Liste des femmes mentionnées sur The Dinner Party

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Cette liste recense les femmes mentionnées sur The Dinner Party, une installation artistique de Judy Chicago.

The Dinner Party, réalisée entre 1974 et 1979, comprend les noms de 1 038 personnalités féminines, mythiques ou historiques[1]. Trente-neuf de ces noms sont brodés sur un set de table, installé sur une table triangulaire, divisée en trois ailes. Les 999 autres noms sont inscrits sur le socle de l'œuvre.

Aile I[modifier | modifier le code]

Déesse primordiale[modifier | modifier le code]

Partie centrale d'une grande mosaïque de sol provenant d'une villa romaine de Sentinum (actuelle Sassoferrato en Marche), v. 200-250 ap. J.-C. Éon (Aiôn), dieu de l'éternité, est représenté dans une orbe céleste constellée des signes zodiacaux, entre un arbre vert et un arbre dégarni (été et hiver). À ses pieds la terre-mère Tellus (Gaia romaine) avec quatre enfants ; il est possible que ce soit les quatre saisons personnifiées.

Déesse primordiale (Primordial Goddess) ; Déesse mère, représentant la maternité, la fertilité, la création, la Terre.

Déesse de la fertilité[modifier | modifier le code]

Vénus de Willendorf (v. 22 000–24 000 av. J.-C.)

Déesse de la fertilité (Fertile Goddess) ; déesse associée à la fertilité, la grossesse, la naissance, parfois au sexe et à l'amour.

Ishtar[modifier | modifier le code]

Plaque en terre cuite représentant Ishtar (Eshnunna, v. 1800 av. J.-C.)

Ishtar ; déesse assyrienne et babylonienne. Elle doit sa renommée à son activité culturelle et mythologique jamais égalée par une autre déesse du Moyen-Orient. À son apogée, elle était déesse de l’amour physique et de la guerre, régissait la vie et la mort. Elle semble avoir comme descendance Aphrodite en Grèce, Turan en Étrurie et Vénus Victrix à Rome. Elle a un aspect hermaphrodite (Ishtar barbata), comme beaucoup de déesses de ce type.

Kali[modifier | modifier le code]

Représentation de Kali par Ravi Varmâ.

Kali ; déesse hindoue du temps, de la mort et de la délivrance, mère destructrice et créatrice. Elle a l'aspect féroce de la Devi, la déesse suprême, qui est fondamental à toutes les déités hindoues. Elle détruit le mal sous toutes ses formes et notamment les branches de l'ignorance: l'avidyā comme la jalousie ou la passion.

Déesse serpent[modifier | modifier le code]

Figurine de déesse serpent (v. 1600 av. J.-C.).

Déesse serpent (Snake Goddess) ; divinité minoenne. C'est une divinité chthonienne de cette civilisation. Des figurines datant d'environ -1600 ont été retrouvées grâce à des fouilles archéologiques à Knossos, en Crète, représentant des déesses, dans des sanctuaires de maisons, en tant que « serpents de la maison », ce qui semble relié à des traditions du Paléolithique par rapport à la domesticité et aux femmes

  • Ariane (Ariadne) ; dans la mythologie grecque, aide Thésée à remplacer Minos sur le trône et l'épouse.
  • Artémis (Artemis) ; déesse de l'agriculture, de la Lune et des forêts dans la mythologie grecque.
  • Athéna (Athene) ; déesse de la guerre, de la sagesse, des artisans, des artistes et des maîtres d'école dans la mythologie grecque.
  • Britomartis ; divinité minoenne, déesse de la Lune, chasseresse. Règne sur les sociétés de femmes.
  • Bouto (Buto) ; patronne et protectrice de la Basse-Égypte, originaire de la ville de Bouto.
  • Chicomecoatl ; déesse du maïs, de la nourriture et de la fertilité dans la mythologie aztèque.
  • Déméter (Demeter) ; déesse de l'agriculture dans la mythologie grecque.
  • Europe (Europa) ; princesse phénicienne de la mythologie grecque, enlevée en Crète par Zeus, père de Minos.
  • Fortuna ; divinité du hasard, de la divination et de la fertilité dans la mythologie romaine.
  • Pasiphaé (Pasiphae) ; épouse de Minos, mère du Minotaure dans la mythologie grecque.
  • Perséphone (Kore) ; une des principales divinités chthoniennes de la mythologie grecque, fille de Zeus et de Déméter, également associée au retour de la végétation lors du printemps.
  • Python ; serpent monstrueux vivant près du temple de Delphes, dans la mythologie grecque.
  • Rhéa (Rhea) ; mère des dieux dans la mythologie grecque.

Sophie[modifier | modifier le code]

Statue de Sophie à Éphèse.

Sophie (Sophia) ; personnification de la sagesse. C'est un terme utilisé en philosophie grecque, religion hellénistique, platonisme, gnosticisme, Église orthodoxe, christianisme ésotérique, mysticisme chrétien et en philosophie chrétienne. La « sophiologie » est un concept philosophique sur la sagesse et un concept théologique sur la sagesse de Dieu, et son aspect féminin.

Amazones[modifier | modifier le code]

Amazone, fragment de mosaïque de pavement de Daphné (actuelle Turquie), 2e moitié du IVe siècle, musée du Louvre.

Amazones (Amazon) ; dans la mythologie grecque, un peuple de femmes guerrières résidant sur les rives de la mer Noire, alors que d'autres historiographes les placent en Asie mineure ou en Libye. Les Amazones posséderaient une origine historique : elles correspondraient aux femmes guerrières des peuples scythes et sarmates.

Hatchepsout[modifier | modifier le code]

Hatchepsout (Hatshepsut). Reine-pharaon, le cinquième souverain de la XVIIIe dynastie de l'Égypte antique. Elle épouse son demi-frère, Thoutmôsis II, pour assurer la légitimité de ce dernier, qui « était encore un tout jeune enfant. C'est pourquoi sa sœur [sic] Hatchepsout […] conduisait les affaires du pays. »

  • Bel-Shalti-Nanna ; grande prêtresse.
  • Didon (Dido) ; princesse phénicienne, a fondé Carthage.
  • Hashop ; autre nom de Hatchepsout.
  • Khuwyt ; une des premières femmes musiciennes recensées par l'histoire.
  • Lucrèce (Lucretia) ; s'est tuée après avoir été violée, par crainte d'être accusée d'adultère.
  • Makeda ; érudite, appellation éthiopienne de la reine de Saba.
  • Mama Ocllo (Mama Oclo) ; cofondatrice de la dynastie inca.
  • Mentouhotep (Mentuhetop) ; reine de la 11e dynastie à Thèbes.
  • Naqi (Naqi'a) ; reine assyrienne v. 704-626.
  • Néfertiti (Nefertiti) ; reine, épouse d'Akhenaten.
  • Néfret (Nofret) ; reine, femme de Sesostris II, « dirigeante de toutes les femmes », voix progressive pour les droits des femmes égyptiennes.
  • Nicaula ; reine de Sheba.
  • Nitocris ; reine mythique de Babylone.
  • Phantasia ; conteuse, musicienne, poète. Elle serait l'auteur de récits ayant inspirés l'Iliade et l'Odyssée, attribués à Homère.
  • Puduhepa (Puduchepa) ; reine, prêtresse.
  • Rahonem ; reine, prêtresse, musicienne.
  • Sémiramis (Semiramis) ; reine de Babylone.
  • Tanaquil ; selon la tradition romaine, une aristocrate étrusque, habile dans le domaine des augures.
  • Tétishéri (Tetisheri) ; mère du Nouveau royaume.
  • Tiyi (Tiy) ; reine du pharaon égyptien Amenhotep III. Sa momie a été identifiée comme « la vieille femme » dans la tombe d'Amenhotep II. Amenhotep III, se désintéressant des affaires d'État, semble s'être fié aux avis politiques de Tiy.

Judith[modifier | modifier le code]

Judith tenant la tête d’Holopherne, Cristofano Allori, 1613 (Royal Collection, Londres)

Judith. Héroïne juive du livre biblique du même nom, le Livre de Judith. Elle écarte la menace d’une invasion assyrienne en décapitant le général ennemi Holopherne, et restaure du même coup la foi du peuple juif en la puissance salvatrice de son Dieu.

  • Abigail ; la plus ancienne femme pacifiste du récit biblique[6]. Son mari a défié David et afin d'éviter la guerre, elle a préparé de la nourriture pour David sans que son mari le sache. Son mari meurt alors du choc d'apprendre ses actions et elle devient la troisième femme de David[6].
  • Athalie (Athaliah) ; reine de Judée d'environ -842 à -837, qui a promu le culte du dieu Baal plutôt que celui du dieu hébreu Yahweh.
  • Brouria (Beruriah) ; femme de rabbi Meïr. Le Talmud la mentionne comme une sage avec une grande connaissance de la loi rabbinique juive.
  • Débora (Deborah) ; selon le livre des Juges, une prophétesse et la seule femme mentionnée par la Bible parmi les Juges d'Israël.
  • Esther ; dans la tradition juive, elle est vue comme un instrument de la volonté de Dieu pour empêcher la destruction du peuple juif, les protéger et leur assurer la paix pendant leur exil à Babylone.
  • Ève (Eve) ; première femme du récit biblique, mère de l'humanité.
  • Houldah ; prophétesse.
  • Jézabel (Jezebel) ; reine d’Israël. Son histoire est racontée dans le livre des Rois.
  • Léa (Leah) ; personnage de la Genèse, première femme de Jacob.
  • Lilith ; la première femme et la première compagne d’Adam, avant Ève. Il s’agit peut-être du plus ancien mythe de révolte féminine.
  • Maacah (Maacha) ; reine, fille d'Absalom, lui-même fils du roi David, épouse de Roboam et mère de Abijam. C'est aussi la mère ou grand-mère du roi Asa qui pour rétablir les traditions du roi David fait retirer à Maacah ses pouvoir royaux et fait détruire le lieu consacré qu'elle avait fait bâtir à la déesse Ashera.
  • Myriam (Miriam) ; selon la Torah, la sœur de Moïse et d'Aaron, fille d'Amram et Yokébed.
  • Naomi ; dans le Livre de Ruth du récit biblique, femme de la tribu de Benjamin, plus précisément la femme d'Elimélek et la belle-mère de Ruth, qui se remaria avec Booz pour devenir l'arrière-arrière-grand-mère du roi David.
  • Rachel ; dans la Genèse, cousine et la seconde femme de Jacob. Elle est également la fille de Laban et la sœur de Léa. Elle est présente sur les jeux de cartes en la personne de la dame de carreau.
  • Rébecca (Rebekah) ; dans la Genèse, fille de Betouel, femme d'Isaac et mère de Jacob et d'Ésaü.
  • Ruth ; convertie qui s'attache aux valeurs du judaïsme après la mort de son premier époux et qui est l'arrière-arrière-grand-mère du roi David.
  • Sarah ; dans le récit biblique, elle est l'épouse d’Abraham et la mère d’Isaac.
  • Séphora (Zipporah) ; dans le Livre de l'Exode, femme de Moïse, qui a pu être Africaine de race noire. Elle vient à l'aide de Moïse en circoncisant leur fils in extremis[7].
  • Sorcière d'Endor (Witch of Endor) ; une voyante qui a appelé le fantôme du prophète Samuel, récemment décédé, à la demande du roi Saul.
  • Vashti ; mentionnée dans le Livre d'Ester en tant que femme du roi Assuérus de Perse. Le roi se vantait aux autres hommes que sa femme était la plus belle et lui a ordonné de se présenter nue devant eux. Vashti a refusé et s'est ainsi retrouvée bannie et peut-être même décapitée. Le roi a alors pris Esther comme femme à sa place.

