Famille de La Moussaye

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Famille de La Moussaye
Image illustrative de l’article Famille de La Moussaye
Armes

Blasonnement D'or fretté d'azur de 6 pièces
Devise Hounour, Hounour à Moussaye
Période 1412 (filiation prouvée) - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Bretagne
Allégeance Duché de Bretagne
Royaume de France
Demeures Château de La Moussaye, Chateau de La Chesnaye-Taniot
Charges Diplomate
Fonctions militaires Officiers supérieurs et généraux
Fonctions ecclésiastiques Évêque
Récompenses civiles Pair de France
Récompenses militaires Ordre national de la Légion d'honneur

La famille de La Moussaye, originaire de Bretagne, est une famille subsistante de la noblesse française de noblesse d'ancienne extraction. Maintenue noble en 1669 sur preuves de 1412, elle serait issue de la maison de Penthièvre[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La famille de La Moussaye est une famille originaire de Bretagne, qui tient son nom d'un fief dit la Rivière-Moussaye à Sévignac, non loin duquel fut édifié le château de La Moussaye à Plénée-Jugon (Côtes-d'Armor)[2].

Chérin indique dans un rapport de 1777 que la famille de La Moussaye est parmi celles de l'ancienne chevalerie de la noblesse de Bretagne dont le gouvernement noble remonte à 1280, qu'elle est connue depuis Gervais de la Moussaye, chevalier, seigneur de la Moussaye, dans la baronnie de Sévignac, évêché de Saint-Malo, qui vivait en 1253, année où il scella un acte de son sceau, et dont les biens furent partagés en 1280 entre Bertrand de la Moussaye, aussi chevalier, son fils, et Olive, sa fille[3].

Selon dom Morice Histoire de Bretagne (1750) qui s'appuie sur un acte de vente en latin de 1270, un Guillaume de La Moussaye serait le fils aîné de Guillaume de Penthièvre et donc issu la maison de Penthièvre[4].

Henri Jougla de Morenas dans le Grand Armorial de France (1948) écrit que la filiation prouvée de la famille de La Moussaye ne commence qu'à Bertrand et Rolland de la Moussaye, proches parents, le premier décédé en 1412. le second vivant en 1418[3].

  • Bertrand de la Moussaye fut l'auteur d'une branche éteinte en 1867 en ligne masculine[5].
  • Rolland de La Moussaye fut l'auteur de la branche subsistante[5].

La seigneurie de la Moussay passa dans la maison de Gouyon-Matignon par le mariage en 1506 de Gillette de la Moussaye avec Guy Gouyon[6].

Bien que la famille ne soit pas éteinte, suite à une alliance en 1899 et surtout à une adoption au cours du XXe siècle, le nom de La Moussaye a été repris par une branche cadette de la famille Herbert de La Portbarré (famille d'ancienne bourgeoisie de Saint-Malo)[7],[8].

Noblesse[modifier | modifier le code]

La famille de La Moussaye fut maintenue noble le 30 janvier et le 16 avril 1669 sur preuves de 1412[9],[5].

