Bamougong

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Bamougong
Bamougong
Palais royal de Bamougong
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Ouest
Département Bamboutos
Démographie
Population 8 504 hab. (2005[1])
Géographie
Coordonnées 5° 35′ 44″ nord, 10° 12′ 53″ est
Altitude 1 532 m
Localisation

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Bamougong

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Bamougong

Bamougong (en langue ngiemboon : Megwong, Pa Megwong ou La'a Pa Megwong, ce qui signifie littéralement en français : « Demeurons » ou « Les Demeurons » ou « Terre des Demeurons ») est une collectivité traditionnelle camerounaise de la Région de l'Ouest, située dans le département des Bamboutos et l'arrondissement de Batcham[2].

Le décret n°77/245 du 15 juillet 1977 signé par le Président Ahmadou Ahidjo et portant organisation des chefferies traditionnelles au Cameroun fait de Bamougong une chefferie de deuxième degré[3].

Son chef actuel, Tchoupou Namekong Théodore, accède au trône royal le 9 janvier 2016, après la mort de son père, Namekong Tiwa Jean-Pierre, survenue le 8 octobre 2015[4].

Bamougong est une collectivité traditionnelle composée de 16 villages : Bakoum, Balatchuet, Bameghang, Bametsa, Batchuetim, Bateng, Batolong, Batossessong, Batoumoc I, Batoumoc II, Batoutia, Batsinla, Bazintia, King Place I, King Place II et Métio[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la création de la Chefferie Bamougong est à peu près identique à celle des autres Collectivités Traditionnelles Bamilékés, car les Bamougong appartiennent à ce groupe ethnique camerounais. Ils viennent de l'Egypte pharaonique[5]. Ayant refusé et rejeté l'islam, ils quittent leur pays, descendent sur les bords du Nil jusqu'au Soudan avant de migrer vers le Cameroun où ils arrivent au XIIe siècle et s'installent dans les Grassland[5]. De part leur localisation, on les appelle les "Grassfields". Une première ville est fondée: Bafoussam. Mais les migrations ne sont pas terminées. De Bafoussam plusieurs groupes de peuplement partent dans toutes les directions. Bamougong fait partie du groupe commandé par Fouopatouo[6]. Celui-ci, par sa "main de feu" brûlant tout sur son passage pour se frayer un chemin, se dirige vers les monts Bamboutos et s'installe à Nzié[7]. Nzié signifie "le commencement". Le groupe se morcèle en quatre: Bangang, Batcham, Bamougong, Balessing[6].

Relief et sols[modifier | modifier le code]

Relief Bamougong.jpg

Le relief du Groupement Bamougong est accidenté. Pour aller du centre ville de Mbouda à Batcham-ville on monte la colline Bamougong longue de 8 km avec des pentes plus ou moins fortes[8].

Le sol est pierreux par endroit. Plus on quitte le sommet d'une colline pour le bas-fond, plus le sol est riche. Inversement, plus on va des bas-fonds vers le sommet, plus le sol est pauvre. C'est un sol en proie au lessivage[8].

Paysage et végétation[modifier | modifier le code]

Le paysage Bamougong est celui d'une savane arbustive. L'arbre dominant est l'avocatier. Mais de nombreux eucalyptus sont présents, ainsi que des essences comme le Podocarpus Sp., le Canarium Schweinfurtii, le Prunus Africana, le Voacanga, l'Acacia Sp. Les bas fonds sont dominés par les forêts galeries contenant les raphias.Ils sont verts toute l'année. Il y a la présence d'Imperata Cylindrica sur certains sommets des collines[8].


Economie[modifier | modifier le code]

La vie économique du Peuple Bamougong repose sur quatre secteurs productifs: L'agriculture, l'élevage, le petit commerce et l'exploitation de ressources naturelles[6]. Un Poste Agricole existe à Medoumgwong et a, à sa tête, un Chef de Poste Agricole nommé par le Ministère de l'Agriculture pour encadrer les paysans.

L'agriculture[modifier | modifier le code]

Agriculture à Bamougong

L'agriculture est la principale source de nutrition dans les ménages à Bamougong. Quelle que soit la culture, ses produits sont destinés à l'auto-consommation; les excédents des récoltes sont vendus dans les marchés locaux comme King Place et Bakoum ou dans les marchés environnants comme Batcham-ville et Mbouda. C'est une agriculture non mécanisé. Les principales cultures pratiquées sont[6]:

En vivriers[modifier | modifier le code]

Maïs, haricot, manioc, patate, macabo, soja, arachide, pomme de terre, ignames, bananiers...

En fruitiers[modifier | modifier le code]

Avocatiers, safoutiers, goyaviers, papayers, kolatiers, Canarium Schweintfurthii (l'arbre aux fruits noirs). Bamougong est l'une des plaques tournantes de la culture de l'avocatier greffé dans le Département des Bamboutos avec ses plantations situées à Medoumgwong(un bloc de Balatchuet) et à Batchuetim.

En maraîchers[modifier | modifier le code]

Tomate, piment, choux, aubergines, poivrons, haricot vert, carottes, oignon, légumes feuilles... L'activité de maraîchage est une importante source de revenu pour la famille. Elle se fait généralement dans les bas-fonds et toute l'année. Elle fait reculer la forêt galerie où se cultive le palmier raphia.

Le raphia[modifier | modifier le code]

La culture du raphia est l'une des sources de revenu. Cette plante pérenne est cultivée pour son jus de couleur blanche, le vin de raphia, ses bambous qui servent à faire les charpentes des maisons, confectionner des meubles, tisser des paniers, construire des haies vives et des greniers[6]...

Elevage[modifier | modifier le code]

Il y a, à Bamougong, un élevage traditionnel et un élevage moderne.

L'élevage traditionnel[modifier | modifier le code]

L'élevage traditionnel se fait autour de la concession ou dans un coin de la maison. C'est l'ensemble des chèvres attachées çà et là dans le village, la volailles en divagation sur toute l'étendue du groupement ou les lapins et les cochons d'Inde élevés dans un coin de la cuisine[6].

L'élevage moderne[modifier | modifier le code]

L'élevage moderne est représentée par les fermes avicoles de Bateng, Balachuet, Métio et les fermes porcines de Bakoum, Batolong et Bameghang.

Le petit commerce[modifier | modifier le code]

Quatre marchés existent à Bamougong: King Place, Bakoum, Tchélépi et Métio. Deux d'entre elles ont la particularité qu'en dehors des produits manufacturés mis en vente, il y a les produits des champs. Pour s'approvisionner en produits champêtres, il faut venir le jour du marché. Et le marché a lieu une fois par semaine traditionnelle (8 jours). A Bamougong, il y a au moins une boutique de ravitaillement à chaque relais routier. Chacune de ces boutiques est en même temps un bar.

Des distributeurs de boissons (des Brasseries du Cameroun, de l'Union Camerounaise des Brasseries et de Guinness) sont recensés à Balatchuet, Bameghang, Métio et King Place.

Les ressources naturelles[modifier | modifier le code]

Carrière de pierres

La seule ressource naturelle bamougong exploitée à nos jours est la pierre. Il existe près d'une dizaine de carrières d'exploitation de pierres à Medoumgwong, Batolong, Batossessong, Bateng, Balatchuet[6]... L'exploitation est artisanale: elle se fait à la main. Mais il y a une carrière dont le travail de déterrement est mécanisé à Bazintia. Pour l'exploitation artisanale, le sol est creusé à l'aide de piques, de pioches, la pierre déterrée, cassée ou vendue telle qu'elle pour faire les fondations de maisons ou concassées à l'aide de marteaux pour produire du gravier nécessaire aux travaux de maçonnage[6]. L'exploitation des carrières de pierres est une importante source de revenu pour les jeunes Bamougong.

Le réseau routier[modifier | modifier le code]

Le bitumage de la route Mbouda Baleveng passe par le Groupement Bamougong.

Bien qu’ayant un relief accidenté, Bamougong a un réseau routier relativement dense. Le village dispose des routes qui permettent de relier toutes les sous-chefferies, ce qui permet des échanges à l’intérieur et à l’extérieur. Ainsi, il sert de carrefour pour aller dans les villages voisins tels que Batcham, Bangang, Bafounda, Balatchi. Le projet de construction d’un nouvel axe routier reliant directement le département de la Mezam dans le Nord-ouest, à Dschang dans l’Ouest, offre de nouvelles perspectives. Par ailleurs, le département bénéficie en ce moment du démarrage d’un projet de bitumage du tronçon Mbouda-Balessing en passant par le village Bamougong, avec une bretelle qui va aller jusqu’à la chefferie. La réalisation de ce projet va permettre aux populations d’écouler facilement en toutes saisons.

La carte scolaire[modifier | modifier le code]

Le Lycée de Bamougong

La population de Bamougong est majoritairement jeune. Le village a une carte éducative riche. Au niveau de l’éducation de base, il y des écoles maternelles (4) et primaires publiques (7 au total), une école maternelle et primaire confessionnelle catholique. Pour l’enseignement secondaire, une SAR/SM, un CETIC et un Lycée d’enseignement général[9]. Ces établissements scolaires bénéficient de l’appui financier des élites et de la diaspora pour la construction des bâtiments. De même, les meilleurs élèves sont primés en fin d’année à travers l’organisation d’une fête de l’excellence. La langue maternelle ici est le Ngiemboon(code ISO 639-3 : nnh)[10]; il existe une cellule d’initiation à la lecture et à l’écriture en cette langue. Ainsi, des supports didacticiels sont produits. Au rang de ceux-ci, un dictionnaire Ngiemboon-Français, des livres de lecture et de grammaire(1-Manuel pour lire et écrire la langue Ngiembon[11], 2-Apprenons à lire en langue Ngiemboon[12]. De même, le Nouveau Testament[13] a été traduit en ngiembon par l'Alliance biblique du Cameroun, pour l’évangélisation des populations. Le but recherché est l’enracinement de la jeunesse à son terreau socio culturel. En marge de l’école mais dans son sillage, pour le développement et la réalisation des projets communautaires, un comité de développement a été créé. À travers ce comité, une semaine d’activités multidisciplinaire se tient au mois d’août de chaque année. Toute la communauté est mobilisée au tour des activités sportives, de planification des projets développement et de mobilisations des fonds. Reste au comité d'accroître l’offre en énergie. Parmi ces projets, figurent ceux liés à la santé.

Ecoles primaires[modifier | modifier le code]

  • Ecole Publique de Medoumgwong
  • Ecole Publique de Batolong
  • Ecole Publique de Tchélépi
  • Ecole Publique de Métio
  • Ecole Publique de King Place Groupe I
  • Ecole Publique de King Place Groupe II
  • Ecole Catholique Saint Pierre

Etablissements d'enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

  • Lycée de bamougong, un établissement d'enseignement secondaire général situé à Batossessong.
  • CETIC de Bamougong, un collège d'enseignement technique industrielle et commerciale situé à Balatchuet.

Aspect sanitaire[modifier | modifier le code]

Adduction d'eau à Bametsa

On y trouve un Centre de santé intégré (CSI) qui permet la prise en charge des populations en soins élémentaires[14].

Le Centre de Santé Privé Touplaba de Métio seconde le Centre de Santé Intégré de Bamougong situé plus loin à Medoumgwong.

Des naturopathes et des tradipraticiens sont installés çà et là dans le village.

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La vie spirituelle[modifier | modifier le code]

La tradition[15][modifier | modifier le code]

En tant que descendants des Baladis d'Egypte, la tradition des Bamougong est une religion[5]. Toutes les croyances sont codifiées dans les pratiques coutumières de tous les jours.Parmi ces rites traditionnelles, on peut citer:

