Meaucé

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Meaucé
Meaucé
L'ancienne église de Saint-Jean-des-Murgers, aujourd'hui salle des fêtes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Intercommunalité Communauté de communes Terres de Perche
Maire
Mandat
Michel Bizard
2020-2026
Code postal 28240
Code commune 28240
Démographie
Population
municipale
543 hab. (2017 en augmentation de 4,02 % par rapport à 2012)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 11″ nord, 1° 00′ 09″ est
Altitude 205 m
Min. 189 m
Max. 219 m
Superficie 11,33 km2
Élections
Départementales Canton de Nogent-le-Rotrou
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Meaucé

Meaucé est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans la région naturelle du Perche. Elle est limitrophe du département de l'Orne et appartient au canton de Nogent-le-Rotrou, distant de 25 km. Son altitude moyenne est de 205 mètres et sa superficie de 11,59 km2.

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Communes et département limitrophes[modifier | modifier le code]

Les villes et villages limitrophes de Meaucé sont : La Loupe (chef-lieu de canton) à 1,8 km, Fontaine-Simon à 2,3 km, Vaupillon à 2,8 km, Manou à 4,1 km, Saint-Éliph à 4,4 km.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Réunion et délimitation avec le Pas-Saint-l'Homer, et la commune de Saint-Jean-des-Meurgers, Orne, par la Loi du .

Pour Saint-Jean-des-Meurgers, un "murger" ou "meurger" est une épaisse muraille ou un tas de pierres parementé, qui est soit édifié en une seule fois lors du défrichement et du défonçage d'une parcelle en vue de la création d'une vigne, soit lentement constitué par l'épierrage récurrent d'une vigne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Réunion et délimitation réalisée de Meaucé d’avec le Pas-Saint-l'Homer, Orne, par la Loi du  : la commune de Saint-Jean-des-Meurgers, Orne, est supprimée et ses sections A et C sont réunies à Meaucé, soit 234 ha et 108 habitants ; à titre de compensation, Meaucé rétrocède au Pas-Saint-l'Homer sa section E, soit 251 ha et 19 ha.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période identité Étiquette Qualité
1792 à 1795 Pierre Goullet
1795 à 1802 Simon Langlois
1802 à 1847 Pierre Goullet
1847 Pierre Goullet (fils) intérim
1847 à 1854 Claude Billard
1855 Louis Naveau interim
1856 à 1860 Louis Toutry
1860 à 1870 Pierre Mithouard
1870 à 1878 Jules Launay
1878 à 1904 Louis Morize
1904 à ? (après 1944) Jules Morize
? à 1947 René Morize
1968 à 1995 Jacques Morize SE
1995 à 09-2007 Gaston Dumargue SE
10-2007 à 01-2012 Claude Charles SE
02-2012-en cours Michel Bizard DVG Retraité Fonction publique

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[2].

En 2017, la commune comptait 543 habitants[Note 1], en augmentation de 4,02 % par rapport à 2012 (Eure-et-Loir : +0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
335316339286310311307332338
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
329339347327331342369348334
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
351333350356330340316364304
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
292313321401585526538511548
2017 - - - - - - - -
543--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Gros Chêne[modifier | modifier le code]

Le Gros Chêne en août 2014.

Le Gros Chêne se trouve sur la D 920 au carrefour avec la D 15, en direction du bourg de Meaucé. Il a une circonférence de 14,30 m au pied et de 8,60 m à un mètre du sol.

La parcelle sur lequel il est implanté appartient au Conseil départemental d'Eure-et-Loir, qui l'a entouré de barrières, d'une part pour des raisons de sécurité, d'autre part afin d'éviter le piétinement provoquant l'imperméabilisation du sol, facteur d'accélération du vieillissement.

En 2016, une branche d'une circonférence de 4,20 m et longue de 9,20 m représentant un tiers du tronc est tombée, symptôme du dépérissement de ce très vieil arbre[5],[6].

Il serait un reste du bois du château primitif de La Loupe et aurait remplacé un chêne druidique millénaire.

Sujet de nombreuses légendes, le gros chêne aurait été planté en 1360, par Jeanne, fille du seigneur de Meaucé, et le chevalier de Montireau avant qu'il ne parte en croisade, en gage de leur fidélité. Le chevalier y perdra la vie et la jeune femme se laissa mourir de chagrin.

Dans une cavité de l’arbre se trouvait une statuette d'une Vierge. Des révolutionnaires enlevèrent la statue et un champignon ayant la forme de la Vierge repoussa… Quelque temps plus tard, le chêne dut être abattu mais les outils des bûcherons se cassèrent sur l'arbre, le bois étant trop dur… on cria au miracle.

Henri IV venait s'y reposer fréquemment notamment les jours de chasse.

Église Saint-Léonard[modifier | modifier le code]

Église Saint-Léonard de Meaucé.

À la fin du XIXe siècle, Saint-Jean-des-Murgers fut rattaché à Meaucé. L'église de Saint-Léonard accueillit naturellement les biens de Saint-Jean-des-Murgers. Elle compte aujourd'hui quatre retables (dont un du XVIIIe siècle) et une vaste statuaire qui en fait un lieu incontournable de l'art religieux percheron[7]. L'ancienne église de Saint-Jean-des-Murgers est devenue une salle des fêtes, qui porte le nom de « Gaston Dumargue » depuis le [8].

Des demeures seigneuriales que comptait la commune, seule "la grand'maison" a persisté. Elle est aujourd'hui une auberge.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Antoine Marbot, homme politique et militaire, né le à Altillac (Corrèze), mort le lors du siège de Gênes (Italie). Ancien membre démissionnaire des gardes du corps du roi, élu administrateur du département de la Corrèze en 1790, élu député du même département à la constituante en 1791, promu général de brigade en 1793. Deux fois président du Conseil des Anciens puis Gouvernement militaire de Paris, commandant la 17e division militaire, en 1799. Il meurt au début du siège de Gênes (campagne d'Italie) des suites de ses blessures et du typhus. Il est le père de Jean-Baptiste Antoine Marcellin de Marbot. Il acquit la « Grand'Maison »[9] vers 1799.

Jean-Baptiste Antoine Marcellin de Marbot, militaire, né le à Altillac (Corrèze), mort le à Paris. Volontaire en 1799 au 1er régiment de hussards commandé par son père, sous-lieutenant en 1799, il participe au siège de Gênes, au cours duquel son père meurt. Capitaine en 1807, fait chevalier de l'Empire en 1811, colonel en 1812. Rallié à l'Empereur pendant les Cent-Jours, Napoléon le nomme général de brigade la veille de la bataille de Waterloo. Il est compris dans la liste des bannis en 1815. Rentré en France en 1819. Il reçoit alors le commandement du 8e régiment de chasseurs à cheval. Le duc d'Orléans (futur Louis-Philippe) le charge de l'éducation militaire de son fils aîné, le duc de Chartres, puis il est nommé aide de camp du comte de Paris. Après les Trois Glorieuses, il est promu maréchal de camp. Commandeur de la Légion d'honneur en 1831, grand officier en 1836. Élevé au grade de lieutenant-général des armées en 1838, nommé Pair de France en 1845. Il est mis d'office à la retraite après la révolution de 1848. Ses Mémoires constituent un remarquable témoignage sur l'épopée napoléonienne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]