Thémis

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Thémis
Déesse de la mythologie grecque
Justice par Pierre Subleyras (1699-1749)
Justice par Pierre Subleyras (1699-1749)
Caractéristiques
Nom grec ancien Θέμις (Thémis)
Fonction principale allégorie de la justice, de la loi et de l'équité
Groupe divin Les Titans puis les Olympiens
Équivalent(s) par syncrétisme Justice (Rome)
Famille
Père Ouranos
Mère Gaïa
Fratrie
Premier conjoint Zeus
• Enfant(s) les Moires, les Heures, Astrée, Homonoia, les Hespérides et les nymphes de l'Eridan
Deuxième conjoint Japet
• Enfant(s) Prométhée
Symboles
Attribut(s) balance, glaive et yeux bandés

Dans la mythologie grecque, Thémis (en grec ancien Θέμις / Thémis de θέμις / thémis, « la loi divine »), fille d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre)[1], est une des Titanides.

Elle est la déesse de la justice.

Origine et mythe[modifier | modifier le code]

Statue de Thémis trouvée à Rhamnonte en Attique, dans le petit temple de Némésis, v. 300 av. J.-C., Musée national archéologique d'Athènes.

Thémis est la fille du ciel et de la terre ou d'Ouranos et de Gaïa. Elle est la sœur ainée de Cronos et tante de Zeus.

Elle donne à Zeus, de qui elle est la deuxième épouse après Métis : les Moires, les Heures et Astrée auxquelles viennent parfois s'ajouter les trois Hespérides, les trois nymphes du fleuve Éridan et Homonoia, la déesse de la Concorde[2].

Déesse de la Justice, de la Loi et de l'Équité, Thémis assiste Zeus dans l'Olympe. Elle est souvent représentée dans l'art ancien tenant les plateaux d'une balance avec laquelle elle pèse les arguments des parties adverses. Dans l'Olympe elle est la aussi la mère des Heures (mythologie) et des Parques[3].

Selon certains auteurs, elle a été également autrefois l'épouse de son frère, le Titan Japet, qu'elle a rendu père de Prométhée[4]. Cela expliquerait qu'elle ait pu transmettre à Prométhée une grande partie de sa sagesse et de ses dons divinatoires. De fait, elle connaît l'avenir et des secrets dont même Zeus est ignorant, tel que le destin du fils de Thétis, qui doit devenir plus puissant que son père. C'est grâce à sa sagesse que Prométhée, plus tard, est libéré de son châtiment par Zeus. Succédant à Gaia comme possesseur de l'oracle de Delphes, Thémis révèle à Pyrrha et à Deucalion le moyen de repeupler la terre après le Déluge. Elle avertit également Atlas qu'un jour un fils de Zeus viendra voler les pommes d'or du jardin des Hespérides. C'est pour cette raison qu'Atlas refuse d'aider Héraclès lorsque celui-ci le lui demande. Elle transmet plus tard l'oracle de Delphes à sa sœur Phébé[5] ou bien encore à Apollon[6], lorsque le dieu revient du Tempé où il est purifié du meurtre de Python.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Ἥ δὲ καὶ ἀτρύγετον πέλαγος τέκεν, οἴδματι θυῖον,
    Πόντον, ἄτερ φιλότητος ἐφιμέρου· αὐτὰρ ἔπειτα
    Οὐρανῷ εὐνηθεῖσα τέκ᾽ Ὠκεανὸν βαθυδίνην,
    Κοῖόν τε Κρῖόν θ᾽ Ὑπερίονά τ᾽ Ἰαπετόν τε
    Θείαν τε ῾Ρείαν τε Θέμιν τε Μνημοσύνην τε
    Φοίβην τε χρυσοστέφανον Τηθύν τ᾽ ἐρατεινήν
     »

    — (Hésiode, Théogonie [détail des éditions] [lire en ligne], v. 131-136.)

  2. Servius ; le pseudo-Apollodore ; Pausanias.
  3. "Mythologie grecque et romaine" de Pierre Commelin page 81.
  4. Cette légende ne lui reconnaît pas en revanche la maternité des autres fils de Japet à savoir Épiméthée, Ménétios et Atlas.
  5. Eschyle.
  6. Elle a jadis présidé à la naissance d'Apollon en compagnie de Rhéa, de Dioné et d'Amphitrite, si l'on en croit l'Hymne homérique à Apollon.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie moderne[modifier | modifier le code]

  • Jean Rudhardt, Thémis et les Hôrai : recherche sur les divinités grecques de la Justice et de la Paix, Genève, Droz, 1999.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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