes, (lire en ligne), p. 18
  51. Pol Potier De Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne - Tome 3, Cressé 17160, Editions des régionalismes, 2012-2015, p. 286
  52. « L'inventaire du patrimoine culturel en Bretagne - Chapelle Notre-Dame-du-Crann, Le Crann (Spézet) »
  53. « Nobilis et potens dominus D. Herveus de Leonia, dominus de Noyon, miles », qualifié ainsi dans un traité passé en 1337, avec Jeanne de Montmorency, sa mère.
  54. Hervé VII de Léon, fils d'Hervé VI, seigneur de Noyon-sur-Andelle, qui a épousé, en 1307, Jeanne, fille aînée d’Érard de Montmorency, seigneur de Conflans-Sainte-Honorine, et de Jeanne, dame de Longueval. Par ce mariage, la maison de Léon approche le milieu des grands officiers de la couronne. Source: Extrait du Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 2002, p. 279-312. GENEALOGIE DES HERVE DE LEON (vers 1180 – 1363) par Patrick Kernévez et Frédéric Morvan. Les couples Erard de Montmorency et 1)Jeanne de Longueval et 2)Clémence de Muret, comptent notamment pour descendants: Jean de Montmorency x Isabelle de Clermont-Nesles, Jeanne de Montmorency x Renaud de Longueval, Hugues de Montmorency x Jeanne d'Harcourt, Catherine de Montmorency x Mathieu III de Roye.
  55. Wauthier de Masny naît à Masny dans le Comté de Flandre. Auberchicourt et Mauny sont deux anciens villages voisins où se trouvait en 1337 la Tour de Masny, reste du château de Wauthier de Masny ayant brûlé Mortagne. Il est cité dans le petit poème du « Vœu du Héron » et dans les chroniques de Froissart.↵↵Source: Trouvères, jongleurs et ménestrels du nord de la France et du midi de la Belgique - Tome IV - Arthur Dinaux, Paris - Bruxelles 1863, p. 530.

    « La terre de Masny est située près de Douay. Dans les chartes, on lit toujours Mauny. Telle est l'orthographe du nom de Mauny dans une charte conservée à Paris aux Archives impériales, où Olivier de Mauny se porte plėge pour le sire de Lascours, chevalier breton, et dans un document de 1353 relatif à Isabeau de Mauny, veuve de Jean de Barbançon. Enfin, c'est ainsi que l'écrit Gauthier de Mauny dans une quittance du 12 mai 1362, par laquelle il renonce, moyennant 19,000 florins d'or, à toutes ses prétentions contre Marguerite de Hainaut et Aubert de Bavière. »

    — Le Premier livre des chroniques de Jehan Froissart : texte inédit publié d'après un manuscrit de la bibliothèque du Vatican. Par Kervyn de Lettenhove, Tome Ier, Bruxelles, 1863, p. 25.

    « Courageux de Mauny cousin d'Eustache d'Auberchicourt »

    — Œuvres de Froissart: publiées avec les variantes des divers manuscrits. Kervyn de Lettenhove - Chroniques - Tome Vingt-deuxième, Imprimerie et Librairie Mathieu Closson et cie, Bruxelles, 1875, p. 184.

    « Gauthier de Mauny gentilhomme du Hainaut. »

    — Revue des questions historiques, vingt-septième année, Tome IX (LIIIe de la collection), Paris, Bureaux de la Revue, 1893, p. 388.

    • Olivier de Mauny est un membre de la famille de Mauny. Il est le fils d'Hervé de Mauny, sire de Thorigny et de Marie du Guesclin, fille de Guillaume du Guesclin, grand oncle du connétable Bertrand Du Guesclin, dont il est le cousin.↵↵Avec ses frères Hervé, Henri, Eustache et Alain, il accompagne Bertrand Du Guesclin dans toutes ses expéditions en France et en Espagne. Après le couronnement de don Henri, le comte de la Marche, Arnoul, sire d’Audrehem, et le sire de Beaujeu retournent en France"; mais Bertrand du Guesclin et Olivier de Mauny les Bretons, Hugh de Galverly et Eustache d’Auberchicourt avec les Anglais, restent en Espagne pour aller faire la guerre contre les Sarrasins de Grenade."↵↵Source: Chroniques de J. Froissart publié par Siméon Luce, Tome sixième 1360-1366, Paris, Chez Mme Ve Jules Renouard, 1876, p. 87
  56. Alexandre de Couffon de Kerdellech, Recherches sur la chevalerie du duché de Bretagne. Tome deuxième., Paris, Dumoulin, (lire en ligne), p195
  57. (en) Michael Jones, « Sir John de Hardreshull, King’s Lieutenant in Brittany, 1343–5. », Nottingham Medieval Studies > Liste des numéros > Volume 31 > DOI: 10.1484/J.NMS.3.144 sur Brepols online - Brepols Publishers,‎ , p. 76-97 (lire en ligne)
  58. Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public, Les serviteurs de l'état au moyen âge, Paris, Publications de la Sorbonne, , 308 p., p. Les lieutenants du roi d'Angleterre en France, Sir John de Hardreshull p201
  59. (en) Calendar of Close Rolls, Edward III: Volume 7, 1343-1346, Londres, Originally published by His Majesty's Stationery Office, (lire en ligne), Pages 228-234
  60. Hugues de Calveley sera notamment combattu au début de 1361 par Bertrand Du Guesclin et Guillaume Ier de Craon à Juigné-sur-Sarthe. En plein milieu du combat, Guillaume et 80 de ses hommes d'armes perdent pied et s'enfuient, laissant Du Guesclin se faire prendre avec ses hommes et libéré contre une rançon de 30 000 écus. Source: Histoire de Bertrand Du Guesclin et son époque, Siméon Luce, 1876; p. 348
