Cinéma indien

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Le cinéma indien, au sens large, rassemble les productions cinématographiques réalisées en Inde ou considérées comme étant indiennes pour diverses raisons.

Il a acquis une immense popularité dans le pays et produit dans diverses langues indiennes près de 1600 films chaque année.

Au cours de son histoire, depuis le XXe siècle, suivie d'Hollywood et des industries du cinéma chinois[1], le cinéma indien est devenu une entreprise mondiale et est considéré comme l'industrie la plus prolifique du monde[2],[3]. L'industrie cinématographique indienne est le troisième marché télévisuel de la planète. Des films en provenance de l'Inde sont projetés dans près de 90 pays, et est quelquefois présenté comme un concurrent potentiel pour le cinéma américain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le producteur-réalisateur-scénariste Dadasaheb Phalke, le « père du cinéma indien ».
Elgin Talkies, le premier cinéma d'Inde, ouvert en 1896 à Bangalore
Une scène de Raja Harishchandra en 1913, premier long-métrage indien.

L'histoire du cinéma en Inde débute par la première projection publique des frères Lumière, au Salon Indien du Grand Café à Paris, le . Quelques mois plus tard, le , leur opérateur Maurice Sestier, organise à Bombay au Watson's Hôtel, une séance de projection de six courts métrages des frères Lumière, parmi lesquelles L'Arrivée du train en gare de La Ciotat, qui fut particulièrement appréciée du public indien.

En 1913, Dadasaheb Phalke, considéré comme le « père du cinéma indien »[4],[5], réalise et conçoit entièrement le premier film, Raja Harishchandra, un long-métrage historique en marathi. Les personnages féminins furent joués par des hommes - le cinéma étant une profession interdite aux femmes. Ce fut une adaptation librement inspiré du Mahabharata, grande épopée de la mythologie hindoue, qui est présenté à la presse et à quelques invités le [6],[7],[8]. Le film, que son réalisateur emporte lui-même de village en village, connaît un énorme succès.

Vers les années 1920, l'industrie cinématographique se développe considérablement et produit environ une vingtaine de films par an avec plusieurs réalisateurs et de nouvelles compagnies.

Dès les années 1930, le cinéma indien est axé sur les thèmes sociaux et les grandes épopées hindous. La production annuelle dépasse les 200 films et voit l'apparition du cinéma parlant avec Alam Ara, sorti le 14 mars 1931 au Majestic Cinema de Bombay. Il fut réalisé en langue hindi, accompagné de sept chansons. Ce film est le modèle de ce que deviendra la majeure partie de la production indienne. La surenchère, cependant, fait qu'un film comme Indrasabha (1932) de J.J. Madan qui comprend 71 chansons. Une chose remarquable est la rapide diffusion du film parlant dans l'Inde entière et dans toutes les « langues filmées », Ayodhiyecha Raja (1932), en marathi, Narasinh Mehta (1932), en gujarati, Dhurvkumar (1934), en kannada, Sita Bibaha (1934), en oriya, Joymati (1935), en assamais, Sheila (1935), en punjabi et Balan (1938), en malayalam.

Dans les années 1950, le cinéma indien connaît un double âge d'or. Celui-ci tient d'abord à une reconnaissance internationale, liée à la présentation au Festival de Cannes de La Complainte du sentier (1955), un film d'inspiration néoréaliste réalisé par Satyajit Ray. C'est le premier film de son réalisateur, qui restera longtemps le cinéaste indien le plus reconnu en Occident et a reçu un Oscar d'honneur pour l'ensemble de son œuvre, en 1992. Dans une moindre mesure, cet intérêt international s'étend à deux autres cinéastes bengalis : Ritwik Ghatak et Mrinal Sen.

Durant cette décennie glorieuse du cinéma populaire musical hindi, l'âge d'or est paradoxalement lié à la chute des grands studios, amorcée dès les années 1940 par l'arrivée de petits producteurs indépendants payant leurs salariés au cachet : brisant les contrats liant les acteurs et techniciens aux grands studios, ces nouveaux producteurs provoquent un effondrement de l'infrastructure des majors ainsi qu'un rapide emballement du star-système. Certains jeunes cinéastes se retrouvent alors contraints d'être leurs propres producteurs (voire de créer leur propre studio), jouissant de fait d'une liberté créatrice inédite (choix du sujet, écriture du scénario, final cut...), mais étant aussi condamnés au succès puisqu'un seul échec financier peut condamner leur maison de production, et donc la production de leur film suivant. En découle un cinéma à la fois populaire et artistiquement ambitieux, mené par des cinéastes comme Raj Kapoor, Guru Dutt, Mehboob Khan ou Bimal Roy.

Les portes du marché international ne s'ouvrent cependant qu'au début des années 2000[9],[10], grâce aux succès de Le Mariage des moussons, (2001) de Mira Nair - lauréat du Lion d’or à la Mostra de Venise, Lagaan, (2001) d'Ashutosh Gowariker - nommé pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère et Devdas, (2002) de Sanjay Leela Bhansali - présenté hors compétition au Festival de Cannes, des productions étudiées et soignées[11],[12]. En mai 2006, le distributeur Eros fait son entrée à la bourse de Londres.

L'Inde est le premier producteur de films au monde - près d'un millier de films qui sort par an, qui compte 13 000 salles de cinéma pour 30 millions de spectateurs chaque jour[13], répartis sur 29 états et sept territoires, 22 langues officielles et 1 652 dialectes. Les films durent entre deux ou trois heures, entrecoupées d’un entracte. Ils diffèrent de manière significative avec des scénarios simples mais rocambolesques produisant des « comédies musicales », combinant plusieurs genres pouvant être traités en musique (mélodrames familiaux, histoires d'amour, thriller, films d'horreur...), avec un décor vif et coloré, s'appuyant à un rythme effréné[14].

Industries régionales[modifier | modifier le code]

Table: Répartition par langues
Films indiens en 2016, certifiés par le Central Board of Film Certification, classés par langue.
Note: Ce tableau indique le nombre de films certifiés par les bureaux régionaux CBFC dans neuf villes. Le nombre réel de films produits peut être inférieur.
Langue Nombre de films
Hindi 340 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 340
Tamoul 291 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 291
Télougou 275 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 275
Kannada 204 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 204
Marathi 180 (en digital) + 1 (en celluloïd) = 181
Malayalam 168 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 168
Bengali 149 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 149
Bhodjpouri 67 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 67
Pendjabi 45 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 45
Gujarati 45 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 45
Oriya 41 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 41
Assamais 20 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 20
Rajasthani 10 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 10
Chhattisgarhi 10 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 10
Toulou 10 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 10
Konkani 6 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 6
Anglais 5 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 5
Haryanvi 4 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 4
Maïthili 3 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 3
Sindhi 3 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 3
Ourdou 3 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 3
Bodo 2 (en digital) + 0 (en celluloïd) = 2
Autres 1 chacun
Total 1902 (en digital) + 1 (en celluloïd) = 1903

Cinéma braj bhasha[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Brijwood.

Les films en langue braj bhasha représente la culture Brij aux personnes prédominant à la région locale, basée à Agra, Aligarh, Hathras et Mathura dans les régions d'Uttar Pradesh et du Rajasthan.

Le premier film a été produit en 1982, Brij Bhoomi (« La terre de Brij »), réalisé par Shiv Kumar Pahtak, qui connait un succès national. En 2011, le réalisateur Jais Chauhan, donne le nom de Brijwood à l'industrie cinématographique en braj bhasha.

Cinéma chaattisgarhi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chhollywood.

Chhollywood a vu le jour en 1965 avec Kahi Debe Sandesh (« En noir et blanc ») produit et réalisé par Manu Nayak. L'histoire du film parle d'une histoire d'amour entre deux personnes de castes différentes. Deux des chansons du film ont été chantées par le chanteur de playback indien Mohammad Rafi. Puis vint Ghar Dwar (1971) de Niranjan Tiwari. Cependant, les deux films n'eurent pas un très bon accueil au box-office, et déçoivent les producteurs. Aucun film a été produit pendant près de 30 ans par la suite.

Cinéma gujarati[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gollywood.

Avant l'arrivée du cinéma parlant, il y eut plusieurs films muets qui ont été étroitement liés avec la population et la culture gujarati avant l'avènement des films parlants. Plusieurs acteurs, producteurs et réalisateurs furent associés à des films muets qui étaient en langue gujarati ou parsi. Il y avait une vingtaine de sociétés et de studios appartenant à l'état du Maharashtra entre 1913 et 1931. Ils étaient principalement situées à Bombay. Il y avait au moins quarante-quatre principaux administrateurs gujarati au cours de cette période.

Le cinéma gujarati refait son apparition le 9 avril 1932, lors de la sortie du premier film parlant Narsinh Mehta de Nanubhai Vakil. Leeludi Dharti (1968) a été le premier film en couleurs. Après avoir connu un succès florissant entre les années 1960 et 1980, l'industrie a connu une lourde baisse et fut relancée ces dernières années. Gollywood a produit plus d'un millier de films depuis sa création.

Durant les premières décennies, les films sont basés sur des récits mythologiques et folkloriques. Vers les années 2000, le cinéma gujarati aborde des sujets sur les relations familiales, les aspirations humaines et la culture indienne. Ils sont généralement tournés dans un environnement à la recherche de récits locaux dans un style linguistique local. Vers 2005, avec la renaissance de l'industrie, des sujets plus urbains et modernes sont introduits.

Cinéma hindi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bollywood.

L'industrie du cinéma en langue hindi, basée à Bombay, est connue sous le nom de Bollywood - la composante la plus populaire du cinéma indien, qui réalise en nombre le plus de films tournés.

Le cinéma hindi a initialement abordé la culture du pays et exploré les questions de caste dans des films tels que Achhut Kannya (1936) de Franz Osten et Sujata (1959) de Bimal Roy. Le cinéma hindi a évolué avec son temps, mais aussi dans le contexte politique porté à l'écran, qui figure un patriotisme exacerbé[15]. Dans les années 1980 et 1990, l'émancipation des femmes est mise en avant, la censure plus affirmée[16], les scènes osées rarissimes et l'« hindouité » plus présente[17],[18].

De nombreux acteurs et actrices ont signé des contrats pour un travail simultané de six ou sept films, plus rares sont ceux qui se limitent à trois ou quatre films par an. Des institutions telles que la Banque de développement industriel de l'Inde sont également mises en avant pour financer des films hindis. Un certain nombre de magazines populaires comme Filmfare, Stardust, ou Cine Blitz, ont pour but d'attirer et de divertir les spectateurs sur l'ouverture du cinéma indien.

Cinéma kannada[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sandalwood.

L'industrie du cinéma kannada, également appelée Sandalwood, est basée à Bangalore et s'approvisionne principalement dans l'état du Karnataka.

Icône emblématique, l'acteur et chanteur de playback Rajkumar était éminent dans l'industrie cinématographique du kannada. Au cours de sa carrière, il a interprété des personnages polyvalents et a chanté pour des centaines de films et d'albums. Parmi les autres acteurs importants de Kollywood figurent Vishnuvardhan, Ambarish, Ravichandran, Girish Karnad, Prakash Raj, Shankar Nag, Ananth Nag, Upendra, Darshan, Sudeep, Ganesh, Shivaraj Kumar, Puneet Rajkumar, Kalpana, Bharathi, Jayanthi, Pandari Bai, Umashri et Ramya.

Les cinéastes du cinéma kannada comme Girish Kasaravalli, P.Sheshadri ont obtenu une reconnaissance nationale. Parmi les autres metteurs en scène notoires figurent Puttanna Kanagal, G. V. Iyer, Girish Karnad, T. Nagabharana, Kesari Harvoo, Upendra, Yograj Bhat, Soori. G.K. Venkatesh, Vijaya Bhaskar, Rajan-Nagendra, Hamsalekha, Gurukiran, Anoop Seelin et V. Harikrishna.

Le cinéma kannada, avec les industries du cinéma bengali et malayalam, ont contribué simultanément à l'âge du cinéma parallèle indien.

Cinéma malayalam[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cinéma du Kerala.

L'industrie du cinéma malayalam, également connu sous le nom de Mollywood, est basée dans le Kerala. Elle est considérée comme la quatrième plus grande industrie régionale cinématographique de l'Inde[19]. Le cinéma malayalam est connu pour produire des films qui comblent l'écart entre le cinéma parallèle et le cinéma grand public mettant typiquement en scène des situations d'ordre social et familial qui suscitent la réflexion avec la technique top-notch avec des budgets faibles.

Vigathakumaran, un film muet produit et réalisé par J. C. Daniel en 1928, a marqué le début du cinéma malayalam. Balan (1938) a été le premier parlant. Les films ont été produits principalement par des producteurs tamouls jusqu'en 1947, lorsque le premier studio de cinéma majeur, Udaya Studio, fut créé dans le Kerala. En 1954, le film Neelakkuyil a capturé l'intérêt national en remportant la médaille d'argent du Président. Scénarisé par le célèbre romancier, Uroob, et réalisé par P. Bhaskaran et Ramu Kariat, il est souvent considéré comme le premier film malayalam authentique. Newspaper Boy, a été le premier film néo-réaliste, réalisé par un groupe d'étudiants en 1955. Chemmeen (1965) de Ramu Kariat, basé sur une histoire écrite par Thakazhi Sivasankara Pillai, est devenu immensément populaire et est devenu le premier film indien du sud à avoir remporté le prix du meilleur film au National Film Awards.

Cinéma oriya[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ollywood.

L'industrie, basée à Bhubaneswar et Cuttack, est connue sous le nom de Ollywood, en langue oriya. Le premier film fut réalisé par Mohan Sundar Deb Goswami en 1936. Shreeram Panda, Prashanta Nanda, Uttam Mohanty et Bijay Mohanty ont commencé à révolutionner l'industrie du cinéma oriya non seulement pour attirer un large public, mais aussi pour apporter une nouveauté dans leur présentation. Ses films annoncés à l'époque d'or de l'industrie commerciale oriya apportent de la fraîcheur à ses films. Ensuite, le premier film en couleur a été réalisé par Nagen Ray et photographié par Surendra Sahu, un cinéaste de la société Pune Film Institute, intitulé Gapa Hele Soyez Sata (« Bien qu'une histoire, c'est vrai »). Mais la palme d'or du cinéma oriya fut en 1984, quand deux films, Maya Miriga et Dhare Alua ont été présentés pour le Panorama indien. Nirad Mohapatra, le réalisateur de Maya Miriga a été invité pour la semaine de la critique au Festival de Cannes. Le film a reçu le prix du Troisième meilleur film mondial au Festival de Mannheim, le prix du Jury à Hawaï et a été présenté au Festival du film de Londres.

Cinéma pendjabi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pollywood.

K.D. Mehra réalise Sheela (également connu sous le nom de Pind di Kudi (« La fille rustique »)), le premier film de l'industrie. Baby Noor Jehan a été présentée comme une actrice et chanteuse dans ce film. Sheela a été tourné à Calcutta et publié à Lahore, la capitale du Pendjab; il a connu le succès dans toute la province. En raison du succès de ce premier film, beaucoup de producteurs ont commencé à faire des films en langue pendjabi. En 2009, Pollywood a tourné entre 900 et 1000 films. Depuis les années 2000, le cinéma pendjabi a connu un renouveau avec d'autres communiqués chaque année, des budgets plus importants, ainsi que des acteurs de Bollywood prenant part dans la région. Manny Parmar réalise le premier film en 3D, Pehchaan 3D, sorti en 2013.

Cinéma tamoul[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Kollywood.

Kollywood reste à ce jour l'industrie qui accueille la plus grande production cinématographique dans l'Inde du Sud[20].