  • L'arbre du créateur: il consiste, pour une famille particulière, en la plantation d'un arbre d'une espèce bien connue pour la circonstance dans la concession où se feront des offrandes et holocaustes des descendants de cette famille pour demander protection et multiplication de la descendance au Créateur.
  • L'arbre des jumeaux. Il s'agit de planter un arbre dans la concession pour célébrer la naissance de jumeaux dans la famille.
  • Le Commandement N°5 des "Dix Commandements de Dieu": Honore ton père et ta mère pour qu'ils fassent de toi un homme. C'est un rite pour sceller le départ d'un garçon du toit parental et, ainsi, la fondation d'une nouvelle concession, l'extension horizontale de la famille[16].
  • L'onction du mariage pour sceller une union maritale entre deux individus (un homme et une femme) et les deux familles entières. L’homosexualité n'est pas pensable.
  • Offrandes et holocaustes à Dieu, dans le lieu sacré situé en bas de la concession et appartenant principalement à tout le quartier, pour lui demander fécondité, paix, santé, prospérité, bonheur, ou le remercier de nous avoir sorti d'une situation délicate[17].
  • Offrandes aux enfants, toujours sans holocauste, pour leur signifier notre existence, notre appartenance à la famille, et solliciter leurs pensées positives à notre endroit. Cela s'appelle souvent "nourrir les enfants".
  • Offrandes et holocaustes aux ancêtres, dans la maison des crânes, pour leur demander d'intercéder auprès de Dieu en faveur de leur progéniture que nous sommes, de continuer de veiller sur nous, car les morts ne sont jamais morts.

Le vin de raphia ne doit jamais manquer lors d'un rituel traditionnel.

Les Bamougong sont monothéistes[18].

Le christianisme[modifier | modifier le code]

Paroisse Saint Pierre de Bamougong

Des églises chrétiennes d'obédience évangélique existent à Ngassang et Batolong; d'autres d'obédience catholique sont construites à Métio (Paroisse Saint Pierre de Bamougong), Medoumgwong, Bateng, Balatchuet...

Il y a de nombreux lieux sacrés, chacun portant le nom de l'endroit où il est situé, comme: Tchélépi, To'ombi, Twometa, goongoon... Ce sont des lieux de culte religieux où toutes les prières et demandes sont adressées à Dieu[5]. Ces espaces d'offrandes à Dieu sont différents des autres lieux sacrés existant dans chaque concession et où on peut trouver les crânes des aïeux[18].

La famille et la vie sociale[modifier | modifier le code]

Funérailles à Bamougong

Le régime matrimonial dominant ici est la polygamie. Si les femmes et les enfants, par leur nombre, représentaient une main d’œuvre importante pour le chef de famille, c’était aussi un moyen indéniable pour l’homme d’affirmer sa virilité. L'homme monogame est considéré comme un célibataire. L’aménagement de la case familiale obéit à ce statut bien implanté dans l’ensemble de la Région de l’Ouest (Statut de polygame). La case du chef de famille se trouve au centre de la concession ; et tout autour se trouve les cases des différentes épouses. Chaque femme vivant dans son espace avec ses enfants.

Zing, danse des funérailles;

Les constructions sont faites essentiellement en matériaux locaux. Les murs des bâtisses sont généralement faits en briques de terre, les toits sont faits de pailles ou en tôles pour les plus nantis. On retrouve çà et là des maisons en toit de chaume. Cette identité encore préservée constitue une source de curiosité pour le visiteur. La saison sèche est la période réservée aux funérailles, elle est aussi l’occasion pour les touristes de découvrir ce peuple des montagnes. Les groupes de danses rivalisent d’adresse à chacune de ces occasions.

Les institutions traditionnelles[modifier | modifier le code]

Le chef supérieur Bamougong

Le Chef Bamougong est Chef Supérieur et administrateur principal du Groupement. Il a deux adjoints: le Kuete et le Sa'a, respectivement N°2 et N°3 du règne. Dans chacun des seize villages de la Communauté, il est représenté par un Chef traditionnel de troisième degré, administrateur de second plan. Le Conseil des Notables assiste aussi le chef dans l'exercice de ses fonctions. Il comprend deux loges: la loge des "9" et la loge des "7[17]".

D'autres structures traditionnelles tournant autour du Chef Supérieur sont installées dans villages particuliers du Groupement. Ce sont:

  • Les Pouola de Bakoum, le pouvoir venu de Nzié, le lieu d'où est sorti le fondateur du Groupement.
  • Le Kou'ngan de Bateng, connu officiellement comme un groupe de danse.
  • Le Ku'fouo de Balatchuet, Batsinla, Bakoum. Ce sont des gendarmes et des communicateurs de la Chefferie.

Au bas de l'échelle dans le palais du chef, ce sont les Metsinda, les serviteurs.

