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Héra

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Héra
Déesse de la religion grecque antique apparaissant dans la mythologie grecque
« Héra Campana », copie romaine d'un original hellénistique, IIe siècle, musée du Louvre.
« Héra Campana », copie romaine d'un original hellénistique, IIe siècle, musée du Louvre.
Caractéristiques
Nom grec Héra
Fonction principale Reine des dieux
Fonction secondaire Déesse du mariage, de la fécondité, de l'accouchement et de la fidélité
Résidence Mont Olympe
Groupe divin Divinités olympiennes
Équivalent(s) par syncrétisme Junon
Région de culte Grèce antique
Famille
Père Cronos
Mère Rhéa
Fratrie Hestia, Hadès, Déméter, Poséidon, Zeus
Conjoint Zeus
• Enfant(s) Héphaïstos, Arès, Ilithyie, Hébé, Ényo, Angélos, Éris, Éleutheria
Symboles
Attribut(s) le diadème royal, le sceptre
Animal Le paon, la vache
Végétal Le lys, la grenade

Dans la religion grecque antique, Héra ou Héré (en grec ancien attique Ἥρα / Hêra ou en ionien Ἥρη / Hêrê) est une déesse de la mythologie grecque. Elle est une Cronide, fille des Titans Cronos et Rhéa, et à la fois la sœur et la femme de Zeus. Elle est aussi la sœur de Déméter, d'Hadès, de Poséidon et d'Hestia.

Héra est la protectrice des femmes et la déesse du mariage, gardienne de la fécondité du couple et des femmes en couches. De nombreuses traditions la concernant conservent des éléments de la nature originelle de la déesse comme personnification féminine de la belle saison. Elle est identifiée à Junon dans la mythologie romaine.

Étymologie

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L'étymologie de Ἥρα / Hêra reste discutée. La recherche moderne après Franz Rolf Schröder a notamment rapproché le théonyme d' ὥρα « saison, printemps », « année »[1] Le nom d’Héra est ainsi interprété à partir du nom indo-européen de l’année *yērā-, présent dans l'anglais year et l'allemand Jahr[2].

En lien avec cette interprétation, Héra signifierait plus littéralement, selon A. J. van Windekens, la « vache de l'année », la « génisse »[3], ce qui est en accord avec l'épithète commune d'Héra βοῶπις « aux yeux de vache »[4], « la femme mûre pour le mariage » selon Walter Pötscher[5] ou encore « l’année, la belle saison de l’année » selon Jean Haudry[2].

Fille de Rhéa et de Cronos (elle est l'aînée des enfants dans l’Iliade[6] et la troisième chez Hésiode[7]), elle est dès sa naissance avalée par son père[8]. Elle est libérée par son frère Zeus en même temps que tous ses frères[9] et sœurs.

Après la Titanomachie, Héra devient l'épouse de Zeus[10],[11]. D'une manière générale, les légendes sont unanimes pour considérer Héra comme la dernière épouse de Zeus[3]. Elle est la mère, par Zeus, d'Arès, d'Hébé et d'Ilithyie[12]. Elle engendre aussi Héphaïstos, qu'elle conçoit seule pour défier son mari et lui montrer qu'elle pourrait enfanter sans lui[13]. Homère[14] et Cicéron[15] font néanmoins d'Héphaïstos le fils de Zeus et d'Héra.

Lors de la Gigantomachie, le Géant Porphyrion, atteint d'une flèche d'Éros, tente de violer Héra. Zeus le foudroie et il est achevé d'un trait empoisonné lancé par Héraclès[2].

Drachme en argent avec Héra Lakinia.

Les traditions post-hésiodiques attribuent à Zeus et Héra de nombreux autres enfants absents des catalogues « traditionnels ». Quintus de Smyrne, dans ses Posthomériques, leur reconnaît ainsi trois filles supplémentaires : la Charite Pasithée et les déesses guerrières Ényo (les Batailles) et Éris (la Discorde). Le pseudo-Hygin, dans la préface de ses Fables, mentionne également parmi leurs enfants Éleutheria (la Liberté). Par ailleurs, les scholies à Théocrite citent le mimographe Sophron, qui dans un écrit intitulé Angélos nomme ainsi une fille méconnue de Zeus et d'Héra, qui est plus ou moins identique à Hécate.

