Mervilla

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Mervilla
L'église Saint-Jean-Baptiste et la mairie.
L'église Saint-Jean-Baptiste et la mairie.
Blason de Mervilla
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Castanet-Tolosan
Intercommunalité Sicoval
Maire
Mandat
Denis Loubet
2014-2020
Code postal 31320
Code commune 31340
Démographie
Gentilé Mervillageois, Mervillageoises
Population
municipale
262 hab. (2014 en diminution de -0.76 % par rapport à 2009)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 30″ nord, 1° 28′ 26″ est
Altitude Min. 185 m – Max. 275 m
Superficie 2,76 km2
Localisation

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Mervilla est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Occitanie. Mervilla fait partie de la communauté d’agglomération du Sicoval. Ses habitants sont appelés les Mervillageois.

Commune résidentielle des coteaux du sud-est toulousain, l’originalité majeure de Mervilla, à 10 minutes de la station de métro de Ramonville, réside encore dans une identité agricole affirmée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Commune de l’aire urbaine de Toulouse et de son Unité urbaine Mervilla est situé en banlieue Sud, à 13 km au sud/sud-est de Toulouse, sur les coteaux orientés sud-est nord-ouest, dominant Castanet-Tolosan et la vallée de l’Hers-Mort. Les coteaux du sud-est toulousain sont disposés en bandes parallèles, avec des routes en lignes de crête comme celle qui traverse Mervilla. Ils sont limités au nord et à l’est par la vallée de l’Hers (RN 113, autoroute A61, canal du Midi), et s’achèvent en balcon, à l’ouest, au-dessus de la plaine de la Garonne et de l’Ariège.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mervilla
Pechbusque Auzeville-Tolosane Castanet-Tolosan
Vigoulet-Auzil Mervilla Castanet-Tolosan
Aureville Rebigue Castanet-Tolosan

Géologie[modifier | modifier le code]

Mervilla est une commune du Lauragais géographique qui constitue une région naturelle dont l’identité est à la fois géologique, climatique et agricole. Le Lauragais géographique en tant que tel constitue une région agricole française. Sur le plan géologique[1], les sols de Mervilla sont représentatifs des mollasses du Lauragais, qui sont des dépôts lacustres et fluviatiles de l’Oligocène[2],[3]. Ces mollasses sont appelées terrefort quand elles sont argilo-calcaires, comme c’est le cas sur les coteaux de Mervilla, et elles ont alors une très bonne valeur agronomique notamment en tant que terre à blé[4], vocation historique du Lauragais. Ces coteaux mollassiques sont entaillés de multiples vallons avec de petits ruisseaux comme ceux qui existent sur la commune (voir le plan de Mervilla).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Dalle funéraire d'Arnaud de Fieubet dans l'église de Mervilla.

Mervilla et les familles Bérail et Fieubet. Durant les XVIe et XVIIe siècles en particulier, l’histoire de Mervilla est notamment associée à celle de deux familles seigneuriales : les Bérail dont un des membres a été Capitoul, et les Fieubet qui s’installèrent à Mervilla en 1577 et acquirent la seigneurie de Mervilla, Rebigue et Castanet-Tolosan. Pour l'histoire des Fieubet et de leur implantation à Mervilla on consultera la notice qui leur a été consacrée [5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Mervilla

Son blasonnement est : D’azur aux trois glands d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la troisième circonscription de la Haute-Garonne du Sicoval et du canton de Castanet-Tolosan.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Michel Terrissol    
2014 en cours Denis Loubet SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

On se reportera à la fiche descriptive élaborée pour Mervilla par le Sicoval[6].
Tout en affirmant son identité agricole aux portes de Toulouse, Mervilla fait état de deux nouveaux permis de construire par an et d’un POS qui prévoit à terme un maximum de 400 habitants.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 262 habitants, en diminution de -0,76 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : 6,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
143 122 123 133 156 155 112 171 153
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
152 146 131 120 94 83 78 85 78
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
63 71 57 62 78 70 85 70 65
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
58 65 112 101 124 172 256 261 262
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[11] 1975[11] 1982[11] 1990[11] 1999[11] 2006[12] 2009[13] 2013[14]
Rang de la commune dans le département 546 394 417 411 373 349 333 339
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

