Juifs Mizrahim

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne les Juifs d'origine orientale. Pour les autres significations, voir Mizrahi.
Juifs Mizrahim
יהדות מזרח (Yahadout Mizra'h)
Description de cette image, également commentée ci-après
Enfants juifs avec leur professeur à Samarcande (entre 1905 et 1915)
Populations significatives par région
Drapeau d’Israël Israël 2 200 000 à 2 500 000
Drapeau des États-Unis États-Unis 0250 000
Drapeau de l'Argentine Argentine 0077 170
Drapeau de la France France 0040 000
Drapeau du Canada Canada 0035 000
Drapeau de l'Iran Iran 0025 000
Drapeau du Chili Chili 0002 700
Drapeau du Mexique Mexique 0001 000
Drapeau de l'Inde Inde 0000250
Population totale 2,7 à 3,2 millions (est.)
Autres
Langues Liturgique : hébreu mizrahi
Traditionnel : divers dialectes judéo-arabes, judéo-araméens et locaux
Moderne : la langue du pays de résidence actuelle, comme l'hébreu moderne en Israël
Religions Judaïsme
Ethnies liées Juifs séfarades, ashkénazes et autres sous-ethnies juives, Arabes

Les Juifs Mizrahim ou Mizra'him (hébreu : מזרחים « Orientaux »), également appelés Edot HaMizra'h (Communautés de l’Orient), sont les Juifs descendant des communautés juives du Moyen-Orient. Sont inclus sous ce terme les Juifs arabes, aujourd'hui les réfugiés juifs des pays arabes, dont les Juifs d'Afrique du Nord, les Juifs d'Irak, les Juifs du Yémen, les Juifs d'Iran, les Juifs de Boukhara, les Juifs d'Inde, les Juifs de Géorgie, les Juifs du Caucase (parfois appelés « Juifs des montagnes ») et les Juifs du Kurdistan. En dépit de leurs origines hétérogènes, la Loi de ces communautés découle principalement du Talmud de Babylone[1],[2],[3]) ; leur rite les rapproche des Juifs sépharades, avec quelques différences entre les minhagim de minorités particulières.

Histoire et usage[modifier | modifier le code]

Les termes « Mizrahi » (מזרחי, littéralement traduit par « Oriental », מזרח désignant l'est en hébreu) et « Edot HaMizra'h » (Assemblée de l'Est) sont une traduction de l'arabe Mashriqiyyun, qui fait référence dans son acception originelle aux habitants de la Syrie, de l'Irak et d'autres pays de l'Asie, par opposition aux résidents de l'Afrique du Nord (Maghrabiyyun).

Cependant, par généralisation, dans son usage israélien moderne, le terme fait référence à tous les Juifs originaires des pays arabes et d'Asie, regroupant ainsi Mizrahim proprement-dits (i.e. "orientaux") et Séphardim (i.e. "espagnols") en un seul groupe, malgré l'évidente contradiction lexicale et les nombreuses différences culturelles entre ces populations. Quoi qu'il en soit, le terme fut accepté et largement utilisé par les activistes mizrahim dès le début des années 1990[4], qui le préfèrent à l'expression « Juifs orientaux », laquelle a l'inconvénient d'exclure les Juifs d'Afrique du Nord.

De nombreux Mizra'him rejettent de nos jours cette appellation (et toute désignation collective), lui préférant l'identification à leur pays d'origine, ou celui de leurs ancêtres immédiats, par exemple « Juif d'Irak », « Juif kurde », « Juif tunisien »[5], etc.

Autres désignations[modifier | modifier le code]

Mariage juif à Alep, en 1914.

Le terme Mizrahi désigne à l'origine les communautés natives du Moyen-Orient, depuis les montagnes du Caucase, de l'Égypte et du Yémen jusqu'aux confins de l'Inde. L'assimilation est souvent faite, particulièrement en Israël, entre les Juifs séfarades et les « non-ashkénazes » en général. Cela est souvent contesté, car beaucoup de Mizrahim ne sont pas originaires de la péninsule ibérique : le Moyen-Orient hébergeait des communautés juives autochtones bien avant l'arrivée des sépharades en 1492, et souvent antérieurement à l'ère chrétienne (voir l'article Juifs arabes). Cependant la plupart des communautés mizrahi utilisent un rite fortement similaire à celui des sépharades, et, sans être des « Juifs d'Espagne », n'en sont pas moins des « Juifs de rite espagnol ». L'assimilation aux « sépharades » est fréquente dans les sphères religieuses, particulièrement celles qui sont associées au parti Shas. Le dirigeant spirituel du Shass, Ovadia Yosef, qui fut grand-rabbin sépharade d'Israël, est lui-même d'ascendance irakienne et non sépharade.

Dans certains pays comme la Syrie, une distinction fut longtemps établie entre les sépharades expulsés d'Espagne en 1492 ou du Portugal par Manuel Ier en 1497 et les Juifs arabes, qui sont des autochtones. Ceux-ci se dénommaient souvent les « Musta'arabim », les sépharades les appelaient « Moriscos ».

Dans les pays arabes, les Mizrahim étaient appelés (mais ne s’appelaient pas eux-mêmes) « Juifs arabes ». [réf. souhaitée] Du fait des tensions politiques nées du conflit israélo-arabe, peu de Mizra'him se désignaient ainsi, car ils mettaient l'accent sur la dhimmitude qui les distinguait de leurs voisins arabes (le plus souvent musulmans), malgré la proximité des cultures. Par ailleurs, certaines communautés de la diaspora juive remontant aussi loin que l'exil à Babylone étaient installées sur ces terres bien avant la conquête arabe, qui eut lieu un millénaire plus tard.

Ce terme de juif arabe est en revanche toujours utilisé dans le monde arabe.

Langues des Mizrahim[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hébreu mizrahi.
Catégorie connexe : Patronyme mizrahi.
Juives du Kurdistan à Rawanduz, actuellement au nord de l'Irak, 1905.
Des fillettes yéménites dans la ma’abarah Beit Lid, 1950.

Les communautés juives orientales parlaient la langue du pays où elles vivaient, ainsi que dans de nombreux cas, des langues spécifiques, des dialectes judéo-arabes, comme le moghrabi, bien que ces langues soient actuellement utilisées comme une langue folklorique. Parmi les autres langues des Mizrahim figurent le dzhidi, le grouzini, le boukhori, le judéo-kurde, les divers judéo-berbères, le juhuri et les dialectes judéo-araméens, dont la langue du Talmud et le Lishán didán (voir ces articles).

Les ouvrages philosophiques, religieux ou littéraires des Mizrahim étaient écrits en judéo-arabe, en utilisant un alphabet hébreu modifié.

La dispersion post-1948[modifier | modifier le code]

Pour un article plus général, voir Exode des Juifs des pays arabes et musulmans.

La plupart des Juifs mizrahim durent quitter leurs pays de naissance à la suite des persécutions qu'ils eurent à subir à partir de la guerre israélo-arabe de 1948 et de l'établissement de l'État d'Israël qui s'ensuivit. Les actions anti-juives des gouvernements arabes s'intensifièrent dans les années 1950 et 1960. Parmi elles, l'expulsion de 25 000 Juifs d'Égypte à la suite de la crise du canal de Suez de 1956. La plupart des réfugiés émigrèrent vers Israël ou aux États-Unis, principalement les Juifs de Syrie ou d'Égypte. Les Juifs d'Afrique du Nord, ancienne colonie française, fuirent vers la France, modifiant profondément le paysage culturel juif français, jusque-là principalement ashkénaze et assimilé.

