Robert Ier d'Artois
| Robert Ier d'Artois | |
Robert d'Artois d'après une miniature du XIVe siècle. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Comte d'Artois | |
| – (13 ans) |
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| Prédécesseur | donné en apanage |
| Successeur | Robert II d'Artois |
| Biographie | |
| Dynastie | Capétiens |
| Date de naissance | |
| Date de décès | (à 33 ans) |
| Lieu de décès | Mansourah, Égypte |
| Père | Louis VIII le Lion |
| Mère | Blanche de Castille |
| Fratrie | Louis IX |
| Conjoint | Mathilde de Brabant |
| Enfants | Blanche d'Artois Robert II d'Artois |
| Résidence | Divers châteaux en Artois |
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| Liste des comtes d'Artois | |
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Robert Ier d'Artois, né le et mort le à Mansourah, est un prince royal français, troisième fils du roi Louis VIII et de Blanche de Castille, ainsi que le frère cadet de Saint Louis. Fait comte d'Artois en 1237, il est le fondateur d'une branche cadette de la famille capétienne, la maison d'Artois, qui s'éteint au XVe siècle.
Biographie
[modifier | modifier le code]Il naît le , peut être à Paris, probablement en Île-de-France dans une demeure royale de son père. Il est le fils du roi Louis VIII et de la reine Blanche de Castille[1].
Il est l’héritier du trône de France du au .
Suivant les dispositions testamentaires de son père, mort en 1226, il reçoit en juin 1237, c'est-à-dire à sa majorité, le comté d'Artois en apanage (précisément Arras, Saint-Omer et leurs dépendances à l’exception de Lens) par donation de son frère, le roi Louis IX. En 1240, le pape Grégoire IX, en lutte contre Frédéric II de Hohenstaufen, lui offre la couronne impériale, mais il refuse de prétendre à l'empire.
En 1249, il prend part à la septième croisade aux côtés de son frère Louis IX, et participe à la prise de Damiette le 6 juin 1249. Puis l'armée croisée marche sur Mansourah. Le 8 février 1250, elle traverse un gué sur le canal Bahr al-Saghîr. Robert d'Artois commande l'avant-garde, composée des Templiers, et défait le corps de troupe musulman qui défend la rive. Pressé par son ancien gouverneur Fourcaut du Merle et contre l'avis de Guillaume de Sonnac, maître du Temple, au lieu d'attendre le gros des troupes, il se lance à l'assaut de Mansourah, commence à mettre l'armée égyptienne en déroute et fait irruption dans la ville. Mais Baybars, un chef mamelouk, organise une contre attaque, bloque les rues avec des barricades et massacre les 280 chevaliers de l'avant-garde, y compris Robert d'Artois[2]. Seuls cinq chevaliers survivent[3].
Robert trouve la mort pendant la bataille de Mansourah le alors qu'il livre combat contre les ordres du roi.
Descendance
[modifier | modifier le code]Marié à Mathilde de Brabant, fille d'Henri II de Brabant et de Marie de Hohenstaufen, il a :
- Blanche (1248 † 1302), mariée avec le roi Henri Ier, puis avec Edmond de Lancastre, un prince cadet anglais ;
- Robert II (1250-1302), comte d'Artois.
Ascendance
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Robert 1er d'Artois (1216-1250) », sur Levieilhesdin.org, (consulté le )
- ↑ Alain Demurger, Jacques de Molay - Le crépuscule des templiers, Paris, Payot & Rivages, coll. « Biographie Payot », , 390 p. (ISBN 2-228-89628-4), p. 33 et 39.
- ↑ John Julius Norwich, Histoire de la Méditerranée, Perrin 2008 coll. Tempus p. 242.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :