Baham (ville)

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Baham
Baham (ville)
Une entrée de la Chefferie
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Ouest
Département Hauts-Plateaux
Maire TEGUIA KAMDEM Isidore
Démographie
Population 19 680 hab.[1] (2005)
Densité 240 hab./km2
Géographie
Coordonnées 5° 20′ 04″ nord, 10° 22′ 08″ est
Altitude 1 700 m
Superficie 8 200 ha = 82 km2
Localisation

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Baham est une commune du Cameroun située dans la région de l'Ouest et le département des Hauts-Plateaux, en pays Bamiléké.

Histoire[modifier | modifier le code]

En février 1957, les autorités coloniales destituent formellement le chef traditionnel Pierre Kamdem Ninyim, incarcéré depuis trois mois pour ses sympathies pour le parti nationaliste UPC. Sa destitution contribue à décider une partie des conservateurs, attachés au respect des traditions, à s'unir aux nationalistes dans la contestation de l'ordre colonial. « L'affaire Baham » est ainsi parfois considéré comme l'élément déclencheur du soulèvement de la région bamiléké[2].

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Pa Hom (venant de l’expression Pa Hom meu dye qui signifie : les gens qui enfermèrent un homme dans une case sans porte) est le chef-lieu du département des Hauts-Plateaux, dans la région de l'Ouest du Cameroun, La langue parlée est le ghomà hom, variante du ghomálá' qui appartient à la famille des langues bamiléké. Baham est aussi une chefferie traditionnelle Bamiléké, située à 250 km de Douala et 20 km de Bafoussam. le nom du département peut se justifier par sa haute altitude par rapport au niveau de la mer (1 700 m). Les villages voisins sont : Pète-Bandjoun, Bayangam, Bahouan, Bamendjou, Bapa, Batié, Bandenkop, Bangou, Bangam…

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type subéquatorial de mousson caractérisé par des températures qui oscillent entre 15 °C et 28 °C.

Organisation[modifier | modifier le code]

Outre la ville de Baham et ses quartiers, la commune comprend les villages suivants[1] :

Démographie[modifier | modifier le code]

Le recensement de la population de 1987 attribue à Baham 18 440 habitants.

Lors du recensement de 2005, la commune comptait 19 680 habitants[1], dont 3 627 pour Baham Ville.

Économie[modifier | modifier le code]

Les principales activités sont :

  • la culture de rente, principalement des produits vivriers (mais, haricot, patate, pomme de terre, igname douce, tarot, arachide) ;
  • l’élevage qui prend de l’essor avec l'apparition d'installations modernes d’élevage de volaille et de porc ;
  • puis l'artisanat, Baham étant en effet un haut lieu de production d'objets d'art (objets perlés et en bambou).

Chefferie[modifier | modifier le code]

Chefs Baham[modifier | modifier le code]

19 dynasties[3]

  • Fô Guegouche
  • Fô Kamgno
  • Fô Tamdja
  • Fô Kouokam
  • Fô Kammogne
  • Fô Mboussu
  • Fô Tentsedo’o
  • Fô Kent Sedoua, surnommé Le Guerrier
  • Fô Taguiatseu
  • Fô Kamdem I
  • Fô Kouokam II
  • Fô Kamdem II
  • Fô Pouokam I 11e roi de la Dynastie son règne coïncide avec l'entrée Allemande en royaume Bamiléké
  • Fô Kamwa Marx : Il décède en 1954
  • Fô Kamdem III : Accède au trône en 1954 mais est très vite remplacé par Teguia. Fusillé en 1964
  • Fô Teguia : Accède au trône en 1956 et décède en 1996
  • Fô Pouokam II : roi de Baham depuis 1986

Curiosités[modifier | modifier le code]

Entrée d'une concession à Baham

Personnalités liées au village[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Notué et Bianca Triaca, Baham : arts, mémoire et pouvoir dans le royaume de Baham (Cameroun) (catalogue du Musée de Baham), 5 Continents, Milan, 2005, 260 p. (ISBN 978-8874392025)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Troisième recensement général de la population et de l'habitat (3e RGPH, 2005), Bureau central des recensements et des études de population du Cameroun (BUCREP), 2010.
  2. Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsita, KAMERUN !, La Découverte,
  3. Rois et royaumes bamileke, Les Éditions du Schabel (ISBN 9956-637-009), p. 115.
  4. Les grottes du Cameroun, [1]