H. M. Reddy a réalisé Kalidas, le premier film parlant tourné en tamoul et télougou. Santosh Sivan est devenu le premier acteur indien à recevoir un prix à l'étranger; il a remporté le prix du Meilleur acteur au festival du film afro-asiatique en 1960 et a reçu le titre de Chevalier de la Légion d'honneur par le Gouvernement de la République française en 1995. Le cinéma tamoul est également influencé par la politique dravidienne, avec des personnalités de renom comme C. N. Annadurai, M. G. Ramachandran, Karunanidhi et Jayalalithaa qui sont devenus premiers ministres au Tamil Nadu. Le cinéma tamoul s'importe dans différentes parties de l'Asie, ainsi qu'en Afrique australe, en Amérique du Nord, en Europe et en Océanie. L'industrie a inspiré le Sri Lanka, la Malaisie, Singapour et le Canada. K. B. Sundarambal a été la première personnalité du cinéma à entrer dans une assemblée législative de l'État. Elle a également été la première personne dans l'industrie cinématographique indienne à commander un salaire d'un lakh roupie.

Rajnikanth, surnommé "Superstar" a depuis obtenu le statut de Matinée Idol dans la culture populaire. Ses manières et son dialogue stylisé contribuent à sa popularité massive et à l'intérêt du public. Il est devenu l'acteur le mieux payé en Asie après Jackie Chan, après son rôle mythique dans Sivaji (2007). Kamal Haasan fait également ses débuts dans Kalathur Kannamma pour lequel il a remporté la médaille d'or du Président pour le prix du meilleur jeune acteur. Il détient le record avec Mammootty et Amitabh Bachchan pour le prix du Meilleur acteur national avec trois lauréats. Avec sept soumissions, il a joué dans le plus grand nombre de films soumis en Inde dans la liste des longs métrages indiens proposés à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.

Le cinéma tamoul abordent des sujets sensibles, comportant plusieurs scènes musicales et de danses qui jouent un rôle important. Certains compositeurs comme Ilayaraja et A. R. Rahman furent acclamés par le public.

Cinéma télougou[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tollywood.

L'une des industries cinématographiques les plus importantes de l'Inde, le cinéma télougou fut rendu célèbre par ses réalisations intellectuelles et socio-politiques. Raghupathi Venkaiah Naidu, considéré comme le « père du cinéma télougou » s'est impliqué dans de nombreux aspects de l'histoire du cinéma indien, comme la production de courts métrages et de voyages dans différentes régions en Asie pour promouvoir le travail et l'économie de Tollywood. Son premier film, Bhishma Pratigna (1921), marque le début du cinéma télougou. Le prix Raghupati Venkaiah est une récompense annuelle attribuée par Nandi Awards afin de reconnaître les personnalités influentes pour leur contribution à l'industrie du cinéma télougou.

B. Narsing Rao, K. N. T. Sastry et Pattabhirama Reddy ont eu une reconnaissance internationale pour leur travail dans le cinéma parallèle. Adurthi Subba Rao, a reçu dix National Film Awards pour son travail en tant que réalisateur. S. P. Balasubramanyam détient le record mondial pour avoir chanté le plus grand nombre de chansons en télougou en tant que chanteur de playback masculin par le Guinness.

Films populaires[modifier | modifier le code]

Affiche d'Alam Ara, premier film parlant, réalisé en 1931.
Satyajit Ray, l'un des plus grand réalisateurs du XXe siècle.
Article connexe : Catégorie:Film indien.

Acteurs et actrices notables[modifier | modifier le code]

Article connexe : Catégorie:Acteur indien.
Article connexe : Catégorie:Actrice indienne.
Article connexe : Dynasties de Bollywood.
Acteurs
Actrices

Sociétés de production[modifier | modifier le code]

L'industrie cinématographique indienne compte plus de 1000 sociétés de production, dont quelques-unes connaissent une belle réussite commerciale. Elles contribuent au rayonnement international du cinéma indien en aidant à sa distribution à l'étranger. Parmi les plus connues, on peut citer : Yash Raj Films, Red Chillies Entertainment, Dharma Productions, Eros International, Balaji Motion Pictures, UTV Motion Pictures, et Geetha Arts.

Musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Filmi.

