Miri Regev

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Miri Regev
מרים "מירי" רגב
Illustration.
Fonctions
Ministre israélienne des Transports

(1 an et 27 jours)
Premier ministre Benyamin Netanyahou
Gouvernement Netanyahou V
Prédécesseur Bezalel Smotrich
Successeur Merav Michaeli
Ministre de la Culture et du Sport

(5 ans et 3 jours)
Premier ministre Benyamin Netanyahou
Gouvernement Netanyahou IV
Prédécesseur Limor Livnat
Successeur Hili Tropper
Députée à la Knesset
En fonction depuis le
(12 ans, 9 mois et 4 jours)
Élection 10 février 2009
Réélection 22 janvier 2013
17 mars 2015
9 avril 2019
17 septembre 2019
2 mars 2020
23 mars 2021
Législature 18e, 19e, 20e, 21e, 22e, 23e et 24e
Biographie
Nom de naissance Miriam Siboni
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Kiryat Gat (Israël)
Nationalité Israélienne
Parti politique Likoud (depuis 2008)

Miri Regev (en hébreu : מרים "מירי" רגב), née Miriam Siboni le à Kiryat Gat, est une femme politique et une ancienne générale israélienne.

Membre du Likoud, elle est députée à la Knesset depuis 2009 et ministre de la Culture et du Sport du gouvernement israélien de 2015 à 2020 puis ministre des Transports de 2020 à 2021.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents sont d'origine séfarade du Maroc. En 1983, elle rejoint la préparation militaire israélienne (Gadna). Elle y reste jusqu'en 1986, et elle obtient un master en Business.

Elle est mariée et a trois enfants.

Elle est nommée porte parole de l'armée israélienne Tsahal en 2005.

En , elle rejoint le parti politique de droite Likoud, disant qu'elle avait été une partisane de la plate-forme du parti depuis de nombreuses années.

Pour les élections de 2009, elle est placée en 27e position sur la liste du parti, juste assez haut pour entrer à la Knesset puisque le Likoud en remporte autant.

En , Regev participe à une manifestation anti-immigration et désigne les immigrés soudanais de « cancer dans notre corps ». Plus tard, elle dira que sa citation a été dénaturée, avant de présenter ses excuses[1],[2],[3]. La manifestation, dont elle était à l’initiative au coté de Danny Danon, a par ailleurs tourné à l’émeute, des Africains ayant été agressés et des magasins pillés[4].

Elle présente en 2013 un projet de loi interdisant le droit d’association à toute organisation « qui nie le caractère juif de l’État »[4].

Dans le quatrième gouvernement Netanyahou, elle est nommée ministre de la Culture et du Sport à compter du .

En , dans l'affaire de la grève de la faim de l'avocat palestinien Mohammed Allan, détenu dans le cadre d'un régime d'emprisonnement extrajudiciaire permettant aux autorités israéliennes de détenir un suspect sans lui notifier d'inculpation pendant six mois renouvelables indéfiniment, et après près de soixante jours de grève de la faim, Miri Regev accuse la Cour suprême de « céder au chantage du terroriste Mohammed Allan » au lieu de le nourrir de force, en invoquant une loi votée en juillet 2015 précisément pour faire face à de telles situations[5].

Nommée ministre des Transports le 17 mai 2020, elle devait devenir ministre des Affaires étrangères le 17 novembre 2021, lors du remaniement prévu dans l'accord de partage du pouvoir entre Netanyahou et Benny Gantz[6].

Après la chute de Netanyahou, elle se montre très critique à l'égard du gouvernement de Naftali Bennett, qu'elle qualifie de « premier gouvernement palestinien de l’histoire » en raison de l'accord passé avec le parti arabe israélien Raam[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Talila Nesher, « Demonstrators attack African migrants in south Tel Aviv Israel News », Haaretz, (consulté le )
  2. (en) Gil Hoffman, « Miri Regev apologizes for calling migrants ‘cancer' », The Jerusalem Post,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. (en) « Israeli MK: I Didn't Mean to Shame Holocaust by Calling African Migrants a 'Cancer' », sur Haaretz,
  4. a et b Yossi Gurvitz, « En Israël, victoires de la « suprématie juive » », sur Le Monde diplomatique,
  5. « Israël - Grève de la faim : le compromis qui ne résout rien », sur Le Point,
  6. « Découvrez le 35e gouvernement israélien », sur The Times of Israël, (consulté le ).
  7. « Israël Faute d’accord budgétaire la coalition gouvernementale menacée », sur L'Humanité, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :