Jeanne d'Évreux

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Jeanne d'Évreux
Illustration.
Tête de la statue du gisant des entrailles de Jeanne d'Évreux, Musée du Louvre.
Fonctions
Reine de France

(2 ans, 6 mois et 27 jours)
Prédécesseur Marie de Luxembourg
Successeur Jeanne de Bourgogne
Reine consort de Navarre

(2 ans, 6 mois et 27 jours)
Prédécesseur Marie de Luxembourg
Successeur Jeanne de France
Biographie
Dynastie Maison capétienne d'Évreux
Date de naissance vers 1310
Date de décès
Lieu de décès Brie-Comte-Robert
Sépulture Basilique de Saint-Denis
Père Louis d'Évreux
Mère Marguerite d'Artois
Conjoint Charles IV le Bel
Enfants Blanche de France

Jeanne d'Évreux
Reines de France

Jeanne d'Évreux, née vers 1310 et morte le à Brie-Comte-Robert, est reine de France et de Navarre de 1325 à 1328 par son mariage avec le roi Charles IV le Bel.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeanne est la fille de Louis, comte d'Évreux et de Marguerite d'Artois, et la petite-fille du roi Philippe III et de Marie de Brabant.

Reine de France[modifier | modifier le code]

Étant la cousine germaine du roi, elle bénéficie de la permission du pape Jean XXII qui délivre la dispense nécessaire à Charles IV, deux fois veuf auparavant, pour qu'elle puisse devenir, le 5 juillet 1325[1], sa troisième épouse.

Elle est couronnée le 11 mai 1326 à la Sainte-Chapelle (Paris).

Descendance[modifier | modifier le code]

Elle met d'abord au monde, en 1326, une fille, Jeanne. L'année suivante, elle accouche d'une deuxième fille, Marie puis elle donnera finalement naissance, le 1er avril 1328, à une troisième fille, Blanche, née posthume ; ce qui mettra fin à la dynastie des capétiens directs au profit des Valois, en vertu de la loi salique (son époux Charles étant décédé deux mois avant) .

Mécénat[modifier | modifier le code]

La Vierge à l'Enfant, est une statuette d'argent doré posée sur un socle en émail orné de scènes de la Passion du Christ ; elle faisait pendant à la statue de Saint Jean envoyée à la basilique Saint-Denis[2].

Le livre d'heures du roi Charles IV fut commandé pour elle à Jean Pucelle. Il est connu sous le titre de Livre d'heures de Jeanne d'Évreux. Elle est aussi le commanditaire d'un bréviaire à l'usage franciscain.

Mort et sépulture[modifier | modifier le code]

Gisants de Charles IV le Bel et Jeanne d'Évreux (1372). Provenance : abbatiale cistercienne de Maubuisson.

Jeanne d'Évreux meurt dans son château de Brie-Comte-Robert en 1371. Comme son royal époux, son corps est inhumé à Saint-Denis, son cœur dans l'église des Cordeliers de Paris, et ses entrailles à l'abbaye de Maubuisson[3]. Son tombeau à Saint-Denis est profané le .

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Allirot 2009
  2. Insecula : Jeanne d'Evreux (consulté le 14/08/2008)
  3. Moreri L., Gouget, Le Grand dictionnaire historique ou le Mélange curieux de l'histoire sacrée, 1759, p.  273.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie complémentaire[modifier | modifier le code]

Généralités
  • Guillaume Mollat, « Clément VI et Jeanne d'Évreux, reine de France et de Navarre », Revue d'histoire ecclésiastique, vol. 58, no 1,‎ , p. 140-141 (ISSN 0035-2381)
  • (en) Thierry Stasser, « The third marriage of King Charles IV of France and his offspring », Medieval Prosopography, vol. 14,‎ , p. 1-26 (ISSN 0198-9405 et 2381-8700)
Culture, piété et mécénat
  • Elizabeth A. R. Brown, « Le mécénat et la reine : Jeanne d’Évreux (1308?-1371), la liturgie et le puzzle d’un bréviaire », dans Murielle Gaude-Ferragu et Cécile Vincent-Cassy (dir.), « La dame de cœur » : Patronage et mécénat religieux des femmes de pouvoir dans l'Europe des XIVe-XVIIe siècles, Presses universitaires de Rennes, (ISBN 978-2-7535-4870-1, lire en ligne), p. 83-108.
  • Barbara Drake Boehm, « Le mécénat de Jeanne d’Évreux », dans Danielle Gaborit-Chopin et François Avril (dir.), 1300... L'art au temps de Philippe le Bel : Actes du colloque international, Galeries nationales du Grand Palais, 24 et 25 juin 1998, École du Louvre, , p. 15-31.
  • Alain Erlande-Brandenburg, « Les Tombes royales et princières françaises aux XIVe et XVe siècles », dans Jean Guillaume (dir.), Demeures d'éternité, églises et chapelles funéraires aux XVe et XVIe siècles : Actes du colloque tenu à Tours du 11 au 14 juin 1996, Paris, Picard, (présentation en ligne), p. 9-18.
    À propos de la chapelle funéraire fondée en 1368 par Jeanne d'Evreux dans l'abbatiale de Saint-Denis pour inhumer sa fille Marie.
  • (en) Carla Lord, « Jeanne d’Évreux as a Founder of Chapels. Patronage and Public Piety », dans C. Lawrence (dir.), Women and Art in Early Modern Europe : Patrons, Collectors and Connoisseurs, Pennsylvania State University Press, , p. 21-36

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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