Bayangam

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Bayangam
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Ouest
Département Koung-Khi
Démographie
Population 13 397 hab.[1] (2005)
Densité 273 hab./km2
Géographie
Coordonnées 5° 18′ N 10° 27′ E / 5.3, 10.455° 18′ Nord 10° 27′ Est / 5.3, 10.45
Altitude 1 500 m
Superficie 4 900 ha = 49 km2
Localisation

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Bayangam

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Bayangam

Bayangam (Pa' Yogam en langue locale, signifie « ceux qui ont vu les sauterelles ») est une commune du Cameroun située dans la région de l'Ouest et le département du Koung-Khi, en pays Bamiléké, à 291 km de Douala, 288 km de Yaoundé et 25 km de Bafoussam, . C'est également un arrondissement.

Organisation[modifier | modifier le code]

L'arrondissement de Bayangam est composé de trois villages : Bayangam, Batoufam et Badrefam. Le village Bayangam est constitué de neuf quartiers : Tchala, Touegouobem, Mbeng, Kassap, Nké, Ndjeugoue, Dja'a Tochoue, Touegouo et Kouoghem. Les villages voisins sont : Bandjoun au nord, Baham à l'ouest, Batoufam à l'est et Bangou et Bangoua au sud. Ses habitants, les Bayangams, parlent un langage portan le même nom.

Population[modifier | modifier le code]

Lors du recensement de 2005, la commune comptait 13 397 habitants[1], dont 1 201 pour Bayangam Ville.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Bayangam font partie des peuples Bamilékés qui sont issus de plusieurs migrations en provenance du nord et dont l'origine pourrait remonter à l'Égypte Ancienne. Payo' gam signifie "ceux qui ont vu les sauterelles". Les premiers habitants de ce village auraient subi une invasion dévastatrice de ces insectes, épisode après lequel l'appellation antérieure, Gaintse, est remplacée par celle connue aujourd'hui : Bayangam.

Bayangam est fondé aux environs du XVIe siècle par Fohom Tchueng, venu de Baham avec huit notables. La première chefferie sera installée dans le quartier Tchala et déplacée plus tard à Hiala sous le règne de Kom Mata, 8e Chef de la dynastie. En 2001, le village intronisera son 13e chef.

Liste des chefs Bayangam[modifier | modifier le code]

  1. Feu Fohom Tchueng (début XVIe siècle)
  2. Feu Teintsedo'o
  3. Feu TCHUENDJO
  4. Feu DJOUM
  5. Feu Tchagne I
  6. Feu Tchagne II
  7. Feu Tchagne III
  8. Feu Kom Mata
  9. Feu Tchuente
  10. Feu Kom Maleu (1884 - 1913)
  11. Feu Kom Waindja (1913 - 1964)
  12. Feu Pouokam Christophe (1964 - 2001)
  13. Pouokam II Georges Désiré (2001 - )

Société[modifier | modifier le code]

La société Bayangam est hiérarchisée, c'est une chefferie traditionnelle.

Chefferie Bayangam[modifier | modifier le code]

Le 5 avril 2001, Pouokam II Georges Désiré est intronisé et devient le 13e chef Bayangam. Il est assisté dans ses fonctions de chef de village par son Kuipou (adjoint) Bakam Gerome. Titulaire d'une licence en économie internationale de l'Université de Yaoundé II, Pouokam II Georges Désiré devra abandonner son travail d'informaticien à l'université de Dschang pour assumer ses nouvelles responsabilités. Il est assisté par un conseil de MKam Veuh, héritiers des fondateurs de la chefferie ayant rang de notable. Le titre de Wabo est la plus haute distinction que le chef Bayangam peut décerner à un notable.

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Bayangam regroupe 3 villages : Bandrefam, Batoufam et Bayangam. André Sohaing, membre du parti au pouvoir, le RDPC est devenu maire entre 1997, réélu à deux reprises en 2002 et en 2007, et le resta jusqu'à décès en 2015. Le village accueille également le siège d'une sous-préfecture.

Économie[modifier | modifier le code]

Comme dans beaucoup de village de l'ouest Cameroun, le jour du marché se tient de façon hebdomadaire. Le calendrier local comportant 8 jours par semaine, le marché aura lieu successivement les différents jours de la semaine classique. Les autres jours, il est possible de s'approvisionner dans des boutiques ou au petit marché qui a pris naissance autour du poste de péage routier situé dans le village, ou encore dans les villages voisins.

L'agriculture locale est, en grande partie, de subsistance. La pomme de terre est l'une des cultures principales. Le Tchou qui est un mélange de pommes pilés et de haricot frit dans de l'huile de palme est le plat traditionnel. Les cultures de rentes, notamment le café, arabica et robusta, ont été progressivement délaissées, à la suite de l'exode rural.

Bayangam possède aussi un attrait touristique, dû en partie à son relief accidenté. Le mont Kaa'la, la chefferie Bayangam ou la source Chie Mkaing Dok (chie désigne l'eau en langue locale) sont quelques exemples.

Personnalités nées à Bayangam[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Troisième recensement général de la population et de l'habitat (3e RGPH, 2005), Bureau central des recensements et des études de population du Cameroun (BUCREP), 2010.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Chimba Kom, La chefferie de Bayangam, de l'origine à nos jours, Centre d'édition et de production pour l'enseignement et la recherche, Yaoundé, 1986, 176 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]