Havre-Saint-Pierre

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Havre-Saint-Pierre
"Terre digne de richesses"
"Terre digne de richesses"
Marina de Havre-Saint-Pierre
Marina de Havre-Saint-Pierre
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Côte-Nord
Subdivision régionale Minganie (Chef-lieu)
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Berchmans Boudreau
2013 - 2017
Constitution
Démographie
Gentilé Cayen, Cayenne
Population 3 460 hab. (2016)
Densité 1,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 14′ 00″ nord, 63° 36′ 00″ ouest
Superficie 256 721 ha = 2 567,21 km2
Divers
Fuseau horaire UTC−05:00
Indicatif +1 418, +1 581
Code géographique 98040
Localisation

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Havre-Saint-Pierre

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Havre-Saint-Pierre

Havre-Saint-Pierre est une municipalité du Québec située dans la municipalité régionale de comté de la Minganie et la région de la Côte-Nord[1] située face à l'archipel des îles de Mingan.

Géographie[modifier | modifier le code]

La municipalité de Havre-Saint-Pierre se situe aux abords du Golfe Saint-Laurent, juste en face de l'Île d'Anticosti. A 1 000 kilomètres de Montréal, 850 kilomètres de Québec et 225 kilomètres de Sept-Iles, on peut accéder à Havre-Saint-Pierre par voie routière ou maritime ou par transport aérien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un groupe de familles acadiennes des Îles de la Madeleine, qui avaient été auparavant déportées à Savannah (Géorgie), s'installent, en 1857, à un endroit dit Pointe-aux-Esquimaux, sur la Côte-Nord, à quelque 200 km à l'est de Sept-Îles et à 870 km au nord-est de Québec, par la route. C'est ainsi que naquit Havre-Saint-Pierre.

D'abord érigé canoniquement en 1872 sous l'appellation de la paroisse de Saint-Pierre-de-la-Pointe-aux-Esquimaux, l'endroit était municipalisé dès l'année suivante et, dans l'usage courant, identifié comme Pointe-aux-Esquimaux, car jadis un groupe inuit avait habité cette pointe. En 1927, la dénomination est modifiée en Havre-Saint-Pierre, car on désirait mettre l'accent sur le havre qui caractérise l'endroit, tout en conservant le volet hagionymique du nom originel; d'ailleurs, le nom du bureau de poste local ouvert en 1872 sous le nom d'Esquimaux Point devenait Havre-Saint-Pierre en 1924.

Si Havre-Saint-Pierre fait allusion au petit port formé par plusieurs longues îles face à l'île d'Anticosti et dénommé anciennement Rade des Esquimaux (1735), puis Havre des Esquimaux (1870), l'élément Saint-Pierre rappelle que le père oblat Charles Arnaud y a célébré la première messe le 29 juin 1857, jour de la fête de saint Pierre, patron des pêcheurs.

Considérée comme la plus grande agglomération de la Côte-Nord jusqu'en 1936, date de la fondation de Baie-Comeau, Havre-Saint-Pierre demeure la plus importante municipalité de la Minganie, siège de la MRC de Minganie ainsi que de nombreux services gouvernementaux, municipaux et régionaux.

D'après le Journal de Placide Vigneau, les familles explorent le littoral d'est en ouest afin de trouver un site propice pour refaire leur vie. Ils débarquent d'abord leurs bestiaux à Mingan, mais l'accueil du gérant du poste de la Compagnie de la Baie d'Hudson est hostile. Ils s'établissent finalement à la Pointe-aux-Esquimaux avec l'appui du père oblat Charles Arnaud, missionnaire auprès des Montagnais, où ils construisent des maisons pour l'hivernement[2].

Toponyme[modifier | modifier le code]

La municipalité fut nommée, à l'origine, Pointe-aux-Esquimaux[3], mais son nom fut modifié pour Havre-Saint-Pierre en 1927, en l'honneur du Saint Pierre patron des pêcheurs[4].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 2013 en cours Berchmans Boudreau    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1991 1996 2001 2006 2011 2016
3 502 3 450 3 291 3 150 3 418 3 460

Langues[modifier | modifier le code]

En 2011, sur une population de 3460 habitants, Havre-Saint-Pierre comptait 99,2 % de francophones, 0,3 % d'anglophones et 0,5 % d'allophones (innu-aimun) [5].

Économie[modifier | modifier le code]

Au milieu du XXe siècle, une nouvelle industrie s'est développée lorsque des gisements de titane ont été découverts à 45 km au nord de la ville. Cette industrie a pris beaucoup d'expansion et l'exploitation du titane est aujourd'hui l'activité économique principale de Havre-Saint-Pierre. Les habitants du village disent même que les pattes du module lunaire d'Apollo 11 ont été construites avec du titane provenant de leur région.

Le tourisme est aussi une activité économique importante, plusieurs compagnies offrant des visites guidées des nombreuses îles de l'archipel de Mingan. La ville est aussi reconnue pour sa pêche du crabe des neiges, des moules, des pétoncles et du homard. La ville possède le plus important centre hospitalier à l'est de Sept-Îles.

Havre-Saint-Pierre est le port d'accès de la Réserve de parc national de l'Archipel-de-Mingan.

Depuis mai 2009 se développe au Nord-Est de Havre-Saint-Pierre l'un des plus importants chantiers au Canada, soit la construction du complexe hydro-électrique La Romaine, un ensemble de 4 barrages érigé au coût de 6,5 milliards de dollars[6]. En plus des importantes retombées pendant les 10 années que dure le chantier, le complexe est appelé à créer plusieurs dizaines d'emplois directs et indirects.

Galerie[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

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Une partie de l'histoire du téléroman Mémoires vives s'y déroule. Il s'agit du lieu de résidence de l'un des personnages.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire des municipalités : Havre-Saint-Pierre
  2. André Lepage, « Le peuplement maritime », dans Pierre Frenette (dir.), Histoire de la Côte-Nord, Sainte-Foy, QC, Institut québécois de recherche sur la culture, coll. « Les régions du Québec », , 233-279 p. (ISBN 2-89224-266-5), p. 241
  3. Gouvernement du Québec, « Pointe-aux-Esquimaux », sur Commission de toponymie du Québec, (consulté le 24 septembre 2010)
  4. Gouvernement du Québec, « Havre-Saint-Pierre », sur Commission de toponymie du Québec, (consulté le 24 septembre 2010)
  5. Population selon la langue parlée le plus souvent à la maison. Recensement de 2011 dans les municipalités et la MRC de la Côte-Nord.
  6. Quotidien La presse, Montréal, 14 mai 2009, p. A-1 et autres

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacquelin Harvey, « Havre-Saint-Pierre : le plus ancien des ports miniers québécois », Cahiers de géographie du Québec, vol. 18, no 44,‎ , p. 357-365 (lire en ligne)

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lac-Jérôme Rose des vents
Ekuanitshit N Baie-Johan-Beetz
O    Havre-Saint-Pierre    E
S
Golfe du Saint-Laurent