De nos jours, il reste environ 40 000 Mizrahim répartis dans des communautés éparpillées dans le monde musulman non arabe, principalement en Iran, mais aussi en Ouzbékistan, Azerbaïdjan, ou en Turquie[6]. En Turquie, l'histoire du judaïsme est complexe : de nombreux Romaniotes locuteurs du yévanique, dont la Loi découlait du Talmud de Jérusalem, sont passés au rite séfarade ladino, à la langue judéo-espagnole et au Talmud babylonien après la venue des Séfarades chassés d'Espagne auxquels ils se sont assimilés, tandis que d'autres soit sont devenus des linobambakis (juifs levantins adoptant les mœurs musulmanes en public), soit se sont convertis à l'islam (Juifs dönme devenus turcs). À côté de ces groupes initialement fort nombreux, on peut mentionner la minorité des Qaraim. Dans le monde arabe, il reste aujourd'hui (2017) très peu de Juifs : dans les pays du Maghreb on compte 5 000 au Maroc et moins de 2 000 en Tunisie. D'autres pays arabes en hébergent encore, mais moins de 100.

Les Mizrahim dans l'État d'Israël[modifier | modifier le code]

Arrivée en Israël[modifier | modifier le code]

L'arrivée des Mizrahim en Israël a modifié son paysage culturel et politique. Leurs coutumes, cultures et langages très différentes de celles de leurs compatriotes ashkénazes étaient bien plus proches de celles des Arabes. Cela suscita nombre de réactions méprisantes de la part des ashkénazes : à titre d'exemple, l'épithète de vilde 'hayïes (« bêtes sauvages » en yiddish) qui fut appliquée aux juifs orientaux. Les nouveaux arrivants furent considérés comme de la main-d'œuvre grossière et inéduquée, parqués dans des camps de transit formés à la hâte, appelés en hébreu ma'abarot, où les conditions de vie étaient extrêmement précaires. Les mizrahim furent ensuite affectés dans des zones urbaines de développement. La tentative d'intégration dans des moshavim (villages agricoles coopératifs) ne fut que partiellement couronnée de succès, les Mizrahim ayant exercé l'artisanat et le commerce plutôt que l'agriculture.

"Jusqu'au début des années 1970, la politique israélienne à l’égard des Juifs originaires du monde musulman (les Mizrahim ou Orientaux) a été décrite – par le leadership travailliste ainsi que par une bonne partie de la sociologie israélienne (et notamment son père fondateur Shmuel Eisenstadt) – en termes de « modernisation ». Les Juifs orientaux étaient perçus comme prisonniers d’un carcan traditionnel. Pour les « israéliser », il convenait de les faire entrer dans l’ère moderne. Ce passage nécessitait de rompre avec une culture orientale perçue comme arriérée[7]".

Réactions contre les discriminations[modifier | modifier le code]

Les historiens voient une continuité entre les troubles qui ont secoué périodiquement les ma'abarot, ou camps de transit accueillant les juifs orientaux dans les années 1950[8], la révolte des mizrahim de Wadi Salib en juillet 1959 (à Haïfa), et le mouvement des Panthères noires israéliennes en 1971-1973[9]. Ces "Black Panthers" ont travaillé à la mise au jour des présupposés racistes et de la discrimination qui visait ces immigrés [les Juifs Mizrahim] et leurs enfants et lutté, de 1971 à 1977, pour l’égalité sociale et politique[10]". « Les Panthères noires israéliennes clamèrent haut et fort l’illégitimité d’un État reposant sur une aussi rigoureuse inégalité. Comme l’explique le poète, chercheur et cinéaste Sami Shalom Chetrit, elles sapèrent définitivement la vieille "sociologie de l’arriération" qui faisait reposer toute promesse d’amélioration sur la "modernisation" — argumentaire illustré par la recommandation d’une Golda Meir : "Qu’ils cessent toutes ces fêtes de famille. Qu’ils apprennent à gérer leur budget de manière rationnelle. Qu’ils travaillent dur pour leurs droits. Ils devraient commencer par avoir des familles plus réduites." »[10]

L'affaire des enfants yéménites est révélatrice du racisme[11] et du mépris de l'establishment ashkénaze à l'égard de la communauté d'origine de ces enfants. C'est en 2016 seulement que les juifs orientaux ont obtenu l'ouverture des archives révélant l'enlèvement de 3500 à 5000 enfants juifs, pour la plupart yéménites, dans les hôpitaux israéliens entre 1948 et 1954.

En 1997, Ehud Barak, chef du parti travailliste, a demandé pardon aux Juifs orientaux "de tout ce qu'ils avaient enduré de l'establishment ashkénaze"[12].

La discrimination à l'encontre des Juifs orientaux, et surtout des Juifs d'Afrique du Nord, est maximale aujourd'hui encore dans le monde ultra-orthodoxe, historiquement dominé par les Juifs européens et américains : les ashkénazes refusent les mariages mixtes avec leurs coreligionnaires originaires des pays arabes et musulmans, fixent des quotas qui limitent l'accès à leurs écoles (yeshivot). Certaines écoles établissent des codes vestimentaires pour distinguer les élèves d'origine européenne et orientale, interdisent la communication entre ces deux groupes pendant les récréations, voire érigent un mur pour les séparer[13].

Aspects économiques[modifier | modifier le code]

L'intégration fut difficile et s'étendit sur des décennies. "Si une part des difficultés initiales des juifs orientaux s'explique par l'ampleur de la tâche d'insertion à laquelle était confronté le jeune État, la persistance de "l'écart ethnique" sur le long terme souligne bien l'existence d'une inégalité structurelle au sein de la société israélienne, écrit Alain Dieckhoff[14]". Les juifs mizrahim ont connu une ascension sociale depuis les années 1970, cependant, les ashkénazes ayant bénéficié aussi, parallèlement, d'une amélioration de leur position, l'inégalité entre les deux groupes ne s'est pas réduite, elle s'est au contraire aggravée. En 1975, un juif oriental gagnait en moyenne 79 % des revenus d'un ashkénaze ; vingt ans plus tard, il ne gagne plus que 69 % de ces revenus[14]. Les sources récentes indiquent que les inégalités économiques demeurent considérables : selon un rapport de 2012, "le salaire moyen, en zone urbaine, d’un juif ashkénaze est 42% au-dessus de la moyenne de tous les salariés, quant aux juifs séfarades, leurs salaires sont à peine 9% plus élevés que la moyenne[15]". Si l'on prend en compte l'ensemble du pays et non seulement les zones urbaines, "la majorité des Mizrahim appartiennent encore aujourd'hui aux strates sociales défavorisées[7]" (en 2012).

Vote politique[modifier | modifier le code]

"La tension entre Ashkénazes et Orientaux a eu des effets indéniables dans le champ politique israélien. La victoire du Likoud et l’alternance de 1977 sont généralement présentées comme indissociables de la défiance orientale à l’égard du leadership travailliste (leadership ashkénaze). Selon Yehouda Shenhav (en), c’est pour résorber un déficit d’identification à la culture juive israélienne que les populations orientales se sont montrées non seulement promptes à embrasser la cause nationaliste, mais aussi à « surjouer » leurs pratiques religieuses[7]".

