Astrée (mythologie)

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Astrée quittant les bergers, par Salvator Rosa (milieu du XVIIe siècle)
AstraeaVSH.JPG

Dans la mythologie grecque, Astrée ou Astrapé (en grec ancien Ἀστραία / Astraía, « la fille-étoile », ou Ἀστραπή / Astrapế, « l'éclair ») est la fille de Zeus et Thémis (ou d'Astréos et d'Éos selon les versions). Elle et sa mère sont la personnification de la Justice. Astrée est la dernière des immortelles à vivre parmi les humains durant l'Âge d'or. Quand l'humanité est devenue corrompue à l'Âge du fer[1], elle quitta la Terre et Zeus la plaça dans le Ciel sous la forme de la constellation de la Vierge, tandis que la Balance de la Justice (son principal attribut) devint la constellation de la Balance.

Assimilation[modifier | modifier le code]

Astrée est souvent identifiée à Dicé, déesse de la Justice, ou à Némésis (le Châtiment divin).

Dans la culture populaire et la littérature[modifier | modifier le code]

"Il est venu, le dernier âge prédit par l'oracle de Cumes : Voici que se renoue et recommence la grande chaîne des siècles. Déjà reparait la vierge Astrée et revient le règne de Saturne. Déjà descend des cieux une race nouvelle."

Virgile, Bucoliques, IVe églogue. (traduction G. Hinstin, éd. Lemerre, 1896, p. 38)

Le noir démon des combats

Va quitter cette contrée ;

Nous reverrons ici-bas

Régner la déesse Astrée.

(Jean de la Fontaine)

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_de_la_fontaine/ode_pour_la_paix.html

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Justice (allégorie)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ovide, Metamorphoses (I)