Lycées français de Kaboul

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Lycées publics de Kaboul où le français est enseigné
Généralités
Création 1922 et 1938
Pays Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan
Coordonnées 34° 31′ 22″ N 69° 10′ 34″ E / 34.522778, 69.17611134° 31′ 22″ Nord 69° 10′ 34″ Est / 34.522778, 69.176111
Cadre éducatif
Type Public
Enseignants 300
Formation Lycée général, collège, école
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Afghanistan

(Voir situation sur carte : Afghanistan)
Point carte.svg

Le lycée Esteqlal et le lycée Malalaï sont deux établissements scolaires publics afghans où le français est la langue étrangère enseignée à tous les élèves situés à Kaboul.

Historique[modifier | modifier le code]

Fondé sous l’impulsion du Roi Amanullah en 1922 sous le nom d'École Amaniya, puis en 1932 sous son nom actuel, le lycée Esteqlal (« indépendance ») a été partiellement détruit par les talibans puis reconstruit et rouvert début 2003.

Ce même roi progressiste et moderniste fut également à l'origine de la première école pour filles, Mastourat, en 1921. Cette école fut fermée entre 1928 et 1932, rouvrit en 1932 sous l’impulsion du nouveau roi Nader Shah et devient un lycée pour jeunes filles en 1939, sous la direction d'une enseignante française. L’enseignement du français y est dispensé dès la première année du primaire, à raison de 7 heures par semaine.

En 1942, l’école emménage dans des nouveaux locaux et devient le lycée Malalaï, nommé d’après Malalai Anaa, une héroïne de la résistance afghane contre les Anglais en 1880, pendant la seconde guerre anglo-afghane[1],[2].

Élèves célèbres[modifier | modifier le code]

  • S. M. le roi Mohammad Zaher Shah
  • l’ancien prince-héritier Ahmad Shah
  • Princesse Belqis, fille aînée du roi Mohammad Zaher Shah. (lycée Malalai)
  • le prince Nader (deuxième fils du roi Zaher Shah)
  • le commandant Ahmad Shah Massoud
  • l’écrivain Atiq Rahimi
  • la romancière Spôjmaï Zariâb
  • Ravan A. G. Farhâdi (en), ancien ambassadeur d’Afghanistan aux Nations unies, écrivain, chercheur en littérature persane, ancien professeur à la Sorbonne et à Berkeley
  • le Dr Said Abdullah Said, pharmacien, doyen fondateur de la faculté de pharmacie de Kaboul
  • Zemaryalaï Tarzi, archéologue de renom international, professeur à l'université de Strasbourg
  • Mohammad Akram Khan, ancien ministre de l’Éducation et ancien ambassadeur d'Afghanistan en France
  • Mohammad Amin Farhang, ancien ministre du Commerce d’Hamid Karzai
  • Ahmad Zia Malek-Asghar, ancien Directeur général du campagne nationale d'Alphabétisation et membre du conseil supérieur du Ministère de l'Education nationale (sous Daoud Khan);
  • Sayed Qassem Reshtiya, homme politique, ancien ministre.
  • Mir Mohammad Sidiq Farhang, homme politique et historien.
  • Zalmai Rassoul, ancien Ministre des Affaires étrangères.
  • Amin Wardak, ancien commandant de la résistance afghane contre les Soviétiques.
  • Homayoun Assefi, diplomate, juriste et homme politique.
  • Mohammad Qassem Fazelly, juriste, ancien doyen de la faculté de Droit, ancien Directeur général de la Poste, ancien ministre-conseiller de Karzai et Ambassadeur auprès de l'UNESCO et de l'ISESCO.

Sources[modifier | modifier le code]

  1. Lycées français de Kaboul - Historique
  2. Caroline Chaussé, Plus de soixante années de coopération franco-afghane, France Culture, dans le cadre d’émissions relatives à la renaissance des lycées franco-afghans de Kaboul diffusées en décembre 2001 et en janvier-février 2002

Liens externes[modifier | modifier le code]