Éléonore de Provence

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Éléonore de Provence
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Éléonore de Provence

Titres

Reine consort d'Angleterre


(36 ans, 10 mois et 2 jours)

Prédécesseur Isabelle d'Angoulême
Successeur Éléonore de Castille

Duchesse d'Aquitaine


(36 ans, 10 mois et 2 jours)

Prédécesseur Isabelle d'Angoulême
Successeur Éléonore de Castille

Duchesse de Normandie


(23 ans, 10 mois et 20 jours)

Prédécesseur Bérangère de Navarre
Successeur Titre non revendiqué
Biographie
Dynastie Maison de Barcelone
Distinctions bienheureuse
Naissance 1223
Aix-en-Provence (Comté de Provence)
Décès (à 68 ans)
Amesbury (Royaume d'Angleterre)
Sépulture Abbaye d'Amesbury
Père Raimond-Bérenger IV de Provence
Mère Béatrice de Savoie
Conjoint Henri III d'Angleterre
Enfants Édouard Ier symbole d'une couronne
Marguerite
Béatrice
Edmond
Religion Catholicisme
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Reine consort d'Angleterre

Éléonore de Provence (en anglais Eleanor of Provence) ou Aliénor de Provence, naît vers 1223 à Aix-en-Provence et meurt le en l'abbayse d'Amesbury, est une princesse de Provence. Elle devint reine consort d'Angleterre. Elle est considérée bienheureuse par l'Église catholique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Éléonore est l'une des filles de Raimond-Béranger IV, comte de Provence, et de Béatrice de Savoie[1]. Elle était sœur de Marguerite de Provence (futur reine de France et épouse de Saint Louis), de Sancie de Provence (futur reine des Romains et épouse de Richard de Cornouailles), et de Béatrice de Provence (futur reine de Sicile et épouse de Charles d'Anjou-Sicile)[1].

Mariage[modifier | modifier le code]

Miniature de deux personnages royaux, homme et femme, se faisant face.
Mariage du roi d’Angleterre, Henri de Plantagenet et d'Éléonore de Provence. Historia Anglorum de Matthieu Paris, British Library, Royal 14 C VII (v.1250).

Guillaume de Savoie, évêque de Valence, prépare le mariage de sa nièce, Éléonore avec le roi d’Angleterre, Henri de Plantagenêt[2],[3]. Le contrat de mariage est signé en 1235. Éléonore se rend, accompagnée de nobles, dont son oncle Pierre de Savoie, en Angleterre pour rencontrer son futur époux[4]. Le mariage est célébré dans la cathédrale de Canterbury en janvier 1236[5].

Règne[modifier | modifier le code]

Éléonore fonda la bastide de Monségur[réf. nécessaire].

Son arrivée à la cour d'Angleterre ne se fait pas sans avoir créé quelques tensions entre les barons anglais et les Savoyards — oncles, cousins, nobles — qui l'accompagnent[6]. Ainsi l'évêque Guillaume de Savoie devient un proche conseiller du roi, tandis que son frère Boniface obtient le titre d'archevêque de Cantorbéry[7],[8],[9].

Alors que son mari part combattre en Gascogne, en 1253, elle régit l'Angleterre.

Pierre de Savoie, devenu comte, rédige un testament en 1264 dans lequel il fait de sa nièce, Éléonore, l'héritière du comté en cas de décès, avant son frère Philippe, ses neveux et excluant par ailleurs sa propre fille[10],[11]. Philippe Ier de Savoie lui succèdera finalement.

Éléonore (gauche) et son mari Henry III, par Matthew Paris vers les années 1250.

Après la mort de son époux Henri III d'Angleterre en 1272, et à la suite de celles de son petit-fils Henry, et de ses filles Marguerite et Béatrice, elle se retira dans l'abbaye d'Amesbury (en) en 1276, où elle mourut en 1291[12].

Famille et descendance[modifier | modifier le code]

Éléonore de Provence épouse Henri III Plantagenêt, roi d'Angleterre, à Canterbury le [5], et eut pour descendants[13] :

Religion[modifier | modifier le code]

Chapelle de St Katharine's Church.

En 1273, elle accorde une nouvelle Charte à l'hôpital St Katherine's (en)[13],[14]. En 1291, elle fonde le monastère de Guildford Black Friary (en) (comté de Surrey)[13].

Elle devint ainsi célèbre par sa piété, et est connue sous le nom de Sainte Éléonore, bien qu'elle ait seulement été béatifiée et non canonisée. On la fête en juillet ou le 25 juin[15].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Margaret Howell, Eleanor of Provence : Queenship in Thirteenth-Century England, Oxford, Blackwell Publishers, , 384 p. (ISBN 978-0-63122-739-7)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Emmanuel Davin, « Béatrice de Savoie, Comtesse de Provence, mère de quatre reines (1198-1267) », Bulletin de l'Association Guillaume Budé, vol. 1, no 2,‎ , p. 176-189 (lire en ligne).
  2. Bernard Demotz, Le comté de Savoie du XIe au XVe siècle : Pouvoir, château et État au Moyen Âge, Genève, Slatkine, , 496 p. (ISBN 2-05101-676-3), p. 230-231.
  3. Margaret Howell, Eleanor of Provence : Queenship in Thirteenth-Century England, Oxford, Blackwell Publishers, , 384 p. (ISBN 978-0-631-22739-7), p. 1-2.
  4. Margaret Howell, Eleanor of Provence : Queenship in Thirteenth-Century England, Oxford, Blackwell Publishers, , 384 p. (ISBN 978-0-631-22739-7), p. 14.
  5. a et b Howell 2001, p. 15-17.
  6. (en) Thomas B. Costain, The Magnificent Century, Doubleday and Company, , p. 130-140. .
  7. (en) Eugene L. Cox, The Eagles of Savoy : The House of Savoy in Thirteenth-Century Europe, Princeton University Press (réimpr. 2015) (1re éd. 1974), 512 p. (ISBN 978-1-40086-791-2), p. 50. .
  8. Huw Ridgeway, « King Henry III and the 'Aliens', 1236-1272 », dans Thirteenth Century England : Proceedings of the Newcastle upon Tyne Conference, 1987, vol. 2, Woodbridge, Boydell Press, (ISBN 978-0-85115-513-5), p. 81, 84.
  9. Adrian Jobson, The First English Revolution : Simon de Montfort, Henry III and the Barons' War, Londres, Bloomsbury, (ISBN 978-1-84725-226-5), p. 8.
  10. Testament de septembre 1264 (REG 0/0/1/979), publié dans le Régeste genevois (1866), que l'on peut consulter en ligne dans le Répertoire chronologique des sources sur le site digi-archives.org de la Fondation des Archives historiques de l'Abbaye de Saint-Maurice.
  11. Laurent Ripart, « Non est consuetum in comitatu Sabaudie quod filia succedit patri in comitatu et possessione comitatus Genèse de la coutume savoyarde de l’exclusion des filles », Cahiers lausannois d'histoire médiévale,‎ , p. 295-331 (lire en ligne).
  12. (en) Michael Evans, The Death of Kings: Royal Deaths in Medieval England, A&C Black, , 288 p. (ISBN 978-1-85285-585-7, lire en ligne), p. 211.
  13. a, b et c (en) Loveday Lewes Gee, Women, Art, and Patronage from Henry III to Edward III: 1216-1377, Boydell & Brewer, , 219 p. (ISBN 978-0-85115-861-7, lire en ligne), p. 148-149, Notice.
  14. (en) C. Knight, Cyclopaedia of London, (lire en ligne), p. 308
  15. Notice « Sainte Eléonore » sur le nominis.cef.fr.