Chevilly (Loiret)

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Chevilly
La mairie.
La mairie.
Blason de Chevilly
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Meung-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes de la Beauce loirétaine
Maire
Mandat
Bernard Texier
2014-2020
Code postal 45520
Code commune 45093
Démographie
Gentilé Chevillois, Chevilloises[1]
Population
municipale
2 647 hab. (2012)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 47″ N 1° 52′ 29″ E / 48.0297222222, 1.8747222222248° 01′ 47″ Nord 1° 52′ 29″ Est / 48.0297222222, 1.87472222222
Altitude Min. 117 m – Max. 138 m
Superficie 41,76 km2
Localisation

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Chevilly
Liens
Site web www.chevilly.fr

Chevilly est une commune française, située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune a pour origine le toponyme gallo-romain Seviliacum[2].

Chevilly s'est appelée Andeglou jusqu'en 1766, avant de prendre le nom du principal fief et du château du même nom[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Chevilly (Loiret) et des communes limitrophes

La commune de Chevilly se trouve dans le quadrant nord-ouest du département du Loiret, dans la région agricole de la Beauce riche[3] et l'aire urbaine d'Orléans[4]. À vol d'oiseau, elle se situe à 14,0 km d'Orléans[5], préfecture du département, et à 6,0 km d'Artenay, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant mars 2015. La commune fait partie du bassin de vie d'Orléans[4].

Les communes les plus proches sont : Cercottes (4,7 km), Bucy-le-Roi (4,8 km), Gidy (5,2 km), Artenay (6 km), Huêtre (6 km), Sougy (7 km), Bricy (7,7 km), Saint-Lyé-la-Forêt (8,2 km), Poupry (8,3 km) et Saran (8,6 km)[6].

Rose des vents Sougy Artenay Bucy-le-Roi Rose des vents
Huêtre N Saint-Lyé-la-Forêt
O    CHEVILLY    E
S
Gidy Cercottes Chanteau

Paysages[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est partagé entre les grandes cultures et les massifs forestiers. Elle est composée d'un bourg s'étirant le long de la route départementale 2020 (ex-RN 20), de hameaux et de fermes dispersés dans la plaine.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La Croix-Briquet, Saint-Barthélémy, la Mardelle et les Chapelles.

Histoire[modifier | modifier le code]

La réalisation de l'autoroute A19 est à l'origine d'une campagne de diagnostics archéologiques, réalisés par les archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives, qui a permis de localiser des sites d'époque gauloise à La Pièce Chameul[7] et au Clocher d'Ambron[8]. Le premier site remonte aux IIIe et IIe siècles av. J.-C.. Le second, plus ancien, remonte au moins à la fin du premier âge du Fer ou hallstatt final.[réf. souhaitée]

En 1186, la paroisse d'Andeglou et la seigneurie de Chevilly appartenaient au chapitre cathédral de Sainte-Croix d'Orléans. Ce dernier les vendit ensuite à des seigneurs laïcs sous la suzeraineté du Duc d'Orléans. Ainsi se succédèrent Jean de Parmes en 1339, Pierre Pinet en 1445 et Bernard puis Aimé Rousselet en 1545.

En 1631, la seigneurie de Chevilly revient à Nicolas Mascot, chanoine de Sainte-Croix d'Orléans, puis à un confrère, Amable Choque. Ce dernier légua ses terres à Nicolas Hatte, écuyer et conseiller du roi.

En 1753, les terres de Chevilly sont vendues à Étienne de Silhouette, conseiller du roi puis contrôleur général des finances de Louis XV.

Jean-François Perrin de Cypierre, intendant de la Généralité d'Orléans, acquit ensuite le domaine, et obtient l'érection de la seigneurie de Chevilly en baronnie en 1764. En 1766, au terme d'un arrêt du Conseil d'État, il obtient également que la paroisse d'Andeglou prenne le nom de la jeune baronnie de Chevilly. Il fait également raser l'église Saint-Germain-d'Andeglou et la chapelle Saint-Barthélémy en 1787, pour ne conserver que celle du château seigneurial construite en 1631 par Nicolas Mascot.

