Sept-Îles

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sept-Îles (homonymie).
Sept-Îles
Sept-Îles
Image illustrative de l'article Sept-Îles
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Côte-Nord
Subdivision régionale Sept-Rivières (Chef-lieu)
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Réjean Porlier
2013 - 2017
Constitution
Démographie
Gentilé Septilien, ienne
Population 25 884 hab. (2014)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 12′ 00″ N 66° 23′ 00″ O / 50.2, -66.38333350° 12′ 00″ Nord 66° 23′ 00″ Ouest / 50.2, -66.383333
Superficie 172 725 ha = 1 727,25 km2
Divers
Fuseau horaire UTC−05:00
Indicatif +1 418, +1 581
Code géographique 97007
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Québec

Voir la carte administrative de la zone Québec (conique)
City locator 14.svg
Sept-Îles

Géolocalisation sur la carte : Québec

Voir la carte topographique de la zone Québec (conique)
City locator 14.svg
Sept-Îles
Liens
Site web http://www.ville.sept-iles.qc.ca

Sept-Îles est une ville de la MRC de Sept-Rivières située sur la Côte-Nord du Québec dans le Nord-Est du Canada. Le recensement de 2011 y dénombre 28 487 habitants[1] (incluant les membres des communautés innues de Uashat et de Mani-Utenam, désormais connues sous la dénomination Uashat mak Mani-Utenam).

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue satellite de Sept-Îles

La ville de Sept-Îles se trouve juste au-dessus du 50e parallèle, sur le littoral nord du Golfe du Saint-Laurent, approximativement à 230 km à l'est de Baie-Comeau. À la suite d'une fusion le 12 février 2003, la ville actuelle de Sept-Îles rassemble les anciennes municipalités de Gallix et de Moisie.

Le territoire de Sept-Îles s'étend le long des rivages de la baie des Sept Îles, une profonde ouverture de 45 km2 à l'entrée de laquelle se dresse l'archipel des Sept Îles. Parmi les nombreux cours d'eau qui sillonnent le territoire, on compte la rivière Sainte-Marguerite (à l'ouest) et la rivière Moisie (à l'est). Ces deux rivières traversent Sept-Îles depuis le nord et terminent leur course dans le golfe.

Article détaillé : Archipel des Sept Îles.

On retrouve plusieurs plages sablonneuses à Sept-Îles : plage de Gallix; plage de Val-Marguerite; plage Monaghan; plage Ferguson; plage Routhier; plage Lévesque, plage de Moisie, etc.

La région du lac Kachiwiss a fait l'objet d'explorations minières par la société Terra Ventures en raison de la présence d'oxyde d'uranium dans son sol[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cartographie de Sept-Îles aux XVIIIe et XVIIe siècles

Historiquement, Jacques Cartier est le premier à mentionner Sept-Îles. En 1535, il décrit dans son livre de bord la baie et ses îles, qu'il nomme « Yles rondes ».

Autrefois un village de pêche, Sept-Îles a connu une croissance économique significative dans les années 1950 grâce à l'essor de l'industrie minière à Schefferville et à Labrador City. Elle succède ainsi à Clarke City, première ville industrielle de la Côte-Nord et désormais un secteur de la municipalité de Sept-Îles.

Jean-Marc Dion est maire de la ville de 1973 à 1997.

Aujourd’hui, Sept-Îles est une ville moderne dotée de tous les équipements et services. Elle abrite un hôpital qui dessert la population de Port-Cartier jusqu'à la basse Côte-Nord.

Sept-Îles a également changé le logo représentatif de la ville[3].

Économie[modifier | modifier le code]

À proximité d’un imposant réseau hydroélectrique, la municipalité dispose d’un port en eaux profondes et d’un bassin de ressources humaines et naturelles aux qualités remarquables. L'aéroport de Sept-Îles relie la municipalité à plusieurs villes du Québec.

Le port de Sept-Îles transborde le fer du Labrador et une importante quantité de lingots d'aluminium grâce à l'aluminerie Alouette[4]. Les pêcheries sont un autre secteur important de l'économie : le crabe, la crevette, les mollusques y sont notamment exploités. L'industrie des petits fruits tels la chicouté, l'airelle, la framboise et le bleuet prend également de l'ampleur dans la région.

Sept-Îles a accueilli les Jeux du Québec à l'été 1983 et à l'été 2007.