Sappho[modifier | modifier le code]

Buste de Sapphô (?). L'inscription ΣΑΠΦΩ ΕΡΕΣΙΑ veut dire en grec ancien « Sappho d'Érésos ». Copie romaine d'un original grec du Ve siècle av. J.-C., musées du Capitole (MC 1164).

Sappho. Poétesse de la Grèce antique, contemporaine du poète Alcée, lui aussi originaire de Lesbos. Très célèbre dans l'Antiquité, son œuvre poétique ne subsiste plus qu'à l'état de fragments (Papyri d'Oxyrhynque n° 7, notamment).

Aspasie[modifier | modifier le code]

Aspasie, copie romaine d'un original grec (vers 460 ?),
Pergamon Museum, Berlin.

Aspasie (Aspasia) ; philosophe, érudite, hétaïre grecque et compagne de Périclès. Courtisane cultivée, elle s'attira le respect de la plupart des grands hommes de son temps, en premier lieu Périclès ou encore Socrate, et acquit une grande influence sur la politique athénienne de son époque. Les écrits de Platon, Aristophane et Xénophon, entre autres, la mentionnent.

Boadicée[modifier | modifier le code]

Boadicée (Boadaceia). Reine du peuple britto-romain des Iceni présent dans la région qui est aujourd’hui le Norfolk au nord-est de la province romaine de Bretagne, au Ier siècle après J.-C. Elle était l'épouse de Prasutagos.

Hypatie[modifier | modifier le code]

Hypatie (Hypatia). Mathématicienne et philosophe alexandrine qui a dirigé l'école néoplatonicienne d'Alexandrie. Elle meurt assassinée par des chrétiens en 415, étant alors démembrée et brûlée. Les textes à son sujet sont souvent contradictoires, les sources étant souvent postérieures ou très orientées, et sa mort violente prêtant à romancer.

  • Aemilia (en). Poète et médecin, ne s'est pas mariée parce que ça aurait nui à sa carrière. Auteur d'ouvrages de gynécologie et d'obstétrique[18].
  • Agathe (Agatha). Agathe de Catane est connue pour avoir rejeté les avances d'officiers militaires romains et a été torturée en ayant les seins coupés[18], puis est condamnée à être brûlée, mais est sauvée par un tremblement de terre. Elle est morte en prison et est reconnue comme une sainte catholique. Elle est la sainte patronne des patients du cancer du sein.
  • Barbe (Barbara). Sainte de l’Église catholique romaine et de l’Église orthodoxe.
  • Blandine (Blandina). Chrétienne d'origine levantine ou plus précisément micrasiate de la première communauté chrétienne de Lugdunum (Lyon).
  • Catherine. Vierge et martyre qui aurait vécu aux IIIe et IVe siècles. La tradition situe sa naissance à Alexandrie vers 290 et sa mort, dans la même ville, vers 307. Sa légende, et donc son culte, ne s'est cependant répandu qu'après les Croisades.
  • Clodia (en). Femme de la Rome antique, dont la vie est rapportée comme scandaleuse par les écrits de Cicéron et Catulle.
  • Cornelia Gracchus (Cordelia Gracchi). Fille du célèbre Scipion l'Africain vainqueur d'Hannibal Barca et la mère des Gracques dont les actes politiques ont eu un si grand retentissement sur l'histoire de Rome. Elle est restée dans le souvenir des Romains comme le « modèle de la mère romaine », présidant à l'éducation de ses fils et les formant pour accéder aux premiers rangs. Elle a été sans doute la première femme romaine à être honorée par une statue en bronze à son effigie au Champ de Mars dans le portique de Métellus avec l'inscription suivante : « A Cornelia, fille de l'Africain, mère des Gracques ».
  • Cornelia Scipione (it) (Cordelia Scipio). Femme de la Rome antique associée à des personnalités politiques.
  • Épicharis (en) (Epicharis). Femme de la Rome antique, membre de la conjuration de Pison contre Néron.
  • Hestiaea (en). Grammairienne grecque et érudite d'Homère, a influencé la conception de Strabon sur Homère.
  • Hortensia (en). Oratrice de la Rome antique, qui a obtenu l'abolition d'une taxe visant les femmes romaines riches.
  • Ima Shalom (Shalom). Une de quelques femmes à être citées dans le Talmud.
  • Laya (en) (Laya). Laya est un autre nom pour la peintre Lala, une des six femmes peintres de l'Antiquité mentionnées par Pline l'Ancien.
  • Metrodora. Sage-femme de la Grèce antique.
  • Pamphila (Pamphile). Historienne de grande réputation qui vécut sous le règne de Néron.
  • Philotis. Une esclave romaine, probablement légendaire, qui a élaboré un plan pour sauver les matronnes romaines des envahisseurs gaulois ainsi que Rome même.
  • Sulpicia. Sulpicia est le nom de deux poétesses de l'Empire romain. Celle-ci est Sulpicia II, qui a vécu durant la deuxième moitié du Ier siècle.

Aile II[modifier | modifier le code]

Marcelle[modifier | modifier le code]

Ichtus, symbole des premiers chrétiens.

Marcelle de Rome (Marcella). Noble dame de Rome, vivant au Ve siècle, qui s'était convertie au Christianisme. Comme elle faisait partie des personnages les plus fortunés et les plus influents de la cité, nul n'osait la critiquer ni la combattre. Elle est connue pour avoir joué un rôle majeur dans la fondation du monachisme chrétien.

Sainte Brigitte[modifier | modifier le code]

Brigitte d'Irlande, vitrail

Brigitte d'Irlande (Saint Bridget) ; sainte des Églises catholique et orthodoxe, avec les saints Patrick et Columcille (saint Colomba d'Iona), les trois sont les saints patrons de l'Irlande.

  • Basine. Princesse de la ligue des Thuringes, puis une reine des Francs saliens par son mariage avec Childéric Ier.
  • Brigh Brigaid (en). Brehon (en) (juge) irlandaise au Ier siècle.
  • Cambra. Fille de Belin le Grand, roi légendaire des Bretons, mariée à Antenor, le deuxième roi des Cimmériens.
  • Eugénie de Rome (Eugenia). Vierge qui aurait subi le martyre en 257, du temps de l'empereur Valérien. Certains la font vivre à Rome, d'autres à Alexandrie, mais sa légende est similaire.
  • Geneviève (Genevieve). Sainte française, patronne de la ville de Paris, du diocèse de Nanterre et des gendarmes. Selon la tradition, lors du siège de Paris en 451, grâce à sa force de caractère, Geneviève, qui n’a que 28 ans, convainc les habitants de Paris de ne pas abandonner leur cité aux Huns.
  • Lucie (Lucy). Vierge et martyre dont le nom est illustre dans l'histoire de l'Église sicilienne, était issue d'une noble et très riche famille de Syracuse.
  • Martia Proba (en). Reine bretonne du IVe siècle av. J.-C.
  • Maximilla. Une des fondatrice et prophétesse du montanisme, un mouvement des débuts de la chrétienté.
  • Scolastique (Scholastica). Vierge sainte catholique, est la sœur de saint Benoît de Nursie.
  • Sylvie (en) (Sylvia). Femme du IVe siècle, connue pour ses journaux de voyage aux lieux de pèlerinage du Proche-Orient.
  • Thècle (Thecla). Sainte chrétienne, disciple de Paul de Tarse.

Théodora[modifier | modifier le code]

Théodora, détail de la mosaïque de San Vitale de Ravenne.

Théodora (Theodora). Impératrice de l'empire byzantin, femme de Justinien. D'humble origine, elle est semble-t-il la fille d'Acacius, un dresseur d'ours attaché au cirque de Constantinople. Avant de devenir la maîtresse du futur empereur Justinien elle est, selon Procope de Césarée, danseuse et courtisane.

  • Adélaïde (Adelaide). Adélaïde de Bourgogne est une impératrice du Saint-Empire romain germanique[22]
  • Æthelburg. Fille de Æthelberht de Kent et Berthe de Kent. Après que son époux, Edwin de Northumbrie, meurt, elle fonde le premier couvent de l'Ordre de Saint-Benoît en Angleterre[23].
  • Æthelflæd. Fille d'Alfred le Grand, elle a dirigé ses troupes contre les Vikings. Après que son époux, Æthelred meurt, elle devient l'unique dirigeante de Mercie[24],[25].
  • Anne Comnène (Anna Comnena). A écrit l'Alexiade, qui raconte l'histoire politique et militaire de l'Empire byzantin sous le règne de son père, Alexis Ier Comnène
  • Anne Dalassène Comnène (Anna Dalassena Comnena). Femme noble byzantine et mère de l'empereur Alexis Ier Comnène. A régné comme impératrice en l'absence de son fils, pendant ses campagnes militaires.
  • Bathilde (Balthilde). Reine des Francs, épouse de Clovis II.
  • Berthe d'Angleterre (Bertha of England). Reine de Kent dont l'influence conduisit à l'introduction du christianisme dans l'Angleterre anglo-saxonne. Elle fut canonisée sainte pour son rôle dans son établissement durant cette période historique.
  • Brunehaut (Brunhilde). Princesse wisigothe devenue reine des Francs qui dans les faits va régner sur au moins un royaume mérovingien (Austrasie et/ou Burgondie) pendant 33 ans. Elle est assez célèbre pour sa rivalité avec une autre reine franque, Frédégonde.
  • Clotilde (Clotilda). Princesse burgonde, devenue reine des Francs en épousant Clovis, qu'elle contribue à convertir au christianisme.
  • Danielis (en) (Damelis). Femme noble byzantine de grande fortune.
  • Engelberge (Engleberga). Impératrice d'Occident et une reine d'Italie du IXe siècle par son mariage avec Louis II le Jeune.
  • Eudocie (Eudocia). Philanthrope, politicienne, poète, une chrétienne orthodoxe qui s'est battue pour la protection des Juifs et des païens
  • Eudoxie (Eudoxia). Eudoxie est une impératrice de Byzance . femme de Flavius Arcadius dont elle a critiqué et influencé le travail politique[26].
  • Frédégonde (Fredegund). Reine de Neustrie après son mariage avec le roi mérovingien Chilpéric Ier.
  • Irène (Irene). Régente de l'Empire byzantin de 780 à 790 puis impératrice régnante de 797 à 802.
  • Leoparda (en). Gynécologue à la cour de Gratian (359–383).
  • Maude. Sainte Matilde, épouse du futur Henri l'Oiseleur, roi de Francie orientale, et la mère d'Otton I, fondateur du Saint-Empire romain germanique.
  • Olga. Épouse du grand-duc Igor Ier de Kiev (912 - 945), est régente de la principauté de Kiev et mère de Sviatoslav Ier, dit « Sviatoslav le Conquérant » (° 942? - † 972) (prince de Kiev de jure en 945, de facto en 964).
  • Olympia (en). Femme noble chrétienne romaine d'origine grecque.
  • Pulchérie (Pulcheria). Sainte des Églises chrétiennes.
  • Radegonde (Radegund). Princesse thuringienne, devenue reine des Francs en épousant Clotaire Ier, fils de Clovis. Fondatrice de l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers.
  • Théodelinde (Theodelinda). Reine des Lombards ayant joué un rôle important dans l'établissement du christianisme nicéen en Lombardie et Toscane.
  • Théodora II (Theodora II). Théodora est la femme de l'empereur byzantin Theophilus (qui a régné de 829 à 842). Elle est canonisée après sa mort pour avoir renversé la politique de l'iconoclasme.
  • Théodora III (Theodora III). Impératrice byzantine, dernière de la dynastie macédonienne qui a dirigé l'Empire durant près de 200 ans. Elle était coïmpératrice avec sa sœur, Zoe, et puis seule impératrice.
  • Wanda. Selon la légende, la princesse Wanda régnait sur Cracovie. Fille du roi Krak, fondateur de la ville, elle se sacrifia en se jetant dans la Vistule pour échapper au mariage avec le prince allemand Rytygier et éviter ainsi la soumission de son peuple.
  • Zoé. Coïmpératrice de l'Empire byzantin avec sa sœur Theodora du 19 avril au 11 juin 1042.