Quelques récits s'intéressent aux premiers moments du couple divin. L’Iliade fait ainsi allusion à la première fois où Zeus et Héra s'unissent, à l'insu de leurs parents[16]. Une scholie précise qu'Héra est fiancée à Zeus par Océan et Téthys après que Cronos a été envoyé au Tartare ; en secret, les deux fiancés s'unissent sur l'île de Samos. Héra donne naissance à Héphaïstos et, pour cacher sa honte, prétend qu'il est né sans père[17]. Une autre scholie indique qu'Héra est violée par le Géant Eurymédon alors qu'elle se trouve encore chez ses parents[18]. Dans une autre version encore, Héra se trouve au mont Thornax (appelé depuis le « mont des Coucous »), lorsque son frère, Zeus, la rejoint, métamorphosé en coucou[19]. La hiérogamie la plus célèbre est celle du mont Gargaros où Héra grâce à un subterfuge s'unit à Zeus. La scène du Gargaros est analysée comme la transposition de données cultuelles antérieures[20].

Héra, médaillon d'un kylix à fond blanc du Peintre de Sabouroff, v. 470 av. J.-C., Staatliche Antikensammlungen de Munich.

Mais la grande majorité des mythes liés à Héra portent sur son attitude vis-à-vis des nombreuses aventures extraconjugales de Zeus : le plus souvent présentée comme une épouse jalouse, qui se plaît à persécuter les maîtresses de Zeus et leur progéniture[21]. Parmi ses victimes, Héraclès, auquel elle dépêche deux serpents[22], et la nymphe Io. Celle-ci, transformée en vache par Zeus pour la protéger mais malgré tout rendue folle par les piqûres d'un taon envoyé par Héra[23]. Héra envoie encore Lyssa, fille de la Nuit, déesse de la Folie furieuse, afin d'inspirer une folie sanguinaire à Héraclès, qui tue ses enfants puis sa femme en les prenant pour ceux de ses ennemis[24]. Héra se venge lors de nombreux épisodes en contrecarrant les desseins de son époux, provoquant d'incessantes querelles.

Dans l’Iliade encore, Homère fait mention par la bouche de Dioné, d'un tir de flèche à trois pointes décochée par Héraclès blessant Héra au sein droit[25]. Le héros tire de plus son nom de celui d'Héra : il fut baptisé ainsi quand il était nourrisson, après avoir été placé dans la couche de la déesse par une ruse d'Hermès[26]. Le lait jailli de la poitrine d'Héra après qu'Héraclès s'en est gorgé aurait ainsi donné naissance à la voie lactée et indique que les épreuves et les travaux accomplis par le héros doivent servir à la gloire d'Héra.

Déesse du mariage légitime, elle n'a aucun amant[21]. Elle est pourtant désirée par Ixion, qui s'unit avec un nuage, croyant qu'il s'agit d'elle[27], ainsi que par Endymion. Selon une tradition minoritaire[28], elle est assaillie par le Géant Eurymédon et en conçoit Prométhée, d'où sans doute le médaillon de coupe de Douris représentant Héra assise face à ce dernier (voir ci-contre).

Héra et Prométhée, intérieur de coupe de Douris, début du Ve siècle av. J.-C., Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France.

Un jour, exaspérée des incartades de Zeus, ou en raison de son orgueil, Héra décide de demander l'aide des autres dieux et parmi eux les enfants de Zeus pour punir le dieu volage. Ils projettent de ligoter Zeus pendant son sommeil avec des lanières de cuir pour l'empêcher de séduire les mortelles de la Terre, en tout cas, dans l'esprit d'Héra peut-être. De ce complot, participent les dieux Poséidon et Apollon et ajoute-on quelquefois Athéna[29],[30],[31]. Mais la Néréide Thétis envoie l'Hécatonchire Briarée, aux cent mains, ainsi que les hommes venus de Aigaion[32],[33] pour les en dissuader, ils sont plus forts que les dieux. Héra est ligotée par Zeus, tout comme Athéna, alors que Poséidon et Apollon sont envoyés travailler chez le roi Laomédon construire le mur de Troie[34],[31].

