La Romaine (réserve indienne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La Romaine
La Romaine (réserve indienne)
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Québec Québec
Région Côte-Nord
Statut municipal Réserve indienne
Constitution [1]
Démographie
Gentilé Unalama-shipiulnu
Population 1 034 hab. (2014)
Densité 2 350 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 13′ nord, 60° 40′ ouest
Superficie 44 ha = 0,44 km2
Divers
Code géographique 2498804
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Côte-Nord
Voir sur la carte topographique de Côte-Nord
City locator 14.svg
La Romaine
Géolocalisation sur la carte : Côte-Nord
Voir sur la carte administrative de Côte-Nord
City locator 14.svg
La Romaine
Géolocalisation sur la carte : Québec
Voir sur la carte administrative du Québec
City locator 14.svg
La Romaine
Géolocalisation sur la carte : Canada
Voir sur la carte administrative du Canada
City locator 14.svg
La Romaine
Liens
Site web unamenshipu.com

La Romaine (Unamen Shipu[2] en Innu-aimun) est une réserve indienne innue du Québec (Canada) située sur la Côte-Nord[3]. Elle est habitée par les Montagnais de Unamen Shipu.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Romaine, enclavée dans Le Golfe-du-Saint-Laurent, est située à environ 400 kilomètres à l'Est de Sept-Îles. La réserve de La Romaine, administrée par les Montagnais d'Unamen Shipu, et le village de La Romaine, administré par la municipalité de Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent, forment une agglomération où se côtoient un millier d'Innus (Montagnais), une centaine de Blancs et quelques familles de Malécites. Les deux entités, géographiquement indissociables, partagent certains services publics : aqueduc, égouts, réseau routier, bureau de poste, standard téléphonique, police, aéroport et port.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Elle tire son nom de la rivière Romaine, unamen en innu voulant dire « rouge », la pierre roulée par la rivière étant rouge[4]. Le rouge fait référence à la peinture que les Innus apposaient sur leurs canots pour les protéger des mauvais esprits, selon la tradition locale[5].


Depuis 1886, le bureau de poste de l'endroit porte plutôt le nom donné par les Jésuites, Gethsémani[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
2001 2006 2011 2016
9449261 016977
(Sources : [7],[8])

Langues[modifier | modifier le code]

En 2011, sur une population de 1015 habitants, La Romaine comptait 2,5 % de francophones et 97,5 % de locuteurs de l'innu-aimun[9].

Education[modifier | modifier le code]

École Olamen, maternelle à secondaire 5, avec 292 étudiants en 2008-2009.

Transports[modifier | modifier le code]

À La Romaine, comme partout en Basse-Côte-Nord, la motoneige est le moyen de transport par excellence pour se déplacer en saison hivernale, car il n'y a pas de route. Seuls l'avion, ou le bateau en été permettent de s'y rendre, à partir de Kegaska, Natashquan ou du Labrador.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Division des levés officiels, Historique foncier, « Romaine » (consulté le )
  2. On écrit aussi « Unaman-Shipi »
  3. Répertoire des municipalités : La Romaine
  4. Jean-Marie Gustave Le Clézio, « Quel avenir pour la Romaine : poétesse inconnue contre multinationale ? », Le Monde, 2 juillet 2009, p 22
  5. Jean-François Custeau, « L'infiniment grand des Innus en Basse-Côte-Nord », sur Le Soleil, (consulté le )
  6. « Havre Gethsémani », sur Commission de toponymie du Québec (consulté le )
  7. « Statistique Canada - Profils des communautés de 2006 - La Romaine, IR » (consulté le )
  8. « Statistique Canada - Profils des communautés de 2016 - La Romaine, IR » (consulté le )
  9. Population selon la langue parlée le plus souvent à la maison. Recensement de 2011 dans les municipalités et la MRC de la Côte-Nord.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Olivier Combelles. Introduction à l'histoire naturelle de la baie et du lac Coacoachou (Basse Côte-nord du Québec),. Première partie: Le Naturaliste canadien, Vol. 125, N°1 (Hiver 2001). Deuxième partie: Le Naturaliste canadien, Vol. 125, N°2 (Eté 2001).

Liens externes[modifier | modifier le code]