Ayguesvives

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Ayguesvives
Ayguesvives
La mairie.
Blason de Ayguesvives
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Escalquens
Intercommunalité Sicoval
Maire
Mandat
Jacques Oberti
2014-2020
Code postal 31450
Code commune 31004
Démographie
Gentilé Ayguesvivois
Population
municipale
2 641 hab. (2016 en augmentation de 8,86 % par rapport à 2011)
Densité 201 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 18″ nord, 1° 35′ 52″ est
Altitude Min. 156 m
Max. 271 m
Superficie 13,11 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ayguesvives31.fr

Ayguesvives (Aigas Vivas en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Ayguesvivois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune de l'aire urbaine de Toulouse est située dans le Lauragais, à 23 km au sud-est de Toulouse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Ayguesvives est limitrophe de cinq autres communes.

Carte de la commune de Ayguesvives et de ses proches communes.
Communes limitrophes d’Ayguesvives[1]
Montgiscard Baziège
Ayguesvives[1] Montesquieu-Lauragais
Saint-Léon Nailloux

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le canal du Midi et le ruisseau de l'Amadou un affluent de l'Hers-Mort.

Géologie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune de est de 1 311 hectares ; son altitude varie de 156 à 271 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Par la route : D 813 ancienne route nationale 113 ou l'A61 (sorties nos 19.1).

Par le train : en gare de Baziège par TER Midi-Pyrénées sur la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville.

Plusieurs lignes du réseau Arc-en-Ciel permettent de relier la commune à Toulouse et aux villes voisines :

Par l'avion : l'aéroport Toulouse-Blagnac.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’écriture la plus ancienne connue est issue de l’occitan « Aygasvivas » (compoix de 1489) qui signifie « eaux courantes » (cf. Alibert, Étude des parlers languedociens). Les habitants de la commune sont appelés les Ayguesvivois et Ayguesvivoises.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’église[modifier | modifier le code]

L’église d’Ayguesvives, gothique-renaissance, construite en briques foraines en 1500, est dédiée à Saint Saturnin. Les travaux sont achevés en 1520. L’une des cloches est datée de 1521. En 1572, les huguenots pillent et détruisent l’église, il ne reste que les murs. Elle sera restaurée, le bénitier actuel date de 1612. Des chapelles latérales abritent les membres de quelques familles locales : Les de Martin d’Ayguesvives, de Saint-Félix, Gabalda et Courrech-Pagès. Les fresques sur le thème « la vie de Saint Sernin martyrisé à Toulouse vers 250 » sont peintes en 1896 par Gabriel Béringuier (1842-1913). L’ancien cimetière était situé contre l’église, côté Est. Il a été par la suite déplacé en haut de la colline, côté Ouest.

Les Prieurs d’Ayguesvives[modifier | modifier le code]

À sa création, la paroisse d’Ayguesvives fonctionne sous l’administration ecclésiale de Montgiscard. Des noms apparaissent dans quelques rares documents historiques : En 1514, Pierre Palharet est « prieur d'Ayguesvives », il devient chanoine en 1536. Le prieur suivant est Antoine de Bon. En 1545, le « prieur de Venerque » possède des biens au village dont une maison, il est suivi par le « prieur d’Auragne », puis le « prieur de Trevigne ». Après 1572, Monsieur Durand, chanoine de Saint-Étienne, s’installe à son tour. Le premier registre paroissial date de 1622[3], c’est le prêtre-vicaire Dugay qui enregistre les actes d’état civil.

Les anciennes églises d’Ayguesvives[modifier | modifier le code]

Un testament datant de 1383 parle de deux églises à Ayguesvives : Le seigneur Bernard de Roqueville fait un don aux paroisses de Saint-Jean-de-Casalas et Saint-Barthélémy d’Ayguesvives : - Saint-Barthélémy semble être l’ancienne église du village. L’actuelle a peut-être été bâtie sur les vestiges de l’ancienne. - La chapelle de Saint-Jean-de-Cazalas dépendait de la paroisse de Montgiscard et se situait à proximité de Jean Set Bas. L’abbé H. Duffaut (cf. « Roqueville » Monographie) en signale l’existence dès le XIVe siècle. En 1629, son cimetière est encore attesté[4], il est utilisé lors de la grande épidémie de peste. On y enterre le petit Anthoine Roques, 9 ans, décédé du « mal contagieux ». En 1596, le compte rendu d’une visite pastorale la cite comme une petite chapelle annexe : « Le recteur fermier a une annexe Saint-Jean de Casala, là où il y a 60 à 80 personnes de communion / et depuis qu’il est recteur, la rente n’est pas fixée. Le cardinal de Joyeuse s’arrente 6 ou 8 escuts. Et s’il le veut, voyant la peine du recteur et pour lui permettre de vivre, joindra ladite rente dudit Saint-Jean de Casala »[5]. On ne sait pas à quel moment la chapelle est détruite. Un lieu-dit « Saint-Jean de Casalas » persiste jusqu'en 1743, puis disparaît sur le cadastre napoléonien de 1808.

Les châteaux[modifier | modifier le code]

Pas moins de quatre édifices remarquables à Ayguesvives, habités par les seigneurs et autres personnalités qui ont marqué l’histoire du village :

Le château d’Ayguesvives[modifier | modifier le code]

Le château d’Ayguesvives, devenu mairie en 2003, est l’ancienne demeure de la famille de Martin d’Ayguesvives. Sa construction débute en 1720 pour s’achever en 1740. Les armoiries des propriétaires sont visibles au plafond de la chapelle qui leur est dédiée à l’intérieur de l’église (côté sud). Cette dernière, située à seulement quelques mètres du château, avait une entrée privée donnant directement dans la chapelle, que les de Martin d’Ayguesvives utilisaient pour assister au culte sans se mêler à la foule des fidèles.

Le château de Saint-Félix[modifier | modifier le code]

Probablement construit au XVIIe siècle, le château de la famille des de Saint-Félix est aussi nommé par les anciens du village « le pavillon de chasse ». L’architecture se distingue par son raffinement, très différente de celle des autres édifices d’Ayguesvives, avec un toit d’ardoises unique dans la commune et deux élégantes tourelles en façade. Le domaine apparaît dans le cadastre d'Ayguesvives de 1743, au 9e moulon appelé « Au faubourg dauta A Casal et au château de Monsieur de Saint-Félix ». Il est précisé « Monsieur de St-Felix conseigneur tient au faubourg d’auta Ayguesvives un château avec ces offices écurie bassecour pigeoniés jardin et verger font tout 2 arpents 0 pugnère 0 boisseau 2/3 ».

La maison des Gabalda[modifier | modifier le code]

Ce joyau d’architecture typiquement lauragaise du XVIIe siècle, en briques foraines, est implanté dans un parc de deux hectares. L’édifice actuel présente deux façades différentes, alors qu’à l’origine il ne formait qu’un seul corps de bâtiment. Cette maison de maître appartient au XVIIIe siècle à Monsieur Gabalda. Le cadastre de 1743 décrit ses biens en ces termes : « Monsieur Gabalda bourgois tient au faubourg d’orient une maison à haut étage contenant 5 perches ½ ». Ils possèdent également de nombreuses parcelles (terres, vignes, bois, prés) et cinq autres maisons dans le Fort de la ville, au faubourg de septentrion, de cers le Fort, deux au campmas de Phelip, plus quatre 4 métairies (a Capestroupat, als Calbels, a Fiteria sive a las Graves, a Casaniolis). Les Gabalda sont issus d’une très ancienne famille de propriétaires, notables, avocats, militaires, … avec notamment une filiation avec la lignée des Esquirol et des de Campferran. Des extensions sont réalisées à l’arrière de l’édifice au XVIIIe siècle. La vigne était encore cultivée sur le domaine dans le courant du XXe siècle. Des chais situés côté Ouest du parc, le long du chemin de la Tuilerie, abritaient les fûts. Les maisons actuelles, rue du Fort, constituaient à l’origine les dépendances et écuries.

Le château des Bastards[modifier | modifier le code]

Les premières traces écrites concernant Les Bastards remontent à 1160 lorsque Roger Bernard fait don du domaine des Bastards aux religieux de l’ordre de Cîteaux (prieuré au Sud de Mazères). L’abbé H. Duffaut parle des frontières du fief des Roqueville (Montgiscard) en ces termes « Du côté opposé, vers le sud, le fief de Roqueville avoisinait les dépendances du château des Bastards, dont le domaine, en 1290, confrontait à l'honneur des chevaliers de Roqueville ».

Vient ensuite un acte d'échange de la terre et du château des Bastards, consenti en 1292 par Philippe le Bel aux frères Bernard et Normand de Villèle. Cet acte est publié en 1898 par M. Douais dans Les Annales du Midi. Le compoix d’Ayguesvives de 1489 ne mentionne pas le domaine des Bastards, ce qui confirme qu’il ne faisait pas partie au fief du seigneur Ramon de Pechbusca à cette époque. D’après Jean Ramière de Fortanier dans son ouvrage Les droits seigneuriaux dans la sénéchaussée et comté de Lauragais[6], il y avait à Montesquieu deux terroirs nobles, celui de Bigot et celui des Bastards. Ce dernier formant une juridiction séparée appartenant au Roi. La directe appartenait à l’abbaye de Boulbonne qui la vendit dans la 2e moitié du XVIe siècle à Durand d’Avessens. Le 10 août 1604, noble Odet d’Avessens, sieur d’Aumont, la vend à Durand Gautier dont la fille épouse un de Blandinières.

Le dénombrement d’Ayguesvives de 1545 nous apprend que : « Nobles Sicard et Arnauld de Garaud frères, de Montesquieu, tiennent une borde sise en la juridiction d'Ayguesvives au lieu appelé al campmas d’en Marques aux appartenances des Bastards, en indivis avec le collège de Pampelune de Tholosa ».

En 1710, Ayguesvives se défait de la tutelle administrative et financière de Montgiscard, le domaine des Bastards fait partie du consulat d’Ayguesvives. De 1710 à 1720, trois Consuls sont nommés : 2 pour Ayguesvives et 1 pour Les Bastards, ce dernier disparaît en 1729. Deux Consuls président jusqu’en 1789 à l’administration du consulat « d’Ayguesvives les Bastards réunis ».

Le cadastre d’Ayguesvives de 1743 mentionne « Noble Accurse de Blandinières tient as Bastards un château avec ses offices, chapelle, écurie, basses-cours, pigeonnier, parterre, jardin, verger et vigne, le tout entouré d’une haie font 6 arpents ».

Le domaine des Bastards est un lieu isolé qui a nécessité la construction d’un édifice religieux à proximité. L’église de Saint-Pierre-des-Bastards a donc été érigée, avec son cimetière attenant. Elle sera complètement rasée en décembre 1760.

Le Fort[modifier | modifier le code]

Le Fort d’Ayguesvives

On trouve la première trace écrite du Fort d’Ayguesvives dans le compoix de 1489 : « Arnaut Ortiguie a ung hostal dedins lo fort de Aygasvivas » qui abrite 23 maisons et 1 pigeonnier.

Liste des propriétaires de maisons en 1489 à l’intérieur du Fort : Arnaut Ortiguié, Guilhem Ortiguié, Bernat Ortiguié, Frances Pergua, Georgi Balada, Bernat Agamos et Monsieur Guilhem Perga, Jehan de Malagoda, Arnaut Loth, Ramon Squirolh, Vidal Bardet, Ramon Del Fieu, Jacmes et Johan Alboy, Peyre del Bosc, Manant Aganos, Berdot Jany, Bertrand Casterinhié, Johan Del Sol, Arnaut Guilhem Vidal, Guinot Ramié, Nicholau de Labadia, Monsieur Ramon de Pechbusca seigneur de Maurelmont (maison et pigeonnier).

En 1489, les faubourgs sont composés de 9 maisons, 16 bordes, 3 moulins pasteliers, de nombreux jardins (hort). Au total, 49 habitations dans la commune à cette époque.

Le Fort d’Ayguesvives en 1743

Le cadastre de 1743 nous livre également des informations sur le Fort d’Ayguesvives dont un dessin. Celui-ci est presque entièrement effacé, seul « Grand Passage » est annoté à l’intérieur de l’enceinte. On dénombre en tout 58 habitations (maisons et bordes) au village dont 5 maisons dans le Fort. Monsieur de Martin seigneur tient dans le Fort d’Ayguesvives 3 châteaux avec offices, basses-cours, écuries, greniers et chais. Monsieur de Gillède tient maisons ou patus.

Origine du village[modifier | modifier le code]

Néolithique[modifier | modifier le code]

La découverte à En Turet de 3 haches polies du Néolithique, montre une fréquentation très ancienne du lieu. En Turet se situe sur un petit plateau à l’Est de la commune, le long de la Route de Saint-Léon.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Également, quelques vestiges gallo-romains : Des tuiles à rebords (taegule) au sommet de la colline de Montalbiau, peut-être y avait-il un poste de surveillance, ce lieu est un point culminant. La tête d'Athéna en marbre blanc, trouvée en 1964 dans un jardin non loin de la place de l’église. Elle provient vraisemblablement d’un lieu de culte.

Village seigneurial[modifier | modifier le code]

Si l’abbaye de Boulbonne (Ordre de Citeaux) établie au XIIe siècle au sud de Mazères a joué un rôle essentiel au développement de la région, Montgiscard et Ayguesvives n’ont pas été sous sa tutelle. Des familles de seigneurs plus anciennes administrent ces deux villages.

La paroisse d’Ayguesvives appartenait, en 1279, à moitié au roi de France, à moitié à l'évêque de Toulouse. Avant cette date, Ayguesvives faisait partie des terres du fief des de Gavarret puis des Roqueville. Ces derniers sont connus pour leur implication active dans le catharisme. L’Église s’emploiera plus tard à récupérer les biens des faydits, ce qui expliquerait la tutelle ecclésiale d’Ayguesvives au XIIIe siècle.

Les seigneurs et consuls[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, Pierre-Roger de Gavarret, vicomte de Gabardan, possède de nombreuses terres dans le Lauragais qu’il lègue à son second fils, Arnaud-Roger de Gavarret.

À la fin du XIe siècle, Arnaud-Roger de Gavarret, seigneur de Montgiscard, Saint-Léon, Caussidières, Rouaix, etc., hérite des terres de son père et s’y établit vers la fin du XIe siècle. Il bâtit un château fort sur la rive droite de l’Ariège auquel il donne le nom de Gavarret. Les nombreux enfants d’Arnaud-Roger de Gavarret ont gardé la plupart des terres de la seigneurie jusqu’à la Révolution.

1210-1271, Guillaume de Gavarret, chevalier, seigneur de Saint-Léon, Caussidières, Montgiscard, Roqueville, Montesquieu en partie, etc., est né vers l’an 1210. Il descend au 4e degré d’Arnaud-Roger de Gavarret. En 1271, il prête serment de fidélité au roi, Philippe le Hardi, lors de la prise de possession du comté de Toulouse par ce dernier. Guillaume décède juste après. Ses enfants : Pierre de Gavarret et Sicard de Gavarret. Ce dernier part en Terre-Sainte vers 1280, il est nommé chevalier de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem.

En 1240, naissance de Pierre de Gavarret, fils aîné de Guillaume, qui sera chevalier, seigneur de Saint-Léon, Caussidières, Montgiscard, etc.

En 1279, Le Roi, Philippe III le Hardi, souhaitant récupérer la seigneurie directe et la haute et basse justice sur une partie du temporel de l'évêque de Toulouse, un accord appelé la Philippine est établi entre eux. Cet acte passé à l'hôpital de Corbeil le 9/09/1279[7] permet à l'évêque, entre autres concessions, de garder de plein droit et à perpétuité la moitié de la ville d'Ayguesvives et l’albergue associée (10 sols toulousains), l’autre moitié revenant au Roi. L'évêque renonce à recevoir du roi l'hommage des châteaux de Fanjeaux et de Montgiscard. Le fief et la chapelle de Roqueville sont rattachés à cette fraction du temporel de l'évêque qui s'appellera la « Baronnie de Montbrun ». Une albergue lui est accordée, elle consiste dans le droit d'être nourris pendant un jour, lui et sa suite, lorsque l’évêque passe à Montgiscard.

En 1383, Bernard-Raymond de Roqueville, chevalier, seigneur, laisse un testament : Il donne 12 deniers à l'église Saint-Jean-de-Casalas et à celle de Saint-Barthélémy d'Ayguesvives.

En 1489, Monsieur Ramon de Pechbusca est seigneur de Maurelmont. Ayguesvives fait partie de son fief. Il est écrit dans le compoix d’Ayguesvives de 1489 : « Monsieur Ramon de Pechbusca seigneur de Maurelmont a une maison dans le fort d’Ayguesvives et un pigeonnier ». Il fait partie des plus gros propriétaires terriens de l’époque. Son fils, Jean de Puybusque, épouse le 11 avril 1489, Béatrix de Morlhon, fille d’Antoine de Morlhon, seigneur de Sanvensa, etc. et de Jeanne de Vernhes.

Au XVe siècle, Gabriel de Gavarret (~1460-1504) est seigneur de Vieillevigne, Gardouch en partie, Montgiscard, Roqueville, etc. Il épouse Margueritte de Varagne en 1488, fille de Bertrand de Varagne de Gardouch, seigneur de Roqueville, etc., et de Jeanne d’Arnave (armes : d’or à la croix de sable). Gabriel vend ses terres en 1497, ainsi que celles d’Ayguesvives et Donneville, à Jean de Garaud. Il décède en 1504. Trois fils : Bernard (0000-1546) célibataire qui transmet ses biens à Arnaud-Guillaume de Gavarret, son neveu, seigneur de Saint-Léon. Jean, prêtre, prieur de Nérac près de Lombez, qui lègue ses biens à Jean de Gavarret de Quint, chanoine de Saint-Sernin. François (0000-1563), célibataire, qui vend ses biens féodaux de Baziège à Jean de Garaud.

En 1497, Jean de Garaud achète de nombreuses terres aux de Gavarret, celles de Vieillevigne, Gardouch, Montgiscard, Roqueville, Ayguesvives et Donneville. Un peu après, des biens féodaux à Baziège. Les de Garaud Montesquieu conservent la seigneurie jusqu’au XVIIIe siècle.

En 1545, le dénombrement d’Ayguesvives fait état des possessions des nobles Sicard et Arnauld de Garaud, frères (habitant de Montesquieu) : Une borde et une « maison moulin pastelier » sises au campmas d’en Marques aux appartenances des Bastards + plus de 80 arpents de terres. Les seigneurs de Garaud font oblier au fief des seigneurs François de Saint-Félix et Antoinette de Puybusque mariés.

François de Garaud, seigneur de Montesquieu, épouse Anne de Bernin, fille de Jean de Bernin. Jean de Bernin, fixé à Montgiscard, est commerçant en pastel. Il remplit la charge de procureur de François de Garaud pour l'administration de ses domaines et passe divers baux à ferme, dont celui de la métairie de Mondet en 1583. François de Garaud achète à Jean Octavien de Garaud, seigneur de Prat.

Les de Garaud Montesquieu dénombre au XVIe siècle pour le fief d’Escosse sis à Ayguesvives (23 arpents de terre, sous la censive de 5 setiers blé, mesure à carton).

En 1505, trois consuls représentent Montgiscard : Noble Barthélémy Azémar, Pierre Gotz, Pierre Trébons. Un autre est aussi nommé pour Ayguesvives : Guillaume Ortiguier.

En 1545, François de Saint-Félix et Anthoinette de Pechbusque, mariés, sont seigneurs d’Ayguesvives. C’est Anthoinette, fille de Jean de Puybusque et petite-fille de Ramon de Puybusca, qui amène la seigneurie d’Ayguesvives en dot à François de Saint-Félix, seigneur de Clapiers, Montpezat, Aussergues. En 1513 à Toulouse, Antoinette épouse en premières noces le seigneur de Lautrec qui fut tué en Italie en 1518. Elle se remarie le 9 juin 1524 à François de Saint-Félix. Comme pour Mauremont et les Varennes, les biens des de Puybusque appartiennent toujours à leur descendance féminine. En 1545, la seigneurie comprend au total des terres à : Les Varenes, Les Pechs, Maurelmont, Gardouch, Montgaillard, Villenouvelle, Peyrens, Villefranche, Saint-Rome, Esquilles, Baziege, La Bastide, Vielhe-Vigne, Montesquieu, Ayguesvives et Montgiscard.

En 1608, Montgiscard dresse un nouveau compoix. La métairie de la Bordière, appartient à Claude de Saint-Félix, à son fils Harde de Saint-Félix seigneur des Varennes, et à un frère de Claude de Saint-Félix seigneur d'Ayguesvives.

En 1618, la directe de la seigneurie d’Ayguesvives est démembrée de celle des de Puybusque par mariage de Bernard d’Imbert en 1618 avec Marie de Bonnefoy, fille de Pierre d’Imbert et Guillemette veuve et héritière de Puybusque.

En 1645, Dame Marie de Saint-Félix (fille de Germain de Saint-Félix, seigneur des Varennes et de Catherine de Poulastron la Hillère) reçoit la métairie d'en Goudes, pour sa part héréditaire, de noble Claude de Saint-Félix Sieur d'Ayguesvives, son frère, par acte passé le 10 janvier 1645 dans le château de Mauremont, devant Arnaud Gérin, notaire de Baziège.

Au XVIIe siècle, Le Sieur d'Ayguesvives épouse Gertrude de Richebois. Ils ont deux fils : Germain François de Saint-Félix et Scipio-Joseph de Saint-Félix qui se rend en Lorraine en 1681.

Au XVIIe siècle, la seigneurie d'Ayguesvives appartient à Th. Aufrery, capitoul en 1665 et 1683.

Le 21 juin 1693, la Dame de la Plagnole veuve de noble de Saint-Félix, tutrice et administratrice des biens de ses enfants, fait cession à noble Imbert Seigneur direct d'Ayguesvives, de certaines directes de la métairie d’en Goudes pour le dédommager de celles qu'il réclamait aux chapelains.

Aux XVIIe et XVIIe siècles, les d’Aldéguier sont coseigneurs d’Ayguesvives. Ils dénombrent le 8 juillet 1778 : Ils possèdent la directe sur 32 arpents de terre (censive de 13 setiers, 2 pugnères, 3 boisseaux blé, 4 paires poules, 3 setiers avoine).

Vers 1705, les de Gilède acquièrent quelques directes des de Saint-Félix et des de Martin d’Ayguesvives.

En 1706, noble François d'Imbert, Sieur d'Ayguesvives, cède ses biens à Jacques de Martin (~1675-1745) qui devient coseigneur direct. Jacques de Martin d’Ayguesvives, époux de Marie-Jeanne de Constans, sera capitoul en 1717. En 1719, il rembourse à la chapelle la somme 4500 livres prêtée.

L’ancêtre le plus ancien connu de la famille de Martin d’Ayguesvives est N. de Martin (~1565-0000), un bourgeois de Gaillac dont les deux fils, Antoine de Martin l’aîné (~1590-0000) et Antoine de Martin dit « le jeune » (~1592-0000), s’installent à Toulouse, rue du Bourguet et rue de Sainte-Ursule (commerce de textile). Antoine de Martin, le cadet, est le fondateur de la lignée des seigneurs d’Ayguesvives. Marié à Bertrande de Cantner, il aura douze enfants dont Jacques de Martin (~1620-0000) qui épouse Jeanne de Rahou, d’où trois fils. L’un d’eux, Jean de Martin (~1645-0000) marié à N. de Régnier, donne naissance à sept enfants. Parmi eux, Jacques de Martin (~1675-1745), marié à Marie-Jeanne de Constans en 1700, écuyer, capitoul de Toulouse (avant 1723), fera l’acquisition en 1706 de la seigneurie d’Ayguesvives. Un seul enfant est issu de ce mariage, Jean-Jacques de Martin d’Ayguesvives (1711-1741) qui épouse le 28 novembre 1738 Marie de Serres, il sera conseiller au Parlement de Toulouse, il décède à l’âge de 30 ans. Un fils est issu de ce mariage, Jean-Jacques-Marie-Joseph de Martin d’Ayguesvives (1738-1794) qui hérite de la seigneurie d’Ayguesvives, il épouse Marie-Hélène de Polastre le 16 janvier 1763, il sera Président au Parlement. Les deux époux sont emprisonnés à Paris, puis guillotinés en 1794. Ils laissent 7 enfants.

Paul de Martin d’Ayguesvives Malaret (1820-1886) est l’arrière-arrière petit-fils de Jean Jacques de Martin d’Ayguesvives (1738-1794). Il épouse Nathalie de Ségur (1827-1910) à Paris en 1846, la fille de la célèbre Comtesse de Ségur (1799-1874). Le couple donnera naissance à Camille et Madeleine, dont la Comtesse s’inspira pour écrire les « Petites filles modèles ».

En 1723, les consuls d’Ayguesvives sont Géraud Bezac et Jean Blanc.

Le 27 novembre 1723, d’après le Registre des délibérations du conseil municipal d’Ayguesvives, le comte de Belle-Isle, Charles Louis Auguste Fouquet, vend pour 40 000 livres les terres de Montgiscard, siège d’une importante châtellerie, à deux anciens capitouls : noble Jacques de Martin (~1675-1745), seigneur direct du lieu d’Ayguesvives, et Jean Raymond de Campunaut. Auparavant, Montgiscard appartenait à Louis XV qu’il cède au Comte de Belle-Isle en échange de la baronnie de Beaucaire par lettre patente de juin 1719. Ils achètent aussi la 6e partie de la seigneurie de Deyme pour 5 000 livres. Les Campunaut conservèrent leur part. Le président d’Ayguesvives la revend au président de Senaux, seigneur de La Bécède et baron de Montbrun, par achat de l’archevêché.

En 1743, le cadastre d’Ayguesvives précise que « Monsieur de Martin Seigneur tient dans le Fort d’Ayguesvives 3 châteaux, …, une maison servant de chais, … » et « Au faubourg d’auta, al Casal et au château de Monsieur de Saint-Félix, …, conseigneur ».

En 1744, les Gavalda achète le fief d’Escosse (Ayguesvives), dénombré dès le XVIe siècle, à Jean Hector de Garaud, comte de Prat.

En 1745, après le décès de son grand-père Jacques, Jean-Jacques-Marie-Joseph de Martin d’Ayguesvives (1738-1794), Président au Parlement de Toulouse, époux de Marie-Hélène de Polastre, devient Seigneur d’Ayguesvives et autres lieux. Le couple possède également un hôtel particulier 16 rue Mage à Toulouse.

En 1765, les de Gilède vendent quelques directes aux Gabalda, précédemment acquises (vers 1705) auprès des de Saint-Félix et de Martin d’Ayguesvives.

Le 31 mai 1770, les Gabalda, bourgeois d’Ayguesvives, dénombrent plusieurs fiefs acquis des de Gilède, de Garaud, de Martin d’Ayguesvives et des Brailly, pour une petite directe dépendant de Baziège.

En 1771, les Delpy possèdent une directe de 25 setiers blé, 1 setier avoine, 22 gélines et 12 livres, et d’autres à Ayguesvives, Baziège, Belbèze, Donneville, Montlaur et Pouze.

En 1785, les Delpy, bourgeois anoblis par le capitoulat, sont acquéreurs des de Garaud pour une petite portion de directe rapportant 3 setiers blé, quelques deniers et quelques poules.

En 1810, Félix de Martin d’Ayguesvives (1769/1836) est devenu Procureur impérial à la cour de Toulouse, il épouse Pauline de Cambon d’où 2 enfants.

En 1817, Marie-Alphonse de Martin d’Ayguesvives (1796/1831), est devenu Procureur général à la Cour d’Appel de Toulouse, et épouse à Tle Camille de Malaret d'où 6 enfants.

En 1818, Emma de Martin d’Ayguesvives (1801/1855) épouse Jean-Théodore de Candie de Saint-Simon, baron du Château de Candie à Saint-Simon, Secrétaire général des Finances du Roi à Toulouse, d’où 4 enfants.

En 1847, Paul de Martin d’Ayguesvives de Malaret (1820/1886) est devenu Baron de Malaret, secrétaire d’ambassade à Londres, ministre plénipotentiaire à Florence, marié à la fille de la comtesse de Ségur, son épouse Nathalie de Ségur d’où 4 enfants, mère des Petites Filles modèles est Dame d’honneur de l’Impératrice Eugénie, et figure sur le célèbre tableau de Winterhalter.

En 1857, Jacques-Auguste de Martin d’Ayguesvives (1829/1887) épouse Nelly Guérin de Foncin d’où 5 enfants, il est devenu Maire de Fonbeauzard, Chambellan de Napoléon III le 6/2/1854 contre la guerre Prusse en 1870, conseiller canton Montgiscard 1860, député de la Hte-Garonne de 1876 à 1881.

En 1880, Auguste de Martin d’Ayguesvives (1829/0000) Chambellan de Napoléon III (1863-1869), Député au Corps Législatif (1863-1870 puis à la Chambre des Députés (1876-1881); épouse Nelly Guérin de Foncin. A Fonbeauzard, un socle marqué M-A (Malaret-Ayguesvives) supportant la Nostra-Damette (Vierge à l’enfant du XVIème siècle) qui aurait miraculeusement échappé à l’incendie de la chapelle du château.

En 1943, Germaine de Martin d’Ayguesvives (1898/0000) est devenu Général de Division, épouse Roger de Bazelaire de Boucheron.

L’activité économique[modifier | modifier le code]

Ayguesvives semble s’être développé et enrichi avec le commerce du pastel et l’élevage ovin, comme en témoigne le dessin à la clé de voûte de l’église. Le compoix de 1489 compte 35 maisons, 32 bordes, 3 moulins pasteliers, 2 pigeonniers. Un fort construit au centre du village et un hameau nommé An Phelip.

Le dénombrement de 1545 compte 41 maisons, 27 bordes, 2 moulins pasteliers, 1 pigeonnier. François de Saint-Félix et Gilbert Michaelis sont docteurs en droits. La plupart des propriétaires sont laboureurs. Germain Marques est couturier. Aymeric Ramond, Huguot Morouel et Arnauld Arganso sont barbiers. Jacques Falco est fustier. Pierre Ortiguier, propriétaire d’un moulin pastelier, est marchand. Anthoine Tressolz, André Rocquette, Jehan et Bernard Avessens, sont marchands de Montesquieu.

De riches lignées familiales s’installent à Ayguesvives, pas moins de quatre châteaux se construire entre les XVIe et XVIIIe siècles.

Le Patrimoine[modifier | modifier le code]

La borne milliaire romaine

Adossée au mur extérieur de l’église d’Ayguesvives, la borne milliaire romaine datant du IVe siècle attire la curiosité. Elle provient de la voie romaine d’Aquitaine qui reliait Narbonne à Bordeaux et dont le tracé traverse Ayguesvives. Ce milliaire marquait un mille passum (~ 1481 m). Seulement onze bornes romaines sont parvenues jusqu’à nous, exposées dans les musées pour la plupart.

Les tuileries

En 1489, Monsieur Durant possède des murailles vieilles de pigeonniers et tuilerie et un arpent de terre tout en un tenant au lieu appelé « au Colomié » qui fut à Nicholau de Lavadia. Un lieu-dit « a la Teularia » apparaît aussi en 1489. En 1545, on trouve à nouveau un lieu-dit « a la Teularie » où Jehan Recouderc et Robert Maurel y possèdent un arpent de terre avec le « ruisseau de l'Amadou » à l'Est et le « ruisseau de Cossac et la font » au Nord. En 1743, Mansou Cantareuil tient une maison-tuilerie à « La Pradasse », Monsieur de Tournier celle de « a Bonson » (« a la coste de la Teularie »). On remarque encore aujourd’hui une résurgence formant une mare d’eau assez profonde, au pied de la colline de Montalbiau. Une tuilerie aux Bastards est tenue par Noble Accurse de Blandinières. Également une maison-tuilerie « a Fontourloure » (chemin de la Tuilerie actuel qui longe l’Amadou) appartenant aux héritiers de Pierre et Mansou Cantareuil. Un lieudit « a las Teularies » situé à la Val Priout, désigne l’emplacement de très anciennes tuileries. La tuilerie de Ticaille encore visible aujourd’hui, apparaît vers 1815. Elle se situe route de Gardouch à l’entrée du village.

Les pigeonniers

Un pigeonnier sur arcades avec la toiture à deux pans « en pied de mulet » (XVIIe – XVIIIe siècles), situé non loin du collège, n’a pas résisté à une forte tempête, il s’effondre en 2001.

Le compoix de 1489 parle de « murailles vieilles de pigeonniers et tuilerie » au lieu-dit « au Colomié », mais aussi de Monsieur Ramon de Pechbusque qui possède une maison dans le Fort d’Ayguesvives et un pigeonnier. Des terres au lieu-dit « als Colomiés » appartiennent à Guilhem Ortiguié et Vidal Bardet. En 1545, Pierre Ortiguier possède deux arpents de terre au lieu-dit « al pont de la peyra sive a camp larc » avec un colombier. Un lieu-dit « al Colomier » avec des parcelles de terre et vignes, une maison-borde appartenant à Pierre et Jehan Loscas, une autre maison-borde appartenant à Guilaume Losca. Un autre lieu-dit « a las bolvenas ou al colomier » où Domeng et Jehan Perga y possèdent une vigne. Étienne et Pierre Goudes tiennent une vigne « en Barrière ou al Colomier ». En 1743, un pigeonnier situé « as Bastards », à côté du château, appartient à Noble Accurse de Blandinières.

Le Canal du Midi

Le canal du Midi est officiellement ouvert en 1681. Son fondateur, Pierre-Paul Riquet, n’assistera pas à l’inauguration, il décède l’année d’avant. Ce chef-d’œuvre d’architecture et d’ingéniosité a été classé au Patrimoine Mondial en 1996. Par chance, le Canal du Midi passe sur la commune d’Ayguesvives. L’écluse de Ticaille est le meilleur endroit pour l’admirer et s’y promener.

Les moulins

En 1489, Arnaut Ortiguié possède deux moulins pasteliers, l’un « davant la ville », l’autre « al camp de la Vertat », ce dernier « n’est point bâti » il n’a que les murs. Ramon de Pechbusque seigneur de Mauremont tient un moulin pastelier avec une borde attenante. En 1545, on a une maison moulin pastelier « au campmas d'en Marques » appartenant aux de Garaud, seigneurs de Montesquieu. Une maison avec moulin pastelier situé « al camp de la vertat », avec le ruisseau de l'Amadou à l'Est, appartiennent à Pierre Ortiguier. Une borde « an Cante » avec un autre moulin à vent lui appartiennent également. En 1743, Monsieur de Gillède possède un moulin à vent situé « al Cammas de Phelip ». Il en reste aujourd'hui encore les vestiges. D’autres moulins seront construits à Ayguesvives : Le moulin des Graves qui disparaît au XIXe siècle (il subsiste deux meules). Le Moulin hydraulique de Ticaille datant de 1831, construit par Madame d’Ayguesvives.

Les événements marquants[modifier | modifier le code]

Voir les ouvrages de Jean Odol, historien du Lauragais, sur les thèmes suivants :

L’Ordre de Citeaux et l’abbaye de Boulbonne (1098), Le prince noir (1355), L’âge d’or du pastel (XVe siècle), Le Canal du Midi (1681), Le commerce du froment (XVIIIe siècle), L’insurrection royaliste – Les combats de Montgiscard et Montalbiau (1799), La bataille de Toulouse et l'occupation anglaise d'Ayguesvives (1814), Le procès de Carcassès (1829), Le plébiscite de 1852 à Ayguesvives, Alphonse XIII, Roi d'Espagne à Ayguesvives (début du XXe siècle), etc.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ayguesvives

Son blasonnement est : de gueules à l'agneau contourné d'argent surmonté d'une montagne d'or d'où sortent cinq jets d'eau du même, accompagné de trois molettes d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 1 500 habitants et 2 500 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de dix neuf[8],[9].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la dixième circonscription de la Haute-Garonne du Sicoval et du canton d'Escalquens (avant le redécoupage départemental de 2014, Ayguesvives faisait partie de l'ex-canton de Montgiscard).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1995 Henri Saby PS Physicien
mars 1995 2008 Alain Bertelli PS  
mars 2008 En cours Jacques Oberti PS Ingénieur
Président de la Communauté d'agglomération

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2016, la commune comptait 2 641 habitants[Note 1], en augmentation de 8,86 % par rapport à 2011 (Haute-Garonne : +6,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
630810653740762723736761774
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
756701680657619590597579548
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
527503508437435429369427496
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
5158761 2181 2611 5231 8152 1432 4262 641
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[14] 1975[14] 1982[14] 1990[14] 1999[14] 2006[15] 2009[16] 2013[17]
Rang de la commune dans le département 90 77 85 87 90 88 88 87
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

Site de production d'Airstar Aerospace

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ayguesvives fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune d'Ayguesvives par une école maternelle, une école élémentaire et le collège Jean Paul-Laurens[18].

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Les activités sportives sur Ayguesvives sont regroupés au sein de l'ASA (Association sportive d'Ayguesvives). L'ASA possède plusieurs sections : la section rugby à XIII avec le club d'Ayguesvives XIII, le tennis, le Basket-ball, le badminton, la pétanque et le football.

Club de rugby à XIII[modifier | modifier le code]

Plusieurs fois freiné au cours de son histoire, le rugby à XIII poursuit son expansion et s’installe à Ayguesvives en 1971. Sous la houlette du maire d’alors, Jean Odole, un débat est organisé entre Pierre Villepreux pour le XV et Raymond Revert pour le XIII. De cet échange est créée une section XIII dans le village. En 1990 les cadets d’Ayguesvives réalisent l’exploit de devenir champion de France fédérale, depuis lors la machines ayguesvivoise est lancée, en effet le club n’a cessé d’obtenir de bons résultats tant à l’école de rugby (champion Midi-Pyrénées pupilles 2003 et benjamins 2008, vainqueur conseil général premiers pas 2012, finaliste Midi-Pyrénées premier pas, poussins, benjamins 2015,) et en minimes-cadet (plusieurs fois demi-finalistes du championnat de France 3e division). De plus depuis 2014 le club a pu mettre en place une équipe féminine de minimes et cadettes championnes départementales UNSS et vice-championnes académiques, qui participe pour la saison 2015-2016 au premier championnat de France minimes-cadettes (13-16 ans). Une équipe senior est relancée dans le championnat de Nationale II pour la saison 2014-2015.

Saison 2015-2016 : L'école de rugby est doublement titré champion Haute-Garonne en U11 et U9. Les féminines sont vice-championnes de France en perdant face à Marseille lors de la finale qui a eu lieu à Frontignan. A noter également que les échanges entre l'entraineur UNSS et du club porte ses fruits car le collège d'Ayguesvives réalise le triplé champion Départementale/Académique/France dans la catégorie minimes filles. Le collège voit aussi la création d'une section sportive rugby à XIII pour la saison 2016-2017.a

Le club compte à l'heure actuelle plus d'une centaine de licenciés.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre du Sicoval[19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Catherine d'Ayguesvives est une descendante des ancêtres du nom d'Ayguesvives.

Audrey Zitter, première femme entraineur d'une équipe masculine sportive en France en 2013, qui en fréquenta l'école de rugby à XIII[20].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Alibert, Étude des parlers languedociens.
  • A.L. Cazals, Histoire de Montesquieu sur le Canal, 1883.
  • Jean Ramière de Fortanier, Les droits seigneuriaux dans la sénéchaussée et comté de Lauragais, 1981.
  • Abbé Hon Duffaut, Roqueville, monographie du fief et de la chapelle de ce nom, 1903.
  • Douais, Les Annales du Midi, 1898.
  • Douais, Le livre des Prévôts de Toulouse, no 50, p. 204.
  • Alphonse Brémond, Armorial général des familles nobles du pays toulousain, vol.1, 1869.
  • Lucien Aries, Les noms de lieux du Lauragais – Dictionnaire étymologique, Arbre.
  • Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie occitane, Éditions Sud-Ouest, coll. « Sud Ouest Université », , 128 p. (ISBN 978-2-87901-215-5).
  • Alibert, étude
  • P. Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, vol.1.
  • Georges Baccrabère, Les stations gallo-romaines du Lauragais.
  • Monographie de la commune d’Ayguesvives, 1885.
  • Archives du domaine de Montpellier, titres de Foix, no 4
  • Archives départementales de la Haute-Garonne, « Dénombrement de 1545 de la seigneurie de Maurelmont », réf. 1E1050.
  • Archives départementales de la Haute-Garonne, « Cadastre d’Ayguesvives de 1743 », réf. C1549.
  • Archives départementales de la Haute-Garonne, « Registre des délibérations du conseil municipal d’Ayguesvives », réf. 1 NUM AC 3018.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. (réf. ADHG 2 E IM 3393)
  4. (cf. Registre paroissial, p. 139, réf. ADHG 2 E IM 3393)
  5. (ADHG 2 Mi 806)
  6. Ramière de Fortanier, Les droits seigneuriaux dans la sénéchaussée et comté de Lauragais, 1981
  7. AD G699 et G700
  8. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  9. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031303.html.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  18. http://www.ayguesvives31.fr/fr/enfance-jeunesse-education/scolarite.html
  19. http://www.sicoval.fr/fr/mon-logement/dechets.html
  20. Nicolas, « Audrey Zitter, le rugby à XIII Féminin progresse », sur treizemondial.fr, (consulté le 6 septembre 2018)