Saint-Lyé-la-Forêt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
 Ne doit pas être confondu avec Saint-Lyé.
Saint-Lyé-la-Forêt
L'église Saint-Lyé.
L'église Saint-Lyé.
Blason de Saint-Lyé-la-Forêt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Pithiviers
Intercommunalité Communauté de communes de la Forêt
Maire
Mandat
Chantal Beurienne
2014-2020
Code postal 45170
Code commune 45289
Démographie
Gentilé Laétiens
Population
municipale
1 128 hab. (2014)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 27″ nord, 1° 58′ 58″ est
Altitude Min. 120 m – Max. 137 m
Superficie 27,22 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loiret

Voir sur la carte administrative du Loiret
City locator 14.svg
Saint-Lyé-la-Forêt

Géolocalisation sur la carte : Loiret

Voir sur la carte topographique du Loiret
City locator 14.svg
Saint-Lyé-la-Forêt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Lyé-la-Forêt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Lyé-la-Forêt

Saint-Lyé-la-Forêt est une commune française, située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Saint-Lyé-la-Forêt et des communes limitrophes.

La commune de Saint-Lyé-la-Forêt se trouve dans le quadrant nord-ouest du département du Loiret, dans la région agricole de l'Orléanais[1] et l'aire urbaine d'Orléans[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 16,3 km d'Orléans[3], préfecture du département, et à 6,1 km de Neuville-aux-Bois, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant mars 2015. La commune fait partie du bassin de vie de Neuville-aux-Bois[2].

Les communes les plus proches sont : Bougy-lez-Neuville (3,2 km), Villereau (3,2 km), Bucy-le-Roi (5,3 km), Trinay (5,4 km), Neuville-aux-Bois (6,1 km), Rebréchien (7,5 km), Aschères-le-Marché (7,6 km), Chevilly (8,2 km), Chanteau (8,5 km) et Ruan (8,5 km)[4].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Aigrefin - Bois Saint-Germain - Châteaugaillard - Couarde - Coudresceau - la Brosse - la Croix Bucheron - la Fontaine - la Grande Chauderie - la Petite Fontaine - le Grillon - le Haut Bout - le Moulin - le Plessis - les Bordes Givry - les Charmettes - les Chauderies - les Ecossoires - les Fermes Neuves - les Mardelles.

Relief[modifier | modifier le code]

La commune est située à une altitude comprise entre 120 et 137 mètres[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution française, le nom de la commune est orthographié Saint-Lié ; dès le début du XIXe siècle, on trouve l'orthographe Saint-Lyé. En 1919, le village adopte l'appellation composée Saint-Lyé-la-Forêt[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

On rapporte qu'aux croisades, Simon de Bombelle ayant sauvé Saint-Louis en le couvrant de son écu, le roi lui donna, à son retour en France, vers 1273, la baronnie de la Mothe-Saint-Lyé qui resta dans cette famille pendant trois siècles.[réf. nécessaire]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Planification[modifier | modifier le code]

Plan local d'urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune prescrit l'élaboration d'un plan d'occupation des sols en mai 1984. Le document est approuvé en septembre 1990 puis révisé en janvier 2001 et modifié en 2002, 2003, 2004 et 2010[6].

La loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains du 13 décembre 2000, dite loi SRU, complétée par la loi urbanisme et habitat du 2 juillet 2003, marque une évolution de la planification urbaine en créant notamment les plans locaux d’urbanisme (PLU), vecteurs de projets de territoire, appelés à se substituer progressivement aux plans d’occupation des sols. Le PLU contient deux éléments nouveaux par rapport au POS : le plan d'aménagement et de développement durable (PADD), qui exprime le projet de la ville par des orientations générales en matière d'urbanisme, de développement, d'équipement et de préservation de l'environnement et les orientations d'aménagement et de programmation (OAP) qui correspondent à des zooms qui peuvent porter sur des quartiers ou secteurs à mettre en valeur, réhabiliter, restructurer ou aménager, ou sur l'aménagement d'un espace public, etc. Dans ce cadre le conseil municipal prescrit la révision du Plan d’occupation des sols et sa transformation en plan local d'urbanisme le 9 septembre 2015[6],[7]. En absence de PLU approuvé, c'est le POS de 2001 qui est le document d'urbanisme de référence.

Documents d'orientations intercommunaux[modifier | modifier le code]

La commune est membre du pays Forêt d'Orléans - Val de Loire, qui regroupe 32 communes. En 2012 les Pays Forêt d'Orléans Val de Loire, Loire Beauce et Sologne Val-sud sont les seuls territoires du département du Loiret ne disposant pas de schéma de cohérence territoriale (SCoT). Compte tenu de l'intérêt de cet outil pour l'avenir des territoires, les élus de ces pays décident d'engager une démarche commune d'élaboration de SCoT. Le comité syndical du Pays Forêt d'Orléans - Val de Loire décide de prendre le 8 octobre 2015 la compétence « élaboration, gestion et suivi du Schéma de Cohérence Territoriale » et, après avis favorable conforme des différentes communes membres (le 8 décembre 2015 pour Saint-Lyé-la-Forêt), le préfet approuve la modification des statuts en ce sens le 19 février 2016[8]. Les trois SCoT sont lancés officiellement et simultanément à La Ferté-Saint-Aubin le 21 juin 2014[9], l'assistance à maîtrise d'ouvrage étant confiée à un seul bureau d'études[10]. Après étude et concertation de 2014 à 2017, le document doit être approuvé en 2018[11].

Logement[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier principal de la commune de Saint-Lyé-la-Forêt (avec indication du trafic routier 2014).

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'autoroute A19 et trois routes départementales : la RD 97 (6 689 véhicules/jour), qui relie Orléans à Pannecières[12], la RD 106 (319 véhicules/jour), qui relie le centre-bourg à Artenay[12] et la RD 125 (292 véhicules/jour), qui le relie à Chevilly[12].

L'autoroute A19, mise en service en 2009[13], traverse la commune dans sa partie nord-ouest, mais n'a aucun échange avec son territoire. L'accès le plus proche à cette autoroute est le diffuseur de Beaune-la-Rolande, situé à 22 km[14] sur la commune d'Auxy et constituant la sortie n°6[15]. L'accès à l'autoroute A10 se situe quant à lui au niveau d'Artenay, à 10 km[16].

Complétant ces voies, la commune est sillonnée de plusieurs voies communales et chemins ruraux desservant ses fermes et hameaux et les bourgs environnants.

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

En 2016, Saint-Lyé-la-Forêt est desservie par la ligne régulière no 20 du réseau d'autocars interurbains Ulys[17] qui relie Pithiviers - Chilleurs-aux-Bois - Neuville-aux-Bois - Saint-Lyé-la-Forêt - Orléans[18]. Des correspondances SNCF sont assurées à la gare d'Orléans et TAO et Transbeauce à la Gare routière d'Orléans. À compter du , la compétence des services de transports routiers interurbains, réguliers et à la demande est transférée des départements aux régions, et donc localement du département du Loiret à la région Centre-Val de Loire, consécutivement à la loi NOTRe du 7 août 2015[19]. Dans ce cadre le Réseau de mobilité interurbaine « Rémi » remplace chacun des réseaux départementaux et en particulier le réseau Ulys dans le Loiret et entre en service à compter de la rentrée scolaire du [20].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint Lié acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[21] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[22]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[23].

La commune est orthographiée Saint-Lié dans l'arrêté de 1801. En 1918, la Chambre de Commerce de Paris émet le souhait « qu'un nom de complément soit donné aux localités qui portent une dénomination identique » afin d'éviter toute confusion dans les transmissions postales et le transport des marchandises. Le gouvernement accueille favorablement cette demande et le 7 juin 1918 le préfet du Loiret invite 82 communes du Loiret ayant des homonymes dans d'autres départements à compléter leur nom. Vingt-trois conseils municipaux refusent. La commune de Saint-Lié, quant à elle, prend le nom de Saint-Lyé-la-Forêt à la suite du décret du [24].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de Saint Lié était rattachée sur le plan ecclésiastique à l'ancien diocèse d'Orléans, sur le plan judiciaire au bailliage d'Orléans , sur le plan militaire au gouvernement d'Orléans et sur le plan administratif à la généralité d'Orléans, élection d'Orléans[25],[26].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Saint Lié est alors incluse dans le canton de Neuville, le district de Neuville et le département du Loiret[27].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[28]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[29]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[30]. L'acte II intervient en 2003-2006[31], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Saint-Lyé-la-Forêt aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Neuville 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district de Neuville de 1790 à 1795[32],[27]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[33].
Canton Neuville 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité de Saint Lié est rattachée au canton de Neuville[34],[32]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du 26 juin 1793, et ne conservent qu'un rôle électoral[33]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[35]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Neuville 1801-2015 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[36]. Saint Lié est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton de Neuville, sous le nom de Saint-Lié[37],[32].
Pithiviers 2015- Électorale La loi du [38] et ses décrets d'application publiés en février et [39] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Pithiviers[39]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[40].
Arrondissement Orléans 1801- Administrative Saint-Lié est rattachée à l'arrondissement d'Orléans depuis sa création en 1801[32],[37].
Circonscription législative 5e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[41],[42]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[43]. La réforme n'affecte pas Saint-Lyé-la-Forêt qui reste rattachée à la cinquième circonscription[44].

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Lyé-la-Forêt est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[45], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la Communauté de communes de la Forêt depuis sa création le [46].

Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de Saint-Lyé-la-Forêt et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de Saint-Lyé-la-Forêt Maire Chantal Beurienne 2014 2020
Communauté de communes de la Forêt Président de l'intercommunalité Bernard Leger 2014 2020
Département Départementales Canton de Pithiviers Conseiller départemental Marc Gaudet 29 mars 2015 2021
Conseillère départementale Marianne Dubois
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 18 décembre 2015[47] 2021[48]
Pays Législatives 5e circonscription Députée Marianne Dubois

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Saint-Lyé-la-Forêt, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[49], pour un mandat de six ans renouvelable[50]. Il est composé de 15 membres[51]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil. Chantal Beurienne est maire depuis 2014.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Jean-Paul Triffault   Technicien de fabrication
2014 en cours Chantal Beurienne   Directrice d'école à la retraite
Les données manquantes sont à compléter.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2016, la commune est membre du SIRTOM de la région d'Artenay (SIRTOMRA) de la région de Beaugency, créé en 1971. Celui-ci assure la collecte et le traitement des ordures ménagères résiduelles[Note 1] en porte à porte, des emballages ménagers recyclables en porte à porte ou en points d’apport volontaire, du verre en points d’apport volontaire et des papiers en points d’apport volontaire[52]. Un réseau de quatre déchèteries accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, ferraille, cartons…). La déchèterie la plus proche de la commune est située sur la commune de Neuville-aux-Bois[52].

L'élimination et la valorisation énergétique des déchets sont effectuées dans l'outil de traitement appelé BEGEVAL[53], installé à Pithiviers et géré par le syndicat de traitement Beauce Gâtinais Valorisation (BGV) qui regroupe le territoire des trois syndicats de collecte : SMETOM, SITOMAP et SIRTOMRA. Cet outil est composé d’un centre de valorisation matière qui trie les emballages issus de la collecte sélective, les journaux-magazines et les cartons de déchèteries, et d’un centre de valorisation énergétique qui incinère les ordures ménagères résiduelles et le tout-venant incinérable des déchèteries ainsi que les refus du centre de tri[54].

Depuis le , la « gestion des déchets ménagers » ne fait plus partie des compétences de la commune mais est une compétence obligatoire de la communauté de communes de la Forêt en application de la loi NOTRe du [55].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[56]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[57],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 128 habitants, en augmentation de 4,16 % par rapport à 2009 (Loiret : 2,42 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
503 710 637 724 681 727 735 752 774
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
792 888 888 868 825 763 805 745 701
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
669 623 614 549 526 470 451 457 487
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
471 439 558 757 974 950 975 1 083 1 128
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[58].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de la Mothe des XVIe et XVIIe siècles est entouré de douves. Ce manoir privé est coiffé de toits à la Mansart et flanqué de deux tourelles à poivrières. Les façades, toitures, cour d'honneur et douves sont inscrits à l'inventaire des Monuments historiques depuis le 18 juin 1968[59].
  • L’église Saint-Roch est constituée de deux corps de bâtiment. La partie nord formant maintenant le bas-côté a été une église romane de 16 mètres sur 7 dont il ne reste que le mur nord et le clocher. Ce mur était percé de deux étroites fenêtres obstruées apparaissant de part et d'autre d'un contrefort. Elles sont montées en pierres de hauteurs inégales. Le clocher, tour carrée à deux étages, épaulée aux angles de contreforts peu saillants, est percé de petites fenêtres. Sur la façade ouest de cette ancienne église, on peut voir l'ancienne porte aujourd'hui murée. L'arc, sans doute surbaissé, est formé de claveaux soigneusement taillés. Cet ensemble ressemble aux églises de Yèvre-la-Ville et Pithiviers-le-Vieil et en fait une des plus anciennes églises des environs (fin du XIe siècle). À cette église a été ajoutée - fin du XVe siècle, début du XVIe siècle - une construction plus large et plus haute constituant aujourd'hui la nef de l'église actuelle. Cette nef est fermée à l'ouest par une façade percée d'une grande porte avec arc brisé et à l'est par un chœur à trois pans et cinq fenêtres. Le mur sud jouxtant le jardin de l'ancien presbytère est percé de quatre grandes baies vitrées. Au nord-est est l'abside de l'ancienne église remaniée sans doute au même moment. À l'intérieur, l'église apparaît spacieuse, bien éclairée au sud et à l'est et cela donne une idée d'équilibre malgré son asymétrie - un seul bas-côté au nord. La nef est constituée de cinq travées avec trois arcades brisées qui retombent sur des piliers octogonaux. Les voûtes actuelles ont remplacé, en 1898, un lambris de bois. Les grandes fenêtres au sud sont en tiers-point avec pour l'une d'elles un réseau flamboyant d'un élégant dessin. Chaque fenêtre correspond à une travée sauf au niveau du clocher. Une petite porte dans le mur sud débouche sur une sacristie composée de deux pièces dont l'une constitue une salle de réunion, le tout restauré en 1990. Dans le chœur, le mur Est avec trois pans est éclairé de baies avec vitraux représentant des étapes de la vie de Jésus. De chaque côté, une fenêtre plus petite complète l'éclairement Un maître autel en marbre blanc est du plus bel effet. De chaque côté, deux grands candélabres restés dans l'état complètent l'ensemble. À droite de l'autel, dans le mur, une petite fontaine est restée apparente. Le mur du bas-côté est flanqué de trois autels dans l'axe des travées, puis c'est le clocher et un petit chœur avec un autel adossé à l'abside. Toute fa façade ouest est protégée par un caquetoir réhabilité en 1995.

Le mobilier de cette église est assez important et en bon état. Dans la nef, un autel - face au peuple - a été aménagé avec le coffre de l'ancienne chaire surmonté d'un plateau en beau bois.

Un chemin de croix, en métal bien entretenu, est assez original. Adossé à un pilier, un socle de bois sculpté supporte une statue de Jeanne d'Arc. Un dais et une tenture mettent en valeur cet ensemble. Dans le chœur, la croix de procession, bien restaurée, est mise en valeur par une tenture grenat apposée derrière sur le mur. À noter, à la porte de la sacristie, un petit bénitier fait d'un coquillage peu commun.

Dans le bas-côté, au fond ouest, adossée à l'ancienne porte obstruée, une plaque funéraire rappelle Pierre Liegat décédé en 1733. Devant, les fonts baptismaux en grès chiné reposent sur quatre colonnes posées sur un socle bordé de blocs en grès gris chiné. À noter que le bénitier de l'entrée est dans le même matériau. À côté des fonts baptismaux, une fontaine ancienne. Au-dessus de cet ensemble, un Christ en Croix, fait de bois avec deux statues de part et d'autre en bois également faisant penser à !a Vierge Marie et à saint Jean au pied de la Croix, au Vendredi saint.

Les trois autels indiqués plus haut sont dédiés l'un à saint Joseph avec l'Enfant Jésus, le deuxième à la Vierge Marie avec l'Enfant, le troisième à saint Lyé avec une peinture le montrant avec des enfants qu'il guérissait de maladies des os. Sous le clocher, une autre plaque funéraire rappelle Guillaume François Dugue de Bagnols, chevalier seigneur de la Mothe Saint Lyé qui habitait le château du bourg et décédé en 1743. Dans l'abside l'autel est surmonté du Sacré-Cœur D'autres statues de saint Lyé, saint Vincent, sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus complètent l'ornement de ces autels

Les reliques de saint Lyé, ermite de la forêt d'Orléans ont demeuré longtemps dans une chapelle du village. Au Xe siècle, elles furent transportées à Pithiviers par ordre de l'évêque. De nombreux miracles sont relatés. Puis elles furent brûlées par les calvinistes. Les restes conservés par des chrétiens de Pithiviers furent ramenés à Saint-Lyé en 1664 après bien des péripéties. Elles reposent dans une châsse placée au pied de l'autel qui lui est dédié.

Chaque année, le lundi de Pentecôte, un pèlerinage rassemble un petit nombre de personnes.

L'église a été rénovée à plusieurs reprises, notamment en 1989 - travaux de réfection après une tempête - en 1990 - réfection de la sacristie - en 1993 - réfection d'une partie du carrelage de la nef - en 1995 - réfection de la toiture et du caquetoir - en 1996 - installation du coq et en 1997 - réalisation d'un chemin de promenade autour de l'église et de l'ancien presbytère.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Lyé-la-Forêt (Loiret).svg

Les armoiries de Saint-Lyé-la-Forêt se blasonnent ainsi :

De gueules à un chêne arraché d'or enclos dans une cordelière en lacs d'amour d'argent nouée en pointe ; le tout enfermé dans une bordure réduite aussi d'or.
Création archives départementales du Loiret. Adopté le 23 avril 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les déchets ménagers résiduels comprennent les déchets obtenus après extraction des autres fractions, valorisables, de déchets.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage en petites régions agricoles », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 28 juillet 2015)
  2. a et b « Fiche communale », sur http://www.insee.fr/ (consulté le 28 juillet 2015).
  3. « Orthodromie entre "Saint-Lyé-la-Forêt" et "Orléans" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 28 juillet 2015).
  4. « Villes les plus proches de Saint-Lyé-la-Forêt », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 28 juillet 2015).
  5. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. a et b [PDF]« État d'avancement des procédures d'urbanisme dans le Loiret au 1er janvier 2016 », sur http://www.loiret.gouv.fr/, (consulté le 31 mai 2016), p. 104
  7. « État d'avancement des procédures d'urbanisme dans le Loiret », sur http://www.loiret.gouv.fr/, (consulté le 31 mai 2016)
  8. « Arrêté du 19 février 2016 portant modification des statuts du syndicat mixte pour le développement du Pays Forêt d'Orléans – Val de Loire », sur http://www.loiret.gouv.fr/ (consulté le 31 mai 2016)
  9. « Pays Loire Beauce - Démarche SCoT - Concertation », sur http://www.paysloirebeauce.fr/ (consulté le 31 mai 2016)
  10. « Pays Loire Beauce - Démarche SCoT - Cahier des charges », sur http://www.paysloirebeauce.fr/ (consulté le 31 mai 2016)
  11. « SCOT Pays Sologne Val-sud - Plaquette d'élaboration du SCoT », sur http://www.pays-sologne-valsud.fr/ (consulté le 31 mai 2016)
  12. a, b et c « Carte du trafic 2014 sur le réseau routier du Loiret », sur le site d'information géographique du Loiret, (consulté le 31 mai 2016)
  13. « Autoroute A19 - Bilan environnemental final », sur http://www.vinci-autoroutes.com/, (consulté le 22 mars 2016), p. 5
  14. « Itinéraire Villereau - Diffuseur d'Escrennes », sur ViaMichelin (consulté le 31 mai 2016).
  15. « Autoroute française A19 », sur http://routes.wikia.com/ (consulté le 31 mai 2016)
  16. « Itinéraire Saint-Lyé-la-Forêt - Artenay », sur http://www.viamichelin.fr/ (consulté le 31 mai 2016)
  17. « Plan du réseau Ulys », sur http://www.ulys-loiret.com/ (consulté le 30 mai 2016)
  18. Fiche horaire de la ligne n°20 Pithiviers - Orléans pour la période du au 31 août 2016', [lire en ligne][PDF].
  19. Aloïs Ramel, Alexandra Aderno, « Loi NOTRe et transports publics », sur http://web.lexisnexis.fr/, (consulté le 30 mai 2016)
  20. « Les cars Ulys deviennent Rémi et misent sur la gratuité pour les scolaires. », sur http://www.larep.fr/, (consulté le 1er mai 2017)
  21. Motte 2003, p. 24
  22. Motte 2003, p. 23
  23. « Les grands principes de la loi municipale de 1884 », sur le site du sénat, (consulté le 9 novembre 2015)
  24. Dossier des archives départementales du Loiret coté 15 M 4
  25. Bloch 1906, p. 568
  26. Abbé Patron 1870, p. 443
  27. a et b Prudhomme 1798, p. 162.
  28. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 3.
  29. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 41-46.
  30. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 61-72.
  31. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 118-138.
  32. a, b, c et d « Notice communale de Saint-Lyé-la-Forêt », sur le site de l'EHESS (consulté le 9 novembre 2015).
  33. a et b Gérard Lang, « Le Code officiel géographique (COG) - 4.3. : l’œuvre révolutionnaire », sur http://projetbabel.org/, (consulté le 9 novembre 2015).
  34. Denis Jeanson, « Cantons de la région Centre-Val de Loire », sur Dictionnaire toponymique de la région Centre - Val de Loire (consulté le 9 novembre 2015)
  35. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/ (consulté le 9 novembre 2015), p. 6.
  36. Gérard Lang, « Le Code officiel géographique (COG) - 4.4. : le Consulat et l'Empire », sur http://projetbabel.org/, (consulté le 9 novembre 2015)
  37. a et b « Arrêté du 9 vendémiaire an X portant réduction des justices de paix du département du Loiret - Bulletin des lois de 1801 - page 46 », sur http://gallica.bnf.fr (consulté le 9 novembre 2015)
  38. « LOI no  2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral », JORF no 0114 du 18 mai 2013 p. 8242, (consulté le 9 novembre 2015).
  39. a et b « Décret n° 2014-244 du 25 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Loiret », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 9 novembre 2015).
  40. « Question no 460 de M. Jean-Jacques Cottel », sur http://questions.assemblee-nationale.fr/, (consulté le 9 novembre 2015).
  41. « Législatives 2012 : élections selon des modalités révisées. », sur http://www.vie-publique.fr/ (consulté le 22 septembre 2015).
  42. « Délimitation des circonscriptions législatives - Loi ratifiant l'ordonnance n° 2009-935 du 29 juillet 2009 portant répartition des sièges et délimitation des circonscriptions pour l'élection des députés », sur le site du sénat (consulté le 22 septembre 2015).
  43. « Carte du découpage législatif du Loiret », sur http://www.elections-legislatives.fr/ (consulté le 22 septembre 2015).
  44. « Rattachements dans le Loiret avant et après la réforme de 2010 », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 9 novembre 2015).
  45. « Rattachements administratifs de la commune de Saint-Lyé-la-Forêt », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2015)
  46. « Communautés de communes de la région Centre-Val de Loire », sur Dictionnaire toponymique de la région Centre - Val de Loire (consulté le 8 novembre 2015)
  47. « François Bonneau (PS) réélu président du Centre-Val de Loire », sur http://www.lanouvellerepublique.fr/, (consulté le 29 décembre 2015)
  48. Xavier Brivet, « Les nouvelles règles relatives aux régionales 2015 », sur http://www.courrierdesmaires.fr/, (consulté le 29 décembre 2015)
  49. Loi no 2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral, article 51 et son décret d'application no 2013-938 du 18 octobre 2013.
  50. « Election des conseillers municipaux et du maire », sur le site de la DGCL (consulté le 9 novembre 2015)
  51. Article L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  52. a et b « SIRTOMRA- rapport annuel 2015 », sur http://sirtomra.fr/ (consulté le 20 avril 2017)
  53. site officiel de BEGEVAL
  54. « SIRTOMRA- rapport annuel 2015 », sur http://sirtomra.fr/ (consulté le 20 avril 2017), p. 8
  55. « Schéma de coopération intercommunale du Loiret », sur http://www.loiret.gouv.fr/, (consulté le 30 avril 2017), p. 4
  56. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  57. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  58. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  59. « Le château de la Mothe », notice no PA00099013, base Mérimée, ministère français de la Culture

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Brouard, Saint-Lyé (Loiret) : légendes, histoires, anecdotes, Orléans, Impr. A. Gout, , 72 p.
  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne).
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 1, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 2, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit, 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :