Jean-Benoît-Vincent Barré

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Jean-Benoît-Vincent Barré
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Œuvres réputées

Jean Benoît Vincent[1] Barré est un architecte français né à Neuilly près de Paris le 22 janvier 1735 et mort à Seine-Port le 27 janvier 1824. C'est l'un des architectes importants du XVIIIe siècle et l'un des créateurs du style Louis XVI en architecture.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Benoît Vincent Barré apprit l'architecture dans le cabinet d'Antoine Matthieu Le Carpentier, qui lui transmit une partie de sa clientèle. Il travailla pour des commanditaires très fortunés, donnant des édifices fastueux et élégants, parfaitement au goût du jour. Sa carrière reste cependant assez mal connue.

Il travailla pour des financiers comme Laurent Grimod de La Reynière, dont il construisit le célèbre hôtel parisien, Jean-Joseph de Laborde[2] ou encore le beau-père de ce dernier, Mathias de Nettine, banquier de la cour d'Autriche. Par l'intermédiaire de ce dernier, il donna les plans de la place royale et de l'Église Saint-Jacques-sur-Coudenberg à Bruxelles, et édifia l'hôtel du ministre de France dans cette ville.

Nommé en 1770 inspecteur des bâtiments des Poudres et Salpêtres du Roi, il construisit son œuvre la plus connue, le château du Marais (1772-1779) pour Jean Le Maître de La Martinière, trésorier général de l'artillerie et du génie. Pour le maréchal de Contades, il reconstruisit le château de Montgeoffroy, en Anjou.

Peu considéré par ses confrères, il n'obtint qu'une seule voix lorsqu'il se présenta à l'Académie royale d'architecture.

Barré se livra à partir de 1772 à des spéculations immobilières dans le quartier de la Nouvelle France à Paris, en association avec Jean-François Perrin de Cypierre, intendant de la généralité d'Orléans. Il spécula ensuite avec Antoine Roy, qui devait bâtir une énorme fortune et devenir ministre des Finances sous la Restauration, après avoir épousé en 1793 la fille de Barré, Adélaïde-Sophie[3].

En 1797, Barré se retira dans sa propriété de La Chesnaye à Seine-Port où il mourut très âgé en 1824.

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, Éditions Mengès, 1995 – (ISBN 2856203701)
  • Michel Gallet et Gérard Rousset-Charny, « Barré », Macmillan Encyclopedia of Architects, 1982
  • Fabienne Duc-Seillan, « L'hôtel Micault d'Harvelay à Paris, œuvre de Jean-Benoît-Vincent Barré (1735-1824) », Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art français, 2011, 2012, p. 21-36.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains auteurs donnent également les prénoms Jean Baptiste Vincent ou même Nicolas. On a également discuté l'identité possible avec un Toussaint Barré, constructeur du principal atelier de la manufacture d'indiennes fondée par Christophe-Philippe Oberkampf à Jouy-en-Josas.
  2. client de Le Carpentier dans son célèbre château de La Ferté-Vidame
  3. Antoine Roy et Adélaïde-Sophie Barré eurent deux filles : Laure, qui épousa le marquis de Talhouet, donnant la branche de Talhouet-Roy, actuelle propriétaire du château du Lude ; et Élisa, comtesse de Lariboisière, fondatrice de l'hôpital du même nom.
  4. Attribution donnée par Thiéry, 1787.