Sept-Îles abrite aussi l'aréna Guy-Carbonneau, qui peut accueillir 500 spectateurs, et l'aréna Conrad-Parent, dont la capacité d'accueil atteint 1 584 spectateurs.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Évolution de la population entre 1921 et 2006

Le taux de chômage y est de 6,7 %[1] (2006) et les secteurs d'activité de l'industrie primaire y sont :

Environnement[modifier | modifier le code]

En 1979, la Corporation de protection de l’environnement de Sept-Îles (CPESI) a été la première corporation environnementale paramunicipale et sans but lucratif à voir le jour au Québec.

À son actif, la Corporation compte plusieurs réalisations :

  • Collecte annuelle de résidus domestiques dangereux
  • Récupération et recyclage
  • Collecte des arbres de Noël
  • Donation et plantation d’arbres
  • Concours Sept-Îles plus Vert
  • Étude sur les milieux humides
  • Étude sur l’habitat du poisson dans la baie de Sept-Îles
  • Étude des aires de reproduction de l’éperlan arc-en-ciel
  • Protection d’une tourbière témoin
  • Valorisation de la rivière du Poste
  • Collaboration à des mesures de compensation de perte d’habitat
  • Contribution à la création d’emplois par l’aménagement d’espaces verts et de pistes cyclables…
  • sensibilisation dans les écoles primaires

La Corporation de protection de l’environnement de Sept-Îles exerce son mandat de maintes façons : présence dans les écoles, tenue d’expositions et de salons, collaboration au bulletin La Côte-Nord Saine et Sauve, etc. Elle a également contribué à la fondation du Conseil régional de l’environnement de la Côte-Nord, à Stratégie Saint-Laurent, au comité ZIP de la rive nord de l’estuaire du Saint-Laurent et de la Côte-Nord du Golfe du Saint-Laurent.

Climat[modifier | modifier le code]

Aurores boréales au lac des Rapides
Parc à Sept-Îles.

Sept-îles possède un climat maritime froid. Le maximum moyen de juin à septembre est de 15 à 20 °C alors que celui de décembre à février est -5 à -10 °C. Ceci est dû à deux faits : la ville se situe au 50e parallèle nord et elle est en bordure du golfe du Saint-Laurent dont les eaux ne dépassent que rarement 10 °C. Du printemps à l'automne, la terre se réchauffe avant les eaux et le phénomène de brise de mer oriente les vents du large vers la terre au cours de la journée, soit du secteur est, ce qui limite la hausse du mercure[5]. En hiver, les vents sont surtout du nord grâce à de fréquents anticyclones froids qui se stationnent sur le centre du Québec et des dépressions passant à l'est. Le golfe se couvre de glace également.

Le mercure peut quand même varier fortement quand les vents proviennent de l'intérieur des terres et coupent l'influence maritime. Ainsi, le plus haut maximum est de 32,2 °C et le plus bas minimum est de -43,3 °C. Les plus hauts taux d’ensoleillement surviennent de décembre à février alors que la température moyenne est de -7 °C à -15 °C, ainsi qu'en avril où elle monte à 0 °C. Cela permet les activités extérieures à condition de bien se vêtir et que le refroidissement éolien ne soit pas trop grand.

Sur son site Internet, la ville de Sept-Îles affirme qu'elle se classe au troisième rang parmi les villes les plus ensoleillées du Québec (après Rigaud et Brébeuf), avec 45,8 % de temps sans nuage[6]. Les statistiques ci-dessous montrent qu'il pleut ou neige un jour sur deux et que Sept-Îles compte 173 jours avec précipitations annuellement, contre 163 à Montréal[5],[7]. De plus, les eaux froides sont très propices à la formation de brouillard alors que des masses d'air plus chaudes et humides passent à leur surface. La brise de mer va donc souvent amener ces brumes sur la ville.

Relevé météorologique de l'aéroport de Sept-Îles
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −20,9 −19 −12,1 −3,8 1,5 7 10,9 9,6 4,8 −0,6 −7 −16,1 −3,8
Température moyenne (°C) −15,3 −13,4 −7,1 0 5,9 11,7 15,3 14,2 9,3 3,4 −3,1 −11,3 0,8
Température maximale moyenne (°C) −9,8 −7,8 −2,1 3,8 10,3 16,4 19,6 18,8 13,6 7,4 0,7 −6,5 5,4
Record de froid (°C)
date du record
−43,3
1950/21
−38,3
1948/10
−31,7
1945/12
−26,4
1994/02
−11,7
1947/01
−2,8
1950/12
1,7
1950/18
−0,6
1950/30
−6,5
1978/30
−12,8
1944/31
−28,9
1946/29
−36,5
1982/13
Record de chaleur (°C)
date du record
12,2
1992/19
10,6
1954/28
11,8
1999/28
19,2
1987/19
28,3
1959/26
32,2
1947/24
32,2
1955/10
31,1
1965/15
29,4
1946/19
22,2
1948/06
16,9
1977/04
9,4
1950/04
Record de vent (km/h)
date du record
161
1960/12
161
1958/08
121
1959/23
124
1986/10
121
1960/14
129
1963/10
103
1962/10
113
1978/16
154
1960/13
122
1962/29
130
1963/27
159
1960/17
Précipitations (mm) 87,4 67,2 88,8 102,8 94 99,3 99,8 91,1 113,2 106,5 97,7 108,1 1 156
dont pluie (mm) 9,3 10,9 26 61 83,1 99,3 99,8 91,1 113,2 97,5 48,3 18 757,4
dont neige (cm) 87,3 59,7 64,7 37,5 9,1 0 0 0 0 7,9 49 96,9 412
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
39,8
1992/06
88,6
1968/03
39,6
1976/28
74,9
1973/29
69,6
1963/01
68,1
1958/14
84,8
1945/10
76,5
1952/16
98,6
1972/04
67
1995/28
114,6
1966/03
59,8
1987/01
Record de neige en 24 h (cm)
date du record
52
1996/27
49,4
1995/05
50,8
1955/27
44,6
1986/09
29,2
1974/01
0,5
1964/16
0
1945/01
0
1945/01
0,6
1997/25
28,2
1976/21
45,4
1980/29
55,8
1996/08
Nombre de jours avec précipitations 1,6 1,3 3,6 7,9 13,3 15,9 14 14 14,4 13,8 7,1 2,3 109
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 0,59 0,59 1,4 3,1 5,1 6 6,2 5,6 6,9 5,7 3 0,79 44,9
Humidité relative (%) 63,4 60,3 64 68 66,5 67,3 70,8 70,1 71,3 69 68,9 68,1 67,3
Nombre de jours avec neige 15,9 11,8 12,2 7,7 1,7 0 0 0 0,07 2,9 9,8 15,7 77,7
Source : Service météorologique du Canada[5]


Tourisme[modifier | modifier le code]

Le MS Maasdam en visite à Sept-Îles

L’association des croisières du Saint-Laurent a remporté un prix à Marseille le 27 novembre pour ses performances en 2012. Elle a aussi reçu une distinction accordée par un panel de 16 juges dans le cadre d’un concours organisé par le magazine spécialisé Seatrade. Le Saint-Laurent s’est classé troisième derrière l’Écosse et la Mer Noire. Sept-Îles accueillera 3 croisières en 2013 et 7 en 2014[8]. La ville connaît l'escale majeure de deux importants navires de croisière: le MS Maasdam et le Norwegian Spirit. Ces escales sont dirigées par la corporation Destination Sept-Îles Nakauinanu.

D’ici octobre 2014, c’est plus de 15 000 personnes qui accosteront à Sept-Îles sur ces bateaux de croisière. Selon la firme Business Research & Economic Advisors, cela représente des retombées économiques de 600 000 $ pour l’industrie touristique de la région. Pour les ports régionaux comme Sept-Îles, les passagers et les membres d’équipage dépensent en moyenne 40 $ par escale[9].

Tourisme Sept-îles permet de développer, structurer et organiser l'industrie touristique de la région de la ville. De plus, cet organisme a but non-lucratif s'occupe de divers sites comme le Centre de Plein-air du Lac des Rapides et les activités de camping qu'il y a sur l'ile Grande Basque[10].

Culture[modifier | modifier le code]

Musées
fondés par André Michel :
  • Musée des Sept-îles, au Vieux-Poste, fondé en 1975
  • Musée régional de la Côte-Nord, fondé en 1985
  • Shaputuan, le musée du peuple Innu, fondé en 1998

Septiliens illustres et célèbres[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rivière-Nipissis Rose des vents
N Lac-Jérôme,
Rivière-au-Tonnerre
O    Sept-Îles    E
S
Port-Cartier Golfe du Saint-Laurent

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]