Héra est une seconde fois punie par son époux Zeus, dans une nouvelle scène de ménage divine. Héra, est toujours prête à nuire à Héraclès : aussi, lorsque les Grecs prennent la mer pour leur départ après avoir détrôné Laomédon et pillé sa ville Troie, elle enjoint le sommeil Hypnos d'endormir Zeus de façon à jeter des calamités sur son magnanime fils[35]. Et, sur la mer stérile, elle répand le vent tempétueux de Borée qui pousse Héraclès vers le Sud et l'île très peuplée de Cos[35],[36],[37],[38]. Zeus s'éveillant indigné de cette ruse, dans une colère terrible, disperse tous les dieux et cherche Hypnos pour le précipiter du haut du ciel, celui-ci est sauvé par l'intervention de la nuit, Nyx[35]. Zeus jette néanmoins du haut du ciel Héphaïstos, le fils d'Héra, et, quant à elle, le dieu des dieux la suspend avec une enclume à chaque cheville et des chaînes d'or solides aux mains sous le regard douloureux des autres dieux qui prudemment restent figés[36],[35],[37],[38]. Le passage est connu des anciens sous le nom de « châtiment d'Héra » et des critiques contemporains sous le nom de « pendaison d'Héra ». La recherche moderne interprète cet épisode comme une refonte d'une scène de punition mythologique, une relique d'une Titanomachie plus ancienne dans laquelle le mot « enclume » signifiait à l'origine « tonnerre »[39],[40]. Pour Michael J. Enright et Anthony J. Papalas, le « châtiment d'Héra » est un épisode de « justice cosmique »[41].

Héra, avec Aphrodite et Athéna, est l'une des trois déesses dont la querelle provoque la guerre de Troie : offensée tout comme Athéna par le jugement de Pâris, qui leur préfère Aphrodite en lui accordant la pomme d'or d'Éris, elle se montre une farouche ennemie des Troyens pendant la guerre de Troie et contribue au sac de la ville[42].

Lorsqu'elle se dispute avec Zeus pour savoir quel sexe connaît le plus de plaisir lors d'une relation sexuelle, elle accepte que le devin Tirésias, qui avait été femme puis homme, juge la querelle. Mais lorsque celui-ci donne raison à Zeus, elle se venge en le frappant de cécité.

Elle protège un certain nombre de héros dans les épreuves indispensables à leur qualification. Parmi ceux-ci, Jason qui l'a portée pour traverser un torrent et qui lui permet de se venger de Pélias qui lui a refusé les honneurs qui lui sont dus[43].

Origine et fonctions

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Tête du type de l'Héra Borghèse. Marbre, copie romaine du Ier ou IIe siècle apr. J.-C. (?) d'après un original grec du Ve siècle av. J.-C.

Franz Rolf Schröder[1] avait avancé qu’il fallait rapprocher le nom d’Héra du nom indo-européen de l’année *yērā-. Jean Haudry dans son essai La religion cosmique des Indo-européens (Archè, 1986) précise le sens de *yērā- comme la belle saison de l’année, comparable au grec et vieux russe jarǔ, printemps, belle saison[44]. Cette étymologie révèlerait la nature originelle de la déesse, la signification de son union avec Zeus interprétée comme Ciel-diurne : c’est le retour de la partie claire de l'année. L'Héra porteuse de vie d’Empédocle est « celle qui apporte une récolte abondante »[3].

Héra est la personnification féminine de la belle saison[44]. Ce n'est que par la suite que son union avec Zeus est interprétée comme le prototype de l'union légitime. Sa couleur symbolique est la couleur blanche, elle est qualifiée en grec de θεά λευκώλενος / theá leukốlenos, « déesse aux bras blancs », divinité d'élection d'Argos « la ville blanche ». Si Héra est liée au symbolisme de la vache blanche, c'est dans la mesure où cet animal est symbole de prospérité et d'abondance. Héra est enfin liée aux Heures, ces divinités du retour du printemps[44] et enfin aux héros dont le prototype est Héraclès, littéralement celui qui a la gloire d’Héra. Le héros ainsi, selon Haudry, est celui qui né mortel, conquérant la belle saison de l’année échappe à la mort[3].

Proche de cette interprétation, José L. García Ramón soutient que la Ἥρα / Hêra originale, c'est-à-dire avant son intégration dans le panthéon grec en tant qu'épouse de Zeus, représente l'individualisation divine d'au moins trois propriétés impliquées dans l'étymologie de son nom : la jeunesse, (une période de) l'année (à savoir la bonne et florissante saison : ὥρα), et possède des liens avec les bovins[2]. Le lien d'Héra avec la jeunesse se reflète dans sa fille Hébé Ἥβη / Hếbê en tant que personnification de ἥβη l'« (âge de) la jeunesse »[2].

Plus tard, Héra devient la déesse du mariage et des épouses, protectrice du couple, de la fécondité et des femmes en couches — domaine qu'elle partage avec sa fille Ilithye. Sous son épiclèse de ὁπλοσμία / hoplosmía, au cap Lakinion et à Élis, elle assume une fonction guerrière[45],[46]. La cité de Stymphale consacre trois temples à Héra sous différentes épiclèses : Παρθενία / Parthenía (« vierge »), Τελεία / Teleía (« épouse de Zeus », « épouse accomplie ») et Χήρα / Khếra (« veuve »)[47],[48],[49].

Selon les habitudes de l'interpretatio romana, elle a été assimilée à Junon dans la religion romaine.

Épiclèses, attributs

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Un regard sur le nom et les épithètes d'Héra permet de conclure que la déesse, en plus d'être l'épouse de Zeus et la divinité par excellence des questions féminines, était typiquement liée à la jeunesse et aux questions connexes comme les mariages et la fertilité, avec une période de l'année, celle de la fleuraison, et avec les bovins[2].

Temple d'Héra à Agrigente.
  • Ses attributs : le diadème royal, le sceptre.
  • Ses végétaux favoris : la grenade, l'hélichryse et le lys.
  • Ses animaux favoris : le paon et la génisse.
  • Épithètes homériques :
    • θεὰ λευκώλενος / theá leukốlenos, « déesse aux bras blancs »,
    • βοῶπις / boỗpis, « aux yeux de vache, aux grands yeux »,
    • χρυσόθρονος / khrusóthronos, « au trône d'or ».

Culte et lieux de culte

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Zeus et Héra. La sculpture, à l'origine polychrome, est en pierre calcaire, à l'exception des membres de la déesse qui sont en marbre blanc. Temple E de Sélinonte, vers 450 av. J.-C.

Elle est surtout vénérée dans l'Héraion d'Argos[2], citée par Homère comme une ville chère à la déesse, à l'instar de Mycènes et Sparte. Elle y garantit, grâce au hieros gamos, le retour des pluies de printemps, donc la fécondité et la prospérité[45]. Elle possède également un temple à Olympie où elle est honorée par des sacrifices de bovins[2], à Corinthe, à Samos, à Agrigente, Métaponte, Lesbos, Délos, Knossos, Posidonia, Capoue et Sélinonte, ou encore au cap Lakinion, non loin de Crotone.

À Argos, on voyait sur un trône la statue de cette déesse, d'une grandeur extraordinaire, toute d'or et d'ivoire : elle avait sur la tête une couronne au-dessus de laquelle étaient les Grâces et les Heures. Elle tenait d'une main une grenade, et de l'autre un sceptre, au bout duquel était un coucou, oiseau aimé de la déesse.

À Samos, la statue de Héra portait aussi une couronne : on l'appelait même Junon la reine ; du reste, elle était couverte d'un grand voile de la tête aux pieds.

Les Jeux organisés en son honneur s'intitulaient les Héraia.

Postérité

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Honor Blackman interprétant Héra dans Jason et les Argonautes (1963).

Héra est l’un des personnages principaux du film Jason et les Argonautes sorti en 1963. La déesse, incarnée par Honor Blackman, y occupe une place centrale, intervenant à plusieurs reprises afin d'aider Jason dans sa quête de la Toison d'or[50].

Dans Xena, la guerrière, Héra est l'ennemi de Xena et Gabrielle dans le dernier épisode de la saison 5.

Dans le manga One Piece d'Eichiro Oda, elle est un petit nuage qui accompagne Big Mom et est le compagnon du soleil Prométhée étant donné qu'elle remplace Zeus.

Héra est l'une des 1 038 femmes dont le nom figure sur le socle de l'œuvre contemporaine The Dinner Party de Judy Chicago. Elle y est associée à la Déesse de la fertilité, deuxième convive de l'aile I de la table[51].