  61. Kenneth Fowler - Université d'Edimbourgh, Deux entrepreneurs militaires au XIVe siècle : Bertrand du Guesclin et Sir Hugh Calveley [article] Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public, année 1987 - 18 (lire en ligne), p. 243-256
  62. a b et c Michel MAUGUIN, Ploudalmézeau Le patrimoine héraldique d’hier, , 64 p. (lire en ligne), (Plusquellec) p13, (Marie du Pont-l'Abbé) p14
  63. Anselme de Sainte-Marie, Histoire généalogique et chronologique de la Maison Royale de France, des pairs, des grands officiers de la Couronne & de la Maison du Roy - Troisième édition - Tome huitième, Paris, Compagnie des libraires, (lire en ligne), p. 358
  64. Philippe Contamine, Contributeurs : Georges Duby, Patrick Boucheron, Les chevaliers, Tallandier, , 239 p., p. 63, 229
  65. L'Enrichissement d'Olivier de Mauny à son retour d'Espagne avec Du Guesclin, lui permet d'épouser Ade de Roye (apparentée à Mansart du Bois et Jean IV de Créquy par sa sœur Jeanne de Roye, et apparentée à Gasselin du Bois chambellan de Charles VI par Beatrix de Roye sa femme), fille de Jeanne de Béthune et Jean III, seigneur de Roye, riche seigneur de Picardie qui fut l'un des otages envoyés en Angleterre pour la délivrance du roi Jean le Bon (il était alors présent avec Baudouin de Lens sire d'Annequin Grand-maitre des arbalétriers) et dont Mauny accepte de payer la rançon à condition qu'il lui donne sa fille en mariage. "Vous sçavéz que le sire de Roye estoit prisonnier en Angleterre, lequel avoit une seule fille qui devoit estre heritiere de son père. Si se fist un traittié des amis au dit seigneur de Roye envers messire Olivier de Mauny, un chevalier de Bretaingne et nepveu a messire Bertrand du Guesclin, qu’il delivrast hors d’Angleterre le dit seigneur de Roye pour eschange pour un de ses prisonniers et il auroit la fille du baron de Roye a femme, qui estoit de grant lignage. Lors envoia le sire de Mauny le roy d’Angleterre pour sçavoir lesquelx des chevaliers il amoit plus à avoir pour le seigneur de Roye. Le roy s’enclina plus a messire Guichart d’Angle. Si renvoia le dit seigneur de Roye quicte et delivré et le sire de Mauny espousa sa fille. Depuis se maria ce seigneur de Roye a la fille du seigneur de Ville et de Floron en Haynault. Et les autres chevaliers, le sire de Tannaibouton, que messire Othe de Granson et Jehan de Gruieres se mistrent a finance et passerent devers messire Olivier de Mauny par courtoisie et par raison." Source: Paris, Bibliothèque nationale de France, manuscrit français 2663, Godfried Croenen, with the collaboration of Peter Ainsworth and Inès Villela-Petit, Jean Froissart, Chronicles, Book I, ca. 1410–1420, Folio 396v. New York M804 Folio 182 v. Jean III, seigneur de Roye fut en 1392, l'un des trois notables chevaliers commis près la personne du roi Charles VI, devenu malade, et fût choisi avec plusieurs autres grands seigneurs du royaume, pour garder la tente de ce monarque, lorsqu'il s'aboucha avec Richard, roi d'Angleterre, entre Ardres et Calais. Jeanne de Roye sœur d'Ade était mariée à Jean IV de Créquy seigneur de Bugnicourt (seigneurie d'Eustache d'Abrichecourt), ils sont les parents de Jean V de Créquy, chevalier de l'ordre de la Toison d'or, au service du duc de Bourgogne Philippe III le Bon. Il prit part à la défense de Paris contre Jeanne d'Arc en 1429, et fut ambassadeur d'Aragon et de France. Source1: Histoire de la ville de Roye, departement de la Somme, Par Grégoire d'Essigny fils, Chez Devin imprimeur du Roi, Noyon, 1818, p.  32. Source2: E. Grimaud,1878.
  66. a b et c Bulletin de la Sté Académique de Brest, Deuxième série – Tome XIX, Brest, 1893-1894 (1893), p313
  67. (en) The Life and Campaigns of the Black Prince, From Contemporary Letters, Diaries, and Chronicles, Including Chandos Herald's "Life of the Black Prince", Richard W. Barber, , p. 114
  68. Jehan Froissart, Histoire et Chronique, sire Jehan Froissart, premier volume, Paris, Michel Sonnius, , p379
  69. a et b A de Couffon de Kerdellech, Recherches sur la chevalerie du duché de Bretagne, Tome premier, Nantes, Forest et Grimaud éditeurs; Paris, Dumoulin Editeur, , p303
  70. Il existe un doute d'après les écrits sur l'origine du personnage (cf Chroniques de J. Froissart, par Siméon Luce, Tome Septième 1367-1370, Paris, Chez Jules Renouard, 1878, LXVIII), toutefois son environnement relationnel (pour détail cité également avec Messire "Jehan de Malestroit" (cf Histoire et Chronique, sire Jehan Froissart, premier volume, Paris, Michel Sonnius, 1574, p. 379)) semble atténuer les doutes quant à son origine géographique.
  71. Tanguy Ier du Chastel aurait reçu Coëtgars, il semble délicat de nommer cette terre du prénom du fils (cf acte) sauf erreur de positionnement du personnage en question.