Par la suite, le bourg d'Andeglou, sans église et situé à distance de la grande route de Paris à Toulouse, tombe en déshérence, et le bourg de Langennerie, relais de poste sur la grande route, devient le chef-lieu de la paroisse puis de la commune. C'est ce dernier qui constitue actuellement le bourg de Chevilly. Le vieux cimetière d'Andeglou a peu à peu disparu sous un bois, près duquel une croix établie en 1883 rappelle son existence.

Une nouvelle église paroissiale et une nouvelle mairie ont été élevés dans le bourg en 1838. Cette dernière brûle en 1908 et est reconstruite l'année suivante. Le village des Chapelles reçu, pour sa part, une nouvelle église en 1867.

Le chemin de fer arrive en 1843 à Chevilly avec l'ouverture de la gare et de la ligne de la Compagnie du Paris-Orléans.

Pendant la Guerre de 1870, le château de Chevilly est tour à tour de quartier général des Bavarois et des Français.

Le 1er janvier 1965, la commune voisine de Creuzy est démembrée et sa moitié orientale rattachée à Chevilly (villages et fermes de Creuzy, Chameul et de La Croix-Briquet).

Entre 1969 et 1978, Chevilly est le théâtre des essais de l'Aérotrain de l'ingénieur Jean Bertin. La voie en béton et la gare de Chevilly subsistent encore de nos jours.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chevilly

Les armes de Chevilly se blasonnent ainsi :

Taillé : au premier d'azur à l'arbre arraché d'or, au second de gueules à la gerbe de blé d'or ; à la cotice en barre de sinople brochant sur la partition[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2008 Philippe Paillet RPR agriculteur, conseiller général du canton d'Artenay
2008 2014 André Terrasse   ingénieur agronome
2014 en cours Bernard Texier    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau du Royaume-Uni Curry Rivel (Royaume-Uni)Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : démographie de Chevilly.

En 2012, la commune comptait 2 647 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 106 1 058 1 118 1 231 1 281 1 387 1 459 1 397 1 450
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 394 1 424 1 499 1 424 1 443 1 409 1 441 1 464 1 407
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 311 1 265 1 256 1 143 1 093 1 131 1 092 1 240 1 197
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 325 1 456 2 073 2 626 2 485 2 382 2 406 2 410 2 647
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Chevilly du XVIIe siècle, transformé par l'architecte Jean-Benoît-Vincent Barré pour Jean-François Perrin de Cypierre, intendant de la généralité d'Orléans, et son épouse, Florimonde Parat de Montgeron. La façade sur le parc est ornée d'un ordre dorique. La chapelle fut classée monument historique le [12]. Le château est agrémenté de jardins[13] ;
  • Le château de Cossolle ;
  • L’église Saint-Germain, de style néo-classique et dont la première pierre fut posée le [14] ;
  • Le clocher d'Ambron a fait l'objet d'un diagnostic archéologique. Il a permis la découverte d'un site gaulois de la Tène D1a. Il s'agit d'un enclos fossoyé aperçu en partie seulement, sur trois hectares. Cette installation agro-pastorale a fourni des éléments datants (poteries) et des restes de faune domestique (bœufs, porcs, chevaux). Le site présente trois phases d'occupation : deux fosses datées de la fin du premier Âge du Fer ou hallstatt final ; un enclos formé de fossés rectilignes avec un profil en V à fond plat au centre d'un système parcellaire. Les structures découvertes sont essentiellement en creux et destinées au stockage de céréales. L'une d'elle atteint 16 m³, des fossés de palissade délimitent les différents espaces interne de cet habitat. La découverte de fragments d'amphores DresselA, les tessons de poterie permettent d'attribuer une datation de l'occupation vers la fin du second siècle avant notre ère, vers -120 ; une enceinte fossoyée ovalaire, avec un bâtiment de neuf mètres sur six avace l'extrémité est en abside. La découverte de fragments de céramiques permet une attribution chronologique à la période augustéenne ;
  • La pièce de Chameul est un habitat de la fin de l'Âge du Fer. Il combine une nécropole d'une quarantaine de tombes remontant aux IIIe et IIe siècles av. J.-C. et un habitat rural aristocratique celtique. Celui-ci a révélé des amphores à vin importées de Grèce et d'Italie ainsi qu'une lame de faux du troisième siècle avant notre ère ;
  • Le viaduc de l'aérotrain ;
  • La gare de Chevilly ;
  • La statue de Notre Dame des Champs.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives «Habitats » et «Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et de Zones de Protection Spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État Membre. les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l’état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[15],[15].

Un site Natura 2000 est présent sur le territoire communal de Chevilly[INPN 1] :

Numéro Type Nom Arrêté de classement Localisation
FR2400524 SIC (directive "Habitats, faune, flore") Forêt d’Orléans et périphérie 20 août 2014[16] Deux noyaux sont localisés dans la partie sud de la commune[17].

Le site de la « forêt d'Orléans et périphérie » d'une surface totale de 2 226,40 ha, est morcelé en 38 entités. Celles-ci, de tailles variables (de 0,9 à 347 ha), sont disséminées sur les 3 massifs et leurs périphéries. Au cours de la réalisation du document d'objectifs, suite aux inventaires de terrain, l'absence d'habitat ou habitat d'espèce d'intérêt communautaire dans certaines entités a conduit à la proposition de leur suppression (13 entités concernées, pour une surface totale de 207,90 ha). L'intérêt du site réside dans la qualité des zones humides (étangs, tourbières, marais, mares), la grande richesse floristique, avec un intérêt élevé pour les bryophytes, les lichens et les champignons. 17 habitats naturels d’intérêt communautaire sont répertoriés sur le site qui présente aussi un intérêt faunistique, notamment l’avifaune, les chiroptères, les amphibiens et les insectes. Ce site présente une faible vulnérabilité dans les conditions actuelles de gestion ; il s’agit en effet de parcelles de forêt domaniale dont la gestion actuelle n’induit pas de contraintes particulières pour les espèces citées. Certaines comme le balbuzard pêcheur font l’objet d’une surveillance. D’autres espèces justifieraient un suivi, comme le sonneur à ventre jaune, l’aigle botté, la pie-grièche écorcheur[INPN 2].

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Chevilly ne comprend pas de ZNIEFF[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Inventaire national du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Autres sources =[modifier | modifier le code]

  1. Gentilés des communes du Loiret
  2. a et b Maurice Pignard-Peguet, Dictionnaire historique et biographique illustré du Loiret, Les éditions de la Tour Gile, 1917.
  3. « Zonage en petites régions agricoles », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 28 juillet 2015)
  4. a et b « Fiche communale », sur http://www.insee.fr/ (consulté le 28 juillet 2015).
  5. « Orthodromie entre "Chevilly" et "Orléans" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 28 juillet 2015).
  6. « Villes les plus proches de Chevilly », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 28 juillet 2015).
  7. la Pièce Chameul : fouilles de David Josset.
  8. Le Clocher d'Ambron : diagnostic archéologique de Marie-Claude Bakkal-Lagarde.
  9. Gaso. Consultation : 19 janvier 2010.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  12. « Le château de Chevilly », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Le jardin d'agrément et parc du château de Chevilly », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Site personnel sur la commune
  15. a et b « Deux directives européennes », sur le site du Ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables (consulté le 17 août 2015)
  16. « Arrêté du 20 août 2014 portant désignation du site Natura 2000 forêt d'Orléans et périphérie (zone spéciale de conservation) », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 17 août 2015)
  17. « Cartographie des zones naturelles protégées sur Chevilly », sur [http:// www.cartelie.application.developpement-durable.gouv.fr/cartelie/ l'application cartographique] du Ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables (consulté le 17 août 2015)
  18. « Liste des ZNIEFF de la commune de Chevilly », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 10 août 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Directive  92/43/CEE du Conseil concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages, 31992L0043, adoptée le 21 mai 1992, JO du 22 juillet 1992, p. 7–50, entrée en vigueur le 10 juin 1992 [consulter en ligne, notice bibliographique]