Edwige de Wessex

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Eadgifu
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Fonction
Abbesse
Biographie
Naissance
Date inconnueVoir et modifier les données sur Wikidata
WessexVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Après Voir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Ælfflæd (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoints
Enfant

Edwige (en ancien anglais Ēadgifu)[N 1] est une princesse de la maison de Wessex devenue reine des Francs par son mariage avec Charles III le Simple.

Biographie[modifier | modifier le code]

Edwige est la fille du roi Édouard l'Ancien et de sa deuxième épouse Ælfflæd. Son père la donne en mariage au roi de Francie occidentale Charles III le Simple entre 917 et 919, après la mort de sa première femme Frédérune. Elle reçoit en douaire le domaine de Tusey. Charles et Edwige ont un fils, Louis, né en 920 ou 921. Lorsque son mari est capturé et fait prisonnier par le comte de Vermandois Herbert II en juillet 923, Edwige envoie leur jeune fils en sécurité de l'autre côté de la Manche, où il est éduqué à la cour d'Édouard, puis de son successeur Æthelstan, d'où son surnom d'« Outremer ». La plupart des sources rapportent qu'Edwige s'exile avec son fils, mais il est possible qu'elle soit restée en Francie et qu'elle ait joué un rôle dans l'organisation du mariage du duc Hugues le Grand avec sa sœur Eadhild en 926, afin de briser l'alliance entre Hugues et Herbert contre la lignée carolingienne[1],[2].

En 936, Louis est rappelé en Francie par les grands du royaume, parmi lesquels le duc Hugues, pour monter sur le trône, et sa mère l'accompagne. L'année suivante, il lui confie la direction de l'abbaye royale Notre-Dame de Laon, ainsi que de la forteresse royale de Laon. Néanmoins, il semble que son influence sur son fils ait diminué après le mariage de celui-ci avec Gerberge de Saxe, en 939. En 951, Edwige se remarie avec Herbert le Vieux, comte d'Omois, le fils de Herbert II de Vermandois, l'ancien geôlier de son premier mari. Son nouvel époux lui offre en douaire des terres dépendant de l'abbaye Saint-Médard de Soissons, dont il est l'abbé laïc. Le roi, qui n'est mis au courant de cette union qu'après les faits, est furieux et retire à sa mère l'abbaye Notre-Dame et la ville de Laon, qu'il remet à sa femme[1].

Edwige meurt à une date inconnue après son second mariage, qui ne produit pas d'enfants. Herbert la fait enterrer à Saint-Médard[1].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Son nom est également attesté sous les formes Edgiva, Otgiva, Ottogeba, Ogive, Edgifu ou Ethgive.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Nelson 2004.
  2. Foot 2011, p. 46-47.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]