Hrosvitha[modifier | modifier le code]

Hrosvitha. Poétesse et chanoinesse allemande, écrivant en latin. Entre 967 et 968[27], elle rédige une épopée sur le règne d’Otton Ier[28]. Vers 970, elle compose l’histoire de l’abbaye de Gandersheim, Primordia coenobii Gandeshemensis, en un peu plus de six cent vers hexamétriques. On lui doit également huit hagiographies et une vie de la Vierge Marie en vers. Ses six pièces de théâtre, inspirées du poète latin Térence, les seules du haut Moyen Âge, la rendent particulièrement unique.

  • Æbbe (Ebba). Martyre anglo-saxonne qui serait morte en 870, mais dont l'historicité est incertaine.
  • Agnès (en) (Agnes). Abbesse de St. Mary's à Quedlinburg, où on a créé de la broderie et des textiles fins, de même que des illustrations de manuscrits. Agnès a encouragé la création artistique et a supporté, grâce aux créations de ses nonnes, une vigoureuse industrie de l'art[29]
  • Aisha (en). Poétesse espagnole ayant présenté son travail à l'Académie royale de Cordoue[29].
  • Athanasie (en) (Athanarsa). Sainte ayant vécu dans l'Empire byzantin et ayant été conseillère de l'impératrice Théodora.
  • Bathilde (Berthildis). Reine des Francs, épouse de Clovis II.
  • Baudonivie (Baudonivia). Religieuse et érudite française.
  • Begge (Begga). Épouse d'Ansegise, mère de Pépin le Jeune, maire des palais d'Austrasie, de Neustrie et de Bourgogne, et fondatrice de l'abbaye d'Andenne en région wallonne.
  • Berthe (en) (Bertha of France). Fille de Charlemagne, n'est pas mariée, afin de ne pas causer de rivalité politique avec un futur époux, et est finalement retirée dans un couvent.
  • Bertille de Chelles (Bertille). Moniale de Jouarre, appelée par sainte Bathilde comme première abbesse de l'abbaye de Chelles vers 670.
  • Bertrade (Bertha). Aristocrate franque de l'époque carolingienne, épouse de Pépin le Bref et mère de Charlemagne.
  • Dame Carcas (Carcas). La légende de dame Carcas tente d'expliquer l'origine du nom de la Cité de Carcassonne.
  • Claricia (en). Enlumineuse allemande du XIIIe siècle.
  • Dhuoda. Aristocrate de l'époque carolingienne, épouse du marquis Bernard de Septimanie et, fait exceptionnel à cette époque, auteur d'un ouvrage destiné à l'éducation de son fils Guillaume.
  • Diemud (en). Recluse bavaroise du XIIe siècle.
  • Eadburh (Eadburga). Fille du roi Offa de Mercie et de son épouse Cynethryth, et l'épouse du roi Beorhtric de Wessex.
  • Eanswith. Fille du roi Eadbald de Kent, elle refuse d'épouser un prince païen et fonde l'abbaye de Folkestone vers 630. Elle est considérée comme une sainte.
  • Elsbeth Stagel (en) (Elizabeth Stagel). Religieuse dominicaine abbesse du couvent de Töss.
  • Ende (en). Enlumineuse espagnole du Xe siècle.
  • Ethelberga (en). Reine du Wessex aux côté de son époux le roi Ina de Wessex. A également combattu aux côtés de Ina. En 728 ils abdiquent en faveur du frère de la reine et vont vivre parmi les pauvres de Rome[25].
  • Æthelwynn (en) (Ethylwyn). Femme noble anglo-saxonne du Xe siècle, connue pour son travail de broderie et pour sa rencontre avec saint Dunstan de Cantorbéry.
  • Frau Ava (en). Première femme de lettres de langue allemande recensée par l'histoire.
  • Gertrude de Nivelles (Gertrude of Nivelles). Première abbesse de l'abbaye de Nivelles, elle est la fondatrice et sainte patronne de la ville de Nivelles en province de Brabant (Belgique).
  • Gisèle (Gisela). Fille de Pépin le Bref, sœur de Charlemagne et de Carloman. Elle devient religieuse à l'abbaye de Chelles, puis abbesse.
  • Gisèle de Kerzenbroeck (en) (Gisela of Kerzenbroeck)
  • Gormflaith (Gormlaith). Princesse de Leinster, du fait de l'implication de sa famille dans les conflits contemporains, successivement l'épouse des principaux dirigeants irlandais de son époque.
  • Guda (en). Religieuse et enlumineuse allemande.
  • Herlinde (Hardlind). Sainte et abbesse bénédictine, a créé un manuscrit enluminé de l'évangile chrétien avec sa sœur, Relindis de Maaseik.
  • Hilda de Whitby (Hilda of Whitby). Sainte chrétienne reconnue par les Églises catholique, orthodoxe et anglicane, petite-nièce du roi Edwin de Northumbrie, elle est abbesse de la première abbaye de Whitby où aurait eu lieu de son vivant le synode de Whitby.
  • Hygeburg (en). Religieuse et femme de lettres anglo-saxonne allemande.
  • Joanna (en). Religieuse allemande reconnue pour son travail en tapisserie.
  • Uallach ingen Muinecháin (en) (Lady Uallach). Poète irlandaise et Ollamh Érenn (en) d'Irlande.
  • Leela de Grenade (Leela of Granada). Identité non confirmée[30].
  • Liadain (en). Poétesse irlandaise.
  • Libana. Identité non confirmée[31].
  • Lioba. Religieuse bénédictine d'origine anglo-saxonne, missionnaire dans les pays germaniques.
  • Mabel of Bury St. Edmunds (en) (Mabel). Brodeuse de grand talent.
  • Maria Alphaizuli (en). Poète de Séville.
  • Maryann. Même personne que Maria Alphaizuli, ci-dessus.
  • Mathilde (Mathilda), fille de Théodoric de Ringelheim, épouse de Henri Ier de Germanie, et mère d'Otton Ier du Saint-Empire.
  • Relinde (en) (Reinhild). Sainte et abbesse bénédictine, a créé un manuscrit enluminé de l'évangile chrétien avec sa sœur, Harlindis de Maaseik.
  • Thoma (en). Érudite de la loi et auteur de livres de grammaire[32].
  • Wallada (Valada). Célèbre poétesse andalouse, princesse omeyyade, fille de Muhammad al-Mustakfi Billah (Muhammad III) (976-1025), un des derniers califes omeyyade de Cordoue. Son père meurt alors qu'elle a 30 ans, ce qui la laisse avec un riche héritage lui permettant de vivre indépendamment et de faire fi des conventions imposées aux femmes de l'époque. Ses poèmes sont surtout satiriques et la majeure partie est dédiée à son amant, le poète Ibn Zeydoun.

