Chassant

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Chassant
Chassant
L'église Saint-Lubin et le monument aux morts de F. Charpentier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Intercommunalité Communauté de communes Terres de Perche
Maire
Mandat
Yves Ruel
2020-2026
Code postal 28480
Code commune 28086
Démographie
Gentilé Chassantais, chassantaise, chassantaises
Population
municipale
328 hab. (2018 en diminution de 2,67 % par rapport à 2013)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 43″ nord, 1° 03′ 47″ est
Altitude Min. 191 m
Max. 237 m
Superficie 4,46 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Chartres
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nogent-le-Rotrou
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Chassant

Chassant est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situé à 130 km de Paris, entre Chartres et Nogent-le-Rotrou, Chassant est une petite commune du Perche.

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chassant
Thiron-Gardais Montigny-le-Chartif
Chassant
La Croix-du-Perche Frazé

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la rivière la Thironne, affluent en rive droite du Loir, lui-même sous-affluent de la Loire par la Sarthe et la Maine.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chassant est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chartres, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 117 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (84,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (71,4 %), prairies (10,4 %), zones urbanisées (8,3 %), forêts (6,9 %), zones agricoles hétérogènes (3 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Chascent vers 1150 , Chacent en 1250[8].

Le toponyme Chassant est issu du gaulois cassanos, signifiant chêne[9]. Peut-être de l'oil chassain « bois de chênes »[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[10], dont Chassant[11]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[12]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1900 1908 Félix Charpentier   Sculpteur
         
avant 1981 ? Lucien Ducatel DVG  
mars 2001 mars 2008 Jean-Marie Aubry    
mars 2008 En cours Yves Ruel SE Retraité

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2018, la commune comptait 328 habitants[Note 3], en diminution de 2,67 % par rapport à 2013 (Eure-et-Loir : −0,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
213185199250300368372413420
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
431409437383351326350327353
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
383412432356333356350303304
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
285322308291305298317324331
2018 - - - - - - - -
328--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de Félix Charpentier.

Église Saint-Lubin[modifier | modifier le code]

Dans l'église se trouve une statue monumentale de Jeanne d'Arc à l'épée, en plâtre patiné acier, œuvre de Félix Charpentier, Logo monument historique Inscrit MH (2013)[18]. Une réduction en marbre fut exposée au Salon des Artistes Français de 1905. Don du sculpteur en 1921, à la suite de la canonisation de la Pucelle.

Autres œuvres de Félix Charpentier[modifier | modifier le code]

  • Sur la place, adossé au mur sud de l'église, un monument aux morts représentant un Poilu, œuvre de Félix Charpentier inaugurée en 1921.
  • Dans la salle du conseil municipal de la mairie se trouve un imposant buste en plâtre représentant Marianne, don du sculpteur vers 1900, Logo monument historique Inscrit MH (2013)[19].
Ce buste en plâtre, daté 1872, est l'original de la Marianne surmontant le monument commémorant le centenaire de la réunion du Comtat Venaissin à la France, inauguré à Avignon cette même année.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Félix Charpentier (1858-1924)[modifier | modifier le code]

Félix Charpentier.

Félix Charpentier[20] est un sculpteur français né à Bollène (Vaucluse) le 8 janvier 1858, mort à Paris dans son atelier, 9 rue de Ridder, le 7 décembre 1924. Officier de la Légion d'honneur, médaille d'Honneur du Salon des Artistes Français en 1893, médaille d'Or à l'exposition universelle de 1900, membre du Conseil supérieur des Beaux Arts, membre du jury des salons annuels des Artistes Français de 1913 et 1921.

Après ses études à l'école des Beaux Arts de Paris (élève de Cavelier et Doublemard), il installe son atelier dans le 14e arrondissement vers 1880, et fait la connaissance de Léa Lucas (1865-1935) née à Chassant[21] qui fut son modèle, puis devint sa femme en 1888.

Les Charpentier firent construire en 1897 leur résidence secondaire à Chassant dans le petit bois de la Garenne, qui devint vite la Villa Charpentier. Félix fut élu maire de Chassant en 1900, fonction qu'il occupa jusqu'en 1908. Après la Première Guerre mondiale, la commune de Chassant et huit autres communes d'Eure-et-Loir[22] commandent leur monument aux Morts à Félix. Léa et Félix sont inhumés au cimetière de Chassant.

Félix Bacchi (1909-1978)[modifier | modifier le code]

Petit-fils de Félix Charpentier, il s'illustra dans la fabrication de miroir pour télescope astronomique à partir des années 1946 et jusqu'à la fin de sa vie. Il signa 431 miroirs d'excellente qualité que les amateurs et professionnels d'astronomie du monde entier apprécient encore de nos jours. La construction en 1947 d'un observatoire astronomique "le Petit Forcalquier" et d'un télescope équipé du premier miroir taillé par Félix (monture équatoriale de type Newton, miroir de 260 mm), lui permet de réaliser de beaux clichés de nébuleuses et amas d'étoiles célestes pour lesquels il fut lauréat de la Société Astronomique de France. L'observatoire, conservé pratiquement dans son état d'origine, est toujours visible dans le jardin de la Villa Charpentier. La qualité des observations s'est par contre détériorée à la suite de l'extension des constructions face au télescope et l'installation de l'éclairage public.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 5 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 5 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Droz, , p. 268.
  9. Henriette Walter, L'aventure des mots français venus d'ailleurs, Robert Laffont, p. 44..
  10. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  11. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  12. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  13. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. « Statue : Jeanne d'Arc », notice no PM28001605, base Palissy, ministère français de la Culture.
  19. « Statue : Marianne », notice no PM28001606, base Palissy, ministère français de la Culture.
  20. www.felix-charpentier.net
  21. Acte de naissance n°7, vue 243/260, Archives départementales d'Eure-et-Loir
  22. Béville-le-Comte, Bonneval, Brou, Combres, Dangeau, Frétigny, Fruncé, Unverre.