La musique filmi joue un rôle significatif dans le cinéma indien, assumant une part du support narratif, favorisant la synthèse des scénarios, facilitant la participation du public à ce que le cinéma doit être : une fête aussi bien pour les yeux que pour les émotions. Les droits musicaux représentant 4-5% des revenus nets générés par un film indien typique qui peut avoir autour de 5-6 chansons chorégraphiées réparties sur toute la longueur du film.

Les exigences d'un public indien multiculturel, de plus en plus globalisé, préconise un mélange de différentes musiques traditionnelles locales et étrangères. La danse locale et la musique restent néanmoins un thème récurrent en Inde et ont fait leur chemin en dehors des frontières de l'Inde avec sa diaspora. Les chanteurs de playback tels que Mohammad Rafi, Lata Mangeshkar ont attirées de grandes foules avec des spectacles nationaux et internationaux qui furent des bande originale de films indiens. La fin du XXe siècle et le début du XXIe siècle ont vu une interaction entre les artistes de l'Inde et l'Occident. Les artistes de la diaspora indienne mélangent les traditions de leur patrimoine à ceux de leur pays pour donner naissance à la musique populaire contemporaine. En Inde également, le nombre de chanteurs ont tellement augmenté que les amateurs de musique ne sont plus en mesure d'identifier un chanteur sur la base de sa voix.

Parmi les grandes industries de la musique filmi, on peut citer :

  • Aditya Music
  • Apple Records
  • Big Music
  • Dharam Seva Records
  • DogmaTone
  • Guitarmonk Records
  • Jackson Records
  • Manorama Music
  • Only Much Louder
  • Puri Sangeet
  • Saregama
  • Shivaranjani Music
  • Sony Music India
  • T-Series
  • Think Music India
  • Trident Studios
  • Underscore Records Pvt. Ltd.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs cérémonies décernant des prix cinématographiques en Inde ; les National Film Awards sont généralement dédiés à l'ensemble du cinéma indien.

À Mumbai et ses environs se déroulent les festivals spécialement dédiés à Bollywood et aux autres industries cinématographiques indiennes:

Reconnaissance internationale[modifier | modifier le code]

Les films tournés en Inde, proposés aux Oscars reste une exception, pourtant le film britannique de Danny Boyle, Slumdog Millionaire (2008), inspiré des films bollywoodiens, montre l'engouement du public pour son style et ses thématiques. Il reçoit deux nominations et remporte huit Oscars dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur[21],[22],[23]. Le compositeur A. R. Rahman et le parolier Gulzar reçoit tous deux l'Oscar de la meilleure chanson originale pour l'hymne Jai Ho[24].

Cependant, le cinéma indien a été reconnu aux Oscars du cinéma. Trois films, Mother India (1957), Salaam Bombay ! (1988) et Lagaan (2001)[25] furent nommés pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.

Au Royaume-Uni, les films Devdas (2002) et Rang De Basanti (2005) ont été nommés aux British Academy Film Awards pour le prix du meilleur film en langue étrangère.

La société américaine Netflix a également fait son entrée en Inde[26] et lance sa première série télévisée, Sacred Games[27].

Instituts cinématographiques[modifier | modifier le code]

Plusieurs instituts, à la fois géré par le gouvernement et dans le cercle privé, offrent une éducation formelle dans les divers aspects de la production cinématographique indienne. Certains des plus éminents comprennent:

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

En français
  • Raphaël Bassan, Nasreen Munni Kabir, Henri Micciollo, Philippe Parrain, Le Cinéma indien, Centre Georges Pompidou, 1983, 228 p. (ISBN 978-2864250371)
  • Rauf Ahmed, Jeanne Bouniort, Nasreen Munni Kabir, Les stars du cinema indien, Centre Georges Pompidou, 1992, 118 p. (ISBN 978-2858503155)
  • Dominique Païni, Indomania. Le cinéma indien des origines à nos jours, Cinémathèque française, 1998, 234 p. (ISBN 978-2900596142)
  • Yves Thoraval, Les Cinémas de l'Inde, L'Harmattan, 2000, 544 p. (ISBN 978-2738464170)
  • Emmanuel Grimaud, Bollywood Film Studio ou comment les films se font à Bombay, CNRS, 2003, 92 p. (ISBN 978-2271061836)
  • Bérénice Geoffroy-Schneiter, Beauté indienne, Éditions Assouline, 2004, 84 p. (ISBN 978-2843235740)
  • Virginie Broquet, Pierre Polomé, Bollywood : Dans les coulisses des Film Cities, Éditions du Rouergue, 2005, 111 p. (ISBN 978-2841566372)
  • Camille Deprez, Bollywood : Cinéma et mondialisation, Presses Universitaires du Septentrion, 2010, 252 p. (ISBN 978-2757401545)
  • Gilles Laprévotte, Thierry Roche, Indian's Song : Des Indiens d'Hollywood au cinéma des Indiens, Exhibitions International, 2010, 206 p. (ISBN 978-2873402679)
  • Ophélie Wiel, Bollywood et les autres : Voyage au cœur du cinéma indien, Buchet-Chastel, 2011, 223 p. (ISBN 978-2283024393)
  • François Gautier, La Nouvelle revue de l'Inde : Spécial 100 ans de cinéma indien, L'Harmattan, 2012, 184 p. (ISBN 978-2336004303)
En anglais
  • (en) Suresh Chabria, Paolo Cherchi Usai, Light of Asia: Indian Silent Cinema 1912-1934, Niyogi Books of India, 1994, 340 p. (ISBN 978-9383098026)
  • (en) Sundararaj Theodore Bhaskaran, Eye of The Serpent: An Introduction to Tamil Cinema, Westland Ltd, 1996, 336 p. (ISBN 978-9383260744)
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  • (en) Neepa Majumdar, Wanted Cultured Ladies Only!: Female Stardom and Cinema in India, 1930s-1950s, University of Illinois Press, 2009, 172 p. (ISBN 978-0252034329)
  • (en) Jeremy Pinto, Sheena Sippy, Bollywood Posters, Thames & Hudson, 2009, 216 p. (ISBN 978-0500287767)
  • (en) Dana Rasmussen, Welcome to Kollywood: Tamil Cinema's Highest-Grossing Films, Webster's Digital Services, 2010, 98 p. (ISBN 978-1171121596)
  • (en) Deepali Dewan, Bollywood Cinema Showcards: Indian Film Art from the 1950s to the 1980s Hardcover, Royal Ontario Museum Press, 2011, 119 p. (ISBN 978-0888544827)
  • (en) Tejaswini Ganti, Producing Bollywood: Inside the Contemporary Hindi Film Industry, Duke University Press Books, 2012, 440 p. (ISBN 978-0822352136)
  • (en) Tejaswini Ganti, Bollywood: A Guidebook to Popular Hindi Cinema, Routledge, 2013, 288 p. (ISBN 978-0415583886)
  • (en) Aswin Punathambekar, From Bombay to Bollywood: The Making of a Global Media Industry, New York University Press, 2013, 266 p. (ISBN 978-0814729496)
  • (en) Diptarup Das, 100 Years of Bollywood, CreateSpace Independent Publishing Platform, 2014, 222 p. (ISBN 978-1503253698)
  • (en) Govind Dhananjayan, Pride of Tamil Cinema: 1931 to 2013, Blue Ocean Publishers, 2014, 612 p. (ISBN 978-9384301057)
  • (en) Rachel Dwyer, Bollywood's India: Hindi Cinema as a Guide to Contemporary India, Reaktion Books, 2014, 272 p. (ISBN 978-1780232638)
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  • (en) Swarnavel Eswaran Pillai, Madras Studios: Narrative, Genre, and Ideology in Tamil Cinema, Sage Publications Pvt. Ltd, 2015, 372 p. (ISBN 978-9351501213)
Autres langues
  • (es) Aruna Vasudev, Alberto Elena, El sueno de Bollywood / Bollywood Dream: Cine Contemporaneo De La India / Contemporary Cinema in India, T&B Editores, 2003, 76 p. (ISBN 978-8495602442)
  • (it) Elena Aime, Breve storia del cinema indiano, Lindau, 2005, 262 p. (ISBN 978-8871805320)
  • (de) Shashi Tharoor, Peter Knecht, Bollywood, Insel Verlag Gmbh, 413 p. (ISBN 978-3458173120)
  • (it) Elena Aime, Storia del cinema indiano, Lindau, 2007, 272 p. (ISBN 978-8871807003)
  • (de) Jonas Lobgesang, Tanz im Bollywood-Kino, Grin Verlag Gmbh, 2009, 30 p. (ISBN 978-3640238606)
  • (de) Kathrin Rosi Würtz, Bollywood zwischen Erlebniswelt und interkultureller Imagination, Bod, 2009, 198 p. (ISBN 978-3837073195)
  • (de) Birgit Fritz, Bollywood in Deutschland: Vermarktungschancen der indischen Mainstreamfilme in Deutschland, AV Akademikerverlag, 2013, 140 p. (ISBN 978-3639414189)
  • (de) Natalie Tenberg, Bollywood und Rübenkraut: Geschichten von meiner deutsch-indischen Familie, Heyne Taschenbuch, 2013, 223 p. (ISBN 978-3453602625)

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Yves Billon, Agnès Guerin, Les stars en Inde, L'Harmattan/Zarafa Films, 1998 (52 minutes; Info)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Saibal Dasgupta, « Chinese film industry races close to Bollywood », sur The Times of India,‎
  2. Jean Piel, Vijay Singh, « La folie « Bollywood » », sur Le Point,‎
  3. « Bollywood, un monde fascinant », sur Ina.fr,‎
  4. (en)« "Dadasaheb Phalke Father of Indian Cinema" », sur Colors of India,‎
  5. (en)Sachin Sharma, « "Godhra forgets its days spent with Dadasaheb Phalke" », sur The Times of India,‎
  6. « Le cinéma indien de Bollywood est centenaire et en pleine forme », sur RTS Info,‎
  7. « Vive Bollywood ! L'Inde porte un toast au centenaire de son cinéma », sur Le Parisien,‎
  8. Jacqueline Saint-Médar, « EN IMAGES. Bollywood a 100 ans », sur Le Point,‎
  9. Jean-Paul Rousset, « Bollywood fait ses entrées en France », sur Libération,‎
  10. Namrata Joshi, « Bollywood à la conquête du cinéma mondial », sur Courrier International,‎
  11. « Vous avez dit Bollywood ! », sur Le Point,‎
  12. Isabelle Regnier, « Un cinéma kitsch et contestataire », sur Le Monde,‎
  13. Julien Blanc-Gras, « Nouvelle vague à Bollywood », sur Le Monde,‎
  14. Julien Bouissou, « Bollywood œuvre pour l’unité indienne », sur Le Monde,‎
  15. « Bollywood et politique indienne : un peu plus qu'un mariage arrangé », sur Télérama,‎
  16. Thomas Vasseur, Arunag Rivière, « En Inde, la révolte de Bollywood face à la censure », sur ARTE Journal,‎
  17. Vanessa Dougnac, « Bons baisers de Bollywood », sur Le Point,‎
  18. Sébastien Farcis, « Ce que Bollywood raconte de l'Inde », sur RFI,‎
  19. Aanchal Bansal, « Cinéma. En Inde, les provinciaux se font des films », sur Courrier International,‎
  20. Vanessa Dougnac, « Kollywood, le temple du cinéma tamoul », sur Le Point,‎
  21. (en)« Slumdog gets 10 Oscar noms », sur Rediff.com,‎
  22. «Slumdog Millionaire» rafle huit Oscars, sur Libération,‎
  23. « Slumdog Millionaire survole les Oscars », sur Les Inrocks,‎
  24. «Slumdog Millionaire», hymne électoral, sur Libération,‎
  25. (en)« 'Lagaan' nominated for Oscar », sur The Hindu,‎
  26. (en)« Netflix set to enter Bollywood-mad India », sur The Times of India,‎
  27. (en)Laurence Gallois, « Sacred Games, la première série indienne de Netflix », sur Yahoo Actualités,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]

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