  72. La Roche-Droniou était jadis la maison seigneuriale de la paroisse de Calanhel. Source : http://www.infobretagne.com/calanhel.htm
  73. Paul Perret, L’Adour, La Garonne, le Pays de Foix, Paris, Lecène et Oudin Editeurs, p70
  74. a et b Roman, Joseph (1840-1924), Inventaire des sceaux de la collection des pièces originales du Cabinet des titres à la Bibliothèque nationale. Tome premier., Paris, (lire en ligne), p 342 no 2966
  75. Quelques dates sur l'histoire de Marmande à l'époque de Gassion ou Gacien du Chastel: En 1357, Marguerite de Marmande, dame de Marmande etc. épouse en 1357 Jean, comte de Sancerre, chambellan du roi Charles VI, qui s’illustre au siège de St Jean d’Angély, de Poitiers. Il accompagne Louis II de Bourbon dans ses combats contre les Maures en Tunisie et aux côtés des Génois, contre les corsaires. Marguerite et Jean auront deux filles. En 1370, Marguerite comtesse de Sancerre, leur fille ainée, dame de Sagonne, Marmande etc, épouse vers l’âge de 10 ans Gérard V de Retz, compagnon d’armes de Du Guesclin. Il meurt vers 26 ans après la bataille de Pontvallain de 1370. Veuve à 16 ans, sans enfant, Marguerite entre dans la maison d’Auvergne par son mariage avec Béraud II, dauphin d’Auvergne. Ils eurent 8 enfants. Source: Source:http://latourdemarmande.com/
  76. a et b Dans la maison de Louis duc d'Orléans, on trouve notamment d'anciens compagnons d'armes de Bertrand du Guesclin, parmi lesquels "les Mauny, Pontbriand, Coëtivy, Du Chastel, Eustache Deschamps" (1), mais aussi Gasselin du Bos (ou du Bois) chambellan du roi Charles VI, Mansart du Bos (ou du Bois) chambellan du duc d'Orléans, Guillaume du Chastel chambellan du duc d'Orléans et du roi Charles VI, Hervé de Mauny chambellan du duc d'Orléans et du roi Charles VI. Des liens familiaux existent au sein de l'hôtel de Louis d'Orléans, ainsi à la suite du décès de Robert de Béthune, chambellan ducal, Nicolas de Baye rapporte que, le 28 mars 1409 : « Messire J. de Craon, seigneur de Dompmars (branche des seigneurs de Domart-en-Ponthieu alliée aux Croÿ dont Agnès de Croÿ x Jean sans peur parents de Jean VI de Bourgogne évêque de Cambrai, alliée aux Fosseux, Crèvecoeur, Moreuil-Soissons), Mahiu de Roye, seigneur de Muret, J. de Roboiz, seigneur de Roboiz (Jean de Robois, seigneur de Robois et de Kerville; il accompagna en 1413 Jean sans Peur vers le roi et vers le duc de Guienne, Source: Collection des meilleurs dissertations, notices et traités particuliers relatifs à l'histoire de France, Auteur: Leber Constant (1780-1859), G.-A. Dentu (Paris), 1837, p.169), Sarrazin d’Arly, seigneur du Quesnoy (Mahieu dit Sarrasin d'Ailly, seigneur du Quesnoy-sur-Airaines, capitaine d'Abbeville, capitaine de Clermont en Beauvaisis, conseiller et chambellan du roi Charles VI, sénéchal du Boulonnais, sénéchal du Ponthieu, v1353n - ap1423m), Guillaume de Trye (Trie), seigneur de Plainville, Roland de Wiquarque, seigneur de Harque, Gasselin du Boiz (du Bos ou du Bois), seigneur de Rainseval (seigneur de Raincheval, chevalier, bailli de Sens et d'Auxerre, chambellan du roi Charles VI, commissaire du duc de Guyenne Louis de France, gardien de Bapaume pour le roi de France Charles VI, membre de l'Hôtel du duc Charles d'Orléans, membre de l'Hôtel du duc d'Orléans Louis de France. Le frère de ce personnage, Tristan, est bailli d'Amiens de 1381 à 1386. Source: Opération Charles VI - CNRS - https://www.vjf.cnrs.fr/charlesVI/) et le seigneur de la Hamade, tous chevaliers, et aussy Rasse de Montcaverel, escuier, seigneur de Bonnecourt, tous amis charnelx et parens de damoiselle Jehanne et Jaqueline, mineurs d’ans, filles de feu noble messire Robert de Bethune, jadiz chevalier et viconte de Meaulx, et de madame Ysabel de Guistelle, sa femme, (fille Jeanne de Béthune x1 Robert de Bar (Marle) x2 Jean II de Luxembourg-Ligny (capture Jeanne d'Arc)) ont esleu et nommé à estre tuteurs desdiz enfans mineurs lesdiz messire J. de Craon, cousin germain desdictes damoiselles, et Mahiu de Roye, cousin remué de germain d’icelles damoiselles » (2), Jean de Vez, chambellan du duc d'Orléans (3). SOURCES : (1): Thèse de Master: Chacun son Guesclin : La réception des quatre versions de l’œuvre de Cuvelier entre 1380 et 1480. Yvonne Vermijn, Sous la direction de : D Katell Lavéant, D Jelle Koopmans, RMA Medieval Studies, Université d’Utrecht, page 38. Source (2) : Un Prince en son Hôtel; les serviteurs des ducs d'Orléans au XVe siècle, Elizabeth Gonzales, Publication de la Sorbonne, 2004, "amis charnelx et parens" p205-243. Source (3) : 4 avril 1393: "notre amé et féal chevalier chambellan Jehan, seigneur de Vez" Source: BNF, ms. Fr., no 6212, no 489. Les châteaux de Louis d'Orléans et leurs architectes (1391-1407) [article], Jean Mesqui, Claude Ribéra-Pervillé, Bulletin Monumental, Année 1980, 138-3, pp. 293-345. Jean de Vez est beau-frère de Robert de Saint-Clair et « Jeanne (de Saint-Clair), dame de Vez (en Valois) et d’Esquerdes fille de Robert de Saint-Clair (sur Epte) et de Péronnelle de Vez » Source: Les Chevaliers de l'Ordre de la Toison d'or au XVe siècle: notices bio-bibliographiques, Raphaël de Smedt, P. Lang, 1994 - page 127 - 224 pages.
  77. Thèse de Master: Chacun son Guesclin : La réception des quatre versions de l’œuvre de Cuvelier entre 1380 et 1480. Yvonne Vermijn, Sous la direction de : Dr Katell Lavéant, Dr Jelle Koopmans, RMA Medieval Studies, Université d’Utrecht, page 38.
  78. a et b Hubert Granier, Alain Coz, Guirec Doniol, Marins de France au combat (Volume 1) - 1200-1610, Paris, ÉDITIONS FRANCE-EMPIRE,
  79. a et b Pintoin, Michel (1350?-1421), Chronique du religieux de Saint-Denys : contenant le règne de Charles VI, de 1380 à 1422. Tome 5,Série 1 / publ. en latin pour la première fois et trad. par M. L. Bellaguet ; précédée d'une introd. par M. de Barante. Contributeur : Barante, Prosper Brugière baron de (1782-1866). Préfacier Contributeur : Bellaguet, Louis (1807-1884)., 1839-1852 (lire en ligne), p. La dame du Chastel t.5 p.47; Guillaume du Chastel combattant à la hache d'armes t.3 p.177
  80. Jacques II (né vers 1370 - mort le 24 septembre 1438 à Besançon), roi de Naples, avait pour fratrie :
  81. Ledru, Ambroise (1849-1935), (l'abbé), Histoire de la maison de Mailly. Tome 1, Paris, E. Lechevalier, (lire en ligne), p. 261-266
  82. Jean-Louis Kupper, Alain Marchandisse, Bertrand Schnerb, À l’ombre du Pouvoir, Les entourages princiers au Moyen Âge (Jean-Louis Kupper , Alain Marchandisse) > Les capitaines de Jean sans Peur, duc de Bourgogne 1404-1419 (Bertrand Schnerb), Liège, Presses universitaires de Liège, , 412 p. (lire en ligne), p. 329-342
  83. Il fit partie des seigneurs qui accompagnèrent le duc de Bourgogne Jean sans peur lors de l'entrevue du Dauphin et du duc au pont de Montereau. Parmi les seigneurs: Charles fils du duc de Bourbon, Le seigneur de Nouaille, Jean fils du comte de Fribourg, Guillaume de Vienne seigneur de Saint-George, le seigneur de Autry, Messire Anthoine de Vergy, Charles de Lens amiral de France, Messire Guy de Pontaillier, Messire Jean ou Pierre de Giac, Jean de la Trémoille seigneur de Jonvelle. M. le baron Kervyn de Lettenhove, Bulletin de la Commission royale d'histoire / Année 1873 / 1 , 1873, pp. 197-202.
  84. Pierre-Joseph-Spiridion Dufey, La Bastille : mémoires pour servir à l'histoire secrète du gouvernement français, depuis le 14e siècle jusqu'en 1789, 2016 (date de l'édition originale : 1833), p269 et suivantes
  85. Alexandre de Couffon de Kerdellech, Recherches sur la chevalerie du duché de Bretagne - Tome deuxième, Paris, Dumoulin Libraire éditeur, , p. 49.
  86. Date : 1394 - 1399 Titre : Épernay (domaine engagé d'). Registre du dénombrement des fiefs mouvant de la châtellenie d'Épernay ; « C'est la coppie des dénombrements des terres mouvens et tenues en fied de monseigneur le duc d'Orléans, conte de Valoys, de Blois et de Beaumont, à cause de sa chastellenie d'Esparnay.» (Louis, duc d'Orléans, fils de Charles V, assassiné par Jean-sans-Peur, le 23 novembre 1407). Les dénombrements sont fournis par les seigneurs dont les noms suivent : Béatrix de Châteauvillain, Jacqueline et Béatrix de Châtillon pour le fief de Saint-Illier-le-Menissier ("Sainct-Hillier le Menissier" (Saint-Hilaire-le-Grand) pays de Champagne) ; Gauthier de Mutry pour le château dudit lieu ; Guillaume le Triers pour le fief de Brugny ; Colard, seigneur de Fagnières ; Raoul Cassinet pour le château de Cuis ; Pierre Maucrevel de Fagnières pour ses terres de Fagnières, Recy et Juvigny ; Guiot de Corbon pour la seigneurie de Livry ; Guillaume de Longueville pour la terre de Vaudenay ; Raoulin d'Ablois pour la terre de Chauffour-sous-Montfélix ; Simon de Warnencourt pour ses terres de Mardeuil et Ludes ; Baillet pour la Balossière (dépendance de Chaintrix) ; Sausset Say pour un bois sis à la Neuville-en-Beauvais ; Adam de Gaillomiet, chambellan du Roi, pour le château de Moslins ; Eudeline, veuve de Nicolas de Plancy, pour Chouilly en partie ; Henri de Longueville, pour