Ayguesvives

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Ayguesvives
Ayguesvives
La mairie.
Blason de Ayguesvives
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Intercommunalité Sicoval
Maire
Mandat
Jacques Oberti
2020-2026
Code postal 31450
Code commune 31004
Démographie
Gentilé Ayguesvivois et Ayguesvivoises
Population
municipale
2 721 hab. (2020 en augmentation de 7,21 % par rapport à 2014)
Densité 208 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 18″ nord, 1° 35′ 52″ est
Altitude Min. 156 m
Max. 271 m
Superficie 13,11 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Ayguesvives
(ville isolée)
Aire d'attraction Toulouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Escalquens
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Ayguesvives
Liens
Site web ayguesvives31.fr

Ayguesvives [ɛɡviv] (Aigas Vivas en occitan) est une commune française située dans l'est du département de la Haute-Garonne en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Lauragais, l'ancien « Pays de Cocagne », lié à la fois à la culture du pastel et à l’abondance des productions, et de « grenier à blé du Languedoc ».

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le canal du Midi, l'Entournat, le ruisseau d'Amadou, le ruisseau des Mals et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Ayguesvives est une commune rurale qui compte 2 721 habitants en 2020, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle appartient à l'unité urbaine d'Ayguesvives et fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse. Ses habitants sont appelés les Ayguesvivois ou Ayguesvivoises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques : l'Hôtel de Grailhe, inscrit en 1998, et la chapelle du château de Roquelaure, inscrite en 1998.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Ayguesvives se trouve dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 22 km à vol d'oiseau de Toulouse[1], préfecture du département, et à 9 km d'Escalquens[2], bureau centralisateur du canton d'Escalquens dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Toulouse[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Baziège (2,4 km), Montgiscard (3,0 km), Belbèze-de-Lauragais (3,3 km), Montesquieu-Lauragais (3,5 km), Saint-Léon (5,0 km), Villenouvelle (5,3 km), Donneville (5,5 km), Pouze (5,7 km).

Sur le plan historique et culturel, Ayguesvives fait partie du pays toulousain, une ceinture de plaines fertiles entrecoupées de bosquets d'arbres, aux molles collines semées de fermes en briques roses, inéluctablement grignotée par l'urbanisme des banlieues[4].

Ayguesvives est limitrophe de cinq autres communes.

Carte de la commune d'Ayguesvives et de ses proches communes.
Communes limitrophes d’Ayguesvives[5]
Montgiscard Baziège
Ayguesvives[5] Montesquieu-Lauragais
Saint-Léon Nailloux

Cette commune de l'aire d'attraction de Toulouse est située dans le Lauragais, à 23 km au sud-est de Toulouse.

Géologie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 311 hectares ; son altitude varie de 156 à 271 mètres[6].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier d'Ayguesvives.

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[7]. Elle est drainée par le canal du Midi, l'Entournat, le ruisseau d'Amadou, le ruisseau des Mals, le ruisseau de Fontanelle, le ruisseau de la Fage, le ruisseau de Meric, le ruisseau de Toutens et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 20 km de longueur totale[8],[Carte 1].

Le canal du Midi, d'une longueur totale de 239,8 km, est un canal de navigation à bief de partage qui relie Toulouse à la mer Méditerranée depuis le xviie siècle. Il longe la commune sur son flanc nord-est[9].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[10]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[11].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[10]

  • Moyenne annuelle de température : 13,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 11 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 15,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 697 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[13] complétée par des études régionales[14] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Ségreville », sur la commune de Ségreville, mise en service en 1961[15] et qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau[16],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13 °C et la hauteur de précipitations de 734,5 mm pour la période 1981-2010[17]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Toulouse-Francazal », sur la commune de Cugnaux, mise en service en 1922 et à 23 km[18], la température moyenne annuelle évolue de 14,1 °C pour la période 1971-2000[19], à 14,1 °C pour 1981-2010[20], puis à 14,3 °C pour 1991-2020[21].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Carte de la ZNIEFF de type 1 localisée sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 5] est recensée sur la commune[22] : les « bords du Canal du Midi de Castanet-Tolosan à Ayguesvives » (77 ha), couvrant 7 communes du département[23].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ayguesvives est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[24],[I 2],[25]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Ayguesvives, une unité urbaine monocommunale[I 3] de 2 721 habitants en 2020, constituant une ville isolée[I 4],[I 5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 6],[I 7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (93,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (80,3 %), zones urbanisées (9,9 %), prairies (4,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2 %), zones agricoles hétérogènes (2 %), forêts (1,3 %)[26].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Par la route : D 813 ancienne route nationale 113 ou l'A61 (sorties nos 19.1).

Par le train : en gare de Baziège par TER Midi-Pyrénées sur la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville.

Plusieurs lignes du réseau Lio permettent de relier la commune à Toulouse et aux villes voisines :

Par l'avion : l'aéroport de Toulouse-Blagnac.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune d'Ayguesvives est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage[27]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[28].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le canal du Midi. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1988, 1990, 1992, 1994, 1996, 1997, 1998, 1999, 2006 et 2009[29],[27].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Ayguesvives.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 98,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (88,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 988 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 981 sont en en aléa moyen ou fort, soit 99 %, à comparer aux 98 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[30],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[31].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1998, 2003, 2011 et 2016 et par des mouvements de terrain en 1999[27].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est en outre située en aval du barrage de l'Estrade sur la Ganguise (département de l'Aude). À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[32].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’écriture la plus ancienne connue est issue de l’occitan « Aygasvivas » (compoix de 1489) qui signifie « eaux courantes » (cf. Alibert, Étude des parlers languedociens). Les habitants de la commune sont appelés les Ayguesvivois et Ayguesvivoises.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’église[modifier | modifier le code]

L’église d’Ayguesvives, gothique-renaissance, construite en briques foraines en 1500, est dédiée à Saint Saturnin. Les travaux sont achevés en 1520. L’une des cloches est datée de 1521. En 1572, les huguenots pillent et détruisent l’église, il ne reste que les murs. Elle sera restaurée, le bénitier actuel date de 1612. Des chapelles latérales abritent les membres de quelques familles locales : Les de Martin d’Ayguesvives, de Saint-Félix, Gabalda et Courrech-Pagès. Les fresques sur le thème « la vie de Saint Sernin martyrisé à Toulouse vers 250 » sont peintes en 1896 par Gabriel Béringuier (1842-1913). L’ancien cimetière était situé contre l’église, côté Est. Il a été par la suite déplacé en haut de la colline, côté Ouest.

Les prieurs d’Ayguesvives[modifier | modifier le code]

À sa création, la paroisse d’Ayguesvives fonctionne sous l’administration ecclésiale de Montgiscard. Des noms apparaissent dans quelques rares documents historiques : En 1514, Pierre Palharet est « prieur d'Ayguesvives », il devient chanoine en 1536. Le prieur suivant est Antoine de Bon. En 1545, le « prieur de Venerque » possède des biens au village dont une maison, il est suivi par le « prieur d’Auragne », puis le « prieur de Trevigne ». Après 1572, Monsieur Durand, chanoine de Saint-Étienne, s’installe à son tour. Le premier registre paroissial date de 1622[33], c’est le prêtre-vicaire Dugay qui enregistre les actes d’état civil.

Les anciennes églises d’Ayguesvives[modifier | modifier le code]

Un testament datant de 1383 parle de deux églises à Ayguesvives : Le seigneur Bernard de Roqueville fait un don aux paroisses de Saint-Jean-de-Casalas et Saint-Barthélémy d’Ayguesvives :

  • Saint-Barthélémy semble être l’ancienne église du village. L’actuelle a peut-être été bâtie sur les vestiges de l’ancienne ;
  • la chapelle de Saint-Jean-de-Cazalas dépendait de la paroisse de Montgiscard et se situait à proximité de Jean Set Bas. L’abbé H. Duffaut (cf. « Roqueville » Monographie) en signale l’existence dès le XIVe siècle. En 1629, son cimetière est encore attesté[34], il est utilisé lors de la grande épidémie de peste. On y enterre le petit Anthoine Roques, 9 ans, décédé du « mal contagieux ». En 1596, le compte rendu d’une visite pastorale la cite comme une petite chapelle annexe : « Le recteur fermier a une annexe Saint-Jean de Casala, là où il y a 60 à 80 personnes de communion / et depuis qu’il est recteur, la rente n’est pas fixée. Le cardinal de Joyeuse s’arrente 6 ou 8 escuts. Et s’il le veut, voyant la peine du recteur et pour lui permettre de vivre, joindra ladite rente dudit Saint-Jean de Casala »[35]. On ne sait pas à quel moment la chapelle est détruite. Un lieu-dit « Saint-Jean de Casalas » persiste jusqu'en 1743, puis disparaît sur le cadastre napoléonien de 1808.

Les châteaux[modifier | modifier le code]

Pas moins de quatre édifices remarquables à Ayguesvives, habités par les seigneurs et autres personnalités qui ont marqué l’histoire du village :

Le château d’Ayguesvives[modifier | modifier le code]

Le château d’Ayguesvives, devenu mairie en 2003, est l’ancienne demeure de la famille de Martin d’Ayguesvives. Sa construction débute en 1720 pour s’achever en 1740. Les armoiries des propriétaires sont visibles au plafond de la chapelle qui leur est dédiée à l’intérieur de l’église (côté sud). Cette dernière, située à seulement quelques mètres du château, avait une entrée privée donnant directement dans la chapelle, que les de Martin d’Ayguesvives utilisaient pour assister au culte sans se mêler à la foule des fidèles.

Le château de Saint-Félix[modifier | modifier le code]

Probablement construit au XVIIe siècle, le château de la famille des de Saint-Félix est aussi nommé par les anciens du village « le pavillon de chasse ». L’architecture se distingue par son raffinement, très différente de celle des autres édifices d’Ayguesvives, avec un toit d’ardoises unique dans la commune et deux élégantes tourelles en façade. Le domaine apparaît dans le cadastre d'Ayguesvives de 1743, au 9e moulon appelé « Au faubourg dauta A Casal et au château de Monsieur de Saint-Félix ». Il est précisé « Monsieur de St-Felix conseigneur tient au faubourg d’auta Ayguesvives un château avec ces offices écurie bassecour pigeoniés jardin et verger font tout 2 arpents 0 pugnère 0 boisseau 2/3 ».

La maison des Gabalda[modifier | modifier le code]

Ce joyau d’architecture typiquement lauragaise du XVIIe siècle, en briques foraines, est implanté dans un parc de deux hectares. L’édifice actuel présente deux façades différentes, alors qu’à l’origine il ne formait qu’un seul corps de bâtiment. Cette maison de maître appartient au XVIIIe siècle à Monsieur Gabalda. Le cadastre de 1743 décrit ses biens en ces termes : « Monsieur Gabalda bourgois tient au faubourg d’orient une maison à haut étage contenant 5 perches ½ ». Ils possèdent également de nombreuses parcelles (terres, vignes, bois, prés) et cinq autres maisons dans le Fort de la ville, au faubourg de septentrion, de cers le Fort, deux au campmas de Phelip, plus quatre 4 métairies (a Capestroupat, als Calbels, a Fiteria sive a las Graves, a Casaniolis). Les Gabalda sont issus d’une très ancienne famille de propriétaires, notables, avocats, militaires, … avec notamment une filiation avec la lignée des Esquirol et des de Campferran. Des extensions sont réalisées à l’arrière de l’édifice au XVIIIe siècle. La vigne était encore cultivée sur le domaine dans le courant du XXe siècle. Des chais situés côté Ouest du parc, le long du chemin de la Tuilerie, abritaient les fûts. Les maisons actuelles, rue du Fort, constituaient à l’origine les dépendances et écuries.

Le château des Bastards[modifier | modifier le code]

Les premières traces écrites concernant Les Bastards remontent à 1160 lorsque Roger Bernard fait don du domaine des Bastards aux religieux de l’ordre de Cîteaux (prieuré au Sud de Mazères). L’abbé H. Duffaut parle des frontières du fief des Roqueville (Montgiscard) en ces termes : « Du côté opposé, vers le sud, le fief de Roqueville avoisinait les dépendances du château des Bastards, dont le domaine, en 1290, confrontait à l'honneur des chevaliers de Roqueville ».

Vient ensuite un acte d'échange de la terre et du château des Bastards, consenti en 1292 par Philippe le Bel aux frères Bernard et Normand de Villèle. Cet acte est publié en 1898 par M. Douais dans Les Annales du Midi. Le compoix d’Ayguesvives de 1489 ne mentionne pas le domaine des Bastards, ce qui confirme qu’il ne faisait pas partie au fief du seigneur Ramon de Pechbusca à cette époque. D’après Jean Ramière de Fortanier dans son ouvrage Les Droits seigneuriaux dans la sénéchaussée et comté de Lauragais[36], il y avait à Montesquieu deux terroirs nobles, celui de Bigot et celui des Bastards. Ce dernier formant une juridiction séparée appartenant au Roi. La directe appartenait à l’abbaye de Boulbonne qui la vendit dans la deuxième moitié du XVIe siècle à Durand d’Avessens. Le 10 août 1604, noble Odet d’Avessens, sieur d’Aumont, la vend à Durand Gautier dont la fille épouse un de Blandinières.