Rejetant le pouvoir établi politique socialiste, les Mizrahim soutinrent activement la candidature de Menahem Begin, chef du parti du Likoud, qui fut élu après un monopole jusque-là ininterrompu du sionisme travailliste[16].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Shlomo Swirski, Mizrahim and Askkenazim in Israel: The Ethnic Division of Labor , 1981.
  • Un film : Les panthères noires d’Israël parlent, Sami Shalom Chetrit et Eli Hamo (production Momento !)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://judaism.stackexchange.com/questions/6067/yerushalmi-versus-bavli
  2. (en)http://www.yeshiva.org.il/ask/eng/?id=4612
  3. (it)http://www.morasha.it/sbr/sbr_somekh.html
  4. [1]
  5. En Israël, "les immigrants juifs originaires des pays arabes et/ou musulmans sont considérés comme une masse indifférenciée, avec des dénominations comme ‘edot ha-mizrah (les communautés de l’Orient), sfaradim, mizrahim (orientaux), puis yehudim ‘aravim (juifs-arabes). Aucune d’entre elles ne correspond vraiment à la réalité. Si l’on a recours à l’une ou l’autre de ces expressions, on met dans un même panier tous les immigrants de ces pays en laissant entendre que leur histoire et leur manière de vivre sont les mêmes. Or nous nous trouvons en présence de cultures foncièrement différentes, issues des réalités vécues dans chacun des pays", Rina Cohen Muller, « À la recherche du Levant perdu : des écrivains d’Israël racontent l’Égypte », Yod [En ligne], 14 | 2009, mis en ligne le 31 octobre 2011, consulté le 27 novembre 2017. URL : http://yod.revues.org/362 ; DOI : 10.4000/yod.362
  6. [2]
  7. a, b et c E. Marteu et P. Renno, "L'identité israélienne à l'heure des mobilisations communautaires", Critique internationale 2012/3 (N° 56, p.117-138), https://www.cairn.info/revue-critique-internationale-2012-3-page-117.htm
  8. Sami Shalom Chetrit (en), Intra-Jewish Conflict in Israel: White Jews, Black Jews, lire en ligne : [3]
  9. Umi Ram, "Hebrew Culture in Israel", dans Handbook of Israel: Major Debates publié par Eliezer Ben-Rafael,Julius H. Schoeps,Yitzhak Sternberg,Olaf Glöckner, p.67, lire en ligne : [4]
  10. a et b Joëlle Marelli, "Les juifs-arabes et la question de Palestine", 2005/3, n°32, p.116-119, https://www.cairn.info/revue-vacarme-2005-3-page-116.htm#no2
  11. "Le comité du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples condamne énergiquement la pratique raciste de l’État israélien envers les juifs d’origine yéménite qui a commencé à ce moment-là", https://mrap-strasbourg.org/Enfants-disparus-Israel-leve-le-voile-sur-son-terrible-secret. Voir aussi Actualité juive, 1er juin 2016, http://www.actuj.com/2016-06/israel/3748-nouvelle-enquete-sur-les-enfants-yemenites-disparus#.
  12. http://www.liberation.fr/planete/1998/08/11/israel-la-fracture-ouverte-entre-ashkenazes-et-sefaradesles-declarations-racistes-d-un-cacique-du-pa_245302. Voir également Alex Weingrod, "Ehud Barak's Apology: Letters from the Israeli Press", Israel Studies, Vol. 3, No. 2, Law and the Transformation of Israeli Society (Fall, 1998), pp. 238-252 : Ehud Barak s'est adressé aux juifs originaires du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord pour leur demander de pardonner ce que le Parti travailliste a fait subir aux nouveaux arrivants pendant les années 1950, https://www.jstor.org/stable/30245720.
  13. Entretien avec Yaacov Loupo, chercheur à la Fondation de Jérusalem, "Comment les Séfarades sont devenus Ashkénazes et le restent au sein du courant ultra-orthodoxe en Israël", dans le magazine LVS, Dossier spécial "Être Séfarade en Israël", p.44, lire en ligne : [5]
  14. a et b Alain Dieckhoff, "Israël : une identité nationale plurielle", Les Juifs dans l'histoire, dir. A. Germa, B. Lellouch, E. Patlagean, Champ Vallon, 2011, p.690
  15. The Times of Israël, 29 janvier 2014, http://fr.timesofisrael.com/fosse-entre-les-salaires-des-ashkenazes-et-des-sefarades/
  16. Israël, la fracture ouverte, Libération

Liens externes[modifier | modifier le code]