Palamède (mythologie)

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Palamède devant Agamemnon par Rembrandt, 1626, Musée municipal de Leyde (NK 2615)

Palamède (Παλαμήδης / Palamêdês) est l'un des princes grecs qui prirent part à la guerre de Troie, descendant des rois Bélos et Danaos.

Mythe[modifier | modifier le code]

Fils de Nauplios, roi de l'île d'Eubée, et de Clymène, fille de Catrée, Palamède fut en butte à la haine redoutable d'Ulysse, pour plusieurs motifs :

  • d'abord parce qu'il avait découvert et dénoncé la folie que celui-ci avait simulée pour éviter les combats ;
  • ensuite parce qu'il avait accusé Ulysse de « perfidie » pour n'avoir pas trouvé en Thrace les vivres nécessaires à l'armée et pour oser désapprouver publiquement cette guerre longue et ruineuse faite par la Grèce aux Troyens.

Ulysse, pour s'en venger, accusa à son tour Palamède de trahison[1]. Pour donner du crédit à son accusation, il fit enfouir une somme considérable dans la tente de Palamède, prétendit qu'il l'avait reçue de Priam, et pour preuve montra une lettre contrefaite de ce roi. Palamède fut condamné à mort par le Conseil de guerre, et injustement lapidé.

Palamède serait l'inventeur mythique du jeu d'échecs, de l’arithmétique, des jeux de dés et des signaux de feu servant à transmettre un message. Socrate se réjouit de le retrouver dans le monde des défunts ; le philosophe Théophraste dit Palamède inventeur des lettres et des chiffres et le biographe romain de langue grecque Philostrate d'Athènes rapporte que le tombeau de Palamède se trouvait sur l'ile de Lesbos.[2]

Le rhéteur Gorgias de Léontinoi avait écrit une Défense de Palamède ; Platon le mentionne plusieurs fois dans ses dialogues.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Énéide (Chant II : 81-85).
  2. Vie d'Apollonios de Tyane (Livre IV, 13)

Sources[modifier | modifier le code]