Argenvilliers

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Argenvilliers
Argenvilliers
La mairie.
Blason de Argenvilliers
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Intercommunalité Communauté de communes du Perche
Maire
Mandat
Pascal Mellinger
2020-2026
Code postal 28480
Code commune 28010
Démographie
Population
municipale
328 hab. (2018 en diminution de 7,08 % par rapport à 2013)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 42″ nord, 0° 57′ 29″ est
Altitude Min. 173 m
Max. 283 m
Superficie 18,35 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Nogent-le-Rotrou
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nogent-le-Rotrou
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Argenvilliers

Argenvilliers est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans la région naturelle du Perche.

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Argenvilliers
La Gaudaine
Vichères Argenvilliers La Croix-du-Perche
Beaumont-les-Autels Miermaigne

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune abrite la source de la Foussarde, affluent en rive droite du Loir, lui-même sous-affluent de la Loire par la Sarthe et la Maine[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Argenvilliers est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nogent-le-Rotrou, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (88,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (64,8 %), prairies (16,6 %), forêts (10,3 %), zones agricoles hétérogènes (7 %), zones urbanisées (1,3 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes latines Argentovillare en 1119 et Argenvillerium en 1125, puis sous les formes Hargenviler et Hartgenviler[9].

Du gaulois arganto-, latinisé en argento « argent » (la forme même du nom exclut tout nom propre)[10],[11] et -villare « ferme », dans le département, à une trentaine de kilomètres d'Argenvilliers, on exploite encore récemment l’argent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1988 mars 2014 Jean-Paul Fleury    
mars 2014 En cours Pascal Mellinger[12],[13]   Professeur des écoles ou instituteur ou assimilé
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2018, la commune comptait 328 habitants[Note 3], en diminution de 7,08 % par rapport à 2013 (Eure-et-Loir : −0,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
673722744712777863824813782
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
710728712709660630574561560
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
539575569516506516515502441
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
423388363330301333362371345
2018 - - - - - - - -
328--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La fête de la Rosière a lieu depuis 1908. Elle trouve son origine dans le legs effectué, en 1904, par la comtesse de Mons à la commune d'Argenvilliers, en échange duquel elle demanda qu'une jeune fille méritante soit chaque année élue et récompensée. La rosière est couronnée de roses le dimanche de Pâques.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre et monument aux morts[modifier | modifier le code]

Les origines de l'église remontent au XIIe siècle, lorsque l'église est donnée à l'abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron par Geoffroy II, évêque de Chartres[18]. L'édifice est recensé dans l'inventaire général du patrimoine culturel[19].

Une verrière de la première moitié du XVIIe siècle est classée monument historique au titre d'objet en 1985 (soufflet du tympan de la baie n°6)[20].

Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale est situé devant le mur nord de l'église.

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Château d'Oursières[modifier | modifier le code]

XVIIe siècle, XVIIIe siècle, Logo monument historique Inscrit MH (1989)[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le 25 novembre 1817 est mort et a certainement été enterré à Argenvilliers où il demeurait au lieu-dit « la Détourbe » Charles François Roch Proust, laboureur, marchand, ancêtre au 4e degré de l'écrivain Marcel Proust[réf. nécessaire] ;
  • Jean-Pierre Guillon, né le 25 janvier 1930 à Argenvilliers, athlète spécialiste du sprint, champion de France du 200 m en 1953 et vice-champion d'Europe avec le 4x100 m[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune d'Argenvilliers

Les armes de la commune d'Argenvilliers se blasonnent ainsi :
Parti: au 1er de sable à la façade d'église d'or ouverte et ajourée de sable, adextrée de son clocher d'or couvert de gueules sur une terrasse alésée de sinople et au chef cousu d'azur chargé d'un soleil d'or; au 2e coupé, au I de gueules au lion de sable, armé, lampassé et couronné d'or, au II d'argent à trois chevrons alésés de gueules, l'un sur l'autre, de longueur décroissante..

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paroisse Saint-Lubin du Perche (préf. Abbé Daniel Rambure, curé), Ces 36 églises ont quelque chose à vous dire..., , 101 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Foussarde (M1015000) » (consulté le 30 septembre 2017).
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 5 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 5 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Dans le livre terrier de Thiron.
  10. Société française d'onomastique, 2002 - Nouvelle revue d'onomastique - Numéros 39 à 40 - Page 78 - (id).
  11. Jacques LACROIX - Les Noms D'origine Gauloise, La Gaule Des Activités Économiques. tome 2, Chapitre 1.1.2. (ISBN 2 87772 287 2).
  12. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 9 août 2020).
  13. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 9 août 2020).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. Plaque d'information apposée sur le mur de l'édifice.
  19. « Église paroissiale Saint-Pierre. », notice no IA28000128, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Verrière figurée : chanoine donateur présenté par saint Jean-Baptiste, saint Antoine et saint Louis (baie 6) », notice no PM28000706, base Palissy, ministère français de la Culture.
  21. « Château d'Oursières », notice no PA00096958, base Mérimée, ministère français de la Culture.