En 2016, le rappeur parisien Georgio sort un album intitulée Héra, dans lequel se trouve un single du même nom. Une réédition intitulée Ἥρα, le nom en grec ancien de la déesse, sort l’année suivante.

Bibliographie

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Religion et mythologie grecques

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  • (en) Timothy Gantz, Early Greek Myth, Johns Hopkins University Press, [détail de l’édition].
  • Jean Haudry, La religion cosmique des Indo-européens, Milano-Paris, Archè, , p. 101-241.
  • (en) Jennifer Larson, Ancient Greek Cults : A Guide, New York, Routledge, , p. 29-40.
  • Walter Burkert (trad. Pierre Bonnechere), La Religion grecque à l'époque archaïque et classique, Paris, Picard, (1re éd. 1977), p. 186-192.
  • (en) André Motte et Vinciane Pirenne-Delforge, « Hera », dans Simon Hornblower, Antony Spawforth et Esther Eidinow (dir.), The Oxford Classical Dictionary, Oxford, Oxford University Press, , 4e éd., p. 661-662.

Études sur Héra

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  • Vinciane Pirenne-Delforge, Gabriella Pironti, L’Héra de Zeus. Ennemie intime, épouse définitive, Paris, Les Belles Lettres, 2016.
  • (en) Joan V. O’Brien: The transformation of Hera. A study of ritual, hero, and the goddess in the „Iliad“. Rowman & Littlefield, Lanham, Md. 1993, (ISBN 0-8476-7807-5).
  • (de) Walter Pötscher, Hera. Eine Strukturanalyse im Vergleich mit Athena, Wissenschaftliche Buchgesellschaft, Darmstadt 1987, (ISBN 3-534-03131-8).
  • Juliette de La Genière (dir.), Héra : Images, espaces, cultes, Naples, Publications du Centre Jean Bérard, (lire en ligne).

