Champrond-en-Gâtine

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Champrond-en-Gâtine
L'église Saint-Sauveur.
L'église Saint-Sauveur.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Canton Nogent-le-Rotrou
Intercommunalité Communauté de communes des Portes du Perche
Maire
Mandat
Éric Legros
2014-2020
Code postal 28240
Code commune 28071
Démographie
Population
municipale
619 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 11″ nord, 1° 04′ 35″ est
Altitude Min. 207 m – Max. 277 m
Superficie 33,68 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie

Champrond-en-Gâtine [ʃɑ̃pʁɔ] est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Champrond-en-Gâtine
Saint-Éliph Le Favril Friaize
Montlandon,
Montireau
Champrond-en-Gâtine Le Thieulin
Frétigny Combres,
Happonvilliers
Les Corvées-les-Yys,
Nonvilliers-Grandhoux

Site[modifier | modifier le code]

Carte de Champrond-en-Gâtine et des communes limitrophes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'histoire de la commune du Xe siècle au XIIIe siècle, ainsi que celle de Friaize et de Montlandon, était intimement liée aux puissants barons de Châteauneuf-en-Thymerais. Champrond constituait l'un de leurs principaux fiefs avant que leur lignée ne disparaisse et que leur baronnie dont le domaine couvrait l'ensemble du Thymerais ne soit démembrée.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Champrond-Marat[1].

XIXème siècle[modifier | modifier le code]

Le loup chassé[modifier | modifier le code]

Une battue faite dans la forêt de Champrond-en-Gâtine, le 14 avril courant (1871), sous la direction de M. Brissonnet-Texier, régisseur de M. le marquis d'Aligre, a produit un assez beau résultat : deux loups mâles ont été tués, l'un âgé de deux ans, par M. Juillet, garde particulier, l'autre, déjà vieux de six ans, par M. Hamelin, garde-forestier[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Champrond-en-Gâtine Blason Écartelé : au 1) d'argent au village au naturel toituré de gueules, au 2) d'azur au gland d'or feuillé de deux pièces de sinople en chevron, au 3) d'azur à l'épi de blé d'or posé en bande, au 4) d'argent aux cinq ondes alésées d'azur ; sur le tout d'argent aux trois chevrons de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Eric Legros DVG Professeur des écoles
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 619 habitants, en augmentation de 20,19 % par rapport à 2009 (Eure-et-Loir : 1,9 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
900 853 968 904 871 900 929 947 965
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
829 845 867 826 826 786 726 752 746
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
716 739 711 633 618 597 584 637 540
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
530 507 446 430 356 416 464 541 619
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La tour d'Aligre.
  • La tour d'Aligre[7],[8], édifiée en 1876 :

« C’est ma mère qui, filleule de la marquise d’Aligre, a posé en 1876, la première pierre de la « Tour » de Champrond, propriété de la famille d'Aligre et dépendant du château des Vaux.
Cette tour est située sur les ruines d'un ancien château fort qui aurait été bâti vers 1070 par le comte du Perche, seigneur de Champrond, et la base qui subsiste seule actuellement, est en maçonnerie si solide que la pioche aurait été impuissante à la démolir et qu'on dut y renoncer. Ma grand-mère habita cette tour pendant plus de cinquante ans et c’est là que j’ai passé toutes mes vacances jusqu’à ma dix-huitième année.
À quelques centaines de mètres du bourg, s’étendent les grandes forêts de Champrond et Montécot. »

— Docteur Siméon Langlois, médecin en chef honoraire de l’administration générale de l’Assistance Publique à Paris en 1973 - Un million de malades[9].

Au XIe siècle, le comte du Perche fait construire un château fort à Champrond-en-Gâtine ; les assauts de l'histoire l'ont anéanti. En 1820, le marquis d'Aligre acquiert la grand'maison de Champrond, 159 hectares des forêts de Champrond[10] et de la Magnane, la ferme du Valdon et la tour de Montlandon. Et c'est en 1876, que la filleule de la marquise d'Aligre fait édifier la tour de Champrond, sur les soubassements de l'ancienne tour du château féodal. Avant la famille d'Aligre, les ruines appartenaient aux Gontaut-Biron.

Clocher de l'église Saint-Sauveur.
  • L'église Saint-Sauveur présente des éléments des XIIe siècle, XVIIe siècle et XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gilles III du Buat, écuyer, né 1639, mort 1705, habitait Champrond-en-Gâtine[11]
  • François-Lubin Passard, libraire-éditeur et écrivain, né à Champrond-en-Gâtine en 1817. Pour le pseudonyme "Eugène Le Gai", l'auteur se qualifie parfois de "docteur" et pour "Louis Delanoue", d'avocat[12].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Champrond-en-Gâtine », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 4 décembre 2012)
  2. Journal L'Union Agricole du 27 avril 1871
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. La tour d'Aligre sur le site de généalogie Perche-Gouët
  8. La tour d'Aligre sur le site officiel de la commune
  9. Langlois Siméon, Un Million de malades : mémoires d'un médecin…, Paris : la Pensée universelle, 1977. BNF Notice n° : FRBNF34594554
  10. Fiche FR2400550 - Arc forestier du Perche d'Eure-et-Loir sur le réseau Natura 2000
  11. Le Court Henri, Généalogie des branches normandes et percheronnes de la maison Du Buat, seigneurs, barons, comtes et marquis Du Buat, dressée sur documents authentiques, Lisieux : Impr. de E. Lerebour, 1885 (dépôt 1900), In-4°, 68 p. BNF Notice n° : FRBNF34210468
  12. BNF Notice d'autorité personne nº : FRBNF12425692