Pocancy en partie ; Amé de Sarrebruche, seigneur de Commercy, pour la terre et seigneurie de Louvois ; Jean de Leuvrigny, seigneur de Cuisles et de Saron-sur-Aube, pour Oiry ; Jean de Léchelle, pour un pré à Fagnières ; Jean, seigneur de Croy et de Renty, pour ses fiefs de Mardeuil et d'Aulnay ; Jean de Gaunes, seigneur de Bergères et de Mancy en partie, pour le fief de Mancy. Cote : 1 E 50 Contexte de la description : - Archives départementales de la Marne - Féodalité, communes, bourgeoisie et familles (1 E) - TITRES DE FAMILLE - Famille DUC DE BOUILLON - Épernay (domaine engagé d'). Registre du dénombrement des fiefs mouvant de la châtellenie d'Épernay ; « C'est la coppie des dénombrements des terres mouvens et tenues en fied de monseigneur le duc d'Orléans, conte de Valoys, de... Source : https://francearchives.fr/fr/facomponent/d2c7684c0de4e1193d360a3d2dfdfdca694da530
  87. a et b Dom Claude de Vic et Dom Vaissète, Histoire générale de Languedoc - Tome Quatrième, Toulouse, Edouard Privat, , p302
  88. Jacques Szpirglas - Dr en Musicologie, chercheur - Centre d'études supérieures de la Renaissance - UFR de l'université de Tours - UMR 7323 du CNRS, Thèse: PROSOPOGRAPHIE DES MUSICIENS DES SAINTES-CHAPELLES DE PARIS (1248-ca1640) ET DE BOURGES (1405-ca1640) - Annexe Dictionnaire biographique des personnels des Sainte-Chapelles de Bourges et Paris., Université François Rabelais TOURS, , p411
  89. Publié pour la Société de l'histoire de France par Alexandre Tuetey (1842-1918), Journal de Nicolas de Baye, greffier du parlement de Paris, 1400-1417. Tome 2, Paris, Renouard, (lire en ligne), p114
  90. L'idée de ce site, est de mettre ces documents à la disposition de l'ensemble de la communauté Internet. Tous les documents publiés sur ce site sont issus d'archives privées et donc a priori inédits. Leur utilisation est donc libre. The material is copyrighted © 2000 by Michel Lopez., « Contrat de mariage passé en la cour de Melun, entre Bonne Visconti, cousine germaine d'Isabeau de Bavière, reine de france, et Guillaume de Montauban, seigneur de Montauban, de Rumillé, de Marigné et de Landal, chancelier de la Reine - daté du samedi 22e jour d'aoust 1411 - sur vélin 60x57cm », sur http://archives.chez-alice.fr/index.htm (consulté le )
  91. Jean de Villiers de L'Isle-Adam, maréchal de France, gouverneur de Paris et gouverneur de Bruges, neveu de Catherine de Villiers de L'Isle-Adam s’engage dans la faction du duc de Bourgogne Jean Sans Peur après que le connétable Bernard VII d'Armagnac ait refusé son aide.
  92. Comité des travaux historiques et scientifiques. Section de philologie et d'histoire jusqu'à 1610, Bulletin philologique et historique (jusqu'à 1610) du Comité des travaux historiques et scientifiques, Paris, Bibliothèque nationale de France, , Page 232 : Catherine de Villiers (de l’Isle-Adam)
    • « Madame du Quesnoy » et de Moronval.
    • Damoiselle de la reine de 1389 à 1400. « Première damoiselle » en 1401. Dame d’honneur de 1401 à 1405 et en 1408.
    • Fille de Pierre de Villiers, seigneur de l’Isle-Adam, grand maître d’hôtel du roi, porte oriflamme et de Jeanne de Beauvais dame de Macy (Anselme, t. VII, p. 11).
    Page 234 : En 1408, Catherine de Villiers est au service de la duchesse de Guyenne et de Michèle de France. Page 164 : Dames : Mme de Saillenay, de Lannoy, de Hainceville, de Malicorne, d’Ivry (?) Damoiselles : Mlle « de Villiers », citée avec Mlles de Germonville, de la Tour (d’Auvergne ?), de Montueil.
    .
  93. Véronique de Becdelièvre, Leçons d'inventaires La littérature courtoise à la Bibliothèque royale du Louvre Dans Revue de la BNF 2011/1 (no 37), , p. 38 à 48
  94. Bibliothèque de l'école des Chartes - Revue d'érudition - Dix-huitième année - Tome troisième - Quatrième série, Paris, J-B Dumoulin, (lire en ligne), p12