Elle fut admise aux Honneurs de la Cour en 1778 et 1783[9],[5],[3].
La famille de La Moussaye a adhéré à l'ANF en 1938[10].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Non rattaché à la filiation prouvée
  • Bertrand de La Moussaye, sire de La Moussaye, chevalier, donna partage noble, en 1280, fils de Gervais, sire de la Moussaye. Il fut du nombre des seigneurs bretons qui siégèrent au parlement rassemblé à Nantes par le duc Jean II au mois de janvier 1288. Il accompagna le duc Arthur dans l'expédition de Flandre, et fut tué, en 1304, à la bataille de Mons-en-Puelle[11].
Filiation prouvée
  • Raoul de La Moussaye, évêque de Dol, mort le 16 mars 1456.
  • François de La Moussaye, dit l'Indien, né le 7 avril 1669 en la seigneurie du Tertrepin et baptisé le 6 mai suivant en la paroisse de Plerguer, (Côtes d'Armor). Volontaire de la marine royale, il est nommé colonel-commandant pour le roi à Saint-Domingue. En fin de carrière il revient en Bretagne et achète les seigneur du Pontchamp, de La Chesnaye-Traniot et de Beaulieu et l'Hôtel de la Moussaye à Rennes. Il épousa en 1714, Françoise-Émilie-Jacquemine de La Choüe , née le 14 novembre 1695 à La Mettrie , fille d'Yves de La Choüe , écuyer, seigneur de La Haute-Mettrie, en Trégon et de Françoise Bernard[12]. Sa petite-fille Marie-Josephine, fille de Joseph-Gilles son dernier fils, épousera Fidèle Le Sergeant de Bayenghem en 1809. De ce mariage naîtra Henriette qui épousera Louis-Armand de Rocquigny du Fayel dont une descendante a épousé un Goüyon Matignon.
  • François-Victor de La Moussaye dit "le comte de La Moussaye" (1715-1778), (fils du précédent), chevalier, seigneur du Pontchamp, de Beaulieu, La Chesnaye-Taniot, La Noëtain, La Villéon et de La Sourdière. Officier de la marine royale il quitta jeune le service et fixa sa résidence à Rennes. Il fut nommé commissaire de l'ordre de la noblesse pour les états de Bretagne. Il épousa le 3 mai 1740 Anne-Jeanne-Gabrielle Le Mintier, dame de La Sourdière (1718-1762), fille de Pierre-François Le Mintier, seigneur des Granges et de Radegonde-Thérèse de Boisgelin de La Sourdière[13].
  • Victor-François-Gervais marquis de La Moussaye (1752-1819), chef de nom et d'armes de sa famille, en 1788 il fut l'un des députés que la noblesse de Bretagne envoya à Versailles à la cour du roi Louis XVI .Il émigra à l'armée des princes de 1791 à 1802. il fut titré marquis héréditaire par lettres patentes du 7 mars 1818 du roi Louis XVIII. Il épousa le 18 février 1772 à Rennes, Sainte-louise des Cognets, (1718-1762), fille de François-Louis des Cognets, seigneur des Hayes et de La Ville-Islan en Maroué et d'Anne-Hélène-Jeanne des Cognets de Pléhérel[14].
  • Louis-Toussaint, marquis de La Moussaye (1778-1850) (fils du précédent). Officier d'artillerie en émigration dans l'armée des Princes jusqu'en 1801, il rentra ensuite en France et fut successivement intégré en 1802dans l'armée du Consulat puis du Premier Empire. Il fut officier d'état-major à la Grande Armée, intendant de la Haute-Autriche, préfet du Léman. Sous la Restauration il fut chargé d'affaires durant deux ans à la cour de Russie, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire près le roi d'Angleterre et de Hanovre en-1818, près du roi de Wurtemberg en 1819, près du roi de Bavière en 1821, puis en 1827 près du roi des Pays-Bas, Guillaume Ier. Il fut président du collège départemental des Côtes du Nord le 13 octobre 1820, et trois fois élu député par ce département en 1820, 1824 et 1827, et enfin pair de France le 11 septembre 1835. Il épousa le 30 août 1850 Alexandrine-Léopoldine de La Rochefoucauld-Cousages, (1801-1878), fille d'Alexandre-Armand-Louis, comte de La Rochefoucauld-Cousages, colonel de cavalerie et de Marie-Anne-Marguerite de Chéry[15].
  • Georges-Maurice-Olivier Marie, marquis de La Moussaye, (1838-1909), général de brigade de cavalerie, officier de la Légion d'honneur. Marié le 24 août 1872, Marie-Sophie-Béatrix de Seran de La Tour, née en 1848, fille de Joseph-Marie Raoul, comte de Seran de La Tour et d'Armandine-Alexandrine Grandin de L'Eprevier, dont postérité[16].
  • Eugène-Ernest-Marie de La Moussaye, (1823-1901), promotion Djemmah -1844-1846, de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, colonel de cavalerie, officier de la Légion d'honneur. Il épousa en 1864, Pauline-Augusta de Kératry, fille d'Auguste-Hilarion de Kératry, pair de France, et d'Ernestine-Marie-Constance de Bruc de Livonière[17].

Armes et devise[modifier | modifier le code]

D'or fretté d'azur de 6 pièces[5],[3].
Supports : 2 griffons, les têtes contournées
Devise : Hounour, Hounour à Moussaye[5],[3]

Titres[modifier | modifier le code]

Branche ainée :

  • Amaury François Guillaume de La Moussaye (1788-1850) fut titré marquis héréditaire par lettres patentes du 30 juillet 1819. Titre éteint en 1867 avec son fils Amaury marquis de La Moussaye (1814-1867), qui de Mlle Julliot du Plessis ne laissa qu'une fille[3],[1]

Branche cadette :

  • Victor François Gervais de La Moussaye (1752-1819) fut titré marquis héréditaire par lettres patentes du 7 mars 1818[3]. Titre éteint avec Daniel Roland de la Moussaye (né en 1932) qui de son mariage avec Arlette Cordier ne laissa qu'une fille.
  • Joseph Marie Benoit de La Moussaye (1786-1829) fut titré comte à titre personnel par lettres patentes du 6 octobre 1827[3],[1].

Alliances[modifier | modifier le code]

Les principales alliances de la famille de La Moussaye sont :
Branche aînée : de Bray (1476), de Plumaugat, de Goyon, Le Grand (1488), de Launay, de Saint-Quetas (1660), de Lasse (1696), de Talhouët (1731), du Bouilly de la Morandais (1755), Le Saige de La Villebrune, Jourdille de Sombrezais (1785), de Penfentenio de Cheffontaines (1813), Julliot du Plessis etc.
Branche cadette : de Saint-Méloir, des Desors, des Rondiers, Bertho, Piedevache (1654), de La Choue de La Mettrie (1714), de Talhouët (1731), des Cognets (1772) Gaillard de Blairville (1784- archives 62, St Omer 5 MIR 765/23 - vue 1039 - dont descendance Rocquigny du Fayel et Goüyon Matignon) de Colnet (1827), du Tertre (1855), de Keratry (1864), Le Mintier (1740), de La Rochefoucauld de Cousages (1821), de Viry (1847), de Serran (1872), de Lesquen, de La Villemeneust, de Lorgeril (1820), Thierry (1826), de Palys (1855), Mac Grath (1828), Huet de La Tour du Breuil (1873), Aubert, Frotier de Bagneux (1898), Herbert de La Portbarré (1899), de Monteynard (1906), Le Gras du Luart (1927), de Thoisy, Bonnin de La Bonninière de Beaumont (1930), de Broglie (1931),Terestchenko, Cordier (1954), Zaki (1960), Verdet (1981) Manivet, Dault,etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Albert Révérend, Titres, anoblissements et pairies de la restauration 1814-1830,, t. 4, H. Champion, (lire en ligne), p. 163-166.
  2. Henri de La Messelière, Filiations bretonnes, Saint-Brieuc, René Prudhomme, 1922 ; tome quatrième, pages 145-151
  3. a b c d e f g et h Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, t. V, , p. 129.
  4. Histoire de Bretagne, t. 1, , p. 1024.
  5. a b c d e et f F. de Saint-Simon, E. de Séréville, Dictionnaire de la noblesse française, Contrepoint, , p. 594.
  6. Mémoires de Charles Gouyon, baron de La Moussaye (1553-1587), Perrin, (lire en ligne), p. 212.
  7. Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-Nobiliaire français, Sedopols, , p. 270.
  8. F. de Saint-Simon, E. de Séréville, Dictionnaire de la noblesse française, supplément, Contrepoint, , p. 232.
  9. a et b [Régis Valette] Catalogue de la noblesse française, Robert Laffont, 2007, page 114-Chapitre Bretagne, page 262-
  10. Annuaire de l'Association d'entraide de la noblesse française, Abédia, Aurillac, 2016; page 46
  11. P. Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, (lire en ligne), p. 7.
  12. La Messelière, Filiations Bretonnes, T4. p. 146
  13. La Messelière, Filiations Bretonnes, T.4, p. 146
  14. La Messelière,Filiations Bretonnes, T4-p. 146
  15. La Messelière, Filiations Bretonnes, T.4, p. 147
  16. La Messelière, Filiations Bretonnes, T.4 -p. 147
  17. La Messelière, Filiations Bretonnes, T.4-p. 151

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, t. V, , p. 129.
  • Henri de La Messelière, Filiations bretonnes, Saint-Brieuc, René Prudhomme, 1922, tome quatrième.
  • Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et Armorial de Bretagne, éditeurs J.Phihon et L.Hervé, Rennes, 1840.
  • F. de Saint-Simon, E. de Séréville, Dictionnaire de la noblesse française, Contrepoint, , p. 594.
  • Jean Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Nantes 1778-1780- 4 volumes.
  • Albert Révérend, Titres, anoblissements et pairies de la restauration 1814-1830,, t. 4, H. Champion, (lire en ligne), p. 163-166.

Articles connexes[modifier | modifier le code]