L’évolution démographique de la commune montre un accroissement modéré au cours de la première moitié du XIXe siècle (avec une chute inexpliquée en 1841 suivie d’une remontée et d’un maximum en 1846) puis une diminution régulière suivie d’une stagnation entre 1850 et 1950. Cette évolution se retrouve dans la plupart des communes rurales françaises avec des cinétiques variables suivant les régions et les communes. Dans le cas des communes du Lauragais, elle est communément rapportée aux crises agricoles, notamment à la baisse du prix du blé du fait des importations de blé de Russie puis des États-Unis, à partir de 1850. L’exode rural vers la ville qui offre de meilleurs salaires aux actifs salariés agricoles (brassiers, bordiers du Lauragais), joue aussi un rôle important[15], les deux facteurs étant d’ailleurs liés. Après les pertes humaines de la Grande Guerre, la revitalisation sera le fait de l’immigration, d’italiens principalement. Malgré le retour d’une situation agricole favorable avec les règlements céréaliers de La PAC dans les années 1960, l’exode rural se poursuivra parallèlement à la modernisation du système agricole dans son ensemble : mécanisation, remembrement, organisation économique.
L’expansion de l’agglomération urbaine toulousaine est associée à un accroissement démographique rapide des communes de cette agglomération. C’est le cas des communes des coteaux toulousains bénéficiant d’un bon accès aux réseaux urbains et périurbains. Par comparaison aux autres communes dans la même situation géographique, Mervilla a longtemps freiné cette urbanisation ce qui lui confère l’originalité agricole qu’elle a préservée jusqu’à présent.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Mervilla fait partie de l'académie de Toulouse.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre du Sicoval[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chœur de l'église Saint-Jean-Baptiste.
  • L'église Saint-Jean-Baptiste et la dalle funéraire de Fieubet[17].

À l'intérieur de l'église se trouve la dalle funéraire armoriée datée de 1603, classée aux Monuments historiques, d'Arnaud de Fieubet, secrétaire des Etats du Languedoc, mort en 1603, et de sa femme morte en 1597. On lira avec beaucoup d'intérêt pour la connaissance des relations entre Mervilla et la maison de Fieubet, la notice que Letisserand de Sayrac a consacrée à Arnaud de Fieubet dont l'extrait suivant : " Arnaud de Fieubet avait voulu être enseveli avec Jacqueline - ou plus simplement Jacquette - de Madron, sa femme, en l'église de Mervilla. Tous deux y reposent encore, à gauche du maître-autel, « du costé de l’Evangile » et de leur chapelle, sous une grande dalle de pierre où leurs armoiries, sont gravées au trait 26 au-dessus de l’épitaphe suivante : HIC. CONDVNTVR. CINERES. NOBIL. VIRI. ARNALDI. DE. FILEVBET. DOMINI. DE. GODETZ. A *SECRETIS. COMITIORVM. GENERALIVM. OCCITA. NL2E. ET. CLARISSLM~E. CONJVGIS. JACOBAE. DE. MADRON. EX. NOBILE. FAMILIA. NAM. VT. ET. TVMVLO . SICVT . ET . THALAMO . JVNCTI . ETERNVM. QVIESCANT. ... « Afin que, unis dans la tombe comme dans le lit conjugal, ils reposent éternellement... »."

  • Le château de Mervilla, ou château Dubarry, ancienne résidence des Fieubet. Demeure des XVIe siècle et XVIIe siècle dans un parc formant un domaine privé.
  • Le château de la Garrigue.
Château de la Garrigue à Mervilla.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Guillaume de Fieubet

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

Vie économique[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Siège social de XPLORER

Agriculture[modifier | modifier le code]

Jachère fleurie à Mervilla.
  • L'agriculture de production
  • Vers une agriculture de services : agriculture et environnement aux portes de Toulouse

Autres activités[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Courjault-Radé, Philippe Le Caro, Eric Maire et Brigitte Schwal,CNRS, Le Lauragais, une entité géologique et géographique, Couleur Lauragais N°30 - mars 2001
  2. Jacques Hubschman, Observations pédologiques sur le Quaternaire du Lauragais toulousain,Bulletin de l’Association française pour l’étude du quaternaire, Année 1972, Volume 9, Numéro 9-1, pp. 31-49
  3. Jean ODOL, Le relief du Lauragais ou le Pays des Mille Collines (1re partie) Couleur Lauragais N°23 - Juin 2000
  4. Jean Odol, Lauragais, pays de blé, Couleur Lauragais N°23 - Juin 2000
  5. Letisserand de Sayrac : Les Fieubet
  6. Mervilla sur le site du Sicoval
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. A.Armengaud,Débuts de la dépopulation dans les campagnes toulousaines, Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, Année 1951, Volume 6, Numéro2 pp. 172-178
  16. http://www.sicoval.fr/fr/mon-logement/dechets.html
  17. Étienne de Planet Sur une église champêtre du Toulousain. La paroisse Saint Jean-Baptiste de Mervilla et les Fieubet. Editeur : Berthoumiec - Parution en 1936.