Bafoussam

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Bafoussam
Image illustrative de l'article Bafoussam
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Ouest
Département Mifi
Démographie
Population 347 517 hab. (2008)
Densité 3 819 hab./km2
Géographie
Coordonnées 5° 28′ Nord 10° 25′ Est / 5.47, 10.42
Altitude Min. 1 310 m – Max. 1 470 m
Superficie 9 100 ha = 91 km2
Localisation

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Bafoussam est une ville importante du nord-ouest camerounais, le chef-lieu de la région de l'Ouest, le chef-lieu du département de la Mifi et l'un des trois arrondissements du département de la Mifi. Elle a été érigée en Communauté urbaine de Bafoussam en 2008[1]. Située en pays Bamiléké, Bafoussam est à la fois ville et village du peuple du même nom.

Population[modifier | modifier le code]

Lors du recensement de 2005 (RGPH3) – soit avant la création de la communauté urbaine de Bafoussam en 2008 –, la population de Bafoussam était la suivante[2]  :

  • Bafoussam Ier : 98 339 habitants dont 81 611 pour Bafoussam Ier Ville
  • Bafoussam IIe : 121 282 habitants dont 99 524 pour Bafoussam IIe Ville
  • Bafoussam IIIe : 81 835 habitants dont 58 152 pour Bafoussam IIIe Ville

Histoire du village de Bafoussam[modifier | modifier le code]

Chefferie Bafoussam - Case à palabres

L'histoire du Royaume Bafoussam est plutôt complexe et tumultueuse. Il faut remonter au Royaume Tikar qui, à l'hunanimité, constitue le centre de dispersion des royaumes Bamiléké et Igbo. On devrait, en toute vraisemblance, situer la naissance du Royaume Bafoussam à la même période que celle du Sultanat Bamoun. Il est communément admis que le Roi Yendé Ier et le Nfon Nchare avaient tous pour géniteur un Grand Roi Tikar. Déchu par les invasions musulmanes qui ont sévi dans L'Afrique centrale et occidentale de la fin du Moyen-âge, la grande dynastie des Rois Tikar a dû laisser la place au développement des Lamidats dont celui de Yola était et demeure le plus puissant. Le groupement bafoussam est le premier groupement bamiléké né après la division du peuple bamiléké au XIVe siècle dans la région Tikar. Après Bafoussam, vint le groupement Bamoun, dont le fondateur, Ncharé, n'était autre que le cadet de Yendé 1er, fondateur de Bafoussam. Les Bamiléké sont un peuple nilo-égyptien atypique, parti de Nubie au IXe siècle de notre ère. La dynastie bafoussam a connu plusieurs dizaines de chefs depuis les années 1360, les plus notables étant Yendé 1er, Sa'guep I et II, et surtout, Taghe (dont le règne dura plus d'un siècle)[3].

Le chef actuel du groupement bafoussam s'appelle Sa Majesté Njitack Ngompé Pélé[4].

Chefferie[modifier | modifier le code]

Njitack Ngompé Pélé, chef Bafoussam
Article détaillé : Chefferie de Bafoussam.

Sur le trône depuis le [5] à la suite de la mort de son père Ngompé Tchoumtchoua Elie, Njitack Ngompé Pélé est le 97e chef du village Bafoussam.

Njitack Ngompé Pélé est né à Bafoussam le  ; il accède au trône le 10 décembre 1988 comme 97e roi[6]. Après neuf semaines passées au Laakam (moment d'initiation), il est intronisé roi des Fussep le au cours d'une cérémonie officielle en présence des différentes autorités administratives, traditionnelles et religieuses ainsi que tout le peuple Bafoussam.

Avant lui, plusieurs chefs se sont succédé à l'instar des plus célèbres comme : Ta’a Teh-Ngouong, Tagheu, Mambou, Tchomtchoua...

Langue[modifier | modifier le code]

Le bafoussam est la langue parlée par le peuple Bafoussam[7],[8].

Tradition[modifier | modifier le code]

Peuple assez organisé et dynamique à l'instar de son Chef sa Majesté Njitack Ngompé Pélé, le peuple Fussep (Bafoussam) est doté d'une constitution[9] qui est une annale qui instruit tout Bafoussam dans sa vie au quotidien.

Les jours de la semaine et leur signification

On y retrouve par exemple :

  • Au nombre de huit, les jours de la semaine ont chacun une signification particulière, une origine.
    • Lecfo'o
    • Shienku'u
    • Ndze Dze
    • Tamdze
    • Seinchou
    • Gossaha
    • Dzemteh
    • Dza'à Long
  • Les différentes réunions sécrètes se tenant ces jours. Elles ont pour objectifs généraux : jugement des litiges ou palabres, débats sur les us et coutumes, réflexion sur la vie du village, le fonctionnement, la gestion des affaires courantes... on peut citer :
    • Leck fefe, Ngne Pofo
    • Leck-Dze'e, Leck Kwemtong
    • Leck-Tsep, Leck Dzing
    • Leck fefeh
    • Leck siem
    • Leck Houbem
    • Leck Méédjouong
    • Packhekieng
    • Leck Koumdze
    • Koumlah
    • Leck-Koussi (Kam & Quie)
    • ...
  • On y retrouve aussi, les différents jours de marché (saisonnier chez les Bafoussam), les différentes activités pratiquées, les activités interdites suivant les différents de la semaine...