Le dénombrement d’Ayguesvives de 1545 nous apprend que : « Nobles Sicard et Arnauld de Garaud frères, de Montesquieu, tiennent une borde sise en la juridiction d'Ayguesvives au lieu appelé al campmas d’en Marques aux appartenances des Bastards, en indivis avec le collège de Pampelune de Tholosa ».

En 1710, Ayguesvives se défait de la tutelle administrative et financière de Montgiscard, le domaine des Bastards fait partie du consulat d’Ayguesvives. De 1710 à 1720, trois Consuls sont nommés : deux pour Ayguesvives et un pour Les Bastards, ce dernier disparaît en 1729. Deux Consuls président jusqu’en 1789 à l’administration du consulat « d’Ayguesvives les Bastards réunis ».

Le cadastre d’Ayguesvives de 1743 mentionne : « Noble Accurse de Blandinières tient as Bastards un château avec ses offices, chapelle, écurie, basses-cours, pigeonnier, parterre, jardin, verger et vigne, le tout entouré d’une haie font 6 arpents ».

Le domaine des Bastards est un lieu isolé qui a nécessité la construction d’un édifice religieux à proximité. L’église de Saint-Pierre-des-Bastards a donc été érigée, avec son cimetière attenant. Elle sera complètement rasée en décembre 1760.

Le fort[modifier | modifier le code]

Le fort d’Ayguesvives[modifier | modifier le code]

On trouve la première trace écrite du fort d’Ayguesvives dans le compoix de 1489 : « Arnaut Ortiguie a ung hostal dedins lo fort de Aygasvivas » qui abrite vingt-trois maisons et un pigeonnier.

Liste des propriétaires de maisons en 1489 à l’intérieur du Fort : Arnaut Ortiguié, Guilhem Ortiguié, Bernat Ortiguié, Frances Pergua, Georgi Balada, Bernat Agamos et Monsieur Guilhem Perga, Jehan de Malagoda, Arnaut Loth, Ramon Squirolh, Vidal Bardet, Ramon Del Fieu, Jacmes et Johan Alboy, Peyre del Bosc, Manant Aganos, Berdot Jany, Bertrand Casterinhié, Johan Del Sol, Arnaut Guilhem Vidal, Guinot Ramié, Nicholau de Labadia, Monsieur Ramon de Pechbusca seigneur de Maurelmont (maison et pigeonnier).

En 1489, les faubourgs sont composés de neuf maisons, seize bordes, trois moulins pasteliers, de nombreux jardins (hort). Au total, 49 habitations dans la commune à cette époque.

Le fort d’Ayguesvives en 1743[modifier | modifier le code]

Le cadastre de 1743 nous livre également des informations sur le fort d’Ayguesvives dont un dessin. Celui-ci est presque entièrement effacé, seul « Grand Passage » est annoté à l’intérieur de l’enceinte. On dénombre en tout 58 habitations (maisons et bordes) au village dont cinq maisons dans le fort. Monsieur de Martin seigneur tient dans le fort d’Ayguesvives trois châteaux avec offices, basses-cours, écuries, greniers et chais. Monsieur de Gillède tient maisons ou patus.

Origine du village[modifier | modifier le code]

Néolithique[modifier | modifier le code]

La découverte à En Turet de 3 haches polies du Néolithique, montre une fréquentation très ancienne du lieu. En Turet se situe sur un petit plateau à l’Est de la commune, le long de la Route de Saint-Léon.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Également, quelques vestiges gallo-romains : Des tuiles à rebords (taegule) au sommet de la colline de Montalbiau, peut-être y avait-il un poste de surveillance, ce lieu est un point culminant. La tête d'Athéna en marbre blanc, trouvée en 1964 dans un jardin non loin de la place de l’église. Elle provient vraisemblablement d’un lieu de culte.

Village seigneurial[modifier | modifier le code]

Si l’abbaye de Boulbonne (Ordre de Citeaux) établie au XIIe siècle au sud de Mazères a joué un rôle essentiel au développement de la région, Montgiscard et Ayguesvives n’ont pas été sous sa tutelle. Des familles de seigneurs plus anciennes administrent ces deux villages.

La paroisse d’Ayguesvives appartenait, en 1279, à moitié au roi de France, à moitié à l'évêque de Toulouse. Avant cette date, Ayguesvives faisait partie des terres du fief des de Gavarret puis des Roqueville. Ces derniers sont connus pour leur implication active dans le catharisme. L’Église s’emploiera plus tard à récupérer les biens des faydits, ce qui expliquerait la tutelle ecclésiale d’Ayguesvives au XIIIe siècle.

Les seigneurs et consuls[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, Pierre-Roger de Gavarret, vicomte de Gabardan, possède de nombreuses terres dans le Lauragais qu’il lègue à son second fils, Arnaud-Roger de Gavarret.

À la fin du XIe siècle, Arnaud-Roger de Gavarret, seigneur de Montgiscard, Saint-Léon, Caussidières, Rouaix, etc., hérite des terres de son père et s’y établit vers la fin du XIe siècle. Il bâtit un château fort sur la rive droite de l’Ariège auquel il donne le nom de Gavarret. Les nombreux enfants d’Arnaud-Roger de Gavarret ont gardé la plupart des terres de la seigneurie jusqu’à la Révolution.

1210-1271, Guillaume de Gavarret, chevalier, seigneur de Saint-Léon, Caussidières, Montgiscard, Roqueville, Montesquieu en partie, etc., est né vers l’an 1210. Il descend au 4e degré d’Arnaud-Roger de Gavarret. En 1271, il prête serment de fidélité au roi, Philippe le Hardi, lors de la prise de possession du comté de Toulouse par ce dernier. Guillaume décède juste après. Ses enfants : Pierre de Gavarret et Sicard de Gavarret. Ce dernier part en Terre-Sainte vers 1280.

En 1240, naissance de Pierre de Gavarret, fils aîné de Guillaume, qui sera chevalier, seigneur de Saint-Léon, Caussidières, Montgiscard, etc.

En 1279, Le Roi, Philippe III le Hardi, souhaitant récupérer la seigneurie directe et la haute et basse justice sur une partie du temporel de l'évêque de Toulouse, un accord appelé la Philippine est établi entre eux. Cet acte passé à l'hôpital de Corbeil le 9/09/1279[37] permet à l'évêque, entre autres concessions, de garder de plein droit et à perpétuité la moitié de la ville d'Ayguesvives et l’albergue associée (10 sols toulousains), l’autre moitié revenant au Roi. L'évêque renonce à recevoir du roi l'hommage des châteaux de Fanjeaux et de Montgiscard. Le fief et la chapelle de Roqueville sont rattachés à cette fraction du temporel de l'évêque qui s'appellera la « Baronnie de Montbrun ». Une albergue lui est accordée, elle consiste dans le droit d'être nourris pendant un jour, lui et sa suite, lorsque l’évêque passe à Montgiscard.

En 1383, Bernard-Raymond de Roqueville, chevalier, seigneur, laisse un testament : Il donne 12 deniers à l'église Saint-Jean-de-Casalas et à celle de Saint-Barthélémy d'Ayguesvives.

En 1489, Monsieur Ramon de Pechbusca est seigneur de Maurelmont. Ayguesvives fait partie de son fief. Il est écrit dans le compoix d’Ayguesvives de 1489 : « Monsieur Ramon de Pechbusca seigneur de Maurelmont a une maison dans le fort d’Ayguesvives et un pigeonnier ». Il fait partie des plus gros propriétaires terriens de l’époque. Son fils, Jean de Puybusque, épouse le 11 avril 1489, Béatrix de Morlhon, fille d’Antoine de Morlhon, seigneur de Sanvensa, etc. et de Jeanne de Vernhes.

Au XVe siècle, Gabriel de Gavarret (~1460-1504) est seigneur de Vieillevigne, Gardouch en partie, Montgiscard, Roqueville, etc. Il épouse Margueritte de Varagne en 1488, fille de Bertrand de Varagne de Gardouch, seigneur de Roqueville, etc., et de Jeanne d’Arnave (armes : d’or à la croix de sable). Gabriel vend ses terres en 1497, ainsi que celles d’Ayguesvives et Donneville, à Jean de Garaud. Il décède en 1504. Trois fils : Bernard (0000-1546) célibataire qui transmet ses biens à Arnaud-Guillaume de Gavarret, son neveu, seigneur de Saint-Léon. Jean, prêtre, prieur de Nérac près de Lombez, qui lègue ses biens à Jean de Gavarret de Quint, chanoine de Saint-Sernin. François (0000-1563), célibataire, qui vend ses biens féodaux de Baziège à Jean de Garaud.

En 1497, Jean de Garaud achète de nombreuses terres aux de Gavarret, celles de Vieillevigne, Gardouch, Montgiscard, Roqueville, Ayguesvives et Donneville. Un peu après, des biens féodaux à Baziège. Les de Garaud Montesquieu conservent la seigneurie jusqu’au XVIIIe siècle.

En 1545, le dénombrement d’Ayguesvives fait état des possessions des nobles Sicard et Arnauld de Garaud, frères (habitant de Montesquieu) : Une borde et une « maison moulin pastelier » sises au campmas d’en Marques aux appartenances des Bastards + plus de 80 arpents de terres. Les seigneurs de Garaud font oblier au fief des seigneurs François de Saint-Félix et Antoinette de Puybusque mariés.

François de Garaud, seigneur de Montesquieu, épouse Anne de Bernin, fille de Jean de Bernin. Jean de Bernin, fixé à Montgiscard, est commerçant en pastel. Il remplit la charge de procureur de François de Garaud pour l'administration de ses domaines et passe divers baux à ferme, dont celui de la métairie de Mondet en 1583. François de Garaud achète à Jean Octavien de Garaud, seigneur de Prat.

Les de Garaud Montesquieu dénombre au XVIe siècle pour le fief d’Escosse sis à Ayguesvives (23 arpents de terre, sous la censive de 5 setiers blé, mesure à carton).

En 1505, trois consuls représentent Montgiscard : Noble Barthélémy Azémar, Pierre Gotz, Pierre Trébons. Un autre est aussi nommé pour Ayguesvives : Guillaume Ortiguier.

En 1545, François de Saint-Félix et Anthoinette de Pechbusque, mariés, sont seigneurs d’Ayguesvives. C’est Anthoinette, fille de Jean de Puybusque et petite-fille de Ramon de Puybusca, qui amène la seigneurie d’Ayguesvives en dot à François de Saint-Félix, seigneur de Clapiers, Montpezat, Aussergues. En 1513 à Toulouse, Antoinette épouse en premières noces le seigneur de Lautrec qui fut tué en Italie en 1518. Elle se remarie le 9 juin 1524 à François de Saint-Félix. Comme pour Mauremont et les Varennes, les biens des de Puybusque appartiennent toujours à leur descendance féminine. En 1545, la seigneurie comprend au total des terres à : Les Varenes, Les Pechs, Maurelmont, Gardouch, Montgaillard, Villenouvelle, Peyrens, Villefranche, Saint-Rome, Esquilles, Baziege, La Bastide, Vielhe-Vigne, Montesquieu, Ayguesvives et Montgiscard.

En 1608, Montgiscard dresse un nouveau compoix. La métairie de la Bordière, appartient à Claude de Saint-Félix, à son fils Harde de Saint-Félix seigneur des Varennes, et à un frère de Claude de Saint-Félix seigneur d'Ayguesvives.

En 1618, la directe de la seigneurie d’Ayguesvives est démembrée de celle des de Puybusque par mariage de Bernard d’Imbert en 1618 avec Marie de Bonnefoy, fille de Pierre d’Imbert et Guillemette veuve et héritière de Puybusque.

En 1645, Dame Marie de Saint-Félix (fille de Germain de Saint-Félix, seigneur des Varennes et de Catherine de Poulastron la Hillère) reçoit la métairie d'en Goudes, pour sa part héréditaire, de noble Claude de Saint-Félix Sieur d'Ayguesvives, son frère, par acte passé le 10 janvier 1645 dans le château de Mauremont, devant Arnaud Gérin, notaire de Baziège.

Au XVIIe siècle, Le Sieur d'Ayguesvives épouse Gertrude de Richebois. Ils ont deux fils : Germain François de Saint-Félix et Scipio-Joseph de Saint-Félix qui se rend en Lorraine en 1681.

Au XVIIe siècle, la seigneurie d'Ayguesvives appartient à Th. Aufrery, capitoul en 1665 et 1683.

Le 21 juin 1693, la Dame de la Plagnole veuve de noble de Saint-Félix, tutrice et administratrice des biens de ses enfants, fait cession à noble Imbert Seigneur direct d'Ayguesvives, de certaines directes de la métairie d’en Goudes pour le dédommager de celles qu'il réclamait aux chapelains.

Aux XVIIe et XVIIe siècles, les d’Aldéguier sont coseigneurs d’Ayguesvives. Ils dénombrent le 8 juillet 1778 : Ils possèdent la directe sur 32 arpents de terre (censive de 13 setiers, 2 pugnères, 3 boisseaux blé, 4 paires poules, 3 setiers avoine).

Vers 1705, les de Gilède acquièrent quelques directes des de Saint-Félix et des de Martin d’Ayguesvives.

En 1706, noble François d'Imbert, Sieur d'Ayguesvives, cède ses biens à Jacques de Martin (~1675-1745) qui devient coseigneur direct. Jacques de Martin d’Ayguesvives, époux de Marie-Jeanne de Constans, sera capitoul en 1717. En 1719, il rembourse à la chapelle la somme 4500 livres prêtée.

L’ancêtre le plus ancien connu de la famille de Martin d’Ayguesvives est N. de Martin (~1565-0000), un bourgeois de Gaillac dont les deux fils, Antoine de Martin l’aîné (~1590-0000) et Antoine de Martin dit « le jeune » (~1592-0000), s’installent à Toulouse, rue du Bourguet et rue de Sainte-Ursule (commerce de textile). Antoine de Martin, le cadet, est le fondateur de la lignée des seigneurs d’Ayguesvives. Marié à Bertrande de Cantner, il aura douze enfants dont Jacques de Martin (~1620-0000) qui épouse Jeanne de Rahou, d’où trois fils. L’un d’eux, Jean de Martin (~1645-0000) marié à N. de Régnier, donne naissance à sept enfants. Parmi eux, Jacques de Martin (~1675-1745), marié à Marie-Jeanne de Constans en 1700, écuyer, capitoul de Toulouse (avant 1723), fera l’acquisition en 1706 de la seigneurie d’Ayguesvives. Un seul enfant est issu de ce mariage, Jean-Jacques de Martin d’Ayguesvives (1711-1741) qui épouse le 28 novembre 1738 Marie de Serres, il sera conseiller au Parlement de Toulouse, il décède à l’âge de 30 ans. Un fils est issu de ce mariage, Jean-Jacques-Marie-Joseph de Martin d’Ayguesvives (1738-1794) qui hérite de la seigneurie d’Ayguesvives, il épouse Marie-Hélène de Polastre le 16 janvier 1763, il sera Président au Parlement. Les deux époux sont emprisonnés à Paris, puis guillotinés en 1794. Ils laissent 7 enfants.

Paul de Martin d’Ayguesvives Malaret (1820-1886) est l’arrière-arrière petit-fils de Jean Jacques de Martin d’Ayguesvives (1738-1794). Il épouse Nathalie de Ségur (1827-1910) à Paris en 1846, la fille de la célèbre Comtesse de Ségur (1799-1874). Le couple donnera naissance à Camille et Madeleine, dont la Comtesse s’inspira pour écrire les « Petites filles modèles ».

En 1723, les consuls d’Ayguesvives sont Géraud Bezac et Jean Blanc.

Le 27 novembre 1723, d’après le Registre des délibérations du conseil municipal d’Ayguesvives, le comte de Belle-Isle, Charles Louis Auguste Fouquet, vend pour 40 000 livres les terres de Montgiscard, siège d’une importante châtellerie, à deux anciens capitouls : noble Jacques de Martin (~1675-1745), seigneur direct du lieu d’Ayguesvives, et Jean Raymond de Campunaut. Auparavant, Montgiscard appartenait à Louis XV qu’il cède au Comte de Belle-Isle en échange de la baronnie de Beaucaire par lettre patente de juin 1719. Ils achètent aussi la 6e partie de la seigneurie de Deyme pour 5 000 livres. Les Campunaut conservèrent leur part. Le président d’Ayguesvives la revend au président de Senaux, seigneur de La Bécède et baron de Montbrun, par achat de l’archevêché.

En 1743, le cadastre d’Ayguesvives précise que « Monsieur de Martin Seigneur tient dans le Fort d’Ayguesvives 3 châteaux, …, une maison servant de chais, … » et « Au faubourg d’auta, al Casal et au château de Monsieur de Saint-Félix, …, conseigneur ».

En 1744, les Gavalda achète le fief d’Escosse (Ayguesvives), dénombré dès le XVIe siècle, à Jean Hector de Garaud, comte de Prat.

En 1745, après le décès de son grand-père Jacques, Jean-Jacques-Marie-Joseph de Martin d’Ayguesvives (1738-1794), Président au Parlement de Toulouse, époux de Marie-Hélène de Polastre, devient Seigneur d’Ayguesvives et autres lieux. Le couple possède également un hôtel particulier 16 rue Mage à Toulouse.

En 1765, les de Gilède vendent quelques directes aux Gabalda, précédemment acquises (vers 1705) auprès des de Saint-Félix et de Martin d’Ayguesvives.

Le 31 mai 1770, les Gabalda, bourgeois d’Ayguesvives, dénombrent plusieurs fiefs acquis des de Gilède, de Garaud, de Martin d’Ayguesvives et des Brailly, pour une petite directe dépendant de Baziège.

En 1771, les Delpy possèdent une directe de 25 setiers blé, 1 setier avoine, 22 gélines et 12 livres, et d’autres à Ayguesvives, Baziège, Belbèze, Donneville, Montlaur et Pouze.

En 1785, les Delpy, bourgeois anoblis par le capitoulat, sont acquéreurs des de Garaud pour une petite portion de directe rapportant 3 setiers blé, quelques deniers et quelques poules.

En 1810, Félix de Martin d’Ayguesvives (1769/1836) est devenu Procureur impérial à la cour de Toulouse, il épouse Pauline de Cambon d’où 2 enfants.

En 1817, Marie-Alphonse de Martin d’Ayguesvives (1796/1831), est devenu Procureur général à la Cour d’Appel de Toulouse, et épouse à Tle Camille de Malaret d'où 6 enfants.

En 1818, Emma de Martin d’Ayguesvives (1801/1855) épouse Jean-Théodore de Candie de Saint-Simon, baron du Château de Candie à Saint-Simon, Secrétaire général des Finances du Roi à Toulouse, d’où 4 enfants.

En 1847, Paul de Martin d’Ayguesvives de Malaret (1820/1886) est devenu Baron de Malaret, secrétaire d’ambassade à Londres, ministre plénipotentiaire à Florence, marié à la fille de la comtesse de Ségur, son épouse Nathalie de Ségur d’où 4 enfants, mère des Petites Filles modèles est Dame d’honneur de l’Impératrice Eugénie, et figure sur le célèbre tableau de Winterhalter.

En 1857, Jacques-Auguste de Martin d’Ayguesvives (1829/1887) épouse Nelly Guérin de Foncin d’où 5 enfants, il est devenu Maire de Fonbeauzard, Chambellan de Napoléon III le 6/2/1854 contre la guerre Prusse en 1870, conseiller canton Montgiscard 1860, député de la Hte-Garonne de 1876 à 1881.

En 1880, Auguste de Martin d’Ayguesvives (1829/0000) Chambellan de Napoléon III (1863-1869), Député au Corps Législatif (1863-1870 puis à la Chambre des Députés (1876-1881); épouse Nelly Guérin de Foncin. A Fonbeauzard, un socle marqué M-A (Malaret-Ayguesvives) supportant la Nostra-Damette (Vierge à l’enfant du XVIe siècle) qui aurait miraculeusement échappé à l’incendie de la chapelle du château.

En 1943, Germaine de Martin d’Ayguesvives (1898/0000) est devenu Général de Division, épouse Roger de Bazelaire de Boucheron.

L’activité économique[modifier | modifier le code]

Ayguesvives semble s’être développé et enrichi avec le commerce du pastel et l’élevage ovin, comme en témoigne le dessin à la clé de voûte de l’église. Le compoix de 1489 compte 35 maisons, 32 bordes, 3 moulins pasteliers, 2 pigeonniers. Un fort construit au centre du village et un hameau nommé An Phelip.

Le dénombrement de 1545 compte 41 maisons, 27 bordes, 2 moulins pasteliers, 1 pigeonnier. François de Saint-Félix et Gilbert Michaelis sont docteurs en droits. La plupart des propriétaires sont laboureurs. Germain Marques est couturier. Aymeric Ramond, Huguot Morouel et Arnauld Arganso sont barbiers. Jacques Falco est fustier. Pierre Ortiguier, propriétaire d’un moulin pastelier, est marchand. Anthoine Tressolz, André Rocquette, Jehan et Bernard Avessens, sont marchands de Montesquieu.

De riches lignées familiales s’installent à Ayguesvives, pas moins de quatre châteaux se construisent entre les XVIe et XVIIIe siècles.

Le patrimoine[modifier | modifier le code]

La borne milliaire romaine[modifier | modifier le code]

Adossée au mur extérieur de l’église d’Ayguesvives, la borne milliaire romaine datant du IVe siècle attire la curiosité. Elle provient de la voie romaine d’Aquitaine qui reliait Narbonne à Bordeaux et dont le tracé traverse Ayguesvives. Ce milliaire marquait un mille passum (~ 1481 m). Seulement onze bornes romaines sont parvenues jusqu’à nous, exposées dans les musées pour la plupart.

Les tuileries[modifier | modifier le code]

En 1489, Monsieur Durant possède des murailles vieilles de pigeonniers et tuilerie et un arpent de terre tout en un tenant au lieu appelé « au Colomié » qui fut à Nicholau de Lavadia. Un lieu-dit « a la Teularia » apparaît aussi en 1489. En 1545, on trouve à nouveau un lieu-dit « a la Teularie » où Jehan Recouderc et Robert Maurel y possèdent un arpent de terre avec le « ruisseau de l'Amadou » à l'Est et le « ruisseau de Cossac et la font » au Nord. En 1743, Mansou Cantareuil tient une maison-tuilerie à « La Pradasse », Monsieur de Tournier celle de « a Bonson » (« a la coste de la Teularie »). On remarque encore aujourd’hui une résurgence formant une mare d’eau assez profonde, au pied de la colline de Montalbiau. Une tuilerie aux Bastards est tenue par Noble Accurse de Blandinières. Également une maison-tuilerie « a Fontourloure » (chemin de la Tuilerie actuel qui longe l’Amadou) appartenant aux héritiers de Pierre et Mansou Cantareuil. Un lieudit « a las Teularies » situé à la Val Priout, désigne l’emplacement de très anciennes tuileries. La tuilerie de Ticaille encore visible aujourd’hui, apparaît vers 1815. Elle se situe route de Gardouch à l’entrée du village.

Les pigeonniers[modifier | modifier le code]

Un pigeonnier sur arcades avec la toiture à deux pans « en pied de mulet » (XVIIe – XVIIIe siècles), situé non loin du collège, n’a pas résisté à une forte tempête, il s’effondre en 2001.

Le compoix de 1489 parle de « murailles vieilles de pigeonniers et tuilerie » au lieu-dit « au Colomié », mais aussi de Monsieur Ramon de Pechbusque qui possède une maison dans le Fort d’Ayguesvives et un pigeonnier. Des terres au lieu-dit « als Colomiés » appartiennent à Guilhem Ortiguié et Vidal Bardet. En 1545, Pierre Ortiguier possède deux arpents de terre au lieu-dit « al pont de la peyra sive a camp larc » avec un colombier. Un lieu-dit « al Colomier » avec des parcelles de terre et vignes, une maison-borde appartenant à Pierre et Jehan Loscas, une autre maison-borde appartenant à Guilaume Losca. Un autre lieu-dit « a las bolvenas ou al colomier » où Domeng et Jehan Perga y possèdent une vigne. Étienne et Pierre Goudes tiennent une vigne « en Barrière ou al Colomier ». En 1743, un pigeonnier situé « as Bastards », à côté du château, appartient à Noble Accurse de Blandinières.

Le canal du Midi[modifier | modifier le code]

Le canal du Midi est officiellement ouvert en 1681. Son fondateur, Pierre-Paul Riquet, n’assiste pas à l’inauguration, il décède l’année d’avant. Ce chef-d’œuvre d’architecture et d’ingéniosité a été classé au Patrimoine Mondial en 1996. Par chance, le Canal du Midi passe sur la commune d’Ayguesvives. L’écluse de Ticaille est le meilleur endroit pour l’admirer et s’y promener.

Les moulins[modifier | modifier le code]

En 1489, Arnaut Ortiguié possède deux moulins pasteliers, l’un « davant la ville », l’autre « al camp de la Vertat », ce dernier « n’est point bâti » il n’a que les murs. Ramon de Pechbusque seigneur de Mauremont tient un moulin pastelier avec une borde attenante. En 1545, on a une maison moulin pastelier « au campmas d'en Marques » appartenant aux de Garaud, seigneurs de Montesquieu. Une maison avec moulin pastelier situé « al camp de la vertat », avec le ruisseau de l'Amadou à l'Est, appartiennent à Pierre Ortiguier. Une borde « an Cante » avec un autre moulin à vent lui appartiennent également. En 1743, Monsieur de Gillède possède un moulin à vent situé « al Cammas de Phelip ». Il en reste aujourd'hui encore les vestiges. D’autres moulins seront construits à Ayguesvives : Le moulin des Graves qui disparaît au XIXe siècle (il subsiste deux meules). Le Moulin hydraulique de Ticaille datant de 1831, construit par Madame d’Ayguesvives.

Les événements marquants[modifier | modifier le code]

Voir les ouvrages de Jean Odol, historien du Lauragais, sur les thèmes suivants :

L’Ordre de Citeaux et l’abbaye de Boulbonne (1098), Le prince noir (1355), L’âge d’or du pastel (XVe siècle), Le Canal du Midi (1681), Le commerce du froment (XVIIIe siècle), L’insurrection royaliste – Les combats de Montgiscard et Montalbiau (1799), La bataille de Toulouse et l'occupation anglaise d'Ayguesvives (1814), Le procès de Carcassès (1829), Le plébiscite de 1852 à Ayguesvives, Alphonse XIII, Roi d'Espagne à Ayguesvives (début du XXe siècle), etc.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2017 étant compris entre 2 500 habitants et 3 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2020 est de vingt-trois[38],[39].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la dixième circonscription de la Haute-Garonne, du Sicoval et du canton d'Escalquens (avant le redécoupage départemental de 2014, Ayguesvives faisait partie de l'ex-canton de Montgiscard).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1995 Henri Saby PS Physicien, député européen (1981-1994), député suppléant de Gérard Houteer (1973-1978)
mars 1995 2008 Alain Bertelli PS  
mars 2008 En cours Jacques Oberti PS Ingénieur
Président de la Communauté d'agglomération

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[41].

En 2020, la commune comptait 2 721 habitants[Note 8], en augmentation de 7,21 % par rapport à 2014 (Haute-Garonne : +7,44 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
630810653740762723736761774
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
756701680657619590597579548
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
527503508437435429369427496
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
5158761 2181 2611 5231 8152 1432 4262 641
2020 - - - - - - - -
2 721--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[44] 1975[44] 1982[44] 1990[44] 1999[44] 2006[45] 2009[46] 2013[47]
Rang de la commune dans le département 90 77 85 87 90 88 88 87
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ayguesvives fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune d'Ayguesvives par une école maternelle, une école élémentaire et le collège Jean Paul-Laurens[48].

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Médiathèque, comité des fêtes, salle des fêtes, théâtre,

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Les activités sportives sur Ayguesvives sont regroupés au sein de l'ASA (Association sportive d'Ayguesvives). L'ASA possède plusieurs sections : la section rugby à XIII avec le club d'Ayguesvives XIII, le tennis, le Basket-ball, le badminton, la pétanque, le football la chasse, et le polo. Gymnase,

Club de rugby à XIII[modifier | modifier le code]

Plusieurs fois freiné au cours de son histoire, le rugby à XIII poursuit son expansion et s'installe à Ayguesvives en 1969. Sous la houlette du maire d'alors, Jean Odole, un débat est organisé entre Pierre Villepreux pour le XV et Raymond Revert pour le XIII. De cet échange est créée une section XIII dans le village. En 1990, les cadets d'Ayguesvives réalisent l'exploit de devenir champion de France fédérale, depuis lors la machines ayguesvivoise est lancée, en effet le club n'a cessé d'obtenir de bons résultats tant à l'école de rugby (champion Midi-Pyrénées pupilles 2003 et benjamins 2008, vainqueur conseil général premiers pas 2012, finaliste Midi-Pyrénées premier pas, poussins, benjamins 2015,) et en minimes-cadet (plusieurs fois demi-finalistes du championnat de France 3e division). De plus depuis 2014, le club a pu mettre en place une équipe féminine de minimes et cadettes championnes départementales UNSS et vice-championnes académiques, qui participe pour la saison 2015-2016 au premier championnat de France minimes-cadettes (13-16 ans). Une équipe senior est relancée dans le championnat de Nationale II pour la saison 2014-2015.

Les féminines :

Cadettes : les cadettes d Ayguesvives atteignent deux années de suite la finale du championnat de France (2014/2015 et 2015/2016) s inclinant deux fois face à Marseille XIII Avenir, respectivement 50 à 14 puis 50 à 36. Elles remportent néanmoins la coupe de la Ligue Occitanie face à Realmont, sur le score de 90 à 04, amenant un premier titre féminin au club. Après une saison 2017/2018 sans cadettes du à une montée de l équipe en senior, l équipe repart de plus belle en 2018/2019 avec une nouvelle génération de joueuses issus de la section du collège du village. Une belle année qui ce terminera par une demi finale de championnat de France, perdu 18 à 16 face au griffonne de Realmont. Après deux saisons blanches en raison du Covid-19, l'équipe cadette s'appuie sur sa troisièmem génération pour la saison 2021/2022. Une saison épique où les jeunes filles remporteront le championnat de France face à Pia sur le score de 16 à 14. Un 2d titre national pour le club attendu pendant 32 ans après les cadets de 1990.

Seniors : Équipe crée en 2017/2018 suite à la nombreuses montée de cadettes issus de la première génération, l équipe senior féminin trace un beau parcours. Pour sa première saison l équipe ce qualifie en demi finale du championnat de France élite 2 (deuxième division). En 2018/2019 l équipe est promu en élite 1 (première division), elle termine a la 7em place. Après deux saisons blanches à cause du covid-19, les seniors repartent en Division National pour la saison 2021/2022, et se hissent en finale du championnat. Elles s'inclineront 30 à 16 face à Pia.

Équipe de France : Plusieurs joueuses d Ayguesvives ont défendu les couleurs de la France. La première à montrer la voie n est autre qu Emma Fourage, une des 13 pionnières. Elle portera le maillot bleu à 2 reprises au poste de demi de mêlée. Contre l Italie puis contre l armée Anglaise pour une victoire par 60 à 00 sur ces deux rencontres. La 2d est Lise Michel, formé dès son plus jeunes âges à l école de rugby, Lise a été retenu dans un groupe de 36 joueuses en 2020 afin de préparer la coupe du Monde 2021 en Angleterre (reporté en 2022 à cause du Covid). Elle gravira peu à peu les étapes jusqu'a être retenu dans le groupe des 24 pour la coupe du Monde. Elle connaîtra sa première cape lors du match de poule face à L Australie (ndlr tenante du titre)

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre du Sicoval[49]. La commune possède une station d'épuration depuis 2019.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 992 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 2 731 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 27 160 [I 8] (23 140  dans le département[I 9]). 66 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 10] (55,3 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 10] 5,6 % 5,7 % 5,7 %
Département[I 11] 7,7 % 9,6 % 9,3 %
France entière[I 12] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 713 personnes, parmi lesquelles on compte 79,7 % d'actifs (74 % ayant un emploi et 5,7 % de chômeurs) et 20,3 % d'inactifs[Note 11],[I 10]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Toulouse, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 4],[I 13]. Elle compte 566 emplois en 2018, contre 550 en 2013 et 549 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 276, soit un indicateur de concentration d'emploi de 44,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 67,8 %[I 14].

Sur ces 1 276 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 196 travaillent dans la commune, soit 15 % des habitants[I 15]. Pour se rendre au travail, 89,6 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3,2 % les transports en commun, 4 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,1 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 16].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

183 établissements[Note 12] sont implantés à Ayguesvives au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 13],[I 17].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 183 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
10 5,5 % (5,7 %)
Construction 23 12,6 % (12 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
39 21,3 % (25,9 %)
Information et communication 9 4,9 % (4,1 %)
Activités financières et d'assurance 6 3,3 % (3,8 %)
Activités immobilières 5 2,7 % (4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
36 19,7 % (19,8 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
37 20,2 % (16,6 %)
Autres activités de services 18 9,8 % (7,9 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 21,3 % du nombre total d'établissements de la commune (39 sur les 183 entreprises implantées à Ayguesvives), contre 25,9 % au niveau départemental[I 18].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[50] :

  • Cnim Air Space, construction aéronautique et spatiale (6 129 k€)
  • Estego, supermarchés (1 027 k€)
  • Sabatier Patrick, fabrication d'équipements aérauliques et frigorifiques industriels (863 k€)
  • SARL Generation, aide à domicile (607 k€)
  • Pro Fermetures Services, travaux de menuiserie métallique et serrurerie (577 k€)

Site de production d'Airstar Aerospace.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans le Lauragais, une petite région agricole occupant le centre-nord du département de la Haute-Garonne[51]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 14] sur la commune est la culture de céréales et/ou d'oléoprotéagineuses[Carte 5].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 26 18 10 10
SAU[Note 15] (ha) 633 974 523 597

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 26 lors du recensement agricole de 1988[Note 16] à 18 en 2000 puis à 10 en 2010[53] et enfin à 10 en 2020[Carte 6], soit une baisse de 62 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 57 % de ses exploitations[54],[Carte 7]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 633 ha en 1988 à 597 ha en 2020[Carte 8]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 24 à 60 ha[53].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Audrey Zitter, première femme entraineuse d'une équipe masculine sportive en France en 2013, qui en fréquenta l'école de rugby à XIII[55].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ayguesvives

Son blasonnement est : de gueules à l'agneau contourné d'argent surmonté d'une montagne d'or d'où sortent cinq jets d'eau du même, accompagné de trois molettes d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Alibert, Étude des parlers languedociens.
  • A.L. Cazals, Histoire de Montesquieu sur le Canal, 1883.
  • Jean Ramière de Fortanier, Les droits seigneuriaux dans la sénéchaussée et comté de Lauragais, 1981.
  • Abbé Hon Duffaut, Roqueville, monographie du fief et de la chapelle de ce nom, 1903.
  • Douais, Les Annales du Midi, 1898.
  • Douais, Le livre des Prévôts de Toulouse, no 50, p. 204.
  • Alphonse Brémond, Armorial général des familles nobles du pays toulousain, vol.1, 1869.
  • Lucien Aries, Les noms de lieux du Lauragais – Dictionnaire étymologique, Arbre.
  • Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie occitane, Éditions Sud-Ouest, coll. « Sud Ouest Université », , 128 p. (ISBN 978-2-87901-215-5).
  • Alibert, étude
  • P. Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, vol.1.
  • Georges Baccrabère, Les stations gallo-romaines du Lauragais.
  • Monographie de la commune d’Ayguesvives, 1885.
  • Archives du domaine de Montpellier, titres de Foix, no 4
  • Archives départementales de la Haute-Garonne, « Dénombrement de 1545 de la seigneurie de Maurelmont », réf. 1E1050.
  • Archives départementales de la Haute-Garonne, « Cadastre d’Ayguesvives de 1743 », réf. C1549.
  • Archives départementales de la Haute-Garonne, « Registre des délibérations du conseil municipal d’Ayguesvives », réf. 1 NUM AC 3018.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[12].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  9. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  10. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  11. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  12. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  13. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  14. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  15. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  16. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[52].
  • Cartes
  1. « Carte hydrographique d'Ayguesvives » sur Géoportail (consulté le 4 novembre 2021).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  3. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )
  4. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Métadonnées de la commune d'Ayguesvives » (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  3. « Unité urbaine 2020 d'Ayguesvives » (consulté le ).
  4. « Base des unités urbaines 2020 », (consulté le ).
  5. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  8. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Ayguesvives » (consulté le ).
  9. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans la Haute-Garonne » (consulté le ).
  10. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Ayguesvives » (consulté le ).
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  12. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
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  14. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Ayguesvives » (consulté le ).
  15. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  16. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  17. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Ayguesvives » (consulté le ).
  18. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 dans la Haute-Garonne » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. Stephan Georg, « Distance entre Ayguesvives et Escalquens », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. « Communes les plus proches d'Ayguesvives », sur www.villorama.com (consulté le ).
  4. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 378-379.
  5. Carte IGN sous Géoportail
  6. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  7. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  8. « Fiche communale d'Ayguesvives », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  9. Sandre, « le canal du Midi »
  10. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  11. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  12. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  13. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  14. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  15. « Station Météo-France Ségreville - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
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  18. « Orthodromie entre Ayguesvives et Cugnaux », sur fr.distance.to (consulté le ).
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  33. (réf. ADHG 2 E IM 3393)
  34. (cf. Registre paroissial, p. 139, réf. ADHG 2 E IM 3393)
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  36. Ramière de Fortanier, Les droits seigneuriaux dans la sénéchaussée et comté de Lauragais, 1981.
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  38. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
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  40. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  41. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  42. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  43. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  44. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le ).
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  46. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
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  55. Nicolas, « Audrey Zitter, le rugby à XIII Féminin progresse », sur treizemondial.fr, (consulté le ).