Élis

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Élis
Elis city.JPG
Géographie
Pays
Périphérie
Capitale de
Ancient Elis (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Démographie
Gentilé
Elean, ÉléenVoir et modifier les données sur Wikidata
Fonctionnement
Statut
Polis, cité antique (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Patrimonialité
Site archéologique de Grèce (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Carte de l'Élide antique

Élis (en grec ancien : Ἦλις / Êlis, en dorien Ἆλις / Âlis, en grec moderne : Ήλιδα / Ílidha) était une cité grecque située au nord-ouest du Péloponnèse, à l'ouest de l'Arcadie.

Elle était la capitale de l'Élide. La ville d'Olympie dépendant de son territoire, Élis avait la charge d'organiser les Jeux olympiques antiques.

Géographie[modifier | modifier le code]

D'un point de vue géographique, la cité était située dans une région alluviale avec un sol fertile, plat et sablonneux irrigué par deux fleuves : l'Alphée et le Pénée. Un climat doux, combiné à une abondance de ressources naturelles, a permis le développement de l'agriculture et de l'élevage sur une grande partie du territoire de la cité. Ainsi, la région était très indépendante économiquement et n'avait que peu besoin de s'adonner au grand commerce et à l'industrie. Élis est aussi composée, comme sa région, d'une population assez vaste, dense, riche en sanctuaires, aux nombres d'esclaves et de maisons bien supérieures à n'importe qu'elle autre région que le Péloponnèse[pas clair] .

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant les hypothétiques invasions doriennes de , des tributs éoliennes venues de Grèce dirigées par le chef Oxylos arrivent en Élide, s'y établissent et rassemblent des agglomérations aux alentours d'Élis. Par ce synœcisme, Élis devient l'état le plus puissant de l'Élide, étendant sa domination et son influence grandissante sur les cités voisines. C'est sous cette protection que le sanctuaire d'Olympie se développa grandement et devint un point culturel important.

La période la plus prospère et riche d’Élis se situe entre 580 et tout le Ve siècle av. J.-C. avec un développement des zones régionales et leurs alentours sous couvert de la protection de Zeus.

À Élis, la stabilisation[pas clair] s’est faite à l’aide d’une dynastie indigène qui correspond au peuple des Epeens selon l’Iliade d'Homère.

Ayant changé sa politique et s'étant étoffé en termes démographique et militaire, Élis réussira à battre avec l'aide de Sparte Pise en et reprendra ses droits sur le sanctuaire d'Olympie jusqu'à la fin de l'époque[pas clair]. Pise tentera en de reconquérir le sanctuaire mais cela se conclura par un échec cuisant et la destruction de la cité.

Le sanctuaire devint un enjeu de rivalité entre puissances politiques qui vont tenter par tous les moyens de se l'attribuer et d'avoir des avantages tel que la protection, la victoire lors des guerres.

Membre de la Ligue du Péloponnèse, elle participa à la Guerre du Péloponnèse comme alliée de Sparte. Les Éléens firent ensuite alliance avec Athènes en  ; il en résulta une lutte âpre contre Sparte. Finalement le roi Agis II envahit l'Élide et soumit la ville d'Élis en 399– Puis il ravagea et brûla la région, et tout particulièrement la ville d'Olympie. Enfin il laissa une garnison aux ordres de l'harmoste Lysippe qui finit de ravager le pays[1],[2].

Finalement dès , quand l'ensemble de la Grèce est soumise aux Romains, l'Élide et ses cités perdront définitivement leur indépendance et seront parties intégrantes de la province romaine d'Achaïe qui jouira à plusieurs reprises des faveurs et honneurs de prestigieux nobles romains débarqués en tant que pacificateurs et libérateurs du monde hellénistique.

Elle fut le siège d'une école de philosophie, fondée par Phédon d'Élis et connue sous le nom de secte élienne. Elle est décrite par Pausanias aux chapitres 23 à 26 du livre VI de sa Description de la Grèce.

C'est également le lieu de naissance de Pyrrhon d'Élis, philosophe, le fondateur de l'École sceptique.

Les réformes de la cité[modifier | modifier le code]

De par son vaste territoire, il y eut à Élis des institutions locales telles qu'un système judiciaire pour régler les petits conflits. Les grands sujets de la cité tournaient autour de l'administration, de la vie publique et de l'organisation des Jeux olympiques qui, pour cet événement se discutait le plus souvent dans l'agora ; le marché d'Élis où se trouvaient les bâtiments dédiés aux Jeux dont deux gymnases et une palestre consacrés à l'entraînement des athlètes locaux ou étrangers. Sur l'agora on retrouve aussi les bâtiments administratifs tels que la maison et le portique des Hellanodices et religieux comme les temples et sanctuaires mais aussi un hippodrome sur la place[pas clair]. C'est d'ailleurs les riches qui investissent les maisons de campagne et il faut parfois contenir les arrivés dans la cité[réf. nécessaire]. Au VIe siècle av. J.-C., Élis procédera à de vastes réformes dans le domaine politique, comme le régime oligarchique est écarté par un régime monarchique. En ce qui concerne le domaine administratif on aura l’administration du culte, l’organisation de fêtes et la présidence des Jeux sous la protection des Lacédémoniens. De plus l’accessibilité à certains postes à tous les citoyens d'Élide comme la fonction de membre du jury (Hellanodice) n'est plus héréditaire et est sur la base de l'élection.

Les Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Des fonctionnaires appelés hellanodices et hiéramoi (prêtres) étaient spécialement chargés du bon fonctionnement des Jeux olympiques.

Il existe une rivalité entre le nord et le sud : Élis est la cité souveraine depuis la reconnaissance d’Agis en 398 sur Olympie. Elle préside les fêtes olympiques et profite du trésor des dieux. En tant qu’organisatrice majeure elle doit veiller à la sécurité et au bon déroulement de l'événement. Si la cité gagne les jeux, alors elle obtient une rémunération. Les jeux sont à la fois des actes politiques avec les alliances entre tributs et un gage de reconnaissance envers les dieux. Les concurrents doivent s’inscrire dans des délais légaux sur une liste spéciale appelée lokama et doivent accomplir des stages dans le gymnase d’Élis avec les conservateurs des lois[pas clair].

Archéologie[modifier | modifier le code]

Vue de ruines et de l'acropole

Le site, situé près des localités de Kalyvia et d'Archéa Ilida (Ancienne-Élis), comprend notamment une acropole, un théâtre et une agora.

Mythologie[modifier | modifier le code]

Élis est le fils d'Eurycidé, fille d'Endymion et de Poséidon. Il succéda à Endymion, son grand-père, sur le trône d'Élide et fonda la ville d'Élis.

Le dieu protecteur de la cité était Hadès, un temple lui était dédié mais était ouvert une seule fois par an et seulement pour le prêtre du dieu.

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs adjectifs qualifiant ce qui se rapporte à Élis : l'adjectif élien, l'adjectif éléen et l'adjectif éliaque. L'adjectif correspondant à ce qui se rapporte à l'Élide est élidien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne]
  • Franck Wojan, Les Eléens (IVe siècle a.C.-IIIe siècle p.C.) : recherche de numismatique et d'histoire, Université de Tours, Thèse de doctorat en Histoire ancienne,
  • Nicolas Yalouris, Spyros Meletzis, Hélène Papadakis, Olympia Altis und Museum (2e édition), Zürich, München Verlag Schnell & Steiner,

Liens externes[modifier | modifier le code]

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