Cerne (botanique)

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Coupe d'une tige de noisetier commun mettant en évidence les cernes et la structure du bois (vaisseaux et rayons ligneux).
Section du tronc d'un arbre, et différentes structures du bois.

En botanique, un cerne ou anneau de croissance est un cercle concentrique sur la section d'un tronc d'arbre.

Ces cernes sont mesurables sur une coupe en travers du tronc, ou d'une grosse branche le cas échéant. Ils sont d'autant plus marqués que la saisonnalité du climat est importante, et sont moins marqués ou quasi-absents en zone équatoriale.

Les racines, et les tiges quand elles sont pérennes, de certaines herbacées, notamment les herbacées dicotylédones, portent également des cernes annuels de croissance.

Ces cernes annuels sont dus à la croissance saisonnière du tissu ligneux, plus active au printemps (partie en général claire du cerne) qu'en automne et hiver (partie en général plus sombre). Le « bois initial » au printemps est en effet dû à la présence d'une zone initiale poreuse constituée de grosses cellules aux parois minces (la taille de ces trachéides qui ont un rôle de conduction marquée est liée à la reprise de végétation) ; à la fin de la saison de végétation, le cambium forme des cellules plus étroites aux parois plus épaisses (bois final plus sombre constitué de trachéides qui ont plus un rôle de soutien). La limite de cerne correspond à la position du cambium en hiver, lors de l'arrêt de croissance[1].

Les caractéristiques d’un cerne d’une espèce végétale donnée dépendent des conditions climatiques (pluviométrie, température, exposition au soleil, etc.) régnant lors de la création de ce cerne.

La méthode qui consiste à dater un arbre grâce au nombre de cernes annuels est la dendrochronologie. Elle peut également être utilisée pour les herbacées à cernes.

La largeur de chaque cerne informe sur les conditions de croissance de l'arbre. Un cerne large indique des conditions de croissance favorables. Des cernes plus étroits correspondent à des difficultés de croissance (sécheresse, compétition inter-arbres, épidémies) ou à la chute irréversible de croissance jusqu'à la mort des arbres. À tous ces « effets simples » s'ajoutent « quantités d'interactions complexes (l'effet du climat sur un cerne d'âge i ne sera pas le même que sur un cerne d'âge j, par exemple) et des arrières-effets (le niveau de croissance observé l'année n dépend fortement du niveau de croissance de l'année n-1, voire bien au-delà)[2] ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. Wilhelm Nultsch, Botanique générale, De Boeck Supérieur, , p. 218
  2. Jérôme Rosa, Guide de l'expérimentation forestière, Forêt privée française, (lire en ligne), p. 110.

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