Meaucé

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Meaucé
Meaucé
L'ancienne église de Saint-Jean-des-Murgers, aujourd'hui salle des fêtes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Intercommunalité Communauté de communes Terres de Perche
Maire
Mandat
Michel Bizard
2020-2026
Code postal 28240
Code commune 28240
Démographie
Population
municipale
528 hab. (2018 en diminution de 1,31 % par rapport à 2013)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 11″ nord, 1° 00′ 09″ est
Altitude 205 m
Min. 189 m
Max. 219 m
Superficie 11,33 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine La Loupe
(banlieue)
Aire d'attraction La Loupe
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nogent-le-Rotrou
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Meaucé

Meaucé est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans la région naturelle du Perche. Elle est limitrophe du département de l'Orne et appartient au canton de Nogent-le-Rotrou, distant de 25 km. Son altitude moyenne est de 205 mètres et sa superficie de 11,59 km2.

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Communes et département limitrophes[modifier | modifier le code]

Les villes et villages limitrophes de Meaucé sont : La Loupe (chef-lieu de canton) à 1,8 km, Fontaine-Simon à 2,3 km, Vaupillon à 2,8 km, Manou à 4,1 km, Saint-Éliph à 4,4 km.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Meaucé est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de La Loupe, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[4] et 3 885 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Loupe, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (96,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (87,5 %), zones agricoles hétérogènes (4,4 %), prairies (3,9 %), zones urbanisées (3,3 %), forêts (0,8 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Réunion et délimitation avec le Pas-Saint-l'Homer, et la commune de Saint-Jean-des-Meurgers, Orne, pour réaliser Meaucé, par la Loi du .

Le nom de la localité est attesté sous les formes Meanceium vers 1260 (à lire *Meauceium) ; Marcetum vers 1270 (à lire *Marceium)[11], Meaussé en 1630 ; Meaucez en 1689.

Comme son étymologie semble l’indiquer (« mauvaise terre, mauvais pays »), était autrefois un pays couvert en grande partie de bois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Réunion et délimitation réalisée de Meaucé d’avec le Pas-Saint-l'Homer, Orne, par la Loi du  : la commune de Saint-Jean-des-Meurgers, Orne, est supprimée et ses sections A et C sont réunies à Meaucé, soit 234 ha et 108 habitants ; à titre de compensation, Meaucé rétrocède au Pas-Saint-l'Homer sa section E, soit 251 ha et 19 ha.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période identité Étiquette Qualité
1792 à 1795 Pierre Goullet
1795 à 1802 Simon Langlois
1802 à 1847 Pierre Goullet
1847 Pierre Goullet (fils) intérim
1847 à 1854 Claude Billard
1855 Louis Naveau interim
1856 à 1860 Louis Toutry
1860 à 1870 Pierre Mithouard
1870 à 1878 Jules Launay
1878 à 1904 Louis Morize
1904 à ? (après 1944) Jules Morize
? à 1947 René Morize
1968 à 1995 Jacques Morize SE
1995 à 09-2007 Gaston Dumargue SE
10-2007 à 01-2012 Claude Charles SE
02-2012-en cours Michel Bizard DVG Retraité Fonction publique

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2018, la commune comptait 528 habitants[Note 3], en diminution de 1,31 % par rapport à 2013 (Eure-et-Loir : −0,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
335316339286310311307332338
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
329339347327331342369348334
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
351333350356330340316364304
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
292313321401585526538511548
2018 - - - - - - - -
528--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Gros Chêne[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]
Le Gros Chêne en août 2014.

Le Gros Chêne se trouve sur la D 920 au carrefour avec la D 15, en direction du bourg de Meaucé. Il a une circonférence de 14,30 m au pied et de 8,60 m à un mètre du sol.

La parcelle sur lequel il est implanté appartient au Conseil départemental d'Eure-et-Loir, qui l'a entouré de barrières, d'une part pour des raisons de sécurité, d'autre part afin d'éviter le piétinement provoquant l'imperméabilisation du sol, facteur d'accélération du vieillissement.

En 2016, une branche d'une circonférence de 4,20 m et longue de 9,20 m représentant un tiers du tronc est tombée, symptôme du dépérissement de ce très vieil arbre[16],[17].

En 2020, Le Gros Chêne obtient le label Arbre remarquable de France, décerné par l'association Arbres remarquables : bilan, recherche, études et sauvegarde[18].