  95. Marius Vachon, La Femme dans l'Art, Paris, J Rouam et Cie éditeurs, , p124.
  96. Gaston Raynaud, Rondeaux et autres poésies du XVe siècle, Paris, Société des anciens textes français, , p. 40-50 et 60-61
  97. a et b Pour l’étude du personnage Jean du Chastel, évêque de Carcassonne, il nous reste encore parmi d’autres sources, une lettre qu’il adressa vers 1470 à son cousin Olivier de Coëtivy (ca 1415-1480), au sujet « de vœux et oblations faits à un trépassé, du diocèse de Saintes, considéré comme saint par les habitants du pays où son corps reposait, mais qui, n’ayant pas été approuvé par l’Église, ne devait recevoir ni adoration, ni offrandes… ». Olivier était le frère puiné et principal héritier de l’amiral Prigent de Coëtivy, bibliophile averti. Le 24 octobre 1458, il épouse Marie de Valois, seconde fille de Charles VII et d’Agnes Sorel, élevée au château de Taillebourg par Catherine du Chastel. La Bibliothèque nationale d’Autriche, Vienne, Österreichische Nationalbibliothek, cod. 1929, possède le Livre d’heures d’Olivier de Coëtivy. Sa décoration est attribué à l’enlumineur anonyme nommé le Maître des Heures de Coëtivy, un des plus grands artistes des années 1450-1485, « considéré comme le troisième peintre de la France royale de son temps, après Fouquet et Barthélemy d’Eyck », œuvrant à des manuscrits, tableaux ou tapisseries. Le doute subsiste encore sur la véritable identité du maître : Henri de Vulcop ? Colin d’Amiens (Nicolas d’Ypres) ? Ces Heures, composées vraisemblablement entre 1458 (date du mariage d’Olivier avec Marie de Valois) et 1473 (année où cette dernière était décédée) portent successivement les armoiries des époux, leurs chiffres « O » et « M » enlacés, des bannières, soutenues par des figures de dames, d’anges et de chevaliers, qui tantôt portent leur blason, et tantôt sont tricolores à leurs couleurs, noir, blanc et rouge. Le manuscrit fut ensuite en possession de Gillette de Coëtivy, la plus jeune des filles. Elle a rajoutté les feuillets 14, 50, 60 et 152 où sont inscrites diverses mentions relatives à ses unions avec Jacques d’Estouteville, seigneur de Beyne et de Blainville, prévôt de Paris († 1510), puis Antoine de Luxembourg, comte de Brienne. Sur ces pages, « les deux côtés sont entièrement occupés par un grand blason, en forme de losange, comme il convient à une femme, accompagné dans les angles d’initiales enlacées. Sur les rectos, les armoiries sont parties d’Estouteville et de Coëtivy, et les chiffres « I.G. » se rapportent aux prénoms de Jacques et Gillette. Sur les versos, c’est le blason de Luxembourg qui est uni à celui de Coëtivy, et les initiales sont devenues « A.G. », Antoine et Gillette. » (P. Durieu). Avril F. & Reynaud C., Les manuscrits à peintures en France, 1440-1520, Paris, 1995, p. 58-59 (N. R.). Source : Le pouvoir et la foi au Moyen Âge en Bretagne et dans l'europe de l'ouest, Sylvain Soleil et Joëlle Quaghebeur (dir.), L’évêque et le soldat Jean et Tanguy (IV) du Chastel, à propos des reliques de saint Pelade… et de leurs manuscrits, Jean-Luc Deuffic, p. 299-316.
  98. Commissariat & catalogue: Roseline Claerr, Ingénieure de recherche au centre Roland-Mousnier (Faculté des Lettres de Sorbonne Université / UMR 8596 du CNRS) Marie-Pierre Dion, conservatrice générale des bibliothèques, chargée de la bibliothèque et des archives du musée Condé., La Collection Chourses-Coëtivy Une librairie médiévale à l’aube de la Renaissance, Château de Chantilly, musée Condé - Cabinet des livres, Du 12 octobre 2019 au 6 janvier 2020, le Cabinet des livres présente la collection de livres d’Antoine de Chourses et de Catherine de Coëtivy., 12 octobre 2019 – 6 janvier 2020, 42 p. (lire en ligne), p17.
  99. Jean VIII d'Harcourt-Lorraine, fils d'Antoine de Vaudémont a pour fratrie: Ferry II (1428-1470), comte de Vaudémont et sire de Joinville ; Jean VIII († 1473), comte d'Aumale et baron d'Elbeuf ; Henri († 1505), évêque de Thérouanne (1447-1484), puis de Metz (1484-1505); Marguerite de Lorraine (vers 1420 † vers 1474), dame d'Aerschot et de Bierbeke (décédée avant 1474), mariée en 1432 à Antoine Ier le Grand de Croÿ et Marie († 1455), mariée en 1450 à Alain IX († 1462), vicomte de Rohan.
  100. A. Molinier, Ministère de l'instruction publique et des beaux-arts, Ouvrage déposé au ministère de l'intérieur - Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France - Départements Tome XXII - Nantes Quimper Brest, Paris, Librairie Plon, , p. 240,241
  101. a et b Jean du Chastel, évêque de Carcassonne († 1475) : à propos d’un psautier et de sa « familia » bretonne. 16 Nov 2014, Jean-Luc Deuffic https://pecia.blog.tudchentil.org/2014/11/16/jean-du-chastel-eveque-de-carcassonne-1475-a-propos-d-un-psautier-et-de-sa-familia-bretonne/
  102. Philippe de Mézières, Songe du viel Pelerin (sur Gallica): https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10523687d/f11.item
  103. Sylvain Soleil et Joëlle Quaghebeur (dir.), Le pouvoir et la foi au Moyen Âge en Bretagne et dans l’Europe de l’Ouest, Rennes, Presses universitaires de Rennes, , 750 p., p. L’évêque et le soldat Jean et Tanguy (IV) du Chastel, à propos des reliques de saint Pelade… et de leurs manuscrits. Jean-Luc Deuffic, p. 299-316.
  104. 162×115mm, vélin, iii+228+viii feuilles (feuilles de garde originales), complet, collation : i12, ii-iii8, iv4, v-xiv8, xv6, xvi-xxvii8, xxviii6, xxix8, 15 lignes, 83×52mm, 24 miniatures de calendrier, 5 pleine page et 26 grandes miniatures avec bordures complètes, toutes les pages de texte avec bordures de panneaux dans les marges extérieures ; prières au Christ ajoutées dans une main du XVIe siècle à la fin ; quelques miniatures à pleine page très légèrement rognées avec des retouches aux marges, dans l'ensemble en bon état, relié en vieux velours rouge sur des planches de bois, joints et bords usés, dos réparé. Texte et enluminure du livre d'heures de Tanguy (IV) du Chastel : Calendrier, avec une entrée pour chaque jour, en français (f.1r), comprenant en or les saints Geneviève et Denis, patrons de Paris ; extraits d'Évangile (f.13r) ; Obsecro te (f.20v), O intemerata (f.26r), et Versets de saint Bernard (f.31r) ; Heures de la Vierge, usage de Rome, avec Matines (f.33r), Laudes (f.46 r), Prime (f.60r), Terce (f.66r), Sexte (f.71v), None (f.77r), Vêpres (f.83r), Complies (f.93r) ; Psaumes pénitentiels (f.119r), litanie (f.132 v) ; heures de la Croix (f.145r) ; heures du Saint-Esprit (f.153r) ; Office des morts, usage de Rome (f.160r) ; suffrages aux saints (f.215r). Ce livre a été enluminé par Maître François et son atelier, l'un des principaux artistes de Paris dans le troisième quart du XVe siècle. Le peintre documenté, connu uniquement par son prénom jusqu'à récemment, a été identifié à François Le Barbier (voir M. Deldicque dans Revue de l'Art, no 183, 2014, pp.9-18). Les figures de poupées aux cheveux soigneusement peignés et les couleurs intenses et rougeoyantes sont caractéristiques du style de François. Le plus remarquable est son Miroir Historial en trois volumes avec plus de 500 miniatures réalisées pour Jacques d'Armagnac (Paris, BnF, fr. 50-51 ; Chantilly, ms.722 ; F. Avril et N. Reynaud, Manuscrits à Peintures, 1993, p.46) ; ce dernier fut approprié par Tanneguy du Chastel en 1476. Les grandes miniatures à pleine page sont :
    • f.13r, saint Jean sur Patmos et, au premier plan, martyrisé dans un chaudron d'huile bouillante ;
    • f.15r, saint Luc dans son cabinet de travail et, dans une pièce en dessous, représenté comme un médecin avec ses patients, examinant un flacon de spécimen ;
    • f.17 r, Saint Matthieu dans son cabinet de travail et, dans une pièce en dessous, ressuscitant le fils du roi Hirtacus ;
    • f.19r, Saint Marc dans son cabinet de travail et, dans une chapelle en dessous, traîné vers son martyre ;
    • f.20 v, la Rencontre à la Porte Dorée ; dans la bordure gauche, un ange apporte la nouvelle à Joachim dans un field et, dans une pièce en dessous, à Sainte Anne ;
    • f.26r, la Vierge à l'Enfant, adorée par le propriétaire du manuscrit ;
    • f.33 r, l'Annonciation, avec des miniatures plus petites dans les bordures : a) la Rencontre à la Porte Dorée, b) la Naissance de la Vierge, et c) la Présentation de la Vierge au Temple ;
    • f.46r, la Visitation ;
    • f.60r, la Nativité du Christ ;
    • f.66r, l'Annonciation aux Bergers ;
    • f.71 v, l'Adoration des Mages ;
    • f.77r, la Présentation au Temple ;
    • f.83r, la Fuite en Égypte ;
    • f.93r, le Couronnement de la Vierge ;
    • f.119r, David en pénitence ; avec des miniatures plus petites dans les bordures : a) David avec Goliath, b) David montrant la tête de Goliath aux femmes qui chantent ses louanges, et c) David apportant la tête à Saul ;
    • f.145 r, la Crucifixion ; avec de plus petites miniatures dans les bordures : a) Pilate se lavant les mains, b) la flagellation du Christ, et c) le Christ portant la Croix ;
    • f.153 r, Pentecôte ;
    • f.160r, Funérailles ;
    • f.215r, Saint Michel ;
    • f.216r, Saints Pierre et Paul ;
    • f.217r, Saint Nicolas ;
    • f.218r, Saint Etienne ;
    • f.219r, Saint Sébastien ;
    • f.220r, Saint Laure ;
    • f.221 r, Saint Christophe portant l'Enfant Jésus ;
    • f.222r, Sainte Marie-Madeleine ;
    • f.223r, Sainte Catherine ;
    • f.224r, Sainte Marguerite ;
    • f.225r, Saint Antoine ;
    • f.226r, Sainte Barbe ;
    • f.227r, Sainte Marthe.
  105. Initiale est un catalogue informatisé de manuscrits enluminés du Moyen Âge, principalement de ceux qui sont conservés dans les bibliothèques publiques de France, hors Bibliothèque nationale de France., « Présentation du manuscrit portant la référence: Paris, Bibl. Sainte-Geneviève, 0022. », sur http://initiale.irht.cnrs.fr/ (consulté le )
  106. Y. Coativy (dir.), Trémazan des Du Chastel, Actes du colloque de Brest 2004, Brest, CRBC-UBO, Trémazan, Association SOS Trémazan, , "La symbolique des Du Chastel d'après les sceaux et les armoriaux", Martine Fabre, p141-160
  107. Heylli, Georges d' (1833-1902), Les tombes royales de Saint-Denis : histoire et nomenclature des tombeaux, extraction des cercueils royaux en 1793, ce qu'ils contenaient, les Prussiens dans la basilique en 1871, Paris, Librairie générale (Paris), (lire en ligne), p60-61
  108. Société des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis / [Société des Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis], Éditeur : Mme Z. Mortreuil (Saintes) Éditeur : H. Champion (Paris) Éditeur : A. Picard (Paris) Éditeur : Société des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis (Saintes), 1879 (6) (lire en ligne), p. 34
  109. Forton (chevalier de l'ordre royal et militaire de l'ordre de Saint-Louis), Nouvelles recherches pour servir à l'histoire de la ville de Beaucaire, Avignon, Imprimerie de Seguin, (lire en ligne), p. 356-357
  110. Pierre tombale de l'église Sainte-Praxède, dans le pavement de la nef gauche, entre la troisième et la quatrième colonne. Elle est aujourd'hui complètement effacée. Le texte a été conservé par un manuscrit de la Bibliothèque Chigi : Cod. Chig. f. 135 ; et par Davanzati, dans le manuscrit de Florence intitulé : Nota inscriptionum..., 1703, p. 23 (Forcella, II, no 1508). Datée de 1463. http://www.infobretagne.com/bretagne-rome.htm
  111. "Le grand sarcophage, supposé être celui de Louis XI et de sa femme Charlotte de Savoie, dans la crypte de la basilique de Notre-Dame de Cléry, a été ouvert le 9 septembre 2001. On y a trouvé des ossements dont l'étude a été effectuée par Sergueï Alexandrovitch Gorbenko, de l'Institut de reconstruction anthropologique de Lvov, en Ukraine; les résultats ont fait l'objet de plusieurs articles dans la revue Moyen Âge (2003). On y a découvert deux squelettes incomplets, alors qu'il était prévu pour un seul corps, l'un masculin, l'autre féminin, un ruban noir et une petite boite de carton contenant un os, probablement un cartilage thyroïde ossifié, portant l'inscription à l'encre noire « Tanneguy du Chastel », et une vertèbre C2 portant la même inscription. Ces deux fragments ont donc été prélevés, probablement à l'époque contemporaine, dans la tombe de Tanneguy du Chastel, qui est aussi à Cléry. GORBENKO S., Les énigmes du tombeau de Louis XI. Bayeux, 2005."
  112. Le pouvoir et la foi au Moyen Âge: En Bretagne et dans l’Europe de l’Ouest, sous la direction de Joëlle Quaghebeur et Sylvain Soleil, Presses universitaires de Rennes, 25 août 2020, p. 304, 750 pages.
  113. « Le Dr GORBENKO affirme pouvoir reconstituer le visage véritable de Louis XI, le visage de Tanneguy du Chastel... Dans ses conclusions remises à la DRAC d’Orléans, le Dr Gorbenko écrit : Des informations en notre possession nous permettent d’affirmer que la basilique de Notre-Dame de Cléry est un monument pour la France car elle abrite les sépultures et les dépouilles d’au moins quatre personnages qui, de leur vivant, ont joué un rôle déterminant dans la formation de l’Etat français. En outre, nous étudions actuellement l’hypothèse selon laquelle l’un des crânes examinés appartiendrait à un personnage historique de renommée mondiale. » L'Affaire Jeanne d'Arc, Roger Senzig, 24 janvier 2020, Le Livre de Poche, 320 pages.
  114. Ce thème iconographique de l'Occident chrétien médiéval se développe au XIe siècle (il est habituel d'y voir l'influence de Suger) en la cathédrale Saint-Denis où un premier vitrail de 1144 sert de modèle à celui de la cathédrale de Chartres en 1145-1150. Le thème de l'arbre de Jessé devient populaire et se répand au XIIe siècle dans les verrières, les Bibles et Psautiers ou en sculpture, et ne déclinera qu'au XVIe siècle après la Contre-Réforme. Ce qui est l'ancêtre des arbres généalogiques est né de l'application d'une formule de l' Ancien Testament dans la bouche du prophète Esaîe (ou Isaïe) à la généalogie de Jésus dans les Évangiles
  115. a b et c Le blog de jean-yves cordier.
  116. https://www.lavieb-aile.com/2020/04/le-vitrail-de-l-arbre-de-jesse-de-l-eglise-de-confort-meilars.html
  117. https://www.lavieb-aile.com/2015/08/les-vitraux-du-xvie-siecle-de-la-chapelle-ste-barbe-du-faouet-56-ii-la-transfiguration.html
  118. Mercure de France, [lire en ligne].
  119. Allain Ferrand, « Tableau généalogique de la famille du Chatel », Bulletin de la Société académique de Brest,‎ (lire en ligne).
  120. Kerviler, René (1842-1907), Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier, Les bretons. Volume 9,CHAST-COETN / par René Kerviler, Rennes, J. Plihon et L. Hervé (Rennes), 1886-1908 (lire en ligne), p. 24
  121. Conseil héraldique de France. Poli, Oscar de (1838-1908). Directeur de publication., Annuaire du Conseil héraldique de France, Paris, (lire en ligne)
  122. Bernard du Chastel apparaît dans deux actes: un acte du 6 juin 1274 au sujet des moulins du duc de Bretagne auquel il avait appendu son sceau reproduit par Dom Morice et un acte de 1276 le 26 octobre au sujet de la vente par le vicomte de Léon de tout ce qu'il lui reste de son patrimoine au duc de Bretagne.
  123. Armand Corre et Paul Aubry, Documents de criminologie rétrospective (Bretagne, XVIIe et XVIIIe siècles), Lyon, A. Storck, (lire en ligne).
  124. Louis Moreri, Le grand dictionnaire historique, ou Le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, t. III, (lire en ligne).
  125. http://www.skoluhelarvro.org/culture-bretagne/batailles/detail.php?id=29

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Trémazan des du Chastel : du château fort à la ruine, Actes du colloque de Brest de , Y. Coativy (dir.), Brest, CRBC-UBO.
  • Landunvez, Association SOS Château de Trémazan, 2006, p. 273-298.

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