Trotula de Salerne[modifier | modifier le code]

Trotula de Salerne

Trotula ; médecin travaillant à Salerne, probablement au XIe siècle. Plusieurs ouvrages en latin traitant de la santé des femmes lui sont attribués, dont Les Maladies des femmes, Traitements pour les femmes et Soins cosmétiques pour les femmes. Au Moyen Âge et par après, ces textes ont constitué une source d'information gynécologique essentielle.

Aliénor d'Aquitaine[modifier | modifier le code]

Aliénor d’Aquitaine représentée sur un mur de la chapelle Sainte-Radegonde de Chinon.

Aliénor d'Aquitaine (Eleanor of Aquitaine) ; reine, à tour de rôle, de France et d'Angleterre, renversant ainsi le rapport des forces en apportant ses terres à l’un puis à l’autre des deux souverains. À la cour d'Aquitaine, elle favorise l'expression poétique des troubadours en langue d'oc. Depuis son premier mariage pendant lequel elle a participé à la deuxième croisade, elle joue un rôle politique important dans l’Occident.

Hildegarde de Bingen[modifier | modifier le code]

Hildegarde de Bingen (Hildegarde of Bingen) ; religieuse bénédictine mystique, compositrice et femme de lettres franconienne du XIIe siècle[37]. C'est la quatrième femme Docteur de l'Église après Catherine de Sienne, Thérèse d'Avila et Thérèse de Lisieux. Cette reconnaissance est la plus haute de l'Église catholique, affirmant par là-même l'exemplarité de la vie mais aussi des écrits d'Hildegarde comme modèle pour tous les catholiques[38],[39].

Petronilla de Meath[modifier | modifier le code]

Illustration du XIXe siècle de l'exécution d'une sorcière par le bûcher

Petronilla de Meath ; servante irlandaise condamnée au bûcher pour sorcellerie en 1324. Elle est au service de dame Alice Kyteler, une noble irlandaise, lorsqu'à la mort de son quatrième époux, dame Kyteler se retrouve accusée de pratiquer la sorcellerie, et Petronilla d'être sa complice.

Christine de Pisan[modifier | modifier le code]

Christine de Pisan écrivant dans sa chambre (1407)

Christine de Pisan. Philosophe et poétesse française de naissance italienne. Considérée comme la première femme de lettres française ayant vécu de sa plume. Son érudition la distingue des écrivains de son époque, hommes ou femmes. Veuve et démunie, elle dut gagner sa vie en écrivant des traités de politique et de philosophie, et des recueils de poésies. Auteur très prolifique, elle se retira dans un couvent à la fin de sa vie, où elle écrivit un Ditié de Jeanne d'Arc. On lui doit, entre autres, Cent ballades d'amant et de dame et la Cité des dames. Son travail majeur a été accompli entre 1400 et 1418.

Isabelle d'Este[modifier | modifier le code]

Portrait fort idéalisé d'Isabelle d'Este par Titien[47] (1534/36). Kunsthistorisches Museum

Isabelle d'Este (Isabella d'Este). Noble italienne, l'une des principales femmes de la Renaissance italienne et une figure à la fois culturelle et politique de tout premier plan. Liée tant par la haute naissance que par le mariage à la très grande noblesse d'Espagne, elle est restée célèbre dans l'histoire comme la Première dame de la Renaissance.

Élisabeth Ire d'Angleterre[modifier | modifier le code]

Élisabeth Ire (Elizabeth R.) ; reine d'Angleterre et d'Irlande de 1558 à sa mort. Son Règlement élisabéthain évolue pour devenir l'Église d'Angleterre. Élisabeth Ire ne se marie jamais, éteignant la lignée Tudor, et elle devient célèbre pour sa virginité. Elle est politiquement plus modérée que l'avait été sa famille : elle est tolérante sur le plan religieux et ne recherche pas à persécuter. En 1570, le pape l'excommunie et autorise ses sujets à ne plus lui obéir : elle échappe alors à plusieurs complots. L'ère élisabéthaine est associée à l'épanouissement du théâtre anglais représenté par William Shakespeare et Christopher Marlowe et aux prouesses maritimes d'aventuriers comme Francis Drake. Élisabeth Ire, reconnue pour son charisme et son caractère obstiné, règne durant 44 années qui ont apporté stabilité et identité nationale au royaume.

Artemisia Gentileschi[modifier | modifier le code]

Artemisia Gentileschi, autoportrait

Artemisia Gentileschi ; artiste-peintre italienne de l'école caravagesque du XVIIe siècle, peintre de cour à succès, sous le patronage des Médicis et de Charles Ier d'Angleterre qui s'impose par son art à une époque où les femmes peintres sont difficilement acceptées. Elle est également l'une des premières femmes à peindre des sujets historiques et religieux. On attribue à son viol et au procès humiliant qui s'ensuivit l'obscurité et la violence graphique, en particulier du tableau célèbre qui montre Judith décapitant froidement Holopherne. Ses peintures expriment souvent le point de vue féminin.

Anne de Schurman[modifier | modifier le code]

Anne de Schurman (Anna van Schurman). Poétesse, artiste et érudite des Provinces-Unies. Fascinée par Jean de Labadie et attirée par la conception d’une église de renés, Anna Maria van Schurman devient son principal soutien. Après que Labadie, en 1666, eut été appelé à l'église wallonne de Middelbourg, elle voyageait régulièrement en Zélande, accompagnée de quelques amis, pour y assister à des exercices religieux. La secte s'installe à Amsterdam, où elle ne fut pas bien accueillie, raison pour laquelle elle gagne le Danemark, où Labadie meurt, puis Wieuwerd (Frise), où Anna Maria van Schurman s'éteint.

Aile III[modifier | modifier le code]

Anne Hutchinson[modifier | modifier le code]

Le procès d'Anne Hutchinson

Anne Hutchinson. Puritaine dissidente de la Colonie de la baie du Massachusetts. Elle affirme que la Bible peut être interprétée individuellement, par elle comme par toute personne ordinaire.

Sacagawea[modifier | modifier le code]

Sacagawea (Sacajawea). Amérindienne de la tribu des Shoshones. Elle est enlevée à l'âge de 11 ans par les Hidatsa et vit avec eux comme esclave. Gagnée à un jeu de hasard par Toussaint Charbonneau, un trappeur canadien-français qui l'épouse, elle est, à l'âge de 15 ans, l'interprète et la guide de l'expédition Lewis et Clark.

Caroline Herschel[modifier | modifier le code]

Caroline Herschel

Caroline Herschel. Astronome britannique d'origine allemande dont la principale contribution est la découverte de nouvelles comètes.

Mary Wollstonecraft[modifier | modifier le code]

Mary Wollstonecraft. Maîtresse d'école, femme de lettres, philosophe et féministe anglaise, auteur de romans, de traités, d'un récit de voyage, d'une histoire de la Révolution française et d'un livre pour enfants. Elle est surtout connue pour son pamphlet contre la société patriarcale de son temps, Défense des droits de la femme.

Sojourner Truth[modifier | modifier le code]

Sojourner Truth. Abolitionniste noire américaine. Après la guerre civile, elle travaille à faciliter la recherche d'emplois des réfugiés noirs. Elle fit aussi de nombreuses apparitions publiques où elle s'adressait en majorité à un public blanc. Dans ses discours, teintés de religion et de féminisme, elle défendait l'idée de la création d'un État noir dans l'ouest des États-Unis.

Susan B. Anthony[modifier | modifier le code]

Susan B. Anthony

Susan B. Anthony. Militante américaine des droits civiques, qui joua notamment un rôle central dans la lutte pour le suffrage des femmes américaines. Elle sillonne les États-Unis et l'Europe en presqu'une centaine de conférences par an pour les droits des femmes, pendant plus de 45 ans. Lors de l'élection présidentielle de 1872, Susan Anthony est arrêtée et condamnée pour avoir tenté de voter.

Elizabeth Blackwell[modifier | modifier le code]

Portrait d’Elizabeth Blackwell

Elizabeth Blackwell ; première femme médecin aux États-Unis, ainsi que la première femme membre de l'ordre des médecins de Grande-Bretagne. Féministe et auteur : son guide d’éducation sexuelle (The Moral Education of the Young), est publié en Angleterre, tout comme son autobiographie (Pioneer Work in Opening the Medical Profession to Women, 1895).

Emily Dickinson[modifier | modifier le code]

Emily Dickinson. Poétesse américaine connue pour avoir mené une vie introvertie et recluse. Considérée comme une excentrique, on la connaît pour son penchant pour les vêtements blancs et pour sa répugnance à recevoir des visiteurs. Bien qu’ayant été un auteur prolifique, moins d’une douzaine de ses presque mille huit cents poèmes ont été publiés de son vivant. Les poèmes de Dickinson sont uniques pour leur époque : ils sont constitués de vers très courts, n’ont pas de titres et utilisent fréquemment des rimes imparfaites, etc. Un grand nombre de ceux-ci traitent de la mort et de l’immortalité, des sujets récurrents dans sa correspondance.

Ethel Smyth[modifier | modifier le code]

Ethel Smyth

Ethel Smyth. Compositrice et suffragette anglaise. Elle achève quatre œuvres majeures avant que la surdité ne mette fin à sa carrière en composition. Elle s'intéresse alors à la littérature et publie une dizaine de livres à succès, la plupart, autobiographiques.

Margaret Sanger[modifier | modifier le code]

Margaret Sanger. Militante américaine qui lutta pour la contraception et la liberté d'expression, ce qui l'amena à fonder l'American Birth Control League (ligue pour le contrôle des naissances), qui deviendra le planning familial américain sous le nom de Planned Parenthood. Initialement reçues avec beaucoup de résistance, ses idées pour qu'une femme puisse décider quand et comment elle sera enceinte, gagnèrent peu à peu de l'audience, tant dans le public qu'auprès des tribunaux. Margaret Sanger a été un élément fondateur à un accès universel à la contraception et au contrôle des naissances, mais sa défense de l'eugénisme négatif en fait une personnalité controversée.

Natalie Barney[modifier | modifier le code]

Natalie Barney vers 1900.

Natalie Barney. Femme de lettres américaine auteur de poésies, des mémoires et des épigrammes. Ouvertement lesbienne, elle travaille à faire revivre une histoire littéraire des femmes. Particulièrement intéressée par les poésies de Sappho, elle essaie de recréer une école de femmes-poètes.

Virginia Woolf[modifier | modifier le code]

Virginia Woolf

Virginia Woolf, britannique, écrivain moderniste et féministe. Pendant l'entre-deux-guerres, elle fut une figure marquante de la société littéraire londonienne et un membre central du Bloomsbury Group, qui réunissait des écrivains, artistes et philosophes anglais. Les romans Mrs Dalloway (1925), La Promenade au phare (1927) et Orlando (1928), ainsi que l'essai Une chambre à soi (1929) demeurent parmi ses écrits les plus célèbres.