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. a et b Franz Rolf Schröder, « Hera », Gymnasium, 63 (1956).
  2. a b c d e f g et h José L. García Ramón, « Hera and Hero: Reconstructing Lexicon and God-names », in David M. Goldstein, Stephanie W Jamison, Brent Vine (Hg.), Proceedings of the 27th Annual UCLA Indo-European Conference, UCLA Proceedings 27, 2017. 272 pages.
  3. a b c et d Jean Haudry, La religion cosmique des Indo-européens, Archè, 1986, p. 101 et suiv.
  4. Albert Joris Van Windekens, ῞Ηρα, die junge Kuh, die Färse. Glotta, 36, 1958, pp.309–11.
  5. (de) Walter Pötscher, Hera und Heros. RhM 104, 1961, pp.302–55.
  6. Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne], IV, 59.
  7. Hésiode, Théogonie [détail des éditions] [lire en ligne], 453-454.
  8. Théogonie, 459-460.
  9. (grc) Apollodore, Bibliothèque, p. I, 2, 1.
  10. Bonnafé 1993, p. 85.
  11. Théogonie, 921.
  12. Théogonie, 922-923.
  13. Théogonie (927-929).
  14. Iliade, I, 578 ; XIV, 338 ; XVIII, 396 ; XXI, 332 et Odyssée [détail des éditions] [lire en ligne], VIII, 312.
  15. Cicéron, De natura deorum [détail des éditions] [lire en ligne], III, 22.
  16. Iliade, XIV, 295-296.
  17. Scholie au vers I, 609 de l'Iliade ; cité par Gantz, p. 57.
  18. Scholie aux vers XV, 295-296 de l'Iliade ; Gantz, p. 57.
  19. Scholie à Théocrite, XV, 64 ; voir aussi Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], II, 38.
  20. Fernand Robert, Zeus et Héra sur le Gargaros, Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Année 1941, 85-4 pp. 293-297.
  21. a et b Gantz, p. 61.
  22. Pindare, Odes [détail des éditions] (lire en ligne), Néméennes, I, 33-72.
  23. Catalogue des femmes [détail des éditions], fr. 126 MW.
  24. Euripide, Héraclès, Budé Belles-Lettres, 1976, Paris, 868-873.
  25. (Chant V, vers 390).
  26. L. Kahn, Hermès passe ou les ambiguïtés de la communication, Maspero, 1978, p. 153.
  27. Pindare, Pythiques, II, 27-48.
  28. Scolie de l'Iliade (ΣAB Il 14.295).
  29. Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne], I, 396-406.
  30. Scholie sur les Olympiques de Pindare, VIII, 41b. Voir (grc) Drachmann, Scholia vetera in Pindari carmina, t. 1, Leipzig, In aedibus B.G. TeubneriSum, (lire en ligne), p. 246.
  31. a et b Scholie sur l'Iliade d'Homère, Chant I, 312 (Codex 2079 Paris) citant la compilateur Didyme ou si ce n'est le grammairien Didymus Chalcenterus ? Voir (grc) John Antony Cramer, Anecdota graeca e codd. manuscriptis bibliothecae regiae Parisiensis, t. 3, Oxford, Université d'Oxford, , env. 532 (lire en ligne), p. 5 (4).
  32. Αἰγαίων / Aígaíôn = mer Égée (?).
  33. Scholie de Tzétzès à propos de Lycophron, 34. Voir (grc) Christian Gottfried Müller, Ισαακιου και Ιωαννου του τζετζου Σχολια εις Λυκοφρονα [« Isaac et Jean Tzétzès Scholies sur Lycophron »], t. 1, Leipzig, Sumtibus F.C.G. Vogelii,‎ , 1169 p. (lire en ligne), p. 326-330 (411-417).
  34. Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne], XXI, 435-460.
  35. a b c et d Iliade, XIV, 250-259.
  36. a et b Iliade, XV.
  37. a et b Apollodore, I, 3, 5.
  38. a et b Apollodore, II, 7, 1.
  39. (en) Cedric H. Whitman, Hera's Anvils, Harvard Studies in Classical Philology, Vol. 74 (1970), pp. 37-42.
  40. (en) Miles C. Beckwith, The 'Hanging of Hera' and the Meaning of Greek ἄκμων, Harvard Studies in Classical Philology, Vol. 98 (1998), pp. 91-102.
  41. (en) Michael J. Enright, Anthony J. Papalas, The Cosmic Justice of Hanging Hera, Syllecta Classica, University of Iowa, Department of Classics, Volume 13, 2002, pp. 19-33, 10.1353/syl.2002.0002.
  42. Amy Hackney Blackwell, Christopher W. Blackwell, Gilles Van Heems et Yves D. Papin, La Mythologie Pour les Nuls, Paris, First, (ISBN 978-2-7540-3418-0), p. 138.
  43. Jean Haudry, Les origines de la légende argonautique, etudesindoeuropeennes.fr, 2015, p.8.
  44. a b et c Émilia Masson, Jean Haudry. La religion cosmique des Indo-Européens (compte-rendu), Revue de l'histoire des religions, Année 1989, 206-2, pp. 183-188.
  45. a et b Pierre Sauzeau, De la déesse Héra à la Panaghia. Réflexions sur le problème des continuités religieuses en Grèce et en Grande-Grèce, Revue de l’histoire des religions, 3, 2007, p. 289-317, doi.org/10.4000/rhr.5304.
  46. (it)Elena Lattanzi, Recenti scoperte nei santuari di Hera Lacinia a Crotone e di Apollo Aleo a Ciro Marina, in Épéios et Philoctète en Italie · Données archéologiques et traditions légendaires, Cahiers du Centre Jean Bérard, XVI, 1991, p. 67-73.
  47. Vinciane Pirenne-Delforge et Gabriella Pironti, La féminité des déesses à l’épreuve des épiclèses : le cas d’Héra, in Lydie Bodiou et Véronique Mehl (éd.), La religion des femmes en Grèce ancienne · Mythes, cultes et société, Presses universitaires de Rennes, 2020, p. 95-109.
  48. Pierre Brulé, La fille d’Athènes. La religion des filles à Athènes à l’époque classique. Mythes, cultes et société, Annales littéraires de l’université de Besançon, 363, Centre de recherches d’histoire ancienne, 76, Paris, 1987.
  49. Néanmoins, pour Schröder, ces trois états d'Héra sont une image des trois états de l'année, Héra-belle saison correspondant uniquement à Τελεία / Teleía, les deux autres états représentant la mauvaise saison.
  50. Corinne Barastégui, Athéna, Ellipses, , « IV », p. 190.
  51. Musée de Brooklyn - Hera.