Rites & fêtes[modifier | modifier le code]

  • Le festival Nyang Nyang[10]
  • ...

Bafoussam (Chef-lieu de la région de l'Ouest)[modifier | modifier le code]

Entrée principale marché - Bafoussam

La commune urbaine de Bafoussam fut fondée en 1926. Le département de Bafoussam fut créé par la loi n° 60/70 du 30 novembre 1960. Il reçut ensuite le 3 février 1961 (décret n°61-8) le nom de département Mifi. Progressivement l'usage le transformera en département de la Mifi[11].

Cependant, il convient de noter que la Communauté Urbaine de Bafoussam (Ville de Bafoussam)[12] a vu le jour à partir du décret présidentiel n°2008/022 du 17 janvier 2008. Comme stipulé à l'article 2 (alinéa 1) de ce décret, la Communauté Urbaine de Bafoussam est composée de 3 communes, à savoir :

La ville de Bafoussam possède un aéroport situé à Bamougoum. Un nouveau stade est prévu et financé par l'Exim Bank of China, une entreprise publique chinoise[16].

Principaux quartiers[modifier | modifier le code]

Bafoussam - Monument Wanko

Bamendzi , Banengo , Djeleng , Demsiem , Évêché , Famla , Gouache , Haoussa , Hélak , Houmkahaa , Kamkop , Kena , Keuleu , Kouogouo , Metto , Mewehee , Ndianso , Ndianbou , Ndiandam , Nylon , Sachiè , Tamdja , Toket , Toungang , Touhenyee , Touhekououp , Tyo , Yanmbah

Religion[modifier | modifier le code]

Bafoussam est un évêché de l'Église catholique et possède une cathédrale.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Liste des lycées et collèges :

  • Complexe Polytechnique Bilingue Privé Laïc Bilingue TAMA(COPOBIT) de Bafoussam
  • Lycée classique de Bafoussam
  • Lycée bilingue de Bafoussam
  • Lycée technique de Bafoussam
  • Lycée technique de Banengo
  • Lycée de Bafoussam rural Kena Bamougoum
  • Lycée bilingue de Baleng
  • Lycée de Ndiangdam
  • Collège la Confiance (Colaco) Bafoussam
  • Collège privé Voltaire
  • Collège Polyvalent Bilingue Martin Luther King
  • Collège saint Thomas d`Aquin de Bafoussam
  • Collège privé de la Réunification
  • Collège privé Nelson Mandela
  • Collège privé de la Cité
  • Collège privé la noblesse
  • Collège évangélique
  • Collège Socrate
  • Collège Tcheutchoua
  • Collège Privé de l'Ouest
  • College Bilingue Maak Paulo

Centre de formation dans la ville de Bafoussam[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Bafoussam[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2008/025 du 17 janvier 2008 portant création de la communauté urbaine de Bafoussam, in Cameroon Tribune, no 9018 du vendredi 18 janvier 2008, p. 5
  2. Troisième recensement général de la population et de l'habitat (3e RGPH, 2005), Bureau central des recensements et des études de population du Cameroun (BUCREP), 2010.
  3. Ouvrages de Dieudonné Toukam (chez L'Harmattan notamment)
  4. Site d'informations sur le village Bafoussam
  5. http://www.bafoussam.fr/bafoussam_chefferie.htm
  6. Keh Ngouong Fussep : La constitution de Bafoussam » de Sa majesté Njitack Ngompé Pelé, ISBN 9956-412-09-0, Édition COGNITO, septembre 2008 [extraits en ligne]
  7. Parlons Bamiléké, langue et culture de Bafoussam de Dieudonné Toukam, (ISBN 978-2-296-07441-5)
  8. Parlons bamiléké. Langue et culture de Bafoussam Par Dieudonné Toukam, [1]
  9. Keh Ngouong Fussep : La constitution de Bafoussam » de Sa majesté Njitack Ngompé Pelé, ISBN 9956-412-09-0, Édition COGNITO, septembre 2008 extraits en ligne
  10. http://cameroun.unblog.fr/2011/03/14/festival-nyang-nyang/#more-389
  11. Dictionnaire des villages de la Mifi
  12. Décret de création de la Communauté Urbaine de Bafoussam
  13. Mapanet [2]
  14. Mapanet [3]
  15. Mapanet [4]
  16. WikiLeaks Cablegate: mission diplomatique américaine en Yaoundé, 18 février 2010 (ID: 10YAOUNDE95) China's Growing Presence in Cameroon
  17. Site du AMIC Universal Computer

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Goustan Le Bayon, Les Prêtres du Sacré-Cœur et la naissance de l'Église au Cameroun : Kumbo, Foumban, Nkongsamba, Bafoussam, Procure des Missions SCJ, Paris, 1988, 156 p. + pl.
  • Anne Lebel (et Emmanuelle Pontié), « Bafoussam », in Le Cameroun aujourd'hui, Éditions du Jaguar, Paris, 2011, p. 107-111 (ISBN 978-2-86950-464-6)
  • Dieudonné Toukam, Parlons bamiléké : langue et culture de Bafoussam, l'Harmattan, Paris, 2008, 255 p. (ISBN 978-2-296-07441-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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