Georgia O'Keeffe[modifier | modifier le code]

Georgia O'Keeffe

Georgia O'Keeffe ; peintre américaine considérée comme une des peintres modernistes majeures du XXe siècle. Elle est reconnue comme la mère du modernisme américain (en).

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Chicago, 36.
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  5. Tite-Live, Histoire romaine [détail des éditions] [lire en ligne], I, 11
  6. a et b Chicago, 69.
  7. David M. Goldenberg. The curse of Ham: race and slavery in early Judaism, Christianity, and Islam, chapitre 8. P. 124
  8. Elizabeth A. Sackler Center for Feminist Art: The Dinner Party: Heritage Floor: Amyte
  9. Elizabeth A. Sackler Center for Feminist Art: The Dinner Party: Heritage Floor: Cresilla
  10. Comm. ad Hom. Iliad. B 711-726
  11. Paul Collart, « La poétesse Erinna », p. 193.
  12. Camillo Neri, Studi sulle testimonianze di Erinna, Bologna, Pàtron Editore, 1996.
  13. Eusèbe de Césarée, Chronique, [(en) lire en ligne].
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  15. a et b Chicago, 78.
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  20. Joyce E. Salisbury, Women in the ancient world, ABC-CLIO,‎ (ISBN 978-1-57607-092-5, lire en ligne), p. 3.
  21. Saints Aquila et Priscille sur Nominis.
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  23. Chicago, 111.
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  27. Monique Goullet, « De Hrotsvita de Gandersheim à Odilon de Cluny, images d’Adélaïde autour de l’An Mil », in Patrick Corbet, Monique Goullet et D. Iogna-Prat Adélaïde de Bourgogne, Genèse et représentations d’une sainteté impériale, Dijon, 2002, p 43-54, disponible en ligne [1], consulté le 24 juin 2007, p 1
  28. Laurence Moulinier, « H comme Histoire : Hrotsvita, Hildegarde et Herrade, trois récits de fondation au féminin ». Clio HFS, 2/1995, disponible en ligne [2], consulté le 24 juin 2007
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  31. Elizabeth A. Sackler Center for Feminist Art: The Dinner Party: Heritage Floor: Libana
  32. (en) Judy Chicago, The dinner party: from creation to preservation, Merrell,‎ (ISBN 978-1-85894-370-1, lire en ligne), p. 113
  33. (en) Charles George Herbermann, The Catholic encyclopedia. : an international work of reference on the constitution, doctrine, discipline, and history of the Catholic church., Appleton,‎ (lire en ligne), p. 398
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  36. Elizabeth A. Sackler Center for Feminist Art: The Dinner Party: Heritage Floor: Lady Beatrix
  37. http://gloria.tv/?media=241553
  38. http://www.zenit.org/article-30937?l=french Article de Zenit du 27 mai 2012
  39. http://www.kipa-apic.ch/index.php?pw=&na=0,0,0,0,f&ki=232054 Article d'APIC mentionnant la prochaine proclamation d'Hildegarde comme Docteur de l'Église
  40. Chicago, 129.
  41. Elizabeth A. Sackler Center for Feminist Art: The Dinner Party: Heritage Floor: Las Huelgas
  42. Elizabeth A. Sackler Center for Feminist Art: The Dinner Party: Heritage Floor: Phillipe Auguste
  43. a et b Chicago, 146.
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  45. Terrie Waddell, Cultural expressions of evil and wickedness: wrath, sex, crime, Rodopi,‎ (ISBN 978-90-420-1015-4, lire en ligne), p. 86
  46. Chicago, 138.
  47. Isabelle d'Este autorisa Titien à faire deux portraits d'elle dans les années 1530. Le premier à l'âge réel de 60 ans qui n'est conservé qu'à travers une copie de Rubens (Inv.- N. GG 1530) ; le second correspond à celui-ci dans lequel le sujet est idéalisée, représentée beaucoup plus jeune et élégante, vêtue selon la mode de l'époque
  48. (en) Elizabeth H. Oakes, Encyclopedia of world scientists, Infobase Publishing,‎ (ISBN 978-0-8160-6158-7, lire en ligne), p. 274
  49. Chicago, 145.
  50. l'archiduché d'Autriche, le royaume de Hongrie, le royaume de Croatie, la Bohême, Mantoue, Milan, le royaume de Galicie et Lodomérie, les Pays-Bas autrichiens et Parme
  51. il s'agit ici du titre porté par la femme de l'empereur
  52. Chicago, Judy. The Dinner Party: From Creation to Preservation. Londres, Merrell (2007). ISBN 1-85894-370-1 Page 180
  53. a, b et c Chicago, 206.
  54. (en) Janet K. Boles et Diane Long Hoeveler, Historical dictionary of feminism, Scarecrow Press,‎ (ISBN 978-0-8108-4946-4, lire en ligne), p. 328
  55. Chicago, 210.
  56. (en) Vika Veličkaitė, Aktyvių moterų veikla XVIII a. Lietuvos Didžiojoje Kunigakštystėje, Kaunas, Vytautas Magnus University,‎ , 17–18 p. (lire en ligne)
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  58. Windsor, 204.
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  60. http://www.univ-lille3.fr/fr/mission-egalite-hommes-femmes/egalite-a-universite--question-toujours-dactualite/
  61. Chicago, 238.
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  64. « Agnes Smedley », Master spies, Spy Museum,‎ (consulté le 13 décembre 2011)
  65. Chicago, 256.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Judy Chicago, The Dinner Party: From Creation to Preservation, Londres, Merrell Publishers Ltd,‎ (ISBN 978-1-85894-370-1)
  • (en) Sarah Gallick, The Big Book of Women Saints, New York, HarperOne,‎ (ISBN 978-0-06082-512-6)
  • (en) Kate Campbell Hurd-Mead, A History of Women in Medicine from the Earliest Times to the Beginning of the Nineteenth Century, auto-édition,‎
  • (en) Laura Windsor, Women in Medicine: An Encyclopedia, Santa Barbara, ABC-CLIO,‎ (ISBN 978-1-57607-392-6)