Chassant

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Chassant
L'église Saint-Lubin et le monument aux morts de F. Charpentier.
L'église Saint-Lubin et le monument aux morts de F. Charpentier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Canton Nogent-le-Rotrou
Intercommunalité Communauté de communes du Perche thironnais
Maire
Mandat
Yves Ruel
2014-2020
Code postal 28480
Code commune 28086
Démographie
Population
municipale
333 hab. (2015 en augmentation de 3,1 % par rapport à 2010)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 43″ nord, 1° 03′ 47″ est
Altitude Min. 191 m
Max. 237 m
Superficie 4,46 km2
Localisation

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Chassant est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situé à 130 km de Paris, entre Chartres et Nogent-le-Rotrou, Chassant est une petite commune du Perche.

Carte de Chassant et des communes limitrophes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chassant
Thiron-Gardais Montigny-le-Chartif
Chassant
La Croix-du-Perche Frazé

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la rivière la Thironne, affluent en rive droite du Loir, lui-même sous-affluent de la Loire par la Sarthe et la Maine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Chassant est issu du gaulois cassanos, signifiant chêne[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Retirada.

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[2], dont Chassant[3]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[4]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1900 1908 Félix Charpentier   Sculpteur
         
mars 2001 mars 2008 Jean-Marie Aubry    
mars 2008 en cours Yves Ruel SE Retraité

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2015, la commune comptait 333 habitants[Note 1], en augmentation de 3,1 % par rapport à 2010 (Eure-et-Loir : +1,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
213 185 199 250 300 368 372 413 420
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
431 409 437 383 351 326 350 327 353
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
383 412 432 356 333 356 350 303 304
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
285 322 308 291 305 298 317 324 333
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de Félix Charpentier.

Église Saint-Lubin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Lubin de Chassant.

Dans l'église se trouve une statue monumentale de Jeanne d'Arc à l'épée, en plâtre patiné acier, œuvre de Félix Charpentier,  Inscrit MH (2013)[10]. Une réduction en marbre fut exposée au Salon des Artistes Français de 1905. Don du sculpteur en 1921, à la suite de la canonisation de la Pucelle.

Autres œuvres de Félix Charpentier[modifier | modifier le code]

  • Sur la place, adossé au mur sud de l'église, un monument aux morts représentant un Poilu, œuvre de Félix Charpentier inaugurée en 1921.
  • Dans la salle du conseil municipal de la mairie se trouve un imposant buste en plâtre représentant Marianne, don du sculpteur vers 1900,  Inscrit MH (2013)[11].
Ce buste en plâtre, daté 1872, est l'original de la Marianne surmontant le monument commémorant le centenaire de la réunion du Comtat Venaissin à la France, inauguré à Avignon cette même année.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Félix Charpentier (1858-1924)[modifier | modifier le code]

Félix Charpentier.

Félix Charpentier[12] est un sculpteur français né à Bollène (Vaucluse) le 8 janvier 1858, mort à Paris dans son atelier, 9 rue de Ridder, le 7 décembre 1924. Officier de la Légion d'honneur, médaille d'Honneur du Salon des Artistes Français en 1893, médaille d'Or à l'exposition universelle de 1900, membre du Conseil supérieur des Beaux Arts, membre du jury des salons annuels des Artistes Français de 1913 et 1921.

Après ses études à l'école des Beaux Arts de Paris (élève de Cavelier et Doublemard), il installe son atelier dans le 14e arrondissement vers 1880, et fait la connaissance de Léa Lucas (1865-1935) née à Chassant[13] qui fut son modèle, puis devint sa femme en 1888.

Les Charpentier firent construire en 1897 leur résidence secondaire à Chassant dans le petit bois de la Garenne, qui devint vite la Villa Charpentier. Félix fut élu maire de Chassant en 1900, fonction qu'il occupa jusqu'en 1908. Après la Première Guerre mondiale, la commune de Chassant et huit autres communes d'Eure-et-Loir[14] commandent leur monument aux Morts à Félix. Léa et Félix sont inhumés au cimetière de Chassant.

Félix Bacchi (1909-1978)[modifier | modifier le code]

Petit-fils de Félix Charpentier, il s'illustra dans la fabrication de miroir pour télescope astronomique à partir des années 1946 et jusqu'à la fin de sa vie. Il signa 431 miroirs d'excellente qualité que les amateurs et professionnels d'astronomie du monde entier apprécient encore de nos jours. La construction en 1947 d'un observatoire astronomique "le Petit Forcalquier" et d'un télescope équipé du premier miroir taillé par Félix (monture équatoriale de type Newton, miroir de 260 mm), lui permet de réaliser de beaux clichés de nébuleuses et amas d'étoiles célestes pour lesquels il fut lauréat de la Société Astronomique de France. L'observatoire, conservé pratiquement dans son état d'origine, est toujours visible dans le jardin de la Villa Charpentier. La qualité des observations s'est par contre détériorée à la suite de l'extension des constructions face au télescope et l'installation de l'éclairage public.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henriette Walter, L'aventure des mots français venus d'ailleurs, Robert Laffont, p. 44
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  5. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. « Statue : Jeanne d'Arc », notice no PM28001605, base Palissy, ministère français de la Culture
  11. « Statue : Marianne », notice no PM28001606, base Palissy, ministère français de la Culture
  12. www.felix-charpentier.net
  13. Acte de naissance n°7, vue 243/260, Archives départementales d'Eure-et-Loir
  14. Béville-le-Comte, Bonneval, Brou, Combres, Dangeau, Frétigny, Fruncé, Unverre.