Élis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour le groupe de musique, voir Elis. Pour l'entreprise de services, voir Elis (entreprise).
Élis
Elis city.JPG
Géographie
Pays
Périphérie
Chef-lieu
Capitale de
Ancient Elis (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Démographie
Gentilé
EleanVoir et modifier les données sur Wikidata
Fonctionnement
Statut
Polis, cité antique (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Statut patrimonial
Site archéologique de Grèce (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Carte de l'Élide antique

Élis (grec ancien : Ήλις / Ễlis, en dorien Άλις / Ãlis, en Grec moderne : Ήλιδα/ Ilida) était une cité grecque située au nord-ouest du Péloponnèse, à l'ouest de l'Arcadie.

Elle était la capitale de l'Élide. La ville d'Olympie dépendant de son territoire, Élis avait la charge d'organiser les Jeux olympiques antiques.

Géographie[modifier | modifier le code]

D'un point de vue géographique la cité était situé dans une région alluviale avec un sol fertile, plat et sablonneux irrigué par deux fleuves : L'Alphée et le Pinios. La terre est fertile, beaucoup de ressources naturelles et un climat doux ou était permit agriculture et élevage et ce sur tout le territoire de la région. Ainsi la région était très indépendante économique et n'avait pas besoin de dépendre d'autrui ou de s'adonner au grand commerce et à l'industrie. Élis est aussi composée, comme sa région, d'une population assez vaste, dense, riche en sanctuaires, aux nombres d'esclaves et de maisons bien supérieures à n'importe qu'elle autre région que le Péloponnèse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Membre de la confédération péloponnésienne, elle participa à la Guerre du Péloponnèse comme alliée de Sparte. Puis, les Éléens firent alliance avec Athènes en 420 av. J.-C. ; il en résulta une lutte âpre contre Sparte. Finalement le roi Agis II envahit l'Élide et soumit la ville d'Élis en 399-397 av. J.-C. Puis il ravagea et brûla la région, et tout particulièrement la ville d'Olympie. Enfin il laissa une garnison aux ordres de l'harmoste Lysippe qui finit de ravager le pays[1],[2]. Pendant l’invasion des doriens en 1100 avant J-C, des tributs éoliennes venues de Grèce dirigées par le chef Oxylos arrivent en Elide, s'y établissent et rassemblent des agglomérations aux alentours d'Elis. Par ce synoikismos, Élis devient l'état le plus puissant de l'Elide, étendant sa domination et son influence grandissante sur les états et les voisins. C'est sous cette protection que le Sanctuaire d'Olympie se développa grandement et devint un point culturel important. La période la plus prospère et riche d’Elis se situe entre 580 et tout le Ve siècle avec un développement des zones régionales et leurs alentours sous couvert de la protection de Zeus. A Élis, la stabilisation s’est faite à l’aide d’une dynastie indigène qui correspond au peuple des Epeens selon L’Iliade par Homère. Ayant changeant sa politique et s'étant étoffé en terme démographique et militaire, Élis réussira à battre avec l'aide de Sparte Pise en 580 avant JC et reprendra ses droits sur le Sanctuaire d'Olympie jusqu'à la fin de l'époque. Pise tentera en 464 avant JC de reconquérir le Sanctuaire mais cela se conclura par un échec cuisant et la destruction de la cité.

Le Sanctuaire devint un enjeu de rivalité entre puissances politiques qui vont tenter par tout les moyens de se l'attribuer et d'avoir des avantages tel que la protection, la victoire lors des guerres. Finalement dès 146 avant JC quand l'ensemble de la Grèce se soumet aux romains l'Elide et ses cités perdront définitivement leur indépendances et seront intégrantes de la province romaine d'Achaïe qui jouira de temps en temps des faveurs et honneurs de prestigieux romains débarqué en temps que pacificateur et libérateur du monde hellénistique.

Elle fut le siège d'une école de philosophie, fondée par Phédon d'Élis et connue sous le nom de secte élienne. Elle est décrite par Pausanias aux chapitres 23 à 26 du livre VI de sa Description de la Grèce.

C'est également le lieu de naissance de Pyrrhon d'Élis, philosophe, un des fondateurs de l'École sceptique et de la zététique

Les réformes de la cité[modifier | modifier le code]

De par son territoire vaste, il y aura des institutions locales tel qu'un système judiciaire locale pour régler les petits conflits. Les grands sujets de la cité tournaient autour de l'administration, de la vie publique et de l'organisation des Jeux Olympiques qui, pour cet événement se discutait le plus souvent dans l'Agora ; le marché d'Elis ou se trouvait les bâtiments dédiés aux Jeux dont deux Gymnases et une Palestre consacré à l'entraînement des athlètes locaux ou étrangers. A l'Agora on retrouve aussi les bâtiments administratifs tel que La Maison et le Portique des Hellanodices et religieux comme les temples et sanctuaires mais aussi un Hippodrome sur la place. C'est d'ailleurs les riches qui investissent les maisons de campagne et il faut parfois contenir les arrivés dans la cité. Au VIe siècle, Élis procédera à de vastes réformes dans le domaine économique comme par exemple, le régime oligarchique est écarté par un régime monarchique. En ce qui concerne le domaine administratif on aura l’administration du culte, l’organisation de fêtes et la présidence des jeux sous la protection des Lacédémoniens. De plus l’accessibilité à certains postes à tout les citoyens d'Elide comme la fonction de membre du jury (Hellanodice) n'est plus héréditaire et est sur la base de l'élection. On retrouve aussi des bâtiments administratifs (maisons, portiques des Hellanodices) ; religieux (temple et sanctuaire).

Les jeux olympiques[modifier | modifier le code]

L’esprit des jeux prédomine à tel que point des fonctionnaires appelés des hellanodices et des hiéramoi (prêtres) étaient spécialement chargé du bon fonctionnement des Jeux. Il existe une rivalité entre le nord et le sud : Élis est la cité souveraine depuis la reconnaissance d’Agis en 398 sur Olympie. Elle préside les fêtes olympiques et profite du trésor des Dieux. En tant qu’organisatrice majeur elle doit veiller à la sécurité et au bon déroulement des Jeux. Si la cité gagne les Jeux, alors elle obtint une rémunération. Les jeux sont aussi synonymes d’actes politiques avec les alliances entre tributs mais aussi de gage de reconnaissance envers les Dieux. Les concurrents doivent s’inscrire dans des délais légaux sur une liste spéciale appelé lokama et doivent accomplir des stages dans le gymnase d’Élis avec les conservateurs des lois.

Archéologie[modifier | modifier le code]

Vue de ruines et de l'acropole

Le site, situé près des localités de Kalyvia et d'Archéa Ilida (Ancienne-Élis), comprend notamment une acropole, un théâtre et une agora.

Mythologie[modifier | modifier le code]

Élis est le fils d'Eurycidé, fille d'Endymion et de Poséidon. Il succéda à Endymion, son grand-père, sur le trône d'Élide et fonda la ville d'Élis.

Le dieu protecteur de la cité était Hadès, un temple lui était dédié mais était ouvert une seule fois par an et seulement pour le prêtre du dieu.

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs adjectifs qualifiant ce qui se rapporte à Élis : l'adjectif élien, l'adjectif éléen et l'adjectif éliaque. L'adjectif correspondant à ce qui se rapporte à l'Élide est élidien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :