Treffiagat

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Treffiagat
Monument aux morts 1914-1918.
Monument aux morts 1914-1918.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Pont-l'Abbé
Intercommunalité C.C. du Pays Bigouden Sud
Maire
Mandat
David Chevrier
2014-2020
Code postal 29730
Code commune 29284
Démographie
Gentilé Treffiagatistes
Population
municipale
2 408 hab. (2012)
Densité 297 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 48′ 16″ N 4° 15′ 43″ O / 47.804444, -4.26194447° 48′ 16″ Nord 4° 15′ 43″ Ouest / 47.804444, -4.261944
Altitude Min. -1 m – Max. 26 m
Superficie 8,10 km2
Localisation

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Liens
Site web Mairie de Treffiagat

Treffiagat [tʁefjagat] ou Tréffiagat-Léchiagat [tʁefjagat leʃjagat] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Treffiagat est située à la pointe de la Bretagne dans le Finistère-sud, en pays Bigouden. La superficie de la commune est de 810 hectares ; son altitude varie entre -1 et 26 mètres[1].

La commune est implantée au sud-ouest du Finistère dans le canton de Pont-l'Abbé. Elle est située à 10 km au sud-ouest de Pont-l'Abbé et à 29 km au sud-ouest de Quimper, son chef-lieu d'arrondissement.

Linguistiquement, Treffiagat se situe dans la zone du breton cornouaillais.

La commune est divisée en deux, la partie maritime (Léchiagat) et la partie rurale (Treffiagat). Le port de Treffiagat-Léchiagat fait face à celui du Guilvinec.

Le port est équipé d'un élévateur de bateaux, et d'un large terrassement accueillant les chalutiers en réparation.

Le cordon dunaire de Léhan est particulièrement menacé par l'érosion marine, dans sa partie non protégée par un cordon d'enrochement, particulièrement lors des tempêtes de sud-ouest coïncidant avec des marées à fort coefficient, comme lors de la tempête du [2]. Le cordon de dune a toutefois résisté, ce qui a évité l'invasion du polder, mais a du être renforcé par des apports de sable, ce qui lui a permis de résister aux grandes marées de l'hiver 2014-2015[3].

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Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 1 692, alors qu'il était de 1 404 en 1999 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 69,1 % étaient des résidences principales, 27,7 % des résidences secondaires et 3,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,2 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 85,1 %, légèrement en hausse par rapport à 1999 (84,9 %)[Insee 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous les formes Trefriagat en 1330, Trefiagat en 1351.

Treffiagat dérive de Tref- désignant une paroisse ou entité administrative bretonne (trève) ou du breton treb (village) et de Riagat.
Saint Riagat (du vieux breton ri, roi et cat, combat) est un abbé irlandais du Ve siècle qui quitte sa patrie et vient aborder en Cornouaille, dans le petit port de Léchiagat[4]. Il est fêté le 29 mai.

Le nom en breton de la commune est Triagad.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Paroisse dès le XIVe siècle, Treffiagat, qui dépendait jadis de l'évêché de Cornouaille est un démembrement de la paroisse primitive de Plobannalec. Treffiagat a vu se créer sur son territoire, le , la paroisse de Léchiagat (notée Lesriagat en 1428 et, en 1442, puis Leschiagat en 1634. On rencontre les appellations suivantes : Trefriagat (vers 1330), Treffriagat (en 1351, en 1405 et en 1535), Treffiagat (en 1659).

Un mémoire de 1709, basé sur un aveu de Pierre du Pont du et un autre aveu d'Hélène de Rohan[5] du établit que "les seigneurs du Pont étaient inféodés de temps immémorial envers le Roi du droit de pêcherie, sécherie et vaccantage (?) dans les paroisses de Loctudi, Plonivel, Tréffiagat (Treffiagat), Tréoultré et Combrit"[6].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Cette commune est citée pour avoir participé à la révolte des Bonnets rouges survenue en 1675. En juillet 1675, « quelques mutins et gents soulevés dans les paroisses de Plomeur et de Treffiagat (...) dévastèrent le manoir de Lestrédiagat, paroisse de Treffiagat, et le manoir de Brénauvec, trève de Plobannalec, appartenant à Messire René du Haffon, seigneur de Lestrédiégat. Ils en arrachèrent jusqu'aux ardoises des toits »[7].

En 1732, le sieur Duhaffond (Du Haffont) de Lestrédiagat, qui possède aussi le manoir de Squividan en Treffiagat et celui de Trévélep en Ploenivel (Plonivel) est sergent féodé dépendant du baron du Pont pour les paroisses de Plonivel et Treffiagat[8].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

La loi du transforma momentanément la paroisse de Treffiagat en une succursale de celle de Plobannalec[9].

En 1792 Lesconil et Le Guilvinec n'avaient qu'une chaloupe, Sainte-Marine 3, Treffiagat et Kérity 4 chacun, L'Île-Tudy 8, Concarneau 250 et Douarnenez 275 environ[10].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Une vie politique parfois agitée

L'opposition entre les "Blancs", majoritaires parmi les électeurs ruraux, et les "Rouges", majoritaires parmi les marins, fut longtemps très forte : en 1910, le marquis de L'Estourbeillon, député royaliste, dénonce les incidents survenus lors des élections législatives dans la deuxième circonscription de Quimper : « ce furent les voies d'accès aux salles de vote et même aux bourgs gardés par des groupes d'individus menaçant et frappant les électeurs ruraux qui venaient voter comme à Treffiagat, Peumerit et Plozévet ; des bureaux et des urnes pris violemment et gardés par des bandes de marins étrangers aux sections de vote, comme à Plobannalec, pour empêcher le vote des cultivateurs »[11].

Le journal L'Aurore dans son édition du écrit : « Des incidents se sont produits dans la deuxième circonscription, notamment dans les communes de Plozévet, Treffiagat, Peumerit, Plovan et Plobannalec. Des rixes se sont produites. Plusieurs électeurs ont été blessés »[12].

Les nouveaux équipements portuaires
Le port du Guivinec-Léchiagat : vue du quai côté Léchiagat ; à l'arrière-plan, l'église de Léchiagat

Le môle du port, long de 90 mètres, est construit au début du XXe siècle[13], et deux cales sont ajoutées dans les années 1920. Le môle du Guilvinec, placé sur l'autre rive du bassin, a été construit avant 1900, fermant et abritant le bras de mer.

L'arrière-port, situé au nord du pont de Léchiagat, construit en 1951, fait face au lycée maritime.

La digue de Léchiagat, longue de 320 m, a été réalisée entre 1930 et 1932.

La Seconde Guerre mondiale

Jean Baudry, né le à Treffiagat, marin, membre des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), fut fusillé le au Mont-Valérien[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Treffiagat adhère à la communauté de communes du Pays Bigouden Sud[15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 juin 2003 Albert Henot PCF  
juin 2003 mars 2008 Sébastien Mélennec DVG  
mars 2008 en cours
(au 4 août 2015)
David Chevrier PS[16]  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Treffiagat relève du tribunal d'instance de Quimper, du tribunal de grande instance de Quimper, de la cour d'appel de Rennes, du tribunal pour enfants de Quimper, du conseil de prud'hommes de Quimper, du tribunal de commerce de Quimper, du tribunal administratif de Rennes et de la cour administrative d'appel de Nantes[17].

La commune se trouve dans la circonscription de gendarmerie de la brigade de proximité du Guilvinec.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
515 535 494 597 678 702 745 785 771
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
780 800 885 899 1 009 1 038 1 205 1 358 1 556
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 819 2 042 2 252 2 293 2 333 2 373 2 321 2 447 2 574
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
2 603 2 449 2 484 2 360 2 333 2 168 2 241 2 413 2 408
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Rennes. Cette académie fait partie de la zone A pour son calendrier de vacances scolaires.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique

Les paroisses catholiques de Léchiagat (Notre-Dame-des-Flots) et de Treffiagat (saint-Riagat) font partie de l'ensemble paroissial de Stereden-Vor dans le doyenné de Pont-l'Abbé (Diocèse de Quimper et Léon).

Culte protestant

La commune compte deux lieux de culte protestant : le temple calviniste de l'Église protestante unie de France[20] et la communauté évangélique des Assemblées de Dieu[21].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le manoir de Lestrédiagat, propriété de la famille Le Gouvello de la Porte.
  • Le menhir de Lehan, de quatre mètres de haut[22], est mouillé au milieu d'un étang derrière le cordon dunaire. Il est classé au titre de monument historique depuis 1923[23].
  • Le menhir de Squividan ou de Reun, classé au titre de monument historique en 1975[24].
  • Le menhir de Quélarn, classé au titre de monument historique depuis 1923[25].
  • L'église Notre-Dame-des-Flots à Léchiagat, dont le clocher, auparavant sur l'ancienne chapelle Saint-Jean de Leuhan, a été démonté puis remonté sur le porche de l'église neuve. Il est inscrit au titre de monument historique depuis 1926[26].
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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcellin Caillon, À la découverte du pays bigouden, Pont-l'Abbé,‎
  • Serge Duigou, Châteaux et manoirs en pays bigouden, Quimper, Ressac,‎
    Sur le manoir de Lestrédiagat.
  • Serge Duigou, Jean Michel Le Boulanger, Histoire du Pays bigouden, Plomelin, éditions Palantines,‎
  • Serge Duigou, Quand nous prenions le train birinik, Quimper, éditions Ressac,‎
    Historique de la petite ligne de chemin de fer à voie métrique qui desservait Treffiagat de 1907 à 1963.
  • Serge Duigou, La Révolte des Bonnets rouges en pays bigouden, Quimper, éditions Ressac,‎
    Treffiagat fut au cœur de la révolte.
  • Bernard Tanguy, Dictionnaire des noms de communes du Finistère, Chasse-Marée - Armen, 1990

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  2. http://www.ouest-france.fr/quelle-solution-perenne-pour-la-dune-de-lehan-3019058
  3. http://www.letelegramme.fr/finistere/treffiagat-lechiagat/grandes-marees-la-dune-de-lehan-a-tenu-21-02-2015-10533783.php
  4. Alain Stéphan, Tous Les Prénoms Bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot,‎ , 126 p. (ISBN 2-87747-172-1, lire en ligne), p. 9
  5. Hélène de Rohan-Guémené, dame de Landal et de Lorgeril, épouse de François de Maure
  6. Michel Perron, Pêcheries et sécheries en Europe et en A.O.F., "Bulletin de l'Agence générale des colonies", juin 1926, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64370769/f38.image.r=Plonivel.langFR
  7. Daniel Bernard, La révolte du papier timbré au pays Bigouden. Nouveaux documents inédits, "Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne", 1962
  8. Paul-Armand du Châtellier, La baronnie du Pont, "Revue des provinces de l'Ouest (Nantes)", 1857, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208807q/f586.image.r=Plonivel.langFR
  9. Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale, tome 12, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f411.image.r=Plobannalec.langFR
  10. Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Histoire du Pays bigouden, Plomelin, Palantines, 2002
  11. "Journal officiel de la République française. Débats parlementaires. Chambre des députés", séance du , consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65530867/f2.image.r=Plobannalec.langFR
  12. Journal L'Aurore no 4554 du 25 avril 1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7522439/f2.image.r=Plobannalec.langFR
  13. Histoire du Pays bigouden, p. 171
  14. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/fusilles/fusilles-29.htm
  15. « Treffiagat », sur le site de la communauté de communes Pays Bigouden Sud (consulté le 4 août 2015).
  16. http://annickleloch2012.parti-socialiste.fr/2012/06/05/nos-soutiens/
  17. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le 4 août 2015).
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  20. « Temple de Lechiagat », sur le site de l'Église protestante unie de France (consulté le 4 août 2015)
  21. « Liste des églises évangéliques dans le département du finistère : Treffiagat », sur l'annuaire électronique des Églises évangéliques (consulté le 4 août 2015)
  22. Histoire du Pays bigouden, p. 34
  23. « Menhir de Léhan », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Menhir de Squividan », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Menhir de Quélarn et bande de terrain autour », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Nouvelle église de Léchiagat », base Mérimée, ministère français de la Culture