Belhomert-Guéhouville

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Belhomert-Guéhouville
Belhomert-Guéhouville
L'église Saint-Jean de Belhomert et la bibliothèque.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Intercommunalité Communauté de communes Terres de Perche
Maire
Mandat
Laurent Martineau
2020-2026
Code postal 28240
Code commune 28033
Démographie
Population
municipale
799 hab. (2018 en diminution de 1,6 % par rapport à 2013)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 24″ nord, 1° 03′ 30″ est
Altitude Min. 182 m
Max. 271 m
Superficie 10,95 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction La Loupe
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nogent-le-Rotrou
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Belhomert-Guéhouville
Liens
Site web https://belhomertguehouville.fr

Belhomert-Guéhouville est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire. Appartenant au Thymerais, elle se situe à la frontière avec le Perche. Son histoire est intimement liée aux seigneurs de Châteauneuf-en-Thymerais. L'un d'eux, Hughes Ier, y fonda un monastère qui subsista jusqu’à la Révolution.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situé sur un axe routier reliant Châteauneuf-en-Thymerais à La Loupe, Belhomert est à la limite du Thymerais et du Perche. Le village se situe non loin de la forêt de Senonches au nord et la forêt de Montecôt au sud.

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Provenant de l'ouest par Fontaine-Simon, la rivière l'Eure, affluent en rive gauche du fleuve la Seine, traverse la commune pour se diriger ensuite vers l'est et Saint-Maurice-Saint-Germain.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Belhomert-Guéhouville est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Loupe, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (70,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (51,5 %), forêts (25 %), prairies (12,5 %), zones agricoles hétérogènes (5,8 %), zones urbanisées (5,3 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Belhomert est attesté sous les formes castellania Belomaris en 304, Belomer en 1146[8], de Bellomer en 1190[8].

Belhomert est un hagiotoponyme caché. Le 1er élément Be de Belomer peut représenter le latin beatus, avec la sonorisation de la consonne dentale t intervocalique, puis sa disparition. Beatus Launomarus (Saint Laumer). Saint Laumer est né au hameau de Neuville à Claville (eure), il devint successivement chanoine et économe ou prévôt dans l’église cathédrale de Chartres. Il se retira en 558 sur les bords de la rivière d’Eure, à l’entrée de la forêt du Perche (dont faisait alors partie celle de Senonches), et qui couvrait même l’emplacement de Belhomert. Il s’y bâtit une petite cellule avec des branches d’arbre, et, la sainteté de son nom lui ayant attiré plusieurs disciples, ceux-ci se construisirent des cabanes auprès de la sienne, afin de vivre sous sa discipline. Ce lieu fut, depuis, appelé Belhomer « Bellum Launomarii ». Par la suite, ces deux mots n’en formèrent plus qu’un : Bellummare, puis Bellomare, et enfin Belomer en 1206[9],[10],[11].

Réunion réalisée de Belhomert d’avec Guéhouville, sous le nom de Belhomert-Guéhouville, par ordonnance royale du 5 septembre 1834[12] ; la commune de Guéhouville correspond à la section de la Gravardière de la nouvelle commune[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 2001 Mars 2014 François Perrot    
Mars 2014 Juillet 2020 Jean-Louis Igier SE Retraité
Juillet 2020 En cours Laurent Martineau    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelages et partenariats de Belhomert-Guéhouville.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats de Belhomert-Guéhouville.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePays
Villafranca PiemonteFlag of Italy.svgItalie

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2018, la commune comptait 799 habitants[Note 3], en diminution de 1,6 % par rapport à 2013 (Eure-et-Loir : −0,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
505603539451548621612623677
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
652637682662636630609595536
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
550535504456470451410468447
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
443437472589773808783833807
2018 - - - - - - - -
799--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Abbaye de Belhomer, de l'ordre de Fontevraud (détruite).
  • Église Saint-Jean, datant du XIIIe siècle.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Belhomert-Guéhouville (Eure-et-Loir).svg

Les armoiries de Belhomert-Guéhouville se blasonnent ainsi :

D'azur à la porte de ville du lieu d'or, ouverte du champ, surmontée d'une banderole d'argent chargée de l'inscription « Beatus Launomatus » en lettres de sable, accompagné en chef dextre d'un écusson d'argent à trois chevrons de gueules et en chef senestre de l'inscription « Belhomert » en lettres gothiques d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 5 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 5 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 2, Droz, , p. 983.
  9. Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne, vol. 10, Société historique et archéologique de l'Orne, , p. 12.
  10. a et b Daniel Delattre, L'Eure-et-Loir : es 403 communes, Editions Delattre, , p. 22.
  11. L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, , p. 1001.
  12. Archives Nationales-F 2 II Eure-et-Loir 1.
  13. Laurent-Henri Cottineau, Répertoire topo-bibliographique des abbayes et prieurés, 1935, p. 326, sur Gallica.
  14. Louis Joseph Fret, Antiquités et chroniques percheronnes, 1840, p. 428-429.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.