Blanche de Bourgogne (v. 1296-1326)

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Blanche de Bourgogne
Description de l'image Blanka2.jpg.

Titre

Reine de France et reine consort de Navarre


(4 mois et 16 jours)

Prédécesseur Jeanne de Bourgogne
Successeur Marie de Luxembourg
Biographie
Dynastie Maison d'Ivrée
Naissance 1296
Décès (à 30 ans)
Abbaye de Maubuisson (France)
Père Othon IV de Bourgogne
Mère Mathilde d'Artois
Conjoint Charles IV
Enfants Philippe (1313-1322)
Jeanne (1314-1321)
Description de cette image, également commentée ci-après

Reine de France

Blanche de Bourgogne, née vers 1296, morte le , fut, par mariage avec le futur Charles IV, reine de France et reine consort de Navarre quelques mois en 1322.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Elle était la fille d'Othon IV et de Mathilde d'Artois, dite Mahaut d'Artois, comtesse d'Artois[1].

Le , à Corbeil[1], elle épousa Charles de France, le troisième fils de Philippe IV le Bel et de la reine Jeanne Ire de Navarre[2].

En 1312, elle eut une liaison avec Gauthier d'Aunay, bachelier du comte de Poitiers (futur roi Philippe V le Long)

Au début de l'année 1314, son beau-père la fit arrêter avec sa belle-sœur Marguerite de Bourgogne et sa sœur Jeanne de Bourgogne pour adultère, et la fit enfermer dans la forteresse de Château-Gaillard, sous l'accusation d'adultère commis avec Gauthier d'Aunay[1].

Reine de France[modifier | modifier le code]

En 1322, à l'avènement de Charles IV, son mari, Blanche était toujours prisonnière. Le roi refusa sa libération. Le 19 mai 1322[3], la dissolution du mariage fut prononcée par le pape Jean XXII. L'adultère n'autorisant pas la dissolution, le motif officiel invoqué fut que Mahaut d'Artois, mère de Blanche, était la marraine de Charles, ce qui rendait cette union interdite par le droit canon. Blanche termina sa vie dans l'abbaye de Maubuisson, près de Pontoise, où elle mourut le [3].

Procédures intentées par le roi de France, Charles IV le Bel, devant les commissaires apostoliques pour faire annuler son mariage avec Blanche de Bourgogne. Paris, 4 février-31 mars 1322. Archives nationales de France.

Descendance[modifier | modifier le code]

De son union avec le roi de France et de Navarre Charles IV, elle eut deux enfants :

  • Philippe (1313-1322) ;
  • Jeanne (1314-1321).

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Personnage secondaire de la saga romanesque Les Rois maudits de Maurice Druon, Blanche de Bourgogne a été incarnée à l'écran par Catherine Hubeau dans l'adaptation télévisée de 1972 et par Anne Malraux dans celle de 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Christian Bouyer, Dictionnaire des Reines de France, Librairie Académique Perrin, 1992 (ISBN 2-262-00789-6), p. 199
  2. Jiri Louda et Michael MacLagan, Les Dynasties d'Europe, Bordas, 1995 (ISBN 2-04-027115-5), tableau 65
  3. a et b Christian Bouyer, op.cit., p. 200

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie complémentaire[modifier | modifier le code]

  • Elizabeth A. R. Brown, « Blanche of Artois and Burgundy, Château-Gaillard, and the Baron de Joursanvault », Katherine Allen Smith and Scott Wells, éd. Negotiating Community and Difference in Medieval Europe: Gender, Power, Patronage, and the Authority of Religion in Latin Christendom, Brill, 2009 p. 223 - 248. DOI:10.1163/ej.9789004171251.i-300.45
  • Olivier Canteaut, « L'annulation du mariage de Charles IV et de Blanche de Bourgogne: une affaire d'État? », dans Emmanuelle Santinelli (dir.), Répudiation, séparation, divorce dans l'Occident médiéval, Valenciennes, Presses universitaires de Valenciennes, 2007, p. 309-327.
  • J. Robert de Chevanne, « Charles IV le Bel et Blanche de Bourgogne », Bulletin philologique et historique jusqu'à 1715 du Comité des travaux historiques et scientifiques, 1936-1937, p. 313-350 [lire en ligne]
  • Jean-Yves Langlois, Armelle Bonis et Monique Wabont, « Une princesse maudite jusque dans sa sépulture? La tombe attribuée à Blanche de Bourgogne (+ 1326) dans le chapitre de l'abbaye Notre-Dame-la-Royale dite de Maubuisson (Saint-Ouen-l'Aumône, Val-d'Oise) », Armelle Alduc-Le Bagousse, éd. Inhumations de prestige ou prestige de l'inhumation? Expressions du pouvoir dans l'au-delà (IVe-XVe siècle), Turnhout, Brepols, 2009, p. 227-242