Mais le décret N°77/245 du 15 juillet 1977 organisant la chefferie traditionnelle au Cameroun, modifié et complété par le décret N°2013/332 du 13 septembre 2009 ne reconnait qu'un seul adjoint au Chef traditionnel[19].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Organisations socio-culturelles[modifier | modifier le code]

Masque Bamougong

À travers l’organisation des obsèques et des funérailles qui ont une grande importance ici, l’on peut vivre et apprécier l’organisation socio-culturelle. C’est en effet l’occasion du déploiement de la culture ancestrale à travers divers rites, danses et autres démonstrations du patrimoine culturel Bamiléké. Ainsi, c’est bien souvent l’occasion pour les groupes de danses, associations culturelles, réunions de clan d’âge, sociétés secrètes, danses mystiques de s’exprimer.

Ces différents groupes peuvent alors exhiber et faire découvrir et apprécier les masques, les costumes, les parures, les pas de danses; c’est également une occasion de communion entre danseurs, famille du défunt et invités. Bien souvent dans un élan de sympathie, les touristes sont invités à esquisser des pas de danse avec les danseurs; une façon visible de leur témoigner l’hospitalité de ce peuple. C’est aussi le rendez-vous du donnant-donnant.

Généralement la côte de popularité et la générosité d’un fils du village sont appréciées vue de la mobilisation humaine à ses côtés dans les situations tristes ou joyeuses. On peut observer et toucher du doigt le vivre ensemble qui caractérise ces hommes et femmes. Les mets que cuisinent les femmes ne sont pas en reste. La chefferie supérieure est en pleine expansion avec l’entrée principale qui prend un

coup de neuf en ce moment, l’aménagement du musée qui suit son court. Les lieux sacrées et les forêts interdites sont des sanctuaries naturels qui préservent l’écosystème et favorisent la joie de vivre. Un vent nouveau qui a soufflé dans le village avec l’intronisation du nouveau roi. Les populations attendent beaucoup de lui, la mise en valeur de son énergie et  son savoir-faire pour décupler ce qu’il a hérité de son père.

Eco tourisme[modifier | modifier le code]

Paysage de Bamougong.

Les différents versants des collines qui surplombent la contrée dévoilent sa chaîne

Les chutes de Tchélépi

montagneuse. Chacun peut découvrir le système cultural adopté par les femmes pour faire face à l’érosion du sol sous l’influence des pluies et du ruissèlement des eaux. Les nombreux arbres laissent voir un paysage verdoyant. Situé à quelques kilomètres du Mont Bamboutos, à partir de certains sites à l’exemple du quartier Bametsa ou Metio, il y a une vue de ce mont.

Les chutes de Tchélépi[modifier | modifier le code]

Les chutes de Tchélépi sont un lieu sacré situé au quartier Bameghang. Les gens viennent pour y faire des sacrifices et des offrandes aux dieux.

Carrière de pierres à Medoumgwong-Bamougong

Initiatives de développement[modifier | modifier le code]

Les tontines journalières, hebdomadaires ou mensuelles sont pratiquées à Bamougong et constituent un levier du développement.

La prochaine route bitumée Mbouda-Baleveng passant par Bamougong offre une perspective de désenclavement, d'amélioration du réseau routier et de développement.

Le Comité d'Appui au développement[20][modifier | modifier le code]

D'abord Comité d'Actions de Développement (CAD) créé en 1978 par Kiampi David avec l'approbation du Chef Supérieur Namekong Tiwa Jean Pierre, il devient Comité d'Appui au Développement (CAD) en 2000 après le deuxième amendement de ses statuts le 30 août 2000. Ces statuts avaient été adoptés l'année même de la création du comité puis modifiés pour une première fois le 19 août 1995.

Le Comité a construit le Foyer Culturel Bamougong à King Place et l'a équipé en chaises. Il a financé les travaux de finition de deux salles d'hospitalisation au Centre de Santé Intégré de Bamougong sis à Medoumgwong, puis donné des contributions financières pour la construction des Paroisses de Ngassang (EEC à Batossessong) et Saint Pierre (église catholique à Métio). L'une de ses œuvres phares reste l'organisation, dans ses années de gloire (2002-2005), de mini-commis agropastoraux pour primer les paysans les plus méritants dans les travaux champêtres.

Le Cercle de l'Elite Bamougong[21][modifier | modifier le code]

Le Cercle de l'Elite Bamougong est une association créée le 28 octobre 2006 et reconnue dans les services du Préfet du Département des Bamboutos sous récépissé N°64/RDA/F-31/BASC du 17 juillet 2009. Elle a offert un véhicule 4X4 au Chef Supérieur Bamougong le 29 janvier 2011 et construit trois salles de classe au Lycée de Bamougong.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bureau central des recensements et des études de population, Répertoire actualisé des villages du Cameroun : Troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitat du Cameroun, vol. IV, t. 07, , 436 p. (lire en ligne [PDF]), p. 323.
  2. a et b (en-GB) Super User, « cvuc national », sur cvuc.cm (consulté le 19 avril 2017)
  3. « L’organisation des chefferies traditionnelles - », sur www.atangana-eteme-emeran.com (consulté le 19 avril 2017)
  4. webmaster, « Groupement Bamougong : une nouvelle page d’histoire s’ouvre | ngiemboon.net », sur ngiemboon.net (consulté le 19 avril 2017)
  5. a b c et d GuinéelleMav, « Les traditions africaines sont des religions : les Bamilékés – Afropolitan », sur www.afropolitans.org (consulté le 20 avril 2017)
  6. a b c d e f g et h Super User, « BATCHAM », sur cvuc.cm (consulté le 20 avril 2017)
  7. « BAMOUGONG: UN GROUPEMENT NGIEMBOON », sur BAMOUGONG (consulté le 21 avril 2017)
  8. a b et c « UN PROBLÈME ECOLOGIQUE », sur UN PROBLÈME ECOLOGIQUE (consulté le 24 avril 2017)
  9. Feupi Moise, « Lacarte scolaire du groupement Bamougong », Janvier 2016,‎ , p. 19
  10. Lonfo Etienne et Stephen Anderson, Dictionnaire Ngiemboon-Français-Anglais, Yaoundé, Cabtal, Cameroun, , Quatrième de couverture
  11. CABTAL, Yaoundé, Manuel pour lire et écrire la langue Ngiemboon, Yaoundé, CABTAL, , p. Cameroun
  12. Yonta Moise, Apprenons à lire en langue Nguiemboon, Yaoundé, CABTAL,
  13. Alliance biblique du Cameroun, KUA SWÉ, YAOUDE, (ISBN 978-9966-27-293-5)
  14. Centre de santé intégré de Bamougong [1]
  15. « LA PAIX DU COLON OU L'IDEOLOGIE DU CAMOUFLAGE », sur LA PAIX DU COLON OU L'IDEOLOGIE DU CAMOUFLAGE (consulté le 22 avril 2017)
  16. « LES DIX COMMANDEMENTS », sur LES DIX COMMANDEMENTS (consulté le 22 avril 2017)
  17. a et b « Les Bamilékés – Visiter le Cameroun », sur www.editions2015.com (consulté le 22 avril 2017)
  18. a et b « PAIX ET TRADITION », sur PAIX ET TRADITION (consulté le 21 avril 2017)
  19. « DECRET N°2013/332 DU 13 SEP. 2013 modifiant et complétant certaines dispositions du décret n°77/245 du 15 juillet 1977 portant organisation des chefferies traditionnelles. », sur www.prc.cm (consulté le 22 avril 2017)
  20. Tanda Zachée, « Le Comité d'Appui au Développement à Bamougong: Mythe ou Réalité? », Etoile Bamougong N°15,‎ , p. 12-14
  21. « Le CEBAM: Qu'est-ce Que C'est? », Etoile Bamougong N°15,‎ , p. 20

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire des villages des Bamboutos, Centre ORSTOM de Yaoundé, juillet 1968, 62 p.
  • Simon Pierre Kenne Fouedong, Traditions historiques de la chefferie Batcham Bamboutos des origines à 1903, Université de Yaoundé, 1991 (mémoire de maîtrise d'Histoire).
  • Simon Pierre Kenne Fouedong, Histoire de Batcham des origines à l’intrusion allemande, 2007.
  • M. Tatiodjio, Les conflits armés dans la chefferie Batcham de 1903 à 1959, Université de Yaoundé I, 1994 (mémoire de maîtrise d'Histoire).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]