Historique[modifier | modifier le code]

Il serait un reste du bois du château primitif de La Loupe et aurait remplacé un chêne druidique millénaire.

Sujet de nombreuses légendes, le gros chêne aurait été planté en 1360, par Jeanne, fille du seigneur de Meaucé, et le chevalier de Montireau avant qu'il ne parte en croisade, en gage de leur fidélité. Le chevalier y perdra la vie et la jeune femme se laissa mourir de chagrin.

Dans une cavité de l’arbre se trouvait une statuette d'une Vierge. Des révolutionnaires enlevèrent la statue et un champignon ayant la forme de la Vierge repoussa… Quelque temps plus tard, le chêne dut être abattu mais les outils des bûcherons se cassèrent sur l'arbre, le bois étant trop dur… on cria au miracle.

Henri IV venait s'y reposer fréquemment notamment les jours de chasse.

Église Saint-Léonard[modifier | modifier le code]

Église Saint-Léonard de Meaucé.

À la fin du XIXe siècle, Saint-Jean-des-Murgers fut rattaché à Meaucé. L'église de Saint-Léonard accueillit naturellement les biens de Saint-Jean-des-Murgers. Elle compte aujourd'hui quatre retables (dont un du XVIIIe siècle) et une vaste statuaire qui en fait un lieu incontournable de l'art religieux percheron[19]. L'ancienne église de Saint-Jean-des-Murgers est devenue une salle des fêtes, qui porte le nom de « Gaston Dumargue » depuis le [20].

Des demeures seigneuriales que comptait la commune, seule "la grand'maison" a persisté. Elle est aujourd'hui une auberge.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Antoine Marbot, homme politique et militaire, né le à Altillac (Corrèze), mort le lors du siège de Gênes (Italie). Ancien membre démissionnaire des gardes du corps du roi, élu administrateur du département de la Corrèze en 1790, élu député du même département à la constituante en 1791, promu général de brigade en 1793. Deux fois président du Conseil des Anciens puis Gouvernement militaire de Paris, commandant la 17e division militaire, en 1799. Il meurt au début du siège de Gênes (campagne d'Italie) des suites de ses blessures et du typhus. Il est le père de Jean-Baptiste Antoine Marcellin de Marbot. Il acquit la « Grand'Maison »[21] vers 1799.

Jean-Baptiste Antoine Marcellin de Marbot, militaire, né le à Altillac (Corrèze), mort le à Paris. Volontaire en 1799 au 1er régiment de hussards commandé par son père, sous-lieutenant en 1799, il participe au siège de Gênes, au cours duquel son père meurt. Capitaine en 1807, fait chevalier de l'Empire en 1811, colonel en 1812. Rallié à l'Empereur pendant les Cent-Jours, Napoléon le nomme général de brigade la veille de la bataille de Waterloo. Il est compris dans la liste des bannis en 1815. Rentré en France en 1819. Il reçoit alors le commandement du 8e régiment de chasseurs à cheval. Le duc d'Orléans (futur Louis-Philippe) le charge de l'éducation militaire de son fils aîné, le duc de Chartres, puis il est nommé aide de camp du comte de Paris. Après les Trois Glorieuses, il est promu maréchal de camp. Commandeur de la Légion d'honneur en 1831, grand officier en 1836. Élevé au grade de lieutenant-général des armées en 1838, nommé Pair de France en 1845. Il est mis d'office à la retraite après la révolution de 1848. Ses Mémoires constituent un remarquable témoignage sur l'épopée napoléonienne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de La Loupe », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 5 mai 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 5 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Droz, , p. 519.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. « Le Gros Chêne, près de La Loupe, a perdu une branche », sur http://www.lechorepublicain.fr, .
  17. « Il faut sauver le "Gros Chêne" près de La Loupe », sur http://www.lechorepublicain.fr, .
  18. Marion Bérard, « Le Gros chêne de Meaucé, dans le Perche, labellisé Arbre remarquable de France », sur https://www.lechorepublicain.fr, .
  19. Liste du mobilier inscrit ou classé monument historique de l'église Saint-Léonard., Base Palissy, ministère de la Culture.
  20. Laure de La Raudière, « Baptême de la salle des Fêtes de Meaucé », (consulté le 15 juin 2011).
  21. Source : bulletin municipal de